Articles Tagués ‘Nicolas Sarkozy’

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreCette campagne présidentielle, lancée 2 ans et demi à l’avance, ne m’inspire rien de bon. Monsieur Chirac soutient Alain Juppé. Madame Chirac soutient Nicolas Sarkozy. Etrange histoire de famille, un peu ridicule il est vrai… Tous deux, auxquels s’ajoute François Fillon, annoncent déja leur programme, 35 heures, fonction publique, Schengen, etc. Je voyais hier soir Alain Juppé sur France 2. Il me semblait tout dans la posture du sage, plaisantant, aimable, modeste. Peut-être est-ce sa vraie nature après tout. Un ami qui le connait bien me disait qu’il est adorable en privé, amical et adore plaisanter… En tout cas, tout semblait prévu pour le mettre en valeur: un contradicteur socialiste aboyeur et inintelligent, l’interpellation par une méchante responsable associative qui le victimise en le traitant de raciste tout en portant à son encontre des propos lamentables, l’accusant d’être « blanc et sexagénaire », une Marion Maréchal avenante, souriante et courtoise… Tout cela…

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Un dessin par jour

travailler en paixIl est discret, le Président, pendant que son prédécesseur s’agite.

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photo_bilger_1Vais-je avoir le droit de parler de Nicolas Sarkozy ?

Quand Nicolas Sarkozy a été pour la première fois ministre de l’Intérieur et que j’ai approuvé ses coups de boutoir contre certaines pratiques judiciaires en effet discutables, on m’a reproché d’en parler trop.

Quand il a fait cette campagne extra-ordinaire de 2007, j’ai été enthousiaste devant cette invention d’une droite gardant ce qu’elle avait de meilleur et s’enrichissant de ce que la gauche prétendait conserver par devers elle ; naturellement, on m’a blâmé parce que j’en parlais trop.

Quand la promesse d’une République irréprochable s’est retrouvée dans l’enfer des voeux pieux et que la présidence de Nicolas Sarkozy a été ce que l’état de droit a subi de pire avec la complaisance d’affidés et de magistrats « dévoués », forcément on m’a fait grief d’en trop parler.

Lorsque la vulgarité et le narcissisme de notre représentant suprême devenaient tels qu’ils occultaient ce que son action avait d’énergique et sa volonté de rassurant, on m’accablait parce que j’en parlais trop.

Quand sa présidence menacée d’être largement défaite l’a conduit à puiser cyniquement dans le vivier du Front national, lui redonnant ainsi de l’ampleur alors qu’en 2007 il avait su le réduire substantiellement, apparemment j’en parlais trop.

Lorsqu’au moment du choix, on ne m’a laissé à droite qu’une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy et, à gauche, l’attente d’un socialisme raisonnable et démocratique, j’ai franchi le pas, comme une multitude de Français pas plus socialistes que moi, et permis à François Hollande de battre un président déconsidéré, mais on m’a vertement repris puisque, semble-t-il, j’en parlais trop.

Quand Nicolas Sarkozy, feignant la réserve, n’a eu de cesse que d’interdire, par une intimidation constante, le moindre inventaire de son quinquennat et de bloquer toute émergence de rivaux plausibles au sein de son propre camp, je me suis ému devant cette démarche si peu républicaine et, paraît-il, j’en ai trop parlé.

Lorsque Nicolas Sarkozy, englué dans les affaires, a manoeuvré pour empêcher une victoire éclatante de François Fillon contre Jean-François Copé à la tête de l’UMP et placé son parti en fâcheuse posture morale et financière, j’ai pressenti que le ressentiment, le désir de revanche et le souci de sa sauvegarde judiciaire allaient le projeter à nouveau en première ligne, mais qu’on m’excuse d’en avoir trop parlé.

Quand, évoquant son devoir, se prenant pour de Gaulle, alors qu’une majorité de Français déplorent son irruption dans l’espace politique pour s’approprier l’UMP et l’instrumentaliser à son seul bénéfice pour la primaire, à peine 28 mois après sa défaite, affichant un prétendu changement dont il serait vain de compter les innombrables étapes (Le Monde, Libération), je m’indigne et il est clair que j’en parle trop.

Maintenant qu’il a mis fin à son jeu cousu de fil grossier de cache-cache avec la République, que sur Facebook il a posté un message aussi sincère dans sa grandeur et sa noblesse affectées que Cahuzac face à l’Assemblée nationale, qu’il va être courtoisement questionné par Laurent Delahousse sur France 2, qu’il ira de manifestation en manifestation avec le concours de soutiens et de ralliés tristement opportunistes, qu’il portera des coups et qu’il en recevra, qu’il ne sera plus jamais le miracle virtuel de 2007 mais de plus en plus le superfétatoire lassant de 2014, je n’aurai plus aucun scrupule puisqu’on ne pourra plus me dénier le droit d’en parler.

Nicolas Sarkozy, à Paris le 19 septembre 2014.Nicolas Sarkozy, à Paris le 19 septembre 2014. Thibault Camus/AP/SIPA

J’avoue que j’ai peur. François Hollande a été élu à cause de Nicolas Sarkozy et je crains que celui-ci, grâce à François Hollande, se redonne une chance.

L’émission de Frédéric Taddéï dont une partie a été consacrée au « retour » de Nicolas Sarkozy (France 2) m’a littéralement stupéfié. En face d’un Edwy Plenel courageux, pugnace, convaincu et seul à manifester un souci éthique dans l’appréciation de la démarche politique de l’ancien président, on a eu un front composé de personnalités qui, aussi nuancées voire différentes que soient leurs convictions, étaient toutes réunies par l’indifférence qu’elles manifestaient à l’égard de la morale publique, de l’incidence des procédures judiciaires sur Nicolas Sarkozy et, plus globalement, de la personnalité si peu exemplaire de celui qui, à nouveau, survenait comme un importun non désiré. Cette argumentation collective était déprimante car elle laissait croire que les projets politiques, les plans économiques et financiers, la vision sociale, les perspectives internationales étaient autonomes, indépendants en tout cas de la personne qui, dans le meilleur des cas, allaient les élaborer, les servir, les incarner. A les entendre, si ignorants par ailleurs des réalités judiciaires, n’importe qui aurait pu faire l’affaire. Une personnalité de nuit comme un être de lumière. Un politique plombé par les affaires comme un démocrate irréprochable et jamais pris en faute. Face à une telle inégalité, aussi injuste, des perceptions, il faut se battre. On ne peut plus laisser politique et morale faire monde à part !

Enfin, la justice.

