Articles Tagués ‘Najat Vallaud-Belkacem’

LA PILULE ROUGE

Pour la ministre de l’Éducation nationale, certaines questions sont « insupportables » de la part des élèves. L’aveu d’une conception autoritaire de la liberté d’expression, et de la vacuité du discours de nos élites politiques face aux enjeux de la période.

L’attentat contre Charlie Hebdo, la minute de silence dans les écoles, les dérapages réels ou supposés d’élèves ont alimenté un sombre débat depuis le 7 janvier. C’est dans ce contexte que la ministre de l’Éducation nationale a tenu des propos sidérants à l’Assemblée nationale, mercredi 14 janvier, lors des questions au gouvernement. De Manille, le pape n’a pas non plus manqué de s’inviter dans le débat.

Attentat à l’esprit critique

Par décision du président de la République, le jeudi 8 janvier a été décrété « jour de deuil national » et une circulaire du premier ministre en a précisé les modalités : drapeaux en berne et demande aux administrations d’organiser « un moment de…

Voir l’article original 970 mots de plus

Charlie Hebdo : Des professeurs sous le choc devant les réactions de leurs élèves (Vidéo)

imageOn voit bien dans cette vidéo toute la faculté du corps enseignant à pratiquer la politique de l’autruche. Il faut être bien naïf pour penser que la radicalisation et les idées des enfants de sixième proviennent des réseaux sociaux. Le premier facteur d’influence chez un enfant de cet âge c’est avant tout le cercle familial. Ce qui démontre deja par avance que la commission mise en place par Najat Vallaud-Belkacem ne servira à rien. C’est uniquement de la poudre aux yeux. On refuse toujours de s’attaquer à la racine du problème.

source: http://civilwarineurope.com/2015/01/13/charlie-hebdo-des-professeurs-sous-le-choc-devant-les-reactions-de-leurs-eleves-video/

————————————–

Mise en ligne le 6 sept. 2010 – La laïcité, un devoir d’intégration?

La laïcité est au cœur du « modèle français ». Elle est pourtant régulièrement remise en cause par les défenseurs de l’école privée ou par le débat sur le voile. Entre la laïcité à l’américaine ou la laïcité à la turque où se situe la France ?

000000000000000000000

François Cocq

La boîte de Pandore est ouverte et la réforme des rythmes scolaires a malheureusement bien dynamité l’éducation nationale comme prévu. Najat Vallaud-Belkacem vient ainsi d’adresser, par l’intermédiaire des recteurs, des courriers aux élus locaux leur annonçant qu’ils auraient à prendre en charge au travers des activités périscolaires quatre demi-journées afin de libérer les enseignants pour des réunions de concertation. Le glissement du temps périscolaire sur le temps scolaire et inversement est donc maintenant établi.

Voir l’article original 299 mots de plus

Un dessin par jour

désinformationPremière femme et l’un des plus jeunes ministres ayant jamais exercé à ce poste, Najat Vallaud-Belkacem essuie depuis sa nomination à l’Education Nationale un flot continu de dénigrement et de rumeurs sexistes et racistes la concernant.
Toutes fausses, bien entendu.
Et toutes plus ignobles les unes que les autres.

Voir l’article original

Vive l’uniformité républicaine !

L’uniformité républicaine n’a rien à voir avec le culte d’une égalité stérilisante mais tout avec le respect d’une indifférenciation salutaire.

Les procès d’intention à l’égard de Najat Vallaud-Belkacem n’ont plus lieu d’être.

C’est sur son action ou son inaction que cette ministre si jeune pour une mission si complexe et si difficile – Nabila à la tête de la NASA !, s’est moqué un irrévérencieux – devra être seulement jugée. Surtout sur la manière dont elle saura s’occuper du champ exclusif de sa compétence qui se rapporte, au sens propre, à l’éducation nationale. Superbe défi et service public en péril.

Les rythmes scolaires qui, tels qu’ils sont programmés, suscitent les réserves de 60% de Français constitueront sans doute dans l’immédiat sa principale préoccupation et il ne me semble pas que l’autoritarisme qu’elle a d’emblée affiché sur ce plan soit une démarche habile.

En ce qui me concerne, je voudrais attirer l’attention sur un riche débat surgi depuis plusieurs mois des profondeurs de la société civile et de la réflexion scolaire : faut-il instaurer la blouse à l’école ? Rien d’étonnant à ce que l’effervescence et les sollicitations « sociétales » précèdent la volonté de l’Etat. Cela a été le cas pour beaucoup de grandes réformes. L’officiel vient consacrer ce que l’officieux a déjà proposé, parfois même élaboré.

