Articles Tagués ‘Nadine Morano’

Nadine Morano confond Etat islamique et Jihad islamique palestinien

La députée européenne Nadine Morano est catégoriquement opposée à la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien, proposée par les députés socialistes à l’Assemblée. Elle l’a répété vendredi 28 novembre sur France Info, quitte à commettre une énorme approximation dans son argumentaire antipalestinien.

Ce qu’elle a dit :

« Qui décapite les Occidentaux ? C’est ceux qui sont membres du Jihad islamique, donc les partenaires du Hamas. Ce sont les juifs qui décapitent aujourd’hui ? Ce sont les juifs qui ont décapité Hervé Gourdel ? »

Pourquoi c’est très approximatif

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy et de François Fillon a visiblement confondu deux organisations islamistes bien distinctes :

la suite:http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/28/nadine-morano-confond-etat-islamique-et-jihad-islamique-palestinien_4530910_4355770.html

000000000000000000000000

Journal d'un #antifa (parmi d'autres)

Vous en avez certainement déjà entendu parler, ce n’est pas un scoop, cette femme est dérangée, ceux qui la suivent sur twitter le savent et peuvent nous apporter maintes anecdotes.  Mais ici, on a le rapport :

Capture Morano
.

Le rapport en question est ici : https://www.scribd.com/doc/243063672/morano-police-FranceBleu-pdf

Source

 … A moins que ce ne soit la rage d’assister au naufrage de son gourou qui expliquerait cette pulsion d’agressivité incroyable venant d’une ancienne ministre  ? Le sarkosysme est manifestement  une maladie gravement invalidante…. Il convient de la soigner.

Voir l’article original

photo_bilger_1Cécile Duflot a été ministre, a écrit un livre sur son expérience et ne crache pas dans la soupe.

Je n’ai pas lu son ouvrage qui ne sera publié que le 25 août mais de courts extraits ont été diffusés et ont suscité l’indignation d’un certain nombre de personnalités socialistes, ministres et parlementaires. Elle aurait eu une démarche « peu élégante », « triste » et aurait « manqué de considération » à l’égard de ses anciens collègues (lepoint.fr).

L’ancienne ministre du logement invoque « un devoir de sincérité » et estime ne pas s’être ménagée. Apparemment elle a bien fait si on en juge par les critiques cinglantes de sa loi sur loi sur le logement, depuis la promotion orageuse de son texte.

Corporatisme ou solidarité superficielle, quand tu nous tiens !

Qu’a-t-elle donc écrit de si choquant ?

Que le président de la République, à force de vouloir être le président de tous, n’est le président de personne, qu’il sait décider mais toujours vers le plus mou, le plus consensuel, en fonction du plus petit dénominateur commun, qu’elle a cru en lui mais qu’elle a été trompée. Sur Manuel Valls, qu’elle n’a jamais eu d’atomes crochus avec lui et qu’au fond elle le considère comme un homme de droite.

Personne ne peut se dire réellement surpris par ces appréciations dont on sentait que sur un mode atténué elles se préparaient dans la tête de Cécile Duflot durant son activité ministérielle.

On n’a pas cessé, quand deux ministres d’EELV étaient au gouvernement, de dénoncer leurs critiques, de leur reprocher d’être à la fois dedans et dehors et en quelque sorte de choisir à la carte la solidarité nécessaire à l’action commune.

Cécile Duflot, pour des motifs personnels, tactiques et de fond, a refusé de se retrouver, avec un statut amplifié, sous l’égide de Manuel Valls Premier ministre malgré les avancées écologiques proposées par ce dernier et les engagements pris. On peut déplorer autant qu’on voudra cette renonciation et beaucoup à EELV ne s’en sont pas privés quand Cécile Duflot est parvenue à faire adopter son point de vue par la majorité de son parti. Elle ne l’a d’ailleurs pas infléchi, bien au contraire (le Monde) !

Mais on lui en a voulu et il est clair qu’elle a non seulement dérangé sur le plan idéologique mais freiné des ambitions que la fonction de ministre servait.

Derrière le tintamarre gonflé provoqué par son livre, je perçois plus de petits desseins contrariés que l’espérance d’une grande politique envolée.

Faut-il considérer qu’en dépit du contexte ministériel que je viens de rappeler, serait récusé l’acte même d’écrire sur un bilan de la part d’un responsable politique ? Ce serait une étrange conception de la démocratie qui exige qu’on rende des comptes mais qui s’offusquerait dès qu’on le ferait par une voie singulière sans avoir, en plus, jamais dissimulé ses pensées quand on était en charge de responsabilités.

C’est, sur ce plan, la différence capitale entre Cécile Duflot et Roselyne Bachelot qui, Nicolas Sarkozy à peine battu, a publié un livre empli de lucidité rétrospective et acide à l’égard d’un quinquennat auquel elle avait pris sa part sans jamais faire entendre une voix discordante.

Les socialistes devraient avoir l’honnêteté de percevoir le livre de Cécile Duflot comme l’expression d’une cohérence se poursuivant, comme la continuation de la politique par d’autres moyens. Quant à ses « amis » d’EELV, il est facile de discerner dans leurs réactions ce qui tient à un manque d’affinités avec Cécile Duflot et ce qui relève de la préparation d’un autre avenir.

En substance, le fait de n’être plus ministre, de ne plus pouvoir l’être ne passe pas. François de Rugy, si on interprète bien, envisage le retour. Dominique Voynet et Jean-Vincent Placé ne se gênent pas, en accablant perfidement Cécile Duflot, pour se remettre dans le jeu, elle en « sage » prétendument au-dessus de la mêlée et lui en sénateur brillant, ambitieux, tacticien et atypique.

Il serait paradoxal d’intenter un procès durable à Cécile Duflot quand on a enfin et heureusement admis à droite qu’après la défaite de Nicolas Sarkozy, ceux qui avaient contribué à son quinquennat mais qui ne disposaient pas de l’autorité suprême pour inspirer, promouvoir, décider, arbitrer ou imposer avaient évidemment toute latitude pour se présenter à la primaire UMP de 2016 – qu’il s’agisse d’Alain Juppé, de Xavier Bertrand ou de même François Fillon sur un autre registre. On n’est pas comptable de ce sur quoi on n’avait pas prise.

Contre Cécile Duflot, au-delà des combinaisons politiques dévoilées, dérangées, je perçois autre chose qui me touche davantage. C’est la détestation de cette « intolérable » liberté d’expression qui bouscule, met à nu, révèle, fait entrer dans les coulisses et signifie que l’exigence de solidarité est d’abord du corporatisme, le silence requis de la lâcheté et la sincérité une denrée rare en politique. Quasiment un scandale.

Najat Vallaud-Belkacem qui a préféré honteusement attaquer Nadine Morano plutôt qu’approuver au moins son avertissement, prétend donner une leçon de politesse à Cécile Duflot qui aurait dû mieux traiter les anciens ministres qu’elle a côtoyés, leur faire des grâces par urbanité, et davantage respecter les Français.

On a bien compris : non seulement il ne faut pas cracher dans la soupe mais dire forcément du bien de ceux qui l’ont préparée et faite et mentir à ceux qui sont condamnés à la manger.

Cécile Duflot, elle, ne crache pas, sur le tard, dans la soupe. Car, avant, elle l’avait déjà modérément goûtée.

http://www.philippebilger.com/

00000000000000000000000000000000000000000000

photo_bilger_1Faudra-t-il aussi supprimer la magistrature ?

Nadine Morano et Henri Guaino ne sont pas allés assez loin et Christian Estrosi, en maintenant son arrêté contre les drapeaux ostentatoires malgré sa suspension par la juridiction administrative, est évidemment bien placé pour évoquer la haine de la magistrature contre Nicolas Sarkozy (20 minutes, Le Figaro, France 2).

Les premiers n’ont en effet proposé que l’abolition du syndicalisme judiciaire et la suppression de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM). Tant qu’à faire, ils n’auraient pas dû s’arrêter en si bon chemin !

Pour être habitué aux provocations de Nadine Morano et aux fulgurances pas toujours bien venues d’Henri Guaino, on reste cependant saisi devant cet extrémisme qui, chez eux, suit chaque péripétie procédurale liée à Nicolas Sarkozy.

Le propre du discours politique est en principe de devoir se soumettre aux exigences de liberté et de responsabilité mais il se donne aussi trop souvent le droit de s’abandonner à une absurdité totale parce qu’il sait qu’elle ne s’incarnera jamais dans le réel sauf à souhaiter l’émergence d’un pouvoir totalitaire qui détruira ce que l’esprit démocratique a permis.

Imagine-t-on en effet un gouvernement classique, de droite ou de gauche, libéral ou socialiste, décréter un jour de telles abolitions ?

Si nous avions, sur un terrain vierge, à inventer la magistrature, à réfléchir sur le syndicalisme et à concevoir l’enseignement, nous pourrions conceptuellement ouvrir des chemins singuliers et, pourquoi pas ?, imaginer une autre institution, un service public avec d’autres règles.

Mais le syndicalisme judiciaire est là depuis 1968 pour le SM et depuis 1974 pour l’Union syndicale des magistrats (USM). Quant à l’ENM, sous un autre nom, elle date de 1958 grâce au général de Gaulle et à Michel Debré.

Le bon sens, le pragmatisme et l’impossibilité de mettre à bas ce qui dans son essence a constitué une avancée empêchent de prendre au sérieux ces fantasmes d’effacement. Mais il est regrettable, comme l’a très bien dit Jean-Christophe Buisson sur RTL à On refait le monde, que ceux-ci aient rendu, par leur excès, un débat pourtant nécessaire quasiment impossible.

Pourtant, ce débat n’a jamais été absent de l’espace public mais la manière dont il était abordé restait mesurée et opposait au nom de la démocratie les tenants d’un progressisme éclairé à ceux, pour la magistrature, d’une réserve totale. Des arguments recevables de part et d’autre s’échangeaient en quelque sorte pour la beauté de la controverse sans que l’empoignade sorte du champ intellectuel et débouche sur une véritable haine du syndicalisme et la détestation de ceux qui le pratiquaient.

Ce qui a tout bouleversé est le déplorable Mur des cons qui a manifesté concrètement, ostensiblement à quel point certains membres du SM faisaient s’accorder bêtise et idéologie, partialité et inconscience. Certes, personne ne doutait que ce syndicat fût, depuis sa naissance, proche de la gauche, voire de l’extrême gauche. Qu’il ne se serve de la justice plus qu’il ne la serve. Que son obsession, dans ses pratiques, était par exemple de mettre en cause la police au travers du policier et le patronat au travers du patron.

Mais ces dérives ont longtemps été occultées par la brillante génération qui avait fait du SM à la fois une machine de guerre et un lieu de réflexion, un mélange d’intelligence et d’esprit partisan. Une acidité contestable mais stimulante.

Le Mur des cons, conséquence aussi de la formidable dégradation de la qualité des dirigeants du SM au fil du temps, a constitué un véritable séisme parce qu’il a malheureusement conduit le citoyen et beaucoup de politiques à assimiler la majorité des magistrats à quelques énergumènes incendiaires de la justice et, à ceux-ci, nombre de membres équilibrés et compétents du SM pour lesquels l’exercice professionnel n’était absolument pas altéré par l’appartenance syndicale.

La défense démagogique de Nicolas Sarkozy a joué de cette confusion et personne, tant la cause de son honnêteté au sens large est devenue problématique, ne saurait lui reprocher d’avoir abusé du thème de la politisation de la magistrature en s’en prenant à l’un des magistrats instructeurs. Sans le Mur des cons, jamais un tel dérapage n’aurait été concevable même de la part de cette personnalité-là.

Il convient que le SM s’adonne à un travail considérable de réflexion sur lui-même, qu’il se désinfecte de tout ce qui dégrade sa structure en parti, ses idées en idéologie et en parti pris et retrouve le chemin d’une véritable démarche professionnelle. On ne demande pas au SM de se substituer au pouvoir politique, de l’accompagner quand il est socialiste ou de le vitupérer s’il est de droite. On doit exiger de lui qu’il reste à sa place. Faute de cette rénovation, il fera disparaître, en même temps que lui, l’adhésion à la justice et la confiance qu’elle doit inspirer.

Cette mue positive est possible puisque l’USM, en dépit d’un rapprochement systématique avec le SM depuis quelques années sur certains sujets, est parvenue à maintenir sa crédibilité syndicale et n’est jamais apparue, aux yeux des citoyens, comme la courroie de transmission d’un parti, un organe militant.

Quant à l’ENM, je sais bien que les controverses n’ont jamais manqué à son sujet et qu’on s’est plu parfois à moquer cet établissement qui délivrait « un permis de juger » en proposant, à sa place, des expériences professionnelles qui permettraient de devenir magistrats moins précocement et avec plus de maturité et d’humanité. On va sans doute continuer à brasser ce type de question mais toujours est-il que l’ENM a enrichi sa formation, fait appel à une vision internationale et surtout à une évaluation psychologique des futurs magistrats. Ce ne sont pas des évolutions négligeables et le Directeur actuel, me semble-t-il, serait bien inspiré en favorisant le pluralisme intellectuel, l’approfondissement de la culture générale, une pédagogie sur la maîtrise du pouvoir, la politesse judiciaire et le savoir-vivre tout court.

Nadine Morano, Henri Guaino et tous ceux qui suivent leur ligne absurde sans l’avouer exigeront, bientôt, la suppression de la magistrature. Après tout, cette institution est détestable qui tente de rendre justice à tous, aux faibles comme aux puissants, et parfois, parce qu’elle est saisie d’affaires qu’elle n’a pas inventées, a l’impudence de mettre en examen même un ancien président de la République.

Que ces boutefeux continuent sur ce registre et on saura alors que le Mur des cons a fait des petits : le même délire mais de de l’autre côté.

p bilger

Philippe Bilger

SOURCE: http://www.philippebilger.com/blog/2014/07/faudra-t-il-aussi-supprimer-la-magistrature-.html

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°