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Hollande-FailLe Président de la République, François Hollande, risque de laisser après lui une France endettée jusqu’au cou.

En moins de trois mois, la France aurait perdu 54 milliards d’euros.

C’est ce qu’affirme Emmanuel Roussel, chef d’entreprise, auteur de l’article consacré à ce sujet paru dans Boulevard Voltaire: « Même si le temps passe vite, on peut constater qu’en trois ans, le chef de l’exécutif n’a pas mesuré ses efforts pour laisser une ardoise assez abyssale. Sans même se focaliser sur les grands indicateurs économiques calamiteux du pays, deux feuilletons estivaux illustrent assez bien l’ampleur de la catastrophe. En à peine trois mois, Hollande nous aura plombé de 54 milliards ».

Première erreur géopolitique en date: la vente des avions Rafale. Dans une interview à la radio Sputnik, Emmanuel Roussel rappelle les coulisses du contrat juteux de 24 chasseurs pour un montant de 5,2 milliards d’euros. L’Egypte va financer sur ses fonds propres un peu moins de 50%, soit plus de 2 milliards. Pour le reste, le pays va emprunter de l’argent à des banques françaises, à des taux inférieurs à ceux du marché. Ces prêts seront intégralement garantis par la Coface (compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur). « On peut se poser la question qui va payer les Rafale, précise Emmanuel Roussel.

Vient ensuite la résiliation du contrat des Mistral avec la Russie dont la note serait de plus de deux milliards d’euros, selon Le Canard enchaîné. La dérussisation et la décustomisation (par exemple, la proue des navires ou les télécommunications sont des équipements russes) coûterait près de 200 millions d’euros. Ajoutez à cela le gardiennage et la maintenance à Saint-Nazaire (5 millions d’euros par mois) et le remboursement à la DCNS, Thales et Safran.

L’avenir des Mistral est terne, selon Emmanuel Roussel: « Fort à priori, François Hollande qui était en Egypte pour l’inauguration du deuxième canal de Suez, a annoncé que l’Egypte était un acheteur potentiel. Si on a le même montage que pour la vente des Rafale, on peut se poser des questions en tant que contribuables français. Il parle également de l’Arabie Saoudite, voire du Canada, voire de la Chine. Pour l’instant, ce ne sont que des supputations… »

Tous les facteurs réunis, la parole du politique est totalement discréditée en France, s’agace Emmanuel Roussel.

le chasseur russe Su-35

Primo: dix jours après la vente des Rafale en Egypte, François Hollande affirme avoir signé un contrat MMRCA sur 126 chasseurs avec l’Inde, ce qui n’était pas le cas. L’Inde a finalement préféré les Sukhoï russes, entrainant l’annulation de l’achat de 126 Rafale par l’Inde. Manque à gagner: 48 milliards d’euros. .

Secundo: lors de sa traditionnelle conférence de presse du 14 juillet dernier, le président annonce que la croissance est là, tandis qu’en réalité, le taux de croissance vient de tomber pour le deuxième trimestre en France.

« En somme, conclut Emmanuel Roussel, le compromis diplomatique des Rafale contre les Mistral ressemble à un marché de dupes et les milliards de la rupture du contrat russe vont s’ajouter aux montants maintenant colossaux » de déficit, de dettes, de crise de l’agroalimentaire due, en partie, à l’embargo respectif entre Paris et Moscou. Pire: « le gouvernement ne montre aucune capacité à savoir résoudre le problème, même de loin ».

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Billets et pièces en euro
La BCE lancera le 9 mars son programme d’assouplissement quantitatif

© Flickr/ Francisco Gonzalez

07:06 06.03.2015(mis à jour 07:23 06.03.2015)

La « planche à billets » devrait permettre d’injecter 60 milliards d’euros par mois dans l’économie de la zone euro.

La Banque centrale européenne entamera le 9 mars un vaste programme de rachat de dettes publiques et privées, dans une tentative faire remonter les prix dans une zone euro proche de la déflation, a annoncé jeudi à Chypre son président Mario Draghi.

« Nous commencerons le 9 mars 2014 à racheter » des titres de dettes publiques et d’autres titres du secteur privé sur le marché secondaire, a déclaré M. Draghi devant les journalistes.La BCE a dévoilé en janvier un programme visant à injecter 60 milliards d’euros par mois dans l’économie de la zone euro jusqu’en septembre 2016. Le programme sera prolongé « au-delà si besoin », a expliqué M. Draghi, jusqu’à ce que la BCE observe un « ajustement continu de l’inflation ».

Avec ce programme « d’assouplissement quantitatif », connu aussi sous son acronyme anglais « QE », ou plus simplement « planche à billets », la BCE prévoit de débourser au moins 1.140 milliards d’euros en rachats de titres.La cible fixée par la BCE est aux alentours des 2%. La zone euro reste pour l’instant très éloignée de cet objectif d’inflation. Les prix ont reculé de 0,3% en février après une baisse de 0,6% en janvier.

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Le nucléaire ou la bougie ! C’est avec cette boutade éculée que les contempteurs de l’énergie nucléaire prétendent envoyer dans les cordes ceux qui ouvrent les yeux sur cette horreur catastrophique, dangereuse, doublée d’un gouffre financier qu’est l’industrie nucléaire.

Fessenheim, la très ancienne et très controversée centrale alsacienne à l’arrêt pour une énième fois. Et surtout le premier groupe nucléaire français et mondial, Areva, « fleuron » de notre industrie nucléaire qui avoue être au bord de la faillite avec une perte abyssale de 4,9 milliards d’euros.

Brillants nos nucléocrates ! Surtout avec nos sous qu’ils balancent allègrement par les fenêtres… Parce qu’Areva est une entreprise dans laquelle l’État français est actionnaire à 87% et devra donc contribuer à son sauvetage financier. Ceci en pleine période d’austérité. On va donc piquer dans la poche des contribuables – contribuable mais aussi citoyens en majorité critiques vis-à-vis de l’industrie nucléaire – des milliards pour sauver une industrie passéiste, mortifère, gérée de manière aussi irresponsable qu’incompétente par une caste (le corps des Mines, Polytechnique).

Comment en est-on arrivé là ?

D’abord, il y a l’EPR. Ce réacteur « nouvelle génération » s’avère catastrophique. Son coût a quasi triplé, passant de 3 milliards à très de 9 milliards et ce n’est pas fini. Il n’est pas au point techniquement, comme le prouve les innombrables retards dus à des éléments de constructions défectueux à refaire, à des défauts de sûreté suite au nouveau cahier des charges tenant compte de la catastrophe de Fukushima, etc. Ce qui se passe à Flamanville, en Normandie, se passe aussi, en pire, sur le chantier de l’EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. Innombrables arrêts de construction, retards à répétition, magouilles dus à des entreprises de sous-traitance plus que douteuses qui sévissent aussi à Flamanville. Ce seul chantier finlandais a déjà généré une perte de 3,9 milliards d’euros et son coût est passé de 3 à 8,5 milliards d’euros. Et qui croyez-vous qui va payer la différence. Les Finlandais ? Tè ! Fumes… Ce sont les contribuables français puisque ce chantier est assuré par la COFACE.

Et puis il y a le scandale UraMin – du nom d’une société canadienne dont le siège est dans des paradis fiscaux des Caraïbes – qui a vendu aux « grosses têtes » d’Areva rien d’autre que du vent ! Le secteur minier étant le plus rentable, Areva s’est lancé dans une politique d’achat de sites uranifères partout dans le monde. C’est ainsi qu’elle s’est faite somptueusement enflée par une bande d’aigrefins, parmi lesquels apparaissent des noms bien connus en France… Areva a ainsi acheté pour 2,5 milliards de dollars, en 2007, à UraMin des sites soi-disant uranifères à Bakouma (République centre africaine), Trakkopje (Namibie) et Ryst Kuil (Afrique du Sud). On peut raisonnablement s’interroger sur le bien fondé de ces achats effectués sans que la compagnie, référence mondiale en la matière, n’ait mené quelque expertise que ce soit sur la valeur exploitable de ces sites, se fiant aveuglément aux documents fournis par le « cabinet d’experts » anglo-saxon SRK payé…par les vendeurs ! Or, tout était archi-faux, tant au plan des teneurs uranifères des minerais que des qualités du produit et des conditions d’exploitation. La teneur uranifère de ces « mines d’uranium » est moindre, parait-il, que les délaissés des anciennes mines uranifères du Limousin et de Lozère ! Du bidon ! Que du bidon !

Areva : « plus kon que moi, tu meurs ! »

Le plus scandaleux, c’est que tous les responsables qui suivent la gestion d’Areva savaient depuis longtemps qu’UraMin vendait des sites inexploitables. Le ministère des finances, le ministère des affaires étrangères, le CEA (premier actionnaire d’Areva) et même les barbouzes de la DCRI ont été avertis, par des filières plus ou moins discrètes, de la réalité sur ces sites. Mais rien n’y a fait. Pourquoi ? Qui avait intérêt à cette opération et à cette omerta ? Où sont passés les milliards ? Combien se sont-ils « évaporés », et dans quelles poches ? Qui lo sa ?

Résultats : des milliards d’argent public gaspillés en pure perte et probablement des milliers de travailleurs de la filière nucléaire au chomdu.

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d’arrêter les frais en ayant le courage d’abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu’est la « transition énergétique » ?

Et qu’a trouvé notre grand stratège national ? Il va « rapprocher » Areva d’EDF. Ben voyons, comme ça il suffira d’augmenter les tarifs d’électricité et le « bonkon » renflouera Areva sans s’en apercevoir…

VICTOR
VICTORGaulois sans filtre,  homme des tavernes et de bonne volupté, épicurien convaincu nourri à la tétée d’octobre.
Accessoirement reporter de guerre au Viet-Nam, cuisinier à Bangkok, hippy à Goa, bûcheron dans les Pyrénées, plongeur sous-marin à Marseille, acheteur de peaux en Turquie, de pierres précieuses en Afghanistan, directeur de presse en Provence, etc.
Surtout fainéant robuste…

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/220611/uramin-lautre-dossier-quareva-voudrait-oublier?page_article=2

http://sortirdunucleaire.org/Pertes-record-chez-Areva-ni-les-contribuables-ni

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/areva-plus-kon-que-moi-tumeur-164549

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Alerte : première application de la directive permettant la ponction des comptes bancaires (Ph. Herlin)
Publié le 6 mars 2015

alerte comptes bancaires« Nous avions alerté ici en décembre 2013 à propos de la Directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD pour Bank Recovery and Resolution Directive). Ce texte européen inscrit dans la loi ce qui s’est produit à Chypre en avril 2013, on s’en rappelle : le système bancaire en faillite s’était renfloué en sollicitant les actionnaires et les détenteurs d’obligations – rien de plus normal – mais aussi en ponctionnant les déposants avec la confiscation des comptes de plus de 100.000 euros. Il s’agit là d’un vol pur et simple, une remise en cause du droit de propriété. Et si le plancher de 100.000 euros peut rassurer la plupart des épargnants, il s’agit pourtant d’une illusion qui pourrait s’évanouir devant l’ampleur des pertes : Chypre à l’époque avait bénéficié de 10 milliards d’euros d’aide de l’UE et du FMI (soit les deux tiers de son PIB), mais qui pourrait verser une somme équivalente à un grand pays comme l’Espagne, l’Italie ou la France s’il connaissait une crise comparable ?

L’épisode chypriote a servi de répétition générale et désormais tous les pays européens peuvent recourir à cette méthode. La transposition de la directive dans les droits nationaux doit intervenir au 1er janvier 2016 au plus tard, mais l’Autriche a devancé cette date car, justement, une de ses banques connait de graves difficultés.

Hypo Alpe Adria a été nationalisée en 2009 suite à des investissements hasardeux, notamment dans les Balkans (son chiffre d’affaires est passé de 1,87 milliard d’euros en 1992 à 43,3 milliards d’euros en 2008 !). Après plusieurs renflouements pour un total de 5,5 milliards d’euros, le gouvernement autrichien a annoncé dimanche dernier qu’il ne verserait plus un euro et que la banque était placée « en résolution ». Celle-ci a immédiatement annoncé qu’il pourrait lui manquer jusqu’à 7,6 milliards d’euros de fonds propres…

Ce ne sont pas les actionnaires qui assumeront la perte (l’Etat détient la banque en totalité) mais ceux qui ont souscrit les obligations émises par la banque, et pour eux le préjudice sera de l’ordre de 50 à 70%. C’est bien joué : sans cette directive, l’Etat aurait du payer ! A priori les déposants ne seraient pas concernés cette fois, mais l’avertissement doit porter : la directive « BRRD » a été appliquée en Europe pour la première fois, sans prévenir, sans concertation, en l’espace d’un week end. Pour un Etat la tentation s’avère très forte, il peut arrêter les frais et faire reposer la perte sur les actionnaires, les détenteurs d’obligations et, éventuellement, les déposants. On ne prendra pas un grand risque en pariant que cette directive sera à nouveau utilisée en Europe.

La décision du gouvernement autrichien ce 1er mars se révèle, à proprement parler, historique mais, comme c’est bizarre, les grands médias n’en disent pas un mot… Désormais nul épargnant européen ne doit ignorer que sa banque peut être mise « en résolution » et ses comptes possiblement ponctionnés, le temps d’une annonce au journal télévisé un dimanche soir. Non la crise n’est pas terminée, mais désormais les Etats reportent le renflouement des banques sur les actionnaires, les détenteurs d’obligations bancaires, et les épargnants, le plus légalement du monde, chacun est prévenu ».

Philippe Herlin, Goldbroker.com, le 5 mars 2015

source: https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/03/06/alerte-premiere-application-de-la-directive-permettant-la-ponction-des-comptes-bancaires-ph-herlin/

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Le ministère des finances à Bercy, le 15 mars 2013.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 09.09.2014 à 09h41 • Mis à jour le 09.09.2014 à 10h49

Le déficit de l’Etat français à la fin du mois de juillet s’est creusé à 84,1 milliards d’euros, contre 80,8 milliards un an auparavant, ce que le ministère des finances a expliqué mardi 9 septembre par des « dépenses exceptionnelles » : investissements d’avenir, dotation au Mécanisme européen de stabilité et à la Banque européenne d’investissement.

Dans l’ensemble, le gouvernement a tenu son engagement de maîtrise de la dépense publique (233,5 milliards d’euros au 31 juillet, soit – 1,9 milliard d’euros sur un an), mais les recettes sont en forte baisse (170,1 milliards, – 6,3 milliards sur un an).

LES RECETTES DE LA TVA EN HAUSSE

Le ministère explique cette baisse notamment par l’entrée en vigueur du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui abaisse l’impôt des entreprises. Son rendement net affiche une baisse de 41,8 % sur un an, pour s’établir à 13,6 milliards d’euros à la fin de juillet.

En revanche, les recettes de TVA, dont les taux ont augmenté le 1er janvier, ont progressé de 3,4 %, à 81,01 milliards d’euros.

« EFFET CALENDAIRE »

L’impôt sur le revenu a également progressé de 9,6 %, à 44,63 milliards d’euros. Un écart qui résulte, selon le ministère, « d’un effet calendaire lié à la fusion des avis d’imposition sur le revenu et de contributions sociales ».

La loi de finances initiale pour 2014 prévoyait un déficit annuel de 82,6 milliards d’euros, un chiffre revu à la hausse à 83,9 milliards dans la loi de finances rectificative.

source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/09/le-deficit-de-l-etat-se-creuse-a-84-1-milliards-d-euros-fin-juillet_4484169_3234.html

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Véhicule militaire équipé d'un radar construit par Thales, lors du salon professionnel Eurosatory, au parc des expositions de Villepinte, à Paris, en juin 2004.

Dominique Gallois
Journaliste au Monde

Les prises de commande à l’exportation des groupes d’armements français se sont élevées à 6,3 milliards d’euros en 2013, en hausse de 31 % selon les premières estimations du ministère de la défense publiées mercredi 29 janvier. Elles ont représenté plus de 40 % des 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires de la filière.

Après la chute de 2012 à 4,8 milliards d’euros, les commandes reviennent ainsi à leur niveau de 2011 (6,5 milliards d’euros), ce qui permet à la France de se maintenir au quatrième rang mondial des exportateurs d’armes derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie, talonnée par Israël et l’Allemagne.

LIRE l’article: http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/29/les-ventes-d-armes-francaises-a-l-etranger-sont-reparties-a-la-hausse_4356603_3234.html

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