Dans cette controverse de haut niveau parce que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle touche l’essentiel, je me tiens résolument du côté des partisans du port de la blouse.

Des échanges passionnément contradictoires ont opposé le sociologue Michel Fize et le proviseur d’un internat d’excellence, Bernard Lociciro (Le Parisien). Je relève que le premier refuserait cette mesure si elle était « contrainte » et soutient que « l’uniforme ne va pas gommer les différences sociales, les écarts de performances scolaires, il va les endormir ».

Le second réplique « que chacun doit pouvoir s’exprimer par rapport à ce qu’il est et non pas par rapport à ce qu’il paraît ».

Je considère qu’aujourd’hui, depuis des années mais avec un mouvement qui s’est amplifié négativement, dans quelque établissement que ce soit, la diversité des apparences, leur contradiction entre le chic, l’esthétique argentée et les trouvailles des uns et la vulgarité, le clinquant et le débraillé chiche des autres – sans omettre les glissements intermédiaires – sont devenues telles qu’elles représentent un danger pour cette égalité de base, ce terreau qui devrait exclure toute aigreur, jalousie ou ressentiment afin de le constituer comme un prélude neutre et donc exemplaire à l’essentiel. Qui n’a trait qu’à la formation et à l’enseignement.

Une Education nationale digne de ce nom – il va de soi que le port de la blouse ne serait que l’un des éléments participant à son redressement – ne devrait pas autoriser une liberté de tenue frustrante et blessante face à ce qui devrait mobiliser les énergies et qui tient en un mot : apprendre. Et de la part de professeurs ayant en face d’eux l’image républicaine de l’unité au lieu de la démonstration ostensible d’une école déchirée et bariolée et se sentant aussi tenus, par contagion, de faire preuve de tenue.

La blouse sortirait l’élève du narcissisme inévitable et distrayant suscité par la mode, les effets portés et l’absurde culte des marques pour le ramener, qu’il soit bon, médiocre ou en progrès, vers cet univers qui ne prend véritablement son sens et son efficacité que si on le déconnecte des poncifs du genre « l’école dans la société » ! Contre les tentations centrifuges, on ciblerait le coeur de ce service public qui ne peut pas se permettre d’être médiocre.

Au contraire, l’école sans la société est la voie d’avenir et d’excellence, quitte, si on le souhaite mais sans en abuser, à instiller dans l’enseignement des problématiques sociales éclairantes. Il s’agit de redonner la vigueur qu’il mérite au lien entre le maître et l’élève en le débarrassant des scories, de cette périphérie inutile et envahissante. Porter la blouse, ce sera chasser d’emblée tout ce qui ne servira pas l’école.

Il me semble aussi – je l’espère en tout cas – que l’abandon de la vanité des apparences libérera d’autres virtualités, éveillera d’autres appétences et rendra plus présents, plus sensibles d’autres intérêts. Sortir un peu de soi, obéir à l’uniformité républicaine qui ne sera pas perçue comme une injonction mais comme un honneur et une chance, autant de chemins que le futur appelle plus que le passé ne les retient.

Ultime interrogation que nous aimons nous poser alors qu’au fond elle est vaine : sera-t-il réactionnaire d’instaurer la blouse à l’école ?

Dans ce domaine comme dans tant d’autres, acceptons aujourd’hui, sans mauvaise conscience ni timidité, l’évidence que revenir en arrière projette de plus belle, plus efficacement vers l’avenir, le vrai, l’indiscutable progrès.

SOURCE http://www.philippebilger.com/

000000000000000000000000000

photo_bilger_1Cécile Duflot a été ministre, a écrit un livre sur son expérience et ne crache pas dans la soupe.

Je n’ai pas lu son ouvrage qui ne sera publié que le 25 août mais de courts extraits ont été diffusés et ont suscité l’indignation d’un certain nombre de personnalités socialistes, ministres et parlementaires. Elle aurait eu une démarche « peu élégante », « triste » et aurait « manqué de considération » à l’égard de ses anciens collègues (lepoint.fr).

L’ancienne ministre du logement invoque « un devoir de sincérité » et estime ne pas s’être ménagée. Apparemment elle a bien fait si on en juge par les critiques cinglantes de sa loi sur loi sur le logement, depuis la promotion orageuse de son texte.

Corporatisme ou solidarité superficielle, quand tu nous tiens !

Qu’a-t-elle donc écrit de si choquant ?

Que le président de la République, à force de vouloir être le président de tous, n’est le président de personne, qu’il sait décider mais toujours vers le plus mou, le plus consensuel, en fonction du plus petit dénominateur commun, qu’elle a cru en lui mais qu’elle a été trompée. Sur Manuel Valls, qu’elle n’a jamais eu d’atomes crochus avec lui et qu’au fond elle le considère comme un homme de droite.

Personne ne peut se dire réellement surpris par ces appréciations dont on sentait que sur un mode atténué elles se préparaient dans la tête de Cécile Duflot durant son activité ministérielle.

On n’a pas cessé, quand deux ministres d’EELV étaient au gouvernement, de dénoncer leurs critiques, de leur reprocher d’être à la fois dedans et dehors et en quelque sorte de choisir à la carte la solidarité nécessaire à l’action commune.

Cécile Duflot, pour des motifs personnels, tactiques et de fond, a refusé de se retrouver, avec un statut amplifié, sous l’égide de Manuel Valls Premier ministre malgré les avancées écologiques proposées par ce dernier et les engagements pris. On peut déplorer autant qu’on voudra cette renonciation et beaucoup à EELV ne s’en sont pas privés quand Cécile Duflot est parvenue à faire adopter son point de vue par la majorité de son parti. Elle ne l’a d’ailleurs pas infléchi, bien au contraire (le Monde) !

Mais on lui en a voulu et il est clair qu’elle a non seulement dérangé sur le plan idéologique mais freiné des ambitions que la fonction de ministre servait.

Derrière le tintamarre gonflé provoqué par son livre, je perçois plus de petits desseins contrariés que l’espérance d’une grande politique envolée.

Faut-il considérer qu’en dépit du contexte ministériel que je viens de rappeler, serait récusé l’acte même d’écrire sur un bilan de la part d’un responsable politique ? Ce serait une étrange conception de la démocratie qui exige qu’on rende des comptes mais qui s’offusquerait dès qu’on le ferait par une voie singulière sans avoir, en plus, jamais dissimulé ses pensées quand on était en charge de responsabilités.

C’est, sur ce plan, la différence capitale entre Cécile Duflot et Roselyne Bachelot qui, Nicolas Sarkozy à peine battu, a publié un livre empli de lucidité rétrospective et acide à l’égard d’un quinquennat auquel elle avait pris sa part sans jamais faire entendre une voix discordante.

Les socialistes devraient avoir l’honnêteté de percevoir le livre de Cécile Duflot comme l’expression d’une cohérence se poursuivant, comme la continuation de la politique par d’autres moyens. Quant à ses « amis » d’EELV, il est facile de discerner dans leurs réactions ce qui tient à un manque d’affinités avec Cécile Duflot et ce qui relève de la préparation d’un autre avenir.

En substance, le fait de n’être plus ministre, de ne plus pouvoir l’être ne passe pas. François de Rugy, si on interprète bien, envisage le retour. Dominique Voynet et Jean-Vincent Placé ne se gênent pas, en accablant perfidement Cécile Duflot, pour se remettre dans le jeu, elle en « sage » prétendument au-dessus de la mêlée et lui en sénateur brillant, ambitieux, tacticien et atypique.

Il serait paradoxal d’intenter un procès durable à Cécile Duflot quand on a enfin et heureusement admis à droite qu’après la défaite de Nicolas Sarkozy, ceux qui avaient contribué à son quinquennat mais qui ne disposaient pas de l’autorité suprême pour inspirer, promouvoir, décider, arbitrer ou imposer avaient évidemment toute latitude pour se présenter à la primaire UMP de 2016 – qu’il s’agisse d’Alain Juppé, de Xavier Bertrand ou de même François Fillon sur un autre registre. On n’est pas comptable de ce sur quoi on n’avait pas prise.

Contre Cécile Duflot, au-delà des combinaisons politiques dévoilées, dérangées, je perçois autre chose qui me touche davantage. C’est la détestation de cette « intolérable » liberté d’expression qui bouscule, met à nu, révèle, fait entrer dans les coulisses et signifie que l’exigence de solidarité est d’abord du corporatisme, le silence requis de la lâcheté et la sincérité une denrée rare en politique. Quasiment un scandale.

Najat Vallaud-Belkacem qui a préféré honteusement attaquer Nadine Morano plutôt qu’approuver au moins son avertissement, prétend donner une leçon de politesse à Cécile Duflot qui aurait dû mieux traiter les anciens ministres qu’elle a côtoyés, leur faire des grâces par urbanité, et davantage respecter les Français.

On a bien compris : non seulement il ne faut pas cracher dans la soupe mais dire forcément du bien de ceux qui l’ont préparée et faite et mentir à ceux qui sont condamnés à la manger.

Cécile Duflot, elle, ne crache pas, sur le tard, dans la soupe. Car, avant, elle l’avait déjà modérément goûtée.

http://www.philippebilger.com/

00000000000000000000000000000000000000000000