Depuis 28 mois, le président de la République ne fait pas bonne figure et son bilan, pour l’instant, est médiocre. Toutefois, si Christiane Taubira n’a pas été et n’est pas un ministre aussi bon qu’elle le pense d’elle-même, force est de considérer que le président et elle, sur le plan des libertés publiques, de la considération due aux magistrats et de l’indépendance dans la gestion des dossiers sensibles, ont inauguré une ère et adopté des pratiques au pire d’indifférence, au mieux d’abstention et qu’il convient de saluer cette positive évolution d’un quinquennat à l’autre.

Certes, Nicolas Sarkozy ne sera sans doute que président de l’UMP mais son implication dans des affaires multiples va l’inciter à faire feu de tout bois. Il est hors de question qu’il s’en prenne aux magistrats comme il s’est permis de le faire lorsqu’il était président. Certains des plus hauts postes judiciaires sont encore occupés par des fidèles, des inconditionnels, des opportunistes, aux ordres hier et prêts à le redevenir en flairant demain.

Tout de même, par rapport à un passé dévastateur pour l’honneur des magistrats, une assurance. Je sais qu’à des postes clés, notamment Premier Président de la Cour de cassation et président du tribunal de grande instance de Paris, la présence de magistrats exceptionnels, aujourd’hui, garantira la justice, et la magistrature qui en est la servante, des abus et des scandales du quinquennat précédent. En espérant qu’aucun Mur des cons ne viendra plus souiller, à cause de quelques énergumènes, l’image de tous les juges auprès des citoyens.

Nicolas Sarkozy est revenu. Il faut en parler. On ne change pas, François Bayrou a raison. On se répète. Il va se plagier.

On se laisse faire ou non ?

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Victor PEREZ: L’inversion de la réalité qui enracine l’antisémitisme
Chacun connaît le « soin » apporté par l’Agence France Presse (AFP) aux dépêches qu’elle communique à ses clients et à travers eux aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs dès lors qu’il s’agit de l’Etat d’Israël. Le quotidien Libération, mais pas seulement, très fidèle consommateur de l’agence, annonce la « Reprise des négociations israélo-palestiniennes la semaine prochaine ». Si le quidam peut-être satisfait de …
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Mike Harari, une légende du Mossad, meurt à 87 ans
L’un des agents du Mossad des plus légendaires de l’Etat d’Israël mais le plus distingué de l’agence de renseignement, Michael (Mike) Harari, est décédé hier à l’âge de 87 ans à son domicile dans le quartier Afeka de Tel-Aviv, laissant derrière lui une femme et deux enfants.
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Israël veut extrader un prêtre russe recherché pour pédophilie
Le Parquet israélien a réclamé lundi l’extradition d’un prêtre russe lié au club de football Zenit Saint-Pétersbourg, vivant en Israël depuis un an et recherché pour pédophilie dans son pays, a indiqué le ministère de la Justice israélien.
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Israël va augmenter ses exportations vers Moscou
Israël ne cessera pas ses exportations de produits agricoles vers la Russie malgré les pressions de l’Union européenne contre Moscou, a indiqué le ministre israélien de l’Agriculture Yair Shamir.
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Un dessin par jour

QatarsisFormidable tableau de Slate qui résume les affaires auxquelles le nom de Nicolas Sarkozy est lié. Hébé, ça en fait.

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Antisémitisme : le nouveau cri d’alarme de Valls
«Être juif, être Français, être Français et juif, ce sont des identités indissociables.» Manuel Valls s’est rendu jeudi soir à la synagogue de la rue de la Victoire, à Paris, à l’occasion des vœux du Consistoire pour le nouvel an juif qui débute le 24 septembre. L’invitation avait été lancée à l’été dernier par le président du Consistoire central Joël Mergui lorsque des manifestations pro-Gaza avaient dégénéré à Paris et à Sarcelles, que plusieurs synagogues avaient été attaquées et que «Mort aux juifs» avait été entendu dans les cortèges.
Un soldat libanais exécuté par le Front al-Nosra
Le Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaida, a tué un des militaires libanais qu’il détenait en captivité, affirme aujourd’hui un communiqué sur Twitter et auprès des forces de sécurité libanaises. « L’armée libanaise tue ses soldats », peut-on lire sur la photo du militaire tué.
Victor PEREZ: Le jardinage français de l’antisémitisme
Le jardinage est la pratique, et parfois l’art, d’ensemencer et de maintenir des végétaux dans des conditions idéales pour leur développement. La France, mas pas seulement, fait penser à un grand jardin où l’antisémitisme serait le végétal à soigner. François Hollande a donné une conférence de presse dans le Palais de l’Elysée. Plusieurs sujets ont été abordés, notamment le dernier conflit dans la bande de Gaza entre l’Etat d’Israël et le Hamas. …
Liban-sud : mouvements israéliens à la frontière
D’intenses mouvements militaires israéliens ont été constatés vendredi au niveau des fermes de Chebaa et du plateau du Golan, à la frontière du Liban-sud, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

Un dessin par jour

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Il revient. Comme si on ne s’y attendait pas un peu…
Merci à Cyril pour l’idée de départ.

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Un dessin par jour

Sarkozy revientDepuis le temps qu’on nous annonce que Nicolas Sarkozy est candidat à la présidence de l’UMP, à la présidentielle de 2017, et au syndic de co-propriété du Cap Nègre, cela finit par se vérifier. La preuve: Jean-François Copé revient donner des signes de vassalité et on truque des sondages en sa faveur.
En attendant la grande annonce, la vraie, Sarkozy se prépare à, dit-il, surprendre: en changeant tout, pour que rien ne change?

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François Fillon ne comprend pas que François Hollande ait décidé d'annuler la vente des Mistral à la Russie.François Fillon a jugé ce matin que François Hollande, « à la remorque » de ses alliés, s’était mis « dans une situation intenable » en suspendant la livraison d’un porte-hélicoptère Mistral à la Russie et que la France devait honorer son contrat de vente.
« Il ne faut certainement pas annuler le contrat » portant sur deux bâtiments, a déclaré l’ancien premier ministre sur Europe 1.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/05/97002-20140905FILWWW00092-fillon-oppose-a-l-annulation-du-contrat-mistral.php

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14:15 05/09/2014
Paris, 5 sep (Nóvosti).

El exprimer ministro francés, François Fillon, se ha mostrado este viernes opuesto a la supensión de la entrega de los portahelicópteros Mistral a Rusia.

En declaraciones a la cadena de radio Europe1, el exjefe del gobierno de Nicolas Sarkozy ha manifestado que el presidente François Hollande ha actuado en este caso « a remolque de sus aliados ». Fillon considera que haber tomado la decisión de suspender el acuerdo sobre los Mistral en la víspera de la reunión de la OTAN demuestra que el presidente francés « ha respondido a la presión de Barack Obama y Angela Merkel ».

« Francia debería tener una voz original y mediar entre Rusia y Ucrania », ha dicho Fillon, que ha añadido que « Rusia no es ni un enemigo ni un adversario de Francia ».

El pasado miércoles, el mandatario francés declaró que debido a la situación en torno a Ucrania no se daban las condiciones apropiadas para suministrar el primer portahelicópteros Mistral a Rusia. Relacionó tal decisión con la supuesta participación de Rusia en la crisis Ucraniana.

Hollande aseguró la víspera en la cumbre de la OTAN que el contrato con Rusia sobre la construcción de Mistrales continúa vigente, pero presisó que su realización dependerá de si se consigue o no un « alto el fuego y el arreglo político (de la crisis en Ucrania) ». Un exprimer ministro francés critica la suspención de la entrega de los Mistral a Rusia

p bilgerUn présumé innocent à la tête de l’UMP ?

On ne va jamais naturellement vers l’élégance, l’allure. Ce qui y mène plus souvent tient à la volonté de porter au plus haut une certaine image de soi. On a envie de pouvoir se regarder sans honte dans la glace.

Pourquoi une telle esthétique de l’honneur ne concernerait-elle que le singulier et jamais l’esprit collectif d’un parti ?

Pourquoi l’UMP ne pourrait-elle pas, un jour, se réveiller en éprouvant l’envie, en ayant l’ambition d’être considérée, respectée tant en raison de son fonctionnement interne, de sa gestion financière, de la qualité de sa réflexion que de l’exemplarité de son chef ? Pourquoi ce parti semble-t-il actuellement si peu soucieux de redorer son blason en tenant au moins à distance celui qui ne va pas l’ennoblir en se faisant élire à sa tête ?

Avec Nicolas Sarkozy, l’incroyable est vrai et l’inconcevable certain. Rien de ce qui est non pas illicite, illégal, mais vulgaire et indécent ne lui est, ne lui demeure étranger.

Pourtant ce n’était pas rien, déjà, que de violer allègrement son engagement, au soir de la défaite de 2012, d’abandonner la politique en affichant, depuis, pratiquement jour après jour, à la fois son désir de revanche personnelle et sa détestation agissante à l’égard de quelques-uns.

Ceux qui avaient eu le front de prétendre occuper un espace qu’il estimait lui être dévolu quasiment de droit présidentiel, malgré l’élection de François Hollande que sa personnalité, pourtant, avait largement facilitée.

Mais apparemment il y aurait bien plus.

Dans les premiers jours de septembre, il fera connaître sa décision au sujet de l’UMP comme si quiconque encore ignorait ses desseins, selon sa méthode habituelle qui pratique une discrétion ostensible et feint une réserve que son ego fait sans cesse voler en éclats.

Se présenteront contre lui deux candidats qui le valent bien et que leur moralité qualifierait plus que lui pour remettre l’UMP sur la voie du redressement : Bruno Le Maire et Hervé Mariton.

Persuadé de l’emporter, Nicolas Sarkozy a osé, si on en croit Charles Jaigu et Le Figaro généralement bien informés, poser deux conditions comme si, par avance, il se considérait comme un cadeau pour l’UMP et non tel un concurrent à égalité avec les autres.

La première lui permettrait de conserver son bureau d’ancien président rue de Miromesnil et la seconde ne le priverait pas de ses conférences juteuses dont beaucoup, paraît-il, sont déjà programmées pour l’automne.

La dernière l’a vu, au Congo, empocher une énorme somme dans des conditions où l’organisateur – la société Forbes Group Summit – entretenait des liens troubles avec le président Sassou Nguesso (Mediapart).

Que l’UMP, la date venue, puisse, après avoir accepté ce double diktat – je parie qu’elle n’aura pas officiellement la moindre opposition mais grondera dans les coulisses comme d’habitude -, porter à sa tête Nicolas Sarkozy révélera à quel point ce parti s’estime peu. En consentant à se laisser diriger par un homme qui lui dictera sa ligne politique pour sa stratégie personnelle en même temps qu’il s’abandonnera à sa passion du « fric » si voluptueusement goûtée depuis plus de deux ans.

L’UMP, en tout cas pas assez fière d’elle-même pour rejeter l’emprise d’un présumé innocent englué dans des procédures qui, si elles n’aboutissent pas, façonneront cependant une étrange et délétère atmosphère pour le principal parti d’opposition classique.

On ne sait jamais, l’UMP peut encore faire, lors du moment fatidique, la fine démocratie !

http://www.philippebilger.com/blog/

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Un dessin par jour

com SarkozyIl ne dira pas qu’il est candidat à la présidence de l’UMP ou à la candidature en 2017, mais il se montre partout dans les médias. En bien ou en mal, peu importe, la communication de Nicolas Sarkozy marche à fond!

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photo_bilger_1Les couvertures des hebdomadaires ne m’ont jamais choqué. La plupart du temps, vulgaires, outrancières ou partisanes, je les perçois comme une rançon inévitable de la liberté d’expression.

Par exemple, si j’éprouve une saturation face à Paris Match qui nous propose de manière lassante et répétitive Sarkozy avec Carla, Carla avec Sarkozy, le possible retour de celui-ci ou les vacances des deux, je ne suis pas indigné. Je ressens seulement une tristesse devant cet encens promotionnel alors que Paris Match sait donner sur d’autres sujets le meilleur de lui-même.

Plus sérieusement, je me trouve en complet désaccord avec la couverture provocatrice de Valeurs Actuelles qui traite, en très gros, François Hollande de « roi fainéant » et, en sous-titre, de « président potiche ».

Je conçois bien qu’un hebdomadaire de droite ou de gauche a besoin, pour attirer le lecteur, de lui imposer un choc qui rejoint son opinion profonde ou la contredit brutalement. Il faut qu’une couverture de magazine résume, sans se préoccuper d’une quelconque nuance, avec la force du péremptoire et le sommaire de la polémique, le point de vue qui sera développé dans les pages intérieures.

Par ailleurs, je n’oublie pas que durant cing ans Nicolas Sarkozy a été moqué, caricaturé, ridiculisé, dégradé, voire souillé par une multitude de « une » éclatantes par leur excès et rentables pour la vente.

Tout de même, comment oser résumer l’analyse politique cohérente, certes unilatérale mais admissible, de l’excellent Raphaël Stainville par cette indélicatesse et cette humiliation ostensibles présentant le président de la République comme un « roi fainéant » avec tout ce que nos mémoires charrient de négatif au sujet de cette appellation ?

François Hollande a été élu président de la République. Il est clair que depuis plus de deux ans, il a déçu la gauche qui ne rêvait pas de social démocratie et la droite transfuge de 2012 qui aspirait à une forme tempérée, intelligente et équitable du pouvoir. La première a été trompée et la seconde a été trahie.

François Hollande est un président de la République qui échoue, d’autant plus rudement que son optimisme tactique a récemment été contraint de s’amender, de s’infléchir. D’autant plus tristement que son Gouvernement et lui font tout ce qu’ils peuvent avec une bonne volonté et une énergie constantes mais qu’à l’évidence, la réalité et ses problèmes demeurent plus forts qu’eux, leur imposent d’insolubles interrogations.

Le président de la République n’est pas plus « un roi fainéant » qu’une « potiche ». Il travaille, il se dépense, il se déplace, il organise, il parle, il nomme, il annonce : par quelle perversion, par quelle malédiction, cette volonté de se camper sur tous les fronts, de se montrer à la fois « normal », efficient et plausible, ne parvient-elle pas à démentir l’impression que la France tourne cependant à vide, comme un pédalier dont la chaîne aurait déraillé ?

Je ne suis pas persuadé que cette offense en couverture, paradoxalement, tellement contraire à la quotidienneté de ce président qui, pour n’être pas agité, s’emploie sans cesse, ne lui rende pas service, tant même ses pires adversaires lui dénient beaucoup mais pas le fait de n’être pas un paresseux.

Ni roi fainéant ni président potiche.

Mais un président qui fait du surplace. Et la France avec lui. Depuis longtemps nous ne sommes plus à la tête du peloton mais maintenant nous frôlons sa queue.

Déplorer l’échec d’un président en le respectant est plus salubre que de lui offrir la chance d’une invraisemblable dérision.

SOURCE: http://www.philippebilger.com/

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Un dessin par jour

PiaggioNicolas et Carla Sarkozy se font la une de Paris Match, à scooter, en tenue estivale. Les commentateurs relèvent qu’ils n’ont pas mis de casque, et se demandent si l’infraction sera relevée et s’il faut l’ajouter aux précédentes.
Mais, en réalité, le scooter ne roule pas…
Et Paris Match est toujours le premier journal politique de France.

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Bernard Ravenel nous révèle qu’il y a eu un compromis entre « Nicolas Sarkozy à l’époque ministre de l’intérieur et le CRIF pour tolérer la LDJ ».

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2023-07-02T213341Z_586676484_GM1EA730EII01_RTRMADP_3_FRANCE-SARKOZY« Nicolas Sarkozy va sans doute encore batailler contre les juges, mais il va devoir affronter une opinion publique qui manque apparemment de désir, et qui risque de finir par se poser des questions sur son sens des responsabilités, et sa conduite des affaires publiques.
Les dégâts judiciaires vont continuer, mais les dégâts politiques ont commencé.
La semaine a été mauvaise pour Nicolas Sarkozy. Excellente pour Marine Le Pen. »

Anne Sinclair

Raimanet

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photo_bilger_1Faudra-t-il aussi supprimer la magistrature ?

Nadine Morano et Henri Guaino ne sont pas allés assez loin et Christian Estrosi, en maintenant son arrêté contre les drapeaux ostentatoires malgré sa suspension par la juridiction administrative, est évidemment bien placé pour évoquer la haine de la magistrature contre Nicolas Sarkozy (20 minutes, Le Figaro, France 2).

Les premiers n’ont en effet proposé que l’abolition du syndicalisme judiciaire et la suppression de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM). Tant qu’à faire, ils n’auraient pas dû s’arrêter en si bon chemin !

Pour être habitué aux provocations de Nadine Morano et aux fulgurances pas toujours bien venues d’Henri Guaino, on reste cependant saisi devant cet extrémisme qui, chez eux, suit chaque péripétie procédurale liée à Nicolas Sarkozy.

Le propre du discours politique est en principe de devoir se soumettre aux exigences de liberté et de responsabilité mais il se donne aussi trop souvent le droit de s’abandonner à une absurdité totale parce qu’il sait qu’elle ne s’incarnera jamais dans le réel sauf à souhaiter l’émergence d’un pouvoir totalitaire qui détruira ce que l’esprit démocratique a permis.

Imagine-t-on en effet un gouvernement classique, de droite ou de gauche, libéral ou socialiste, décréter un jour de telles abolitions ?

Si nous avions, sur un terrain vierge, à inventer la magistrature, à réfléchir sur le syndicalisme et à concevoir l’enseignement, nous pourrions conceptuellement ouvrir des chemins singuliers et, pourquoi pas ?, imaginer une autre institution, un service public avec d’autres règles.

Mais le syndicalisme judiciaire est là depuis 1968 pour le SM et depuis 1974 pour l’Union syndicale des magistrats (USM). Quant à l’ENM, sous un autre nom, elle date de 1958 grâce au général de Gaulle et à Michel Debré.

Le bon sens, le pragmatisme et l’impossibilité de mettre à bas ce qui dans son essence a constitué une avancée empêchent de prendre au sérieux ces fantasmes d’effacement. Mais il est regrettable, comme l’a très bien dit Jean-Christophe Buisson sur RTL à On refait le monde, que ceux-ci aient rendu, par leur excès, un débat pourtant nécessaire quasiment impossible.

Pourtant, ce débat n’a jamais été absent de l’espace public mais la manière dont il était abordé restait mesurée et opposait au nom de la démocratie les tenants d’un progressisme éclairé à ceux, pour la magistrature, d’une réserve totale. Des arguments recevables de part et d’autre s’échangeaient en quelque sorte pour la beauté de la controverse sans que l’empoignade sorte du champ intellectuel et débouche sur une véritable haine du syndicalisme et la détestation de ceux qui le pratiquaient.

Ce qui a tout bouleversé est le déplorable Mur des cons qui a manifesté concrètement, ostensiblement à quel point certains membres du SM faisaient s’accorder bêtise et idéologie, partialité et inconscience. Certes, personne ne doutait que ce syndicat fût, depuis sa naissance, proche de la gauche, voire de l’extrême gauche. Qu’il ne se serve de la justice plus qu’il ne la serve. Que son obsession, dans ses pratiques, était par exemple de mettre en cause la police au travers du policier et le patronat au travers du patron.

Mais ces dérives ont longtemps été occultées par la brillante génération qui avait fait du SM à la fois une machine de guerre et un lieu de réflexion, un mélange d’intelligence et d’esprit partisan. Une acidité contestable mais stimulante.

Le Mur des cons, conséquence aussi de la formidable dégradation de la qualité des dirigeants du SM au fil du temps, a constitué un véritable séisme parce qu’il a malheureusement conduit le citoyen et beaucoup de politiques à assimiler la majorité des magistrats à quelques énergumènes incendiaires de la justice et, à ceux-ci, nombre de membres équilibrés et compétents du SM pour lesquels l’exercice professionnel n’était absolument pas altéré par l’appartenance syndicale.

La défense démagogique de Nicolas Sarkozy a joué de cette confusion et personne, tant la cause de son honnêteté au sens large est devenue problématique, ne saurait lui reprocher d’avoir abusé du thème de la politisation de la magistrature en s’en prenant à l’un des magistrats instructeurs. Sans le Mur des cons, jamais un tel dérapage n’aurait été concevable même de la part de cette personnalité-là.

Il convient que le SM s’adonne à un travail considérable de réflexion sur lui-même, qu’il se désinfecte de tout ce qui dégrade sa structure en parti, ses idées en idéologie et en parti pris et retrouve le chemin d’une véritable démarche professionnelle. On ne demande pas au SM de se substituer au pouvoir politique, de l’accompagner quand il est socialiste ou de le vitupérer s’il est de droite. On doit exiger de lui qu’il reste à sa place. Faute de cette rénovation, il fera disparaître, en même temps que lui, l’adhésion à la justice et la confiance qu’elle doit inspirer.

Cette mue positive est possible puisque l’USM, en dépit d’un rapprochement systématique avec le SM depuis quelques années sur certains sujets, est parvenue à maintenir sa crédibilité syndicale et n’est jamais apparue, aux yeux des citoyens, comme la courroie de transmission d’un parti, un organe militant.

Quant à l’ENM, je sais bien que les controverses n’ont jamais manqué à son sujet et qu’on s’est plu parfois à moquer cet établissement qui délivrait « un permis de juger » en proposant, à sa place, des expériences professionnelles qui permettraient de devenir magistrats moins précocement et avec plus de maturité et d’humanité. On va sans doute continuer à brasser ce type de question mais toujours est-il que l’ENM a enrichi sa formation, fait appel à une vision internationale et surtout à une évaluation psychologique des futurs magistrats. Ce ne sont pas des évolutions négligeables et le Directeur actuel, me semble-t-il, serait bien inspiré en favorisant le pluralisme intellectuel, l’approfondissement de la culture générale, une pédagogie sur la maîtrise du pouvoir, la politesse judiciaire et le savoir-vivre tout court.

Nadine Morano, Henri Guaino et tous ceux qui suivent leur ligne absurde sans l’avouer exigeront, bientôt, la suppression de la magistrature. Après tout, cette institution est détestable qui tente de rendre justice à tous, aux faibles comme aux puissants, et parfois, parce qu’elle est saisie d’affaires qu’elle n’a pas inventées, a l’impudence de mettre en examen même un ancien président de la République.

Que ces boutefeux continuent sur ce registre et on saura alors que le Mur des cons a fait des petits : le même délire mais de de l’autre côté.

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Philippe Bilger

SOURCE: http://www.philippebilger.com/blog/2014/07/faudra-t-il-aussi-supprimer-la-magistrature-.html

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2023-07-02T213341Z_586676484_GM1EA730EII01_RTRMADP_3_FRANCE-SARKOZYSaura-t-il bloquer tous les tirs?

Résistance Inventerre

Le Monde 03/07/2014

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herzog sarkoDe plus, il est tout à fait possible que l’arrestation récente puisse apporter des points à l’accusé et qu’il s’agit d’une manœuvre tactique de l’ex-président, trouve le représentant du barreau de l’Union Européenne en Russie Alexandre Trechtchev :

« Probablement, c’est un jeu fin et perfide, où sa condamnation n’est pas du tout la tâche principale. Il est possible que ce soit fait pour attirer l’attention – regardez, la presse écrit qu’il est accusé de corruption, de tous les maux. Mais en réalité, il est accusé seulement d’avoir reçu quelque information pour quelque affaire. À proprement parler, je ne connais aucun chef, premier-ministre ou président, qui manifeste une telle activité pour les affaires aussi importantes, et, franchement, je ne vois ici aucun abus. »
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_07_05/L-avenir-de-Sarkozy-la-grande-politique-ou-la-prison-6559/

Raimanet

http://french.ruvr.ru/2014_07_05/L-avenir-de-Sarkozy-la-grande-politique-ou-la-prison-6559/
d’ abord la justice comme tout justiciable … ensuite les sanctions tomberont inévitablement. –
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Un dessin par jour

pizzaOn en apprend plus sur la garde à vue de l’ancien président. Ah oui, la pizza, on allait oublier la pizza.

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rtxva7rLes grosses ficelles de Nicolas Sarkozy

Evoquons l’exercice de Nicolas Sarkozy sur TF1 et Europe 1 où il a tenté de nous démontrer qu’il est tout ce qu’il n’est pas. L’acteur a perdu de son aura parce que son texte est devenu un propos conventionnel plus qu’une expression sincère. Ses trucs et ses procédés ne convainquent plus.

Certains vont me reprocher mon manque de mesure, mon hostilité, et pour ma part, je pourrais aussi dénoncer chez quelques autres une absence totale de lucidité et une imprécision judiciaire compensée, comme souvent, par une arrogance d’autant plus affichée.

Détester la magistrature n’est pas le meilleur moyen pour la connaître et en parler. On a le droit éventuellement de faire s’accorder retenue et ignorance. Cela n’interdit pas de participer mais nécessite au moins un aplomb moins sûr de soi.

Pour avoir vilipendé le désastreux Mur des cons et avoir jugé la lettre adressée par le Syndicat de la Magistrature au président de la République outrancière et choquante, je suis d’autant plus fondé, en retour, à mettre en cause la teneur de l’entretien de Nicolas Sarkozy avec Jean-Pierre Elkabbach et Gilles Bouleau.

Ces derniers, il faut l’admettre, ont tenté de faire leur travail mais ils ont eu les miettes que la volubilité de leur invité leur laissait.

Après sa garde à vue et sa mise en examen pour corruption active, recel de violation du secret de l’instruction et trafic d’influence, Nicolas Sarkozy a eu droit à Europe 1 et TF1 durant une quinzaine de minutes au moins mais il est un citoyen ordinaire et paraît-il un justiciable comme les autres.

Il s’en est pris à ces « dames », les juges d’instruction Simon et Thépot, et cette dernière en particulier a fait l’objet de ses foudres parce qu’elle appartient au SM. Jusqu’à nouvel ordre, personne ne peut suspecter ces magistrats d’avoir inventé les faits dont elles sont saisies et le Mur des Cons ne frappe pas à vie même les juges les plus discrets d’une malédiction professionnelle.

Le juge Gentil, lui aussi, avait été traîné dans la boue politique et judiciaire par les amis de Nicolas Sarkozy jusqu’à ce que celui-ci n’hésite pas à exploiter le non-lieu dont il avait bénéficié de la part de ce magistrat pourtant tellement odieux et partial!

Il est clair que pour Nicolas Sarkozy les seuls magistrats supportables ont été ou sont ceux soumis à son emprise ou qui n’instruiront jamais à son sujet. Tous les autres, des « petits pois ».

Il a vigoureusement contesté la dureté et l’humiliation de sa très longue garde à vue puis de son défèrement tardif et s’est plaint d’avoir été traité de la sorte au lieu de l’être selon des modalités moins éprouvantes. A qui la faute ? Si ces magistrats ont été obligés de mettre en oeuvre un tel dispositif, c’est à cause du comportement de Nicolas Sarkozy qui n’a pas cessé depuis sa défaite d’activer un réseau d’informateurs dans les hautes sphères de l’Etat. Pour être prévenu, alerté, pour influencer et déséquilibrer. Pour mieux se tirer d’affaire, des affaires en n’hésitant pas à solliciter ou à favoriser le dévoiement de certaines personnalités dont une au moins, Patrick Calvar, a su résister. Mais Nicolas Sarkozy ne proclame-t-il pas qu’il est un justiciable comme les autres ?

Il prétend nous apitoyer en faisant croire que ses conversations intimes ont été retranscrites alors que la seule transcription des écoutes – outil procédural efficient en l’occurrence – a concerné la préparation ou la commission d’infractions entre lui-même, Me Herzog et Gilbert Azibert. Cette circonstance a toujours permis, selon la Cour de cassation, de battre en brèche le rempart absolu du secret professionnel. Mais peu importe. Nicolas Sarkozy est avocat et a affirmé avoir le soutien des avocats !

Tout le reste à l’avenant.

Bygmalion ? Le Conseil constitutionnel a tout dit. Il n’y est pour rien.

Les sept procédures dans lesquelles il est impliqué ? Une malveillance, une instrumentalisation. La main sur le coeur et sur l’esprit, ne nous déclare-t-il pas qu’il est irréprochable ?

Je ne sais pas l’impact qu’aura sa prestation sur l’esprit public et sur l’UMP mais si la clairvoyance n’était pas une denrée intellectuelle et morale de plus en plus rare, la cause serait entendue.

Cet ancien président se vantant d’être honorable voit son honneur trop systématiquement et durablement contesté pour pouvoir encore se réfugier derrière cette belle façade.

Nicolas Sarkozy devrait être prié aimablement de demeurer auprès de son épouse et de faire des conférences pour le plus offrant. Un destin qui en vaut bien un autre.

Philippe Bilger

INFOS PLUS NEWS...

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Les déclarations de Nicolas Sarkozy:

L’ancien président dénonce une « instrumentalisation politique d’une partie de la justice ».

« Il y a des choses qui sont en train d’être organisées, les Français doivent savoir.

Je suis profondément choqué.

Est-il normal que mes conversations soient écoutés puis diffusées par des journalistes? », a dit Nicolas Sarkozy.

« Il y a une volonté de m’humilier ».

« J’ai été en garde à vue pendant 15 heures sous la surveillance de policiers, les deux dames qui m’ont donné rendez-vous a deux heures du matin, il y avait une volonté de m’humilier »

Cahuzac lui n’a pas fait une seconde de garde à vue.

Est-il normal qu’on ait choisi une magistrate membre du Syndicat de la Magistrature dont l’obession politique est de me détruire? », s’est-il interrogé en référence à Claire Thépaut.

Je n’ai jamais trahi la confiance des Français.

Je n’ai jamais commis un acte contraire aux principes républicains 
Christiane Taubira a…

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BILGERLes Amis de Nicolas Sarkozy vont à nouveau évoquer l’acharnement judiciaire et le fait que le pouvoir se sert de la Justice pour empêcher le retour de l’ancien président. Alors que le seul crédit indiscutable de ce Gouvernement est d’avoir laissé faire, la liberté et l’indépendance des magistrats étant acquises depuis le mois de mai 2012.
En dépit de ce déplorable Mur des cons qui a gangrené l’espace démocratique.

Je suis sûr qu’on va bientôt entendre le solitaire et courageux Henri Guaino hurler à l’injustice et soutenir contre toute évidence que la garde à vue est une mesure trop humiliante pour un ancien président irréprochable comme Nicolas Sarkozy !

Mais qui peut soutenir, à la suite de cette garde à vue de Nicolas Sarkozy à Nanterre dans cette affaire de violation du secret de l’instruction et de trafic d’influence, être véritablement habité par une stupéfaction civique (France Info, BFM TV, I Télé, LCI) ?

Tout ce qui a surgi de délétère du quinquennat de Nicolas Sarkozy, depuis que sa défaite a permis de le mettre au jour, tout ce qui apparaît, régulièrement, de trouble dans cette période où l’ancien président joue la discrétion ostensible en espérant être le sauveur de la France au lieu de se préoccuper d’être d’abord le sien, n’ont pas manqué d’alerter le citoyen de bonne foi.

Il ne tombe pas des nues puisque Nicolas Sarkozy est sans cesse, de son fait d’hier et d’aujourd’hui, au coeur du débat public en ce qui concerne les exigences de l’état de droit.

herzog sarkoCette garde à vue est une « première » pour un ancien président de la République mais celui-ci, à cette échelle et avec cette intensité, est également un « premier » pour les transgressions au moins présumées de l’éthique présidentielle et de la morale publique. On n’a jamais fait « pire » avec cette constance et cette fréquence.

Nicolas Sarkozy est comme tout le monde: on verra ce qu’il adviendra de lui après ces 24 heures ou 48 heures de garde à vue. Normalité procédurale donc qui manifeste un progrès mais dont je conçois que les ignorants ou les inconditionnels – ce sont parfois les mêmes – s’émeuvent.

Espérance démocratique enfin.

Si toutes ces casseroles aux basques de l’ancien président s’incarnent en culpabilité judiciaire, si ces soupçons si plausibles à force d’être multipliés et étayés sont confirmés par des preuves, je forme le vœu qu’enfin les transgressions ne soient plus une prime, la malhonnêteté une aubaine et l’absence de rectitude et d’exemplarité un bénéfice.

Il serait temps que la France se hissât à la hauteur des principes qu’elle proclame abstraitement pour n’avoir jamais à les rendre opératoires.

Nicolas Sarkozy est traité comme tout le monde. Au fond rien de surprenant dans cette banalisation qui prend acte d’une hauteur dévoyée.

Philippe Bilger

Quelques-uns des innombrables commentaires:

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Que Nicolas Sarkozy soit traité en citoyen normal, il n’y a là rien à redire. Devons-nous pour autant en conclure que cette action témoigne « d’une liberté et d’une indépendance » enfin retrouvées par la Justice sous la présidence de François Hollande ? Permettez-moi, M. Bilger, de ne pas en être totalement convaincu. En des circonstances qui servent parfaitement ses intérêts, le pouvoir actuel peut mettre autant de zèle à pousser l’action de la Justice que celui d’hier a mis d’ardeur à la freiner.
Ce dont par contre je suis convaincu, c’est que cette nouvelle péripétie s’ajoutant à celles déjà survenues et à l’incurie du pouvoir en place depuis plus de deux ans, ne fait qu’accentuer le discrédit de notre classe politique aux yeux d’une grande majorité de citoyens.

Je suis simple citoyen, cependant j’ai suivi autrefois les auditions de la commission parlementaire sur Outreau présidée par MM. Houillon et Vallini.
J’en reste marqué.
J’ai été effaré par la découverte du Mur des Cons édifié par des membres du Syndicat de la Magistrature.
Alors quoi qu’il ait fait ou pas, je pense que beaucoup ressentent une joie mauvaise à voir humilié l’ancien président ; quant à une des juges, ses positions politiques ouvertement exposées me font douter de son impartialité.
Je crains que depuis 1974 les prédécesseurs de N.S. aient commis des délits et malversations pires sans jamais avoir été inquiétés et constate donc un zèle à poursuivre celui-là.
Je me demande aussi pourquoi un ministre du Budget fraudeur et parjure devant la représentation nationale n’a pas été mis en garde à vue par exemple.

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Par Le Parisien – Nicolas Sarkozy mis en examen pour corruption active et trafic d’influence. Il risque jusqu’à 10 ans de prison.

Le 1er juillet peu avant minuit, Nicolas Sarkozy est amené dans une voiture de police au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris pour être présenté aux juges qui lui signifieront sa mise en examen.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour corruption active, trafic d’influence actif et recel de violation du secret professionnel, a annoncé le parquet national financier. Cette décision est intervenue à l’issue d’une garde à vue d’une quinzaine d’heures, mesure inédite pour un ancien chef de l’Etat.

L’ancien chef de l’Etat est arrivé tôt ce mardi matin dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour en ressortir tard dans la soirée et être présenté aux juges du pôle financier de Paris.

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Un dessin par jour

Allo?Et l’on reparle aujourd’hui des écoutes de Nicolas Sarkozy.

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Il ne faut pas abuser.

Il y en a qui se permettent tout avec moi.

Il y en a même qui se prennent pour moi.

Un certain Thomas Guénolé n’a rien trouvé de mieux, dans le Figaro Vox, que de juger mon gouvernement comme s’il était moi. Il l’a évalué, a donné des notes aux ministres et comme il s’est beaucoup trompé, je ne peux pas laisser croire que si peu que ce soit, je serais prêt à valider cette intempestive usurpation.

Je suis bien allé sur RMC où Jean-Jacques Bourdin a été pugnace mais ne m’a pas trop taillé de croupières. Je peux donc me permettre un droit de réponse, juste pour faire connaître ma pensée profonde, mon opinion véritable sur ce gouvernement qui est le mien, seulement le mien : sur ce plan, DSK a raison. Comme je regrette de n’avoir pas eu l’opportunité de le battre à la primaire socialiste. On me fatiguerait moins aujourd’hui avec cette lassante et humiliante nostalgie : « Ah si DSK était président »! Alors que la France et le monde seraient devenus avec lui une immense partouze !

J’aurais mis 17 sur 20 à Christiane Taubira. Ce Guénolé est tombé sur la tête. Elle me fatigue, je la crains. Mais elle est utile : elle est ce qui reste quand le socialisme a été oublié. Du vent, du verbe, de la compassion mal placée. Du vide.

Valls, 16 sur 20. Il m’énerve. Je ne décolle pas et il ne descend pas assez. Je m’ennuie moins avec lui qu’avec le dévoué Ayrault. Valls est trop énergique, parle trop fort pour que je l’oublie ou le néglige. Il y a du Sarkozy en lui alors que je me flatte d’avoir du Mitterrand en moi.

Le Drian, 16 sur 20. Cette manie des ex aequo! Comme si la vie était comme ça ! Un ami, un roc, un solide, mon bras armé. Je lui en veux tout de même un peu pour m’avoir rendu ridicule avec son insistance sur la Bretagne. Je n’aime pas céder.

Najat Vallaud-Belkacem. Encore 16. C’est une manie ! Je lui ai confié un fourre-tout. Son sourire doucereux, sa voix suave me tapent sur les nerfs. On dirait que la France est une nursery dont je serais l’infirmier.

Stéphane Le Foll, 14 sur 20. Heureusement qu’il est là ! Fidèle mais pas seulement. Quand je l’écoute parler avec sincérité, comme porte-parole, de mon action et de celle de ses collègues, je finis presque par me laisser persuader. Ainsi elles seraient bonnes ?

Arnaud Montebourg, 13 sur 20. Il est talentueux et exaspérant. Son matelas de la primaire socialiste lui fait une couche républicaine royale. Le cadeau que j’ai dû lui faire pour Alstom ! Il ne cesse pas d’exprimer le besoin que j’ai de lui. Son orgueil vaut le mien.

George Pau-Langevin, 13 sur 20. L’Outre-Mer, une manière élégante et française de l’avoir éloignée. Je suis content de moi. Et donc d’elle.

Sylvia Pinel, 12 sur 20. Comme j’attendais le pire, je ne suis pas déçu. Elle est plus douée pour l’entreprise des autres que pour l’auto-entreprise !

Marisol Touraine, 11 sur 20. J’éprouve une angoisse à chaque fois que je l’entends parler d’une réforme. Elle disserte, on a l’impression que tout est ficelé et à chaque fois ça coince. Cette histoire du tiers payant généralisé va nous créer des ennuis. Ce serait bien, un gouvernement vraiment réduit !

Laurent Fabius, 9 sur 20. Note stupide. C’est au moins un professionnel. Il a parfois raison d’être satisfait de lui-même. Mais je n’oublie rien de sa condescendance méprisante d’hier. J’ai une mémoire d’éléphant.

Benoît Hamon, 9 sur 20. Il vaut bien plus. Déjà comment ne pas apprécier son sens de la solidarité qui l’a conduit à remiser ses envies de fronde ! Il est devenu banalement socialiste. Très bien, son refus de la note sanction : notre identité n’est-elle pas de détruire le meilleur pour que le pire ne puisse plus être comparé ?

Bernard Cazeneuve, 9 sur 20. Je peux compter sur lui. Ni Sarkozy ni Valls, lui-même. Il parvient à agir sans se donner en spectacle. On a l’impression qu’il songe à son ministère avant de penser à lui. Une rareté. Je vais le garder au chaud.

François Rebsamen, 7 sur 20. Evaluation indécente. Il en a avalé des couleuvres. Jamais une protestation sauf pour le cumul des mandats. Le pire, je le fais nommer à un poste dur où il n’est pas spécialement compétent en le privant de l’Intérieur où il aurait été parfait. C’est doux d’avoir des fidèles comme lui. Le pouvoir c’est d’avoir le droit de faire subir sans donner le droit de réagir.

Aurélie Filippetti, 7 sur 20. J’aurais mis moins. On le saura qu’elle a eu un père communiste. Je lui concède que Jack Lang a tué le métier mais tout de même, elle n’est pas brillante. Si je la supporte, c’est qu’au fond, malgré les apparences à la Julie Gayet, je me fiche de la culture comme de la justice !

Ségolène Royal, 5 sur 20. Cette évaluation est le comble du grotesque. La mère de mes enfants. Une battante, une insubmersible. Je n’aurais jamais dû écouter Valérie. Je suis heureux de l’avoir près de moi, politiquement parlant bien sûr. Parfois un frisson de regret, de nostalgie. Un bout de tendresse dans un monde qui l’interdit. Il ne faut pas que je devienne sentimental.

Michel Sapin, 2 sur 20. Et pourquoi pas un zéro pointé ! Je sais que jamais il ne me manquera. Il a fait évidemment une ou deux promesses inconsidérées. Quand la réalité déçoit, il faut bien l’enjoliver par des engagements, des rêves qui ne font plaisir qu’à celui qui les profère. Les amis, c’est nécessaire. L’amitié est un sadisme consenti.

Marylise Lebranchu, 2 sur 20. Si elle existe, comme ministre elle a eu du mal à le démontrer (JDD). Mais je lui aurais cependant épargné le bonnet d’âne, la compétition aurait été rude pour cet honneur pervers !

Et moi qui préside, je me donne combien ? Comme je suis terriblement, obstinément secret, je garderai ma note pour moi.

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/blog/2014/06/le-droit-de-r%C3%A9ponse-de-fran%C3%A7ois-hollande.html

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ImageDSK n’a pas tout perdu…

On ne devrait pas s’étonner qu’une part fondamentale de la personnalité de DSK soit demeurée à l’abri des tempêtes de sa vie personnelle et des tentations auxquelles il n’avait pas à résister puisqu’apparemment il se considérait comme invité permanent au festival du désir et du sexe.

Des propos et des jugements de DSK, tenus auprès de ses collaborateurs, ont été recueillis (JDD) et ils font apparaître que sa machine intellectuelle continue à tourner à plein régime.

On s’en était déjà aperçu lors de l’émission sur l’euro (France 2) où de manière limpide, même pour le profane, il avait su exposer les erreurs commises lors de la gestion de la crise grecque. Il s’agissait là d’un domaine technique qui n’avait pas de secret pour lui.

Ce qui nous est révélé aujourd’hui se rapporte davantage à l’appréhension de problèmes politiques et à la perception des compétences ministérielles. C’est anecdotique mais éclairant.

Il raconte par exemple la différence radicale d’attitude entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy quand, patron du FMI, il était reçu par l’une ou l’autre.

Avec la première, l’entretien durait deux heures et tout était décortiqué de manière approfondie : le sujet était traité à fond et on ne parlait pas d’autre chose. Une rigueur et un sérieux tenant à la fois au style allemand et au tempérament de cette femme dominant l’Europe avec une feinte retenue.

Avec notre ancien président, sans que la désinvolture soit forcément française, les échanges professionnels et financiers ne prenaient pas plus d’un quart d’heure puis Nicolas Sarkozy ne cessait pas de parler d’autre chose et sans doute – je l’ajoute – de lui-même, ce qui confirme l’impression de beaucoup de visiteurs invités pour un dialogue et condamnés au monologue du chef de l’Etat.

Sur Manuel Valls également, DSK vise juste puisqu’il souligne, ce qui va de soi, que son gouvernement n’est pas le sien mais celui de François Hollande, qu’il n’a pas d’espace, que le président et lui sont « dans la même cuisine gouvernementale » et que le premier s’implique trop (Le Parisien).

DSK va plus loin dans le sarcasme en qualifiant la moitié des ministres de « brêles ».

Pour sa propre défense, il ne nie pas sa responsabilité pour les 35 heures mais n’imaginait pas que cette réduction du temps de travail qui a désorganisé beaucoup de secteurs d’activité serait appliquée de manière aussi bureaucratique.

Pour en revenir à la composition du gouvernement, sans être sûr de penser forcément aux mêmes que lui, je partage son constat et éprouve en effet l’impression qu’il y a trop d’amateurs pour trop peu de professionnels.

Cette tendance a été amorcée sous Nicolas Sarkozy et il me semble qu’il existe là une étrange et paradoxale continuité entre la droite et la gauche.Sans se pousser du col, il n’était pas outrecuidant de s’estimer hier aussi capable que certains ministres et de se sentir aujourd’hui aussi fiable et compétent qu’une partie du gouvernement.

C’est d’ailleurs l’un des problèmes récents de notre démocratie. Qu’il y ait rien moins qu’un gouffre entre tel ou tel citoyen et plusieurs serviteurs de l’Etat peut apparaître comme l’expression d’une heureuse égalité républicaine mais l’amateurisme au pouvoir de nombre de ceux-ci renforce la dérision, voire le mépris dont la société accable souvent injustement la classe politique.

La quadrature du cercle : les ministres doivent être comme nous et à la fois mieux que nous. On en est de plus en plus loin.

On ne se débarrassera pas aisément de DSK parce qu’il n’a pas tout perdu. Il a conservé l’essentiel.

Sa lucidité.

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/blog/2014/06/dsk-na-pas-tout-perdu.html

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En privé, l’ancien patron du FMI dit tout le mal qu’il pense du président François Hollande et du gouvernement actuel, selon « Le Point ».

« Hollande s’implique trop dans le quotidien, Manuel n’a pas d’espace. Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande dont la moitié sont des brêles. Il n’a pas fait le gouvernement qu’il voulait ».
LIRE: http://www.bfmtv.com/politique/dsk-moitie-ministres-sont-breles-801737.html

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Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images!

Un dessin par jour

C'est toujours le temps de la réflexionC’est toujours le temps de la réflexion, dit Nicolas Sarkozy à propos d’une possible candidature en 2017.
Mais il a du mal à cacher son impatience. La preuve: il recommence à se raserparfois.
Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images, disait Cocteau.

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