Articles Tagués ‘Médiapart’

Après le témoignage d’une commandante de police qui affirme à Mediapart que la banque était au courant de l’activité de l’ancien trader Jérôme Kerviel, la Société Générale a réagi dans la nuit. Et réaffirme que le trader « avait agi seul et à l’insu de sa hiérarchie ».

Dans un communiqué envoyé dans la nuit de dimanche à lundi, la Société Générale a dit « s’étonner » des informations publiées ce week-end par Mediapart. Le site d’information révélait un témoignage d’une ancienne commandante de police qui aurait affirmé que la banque ne pouvait ignoré les activités de Jérôme Kerