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Par SERVICE DESINTOX — 17 octobre 2015 à 09:05

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l'université PS de La Rochelle, le 29 août.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l’université PS de La Rochelle, le 29 août. Photo Laurent Troude

Prison, récidive, peines planchers… Désintox revient sur une semaine de débat à propos du laxisme de la justice, et relève huit intox. Dans les deux camps.

1) «Les peines ont augmenté ces dernières années»

Cécile Duflot,  le 14 octobre sur France Inter

La justice laxiste ? Que nenni, affirme Cécile Duflot au micro de France Inter : «On ne peut pas dire que les policiers en ont assez de courir après les délinquants que les magistrats relâchent prématurément. Pour une raison très simple, que les peines ont augmenté en France ces dernières années. Il y a énormément de monde en prison, aujourd’hui, dans notre pays.»

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2) Christiane Taubira a facilité l’évasion de 236 détenus en permission, soit près d’un par jour, depuis le début de l’année

La grande évasion ?

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3) «Dans aucune autre démocratie vous ne trouverez un juge d’application des peines (JAP) qui peut dénaturer la peine prononcée initialement par tribunal… Aujourd’hui, vous avez un tribunal qui prononce deux ans de prison et le lendemain le JAP qui la change en un travail d’intérêt général (TIG), un bracelet électronique.»

Georges Fenech, député LR du Rhône, secrétaire national Les Républicains en charge de la justice, sur LCP

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4) «Aujourd’hui, un récidiviste est traité comme un primo-délinquant !»

Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, sur Itélé

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5) «Les peines planchers ont fait augmenter la récidive»

Dans le vrai-faux de la contrainte pénale, sur le site du ministère de la Justice

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6) «Un condamné à du sursis avec mise à l’épreuve récidive (SME) deux fois moins souvent qu’un condamné à de la prison ferme»

Dans les chiffres clés de la chancellerie

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7) «Il faut supprimer les remises de peine automatiques pour que les délinquants, comme en Allemagne, se voient appliquer au moins les deux tiers de la peine prononcée»

Nicolas Dupont-Aignan, dans un communiqué

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8) «100 000 peines de prison ferme ne sont pas exécutées ! 100 000 parce qu’il manque des places de prison !»

Eric Ciotti sur Europe 1

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Nicolas Dupont-Aignan réclame une manifestation ouverte à tous !
Mercredi 7 janvier, ce n’est pas un attentat comme un autre qui a ensanglanté la France. C’est un acte de guerre contre un symbole de la liberté d’expression, contre une « certaine idée » de la France, la République, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité.

La minute de silence de jeudi midi restera gravée dans ma mémoire comme dans celle de tous les Français. C’est la Nation tout entière qui s’est relevée. Chaque Français avait les larmes aux yeux, car il sentait bien au fond de lui-même que l’essentiel était en jeu.

C’est pourquoi d’ailleurs les palinodies sur qui a le droit de participer à la manifestation de dimanche sont particulièrement indécentes, comme si le vieux régime des partis ressuscité se remettait à faire « les petites soupes sur les petits feux » selon l’indémodable expression du général de Gaulle.

L’enjeu est bien sûr tout autre avec un double objectif :

  • Premier objectif : le rassemblement de tous les Français, bien sûr, car on ne luttera pas contre les ennemis de l’intérieur sans que chacun de nos concitoyens prenne conscience de l’urgence et conserve tout son sang-froid.
  • Second objectif : l’action, car le plus grand péril aujourd’hui est la naïveté, l’angélisme qui paralysent la victime face à l’agresseur.

La France s’est engagée dans une guerre extérieure contre Daesh au Moyen-Orient et le fondamentalisme islamique en Afrique Noire. On ne peut pas être en guerre à l’extérieur et vivre comme si de rien n’était à l’intérieur de nos frontières. D’autant que des centaines de djihadistes français sont partis affronter nos soldats ou nos alliés et reviennent pour certains d’entre eux sur notre sol.

La France affronte un ennemi de l’intérieur, ce n’est pas de notre fait. C’est lui qui nous a désignés comme son ennemi. Ouvrir les yeux sur cette réalité et lutter, ce n’est en rien nourrir l’amalgame. C’est au contraire réconcilier les Français. Chacun aura compris que les Français musulmans sont les premières victimes de la nouvelle inquisition des intégristes. Il n’y a donc aucun complexe à combattre ces derniers.

La France n’a aucun problème avec l’islam. En revanche, une petite minorité fanatique de l’islam a un vrai problème avec la République. Il faut mettre les mots sur les faits et ne rien concéder. C’est l’intérêt de chacun, quelque soit sa confession.

Pour cela, il faut maintenant passer aux actes, sans faiblesse. Faire la guerre et la gagner.

Comment ?

Par quatre mesures immédiates :

  • En proclamant l’état d’urgence par décret en Conseil des Ministres pour une période provisoire. Cela n’a rien d’extravagant et a déjà existé par le passé, par exemple en 2005. L’état d’urgence permettrait de simplifier considérablement les procédures juridiques et renforcerait d’autant l’efficacité des forces de l’ordre : d’indispensables mesures d’exception seraient alors possibles, comme l’assignation à résidence, des perquisitions sans contrôle judiciaire, l’instauration de couvre-feu, la confiscation des armes de toutes catégories, etc…
  • En suspendant Schengen, possibilité prévue par les traités, par le rétablissement aussi longtemps que nécessaire des contrôles fixes aux frontières ;
  • En renforçant la présence des effectifs de militaires dans nos rues pour la surveillance des bâtiments publics pour pouvoir concentrer les forces de police et de gendarmerie sur leurs missions d’enquête ;
  • En augmentant les moyens de la Police et de la Gendarmerie, notamment en armement lourd, afin que les forces de sécurité publique puissent faire face efficacement aux actions de guerre des terroristes.

Ces quatre mesures immédiates ayant été prises, il faudra plusieurs semaines pour mettre en œuvre des actions utiles dans différents domaines.

  • En faisant voter par le Parlement une loi permettant de mieux contrôler les djihadistes de retour sur le territoire national (déchéance de nationalité possible pour les binationaux et incarcération ou assignation à résidence en territoire éloigné pour ceux de seule nationalité française) ;
  • En démantelant les filières de recrutement sur Internet ;
  • En intensifiant les efforts de la coalition contre Daesh et en dénonçant son financement par certains pays ;
  • En clarifiant notre politique étrangère, notamment à l’égard de la Syrie.

Dans le cadre de l’état d’urgence, il faudra aussi compléter cette action contre le terrorisme par une politique de sécurité publique l’extirpant à la racine, en détruisant notamment les trafics d’armes et de drogue, ainsi que tous les circuits de financement liés à l’économie dite « parallèle », qui pourrissent nos quartiers et constituent un terreau vivace pour le crime, crapuleux comme fanatisé. La plupart des intéressés sont connus, et avec des forces de Police et de Gendarmerie soutenues, la peur changera enfin de camp.

Enfin, bien évidemment, il faut conforter les Français musulmans qui pratiquent leur foi dans la paix et le respect de la République. Cela exige de parvenir enfin à l’organisation d’un islam de France structuré et parfaitement intégré à la République, ne disposant plus de financements étrangers.

La France est rassemblée dans le deuil et l’indignation. Elle doit maintenant se rassembler dans l’action.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne

Président de Debout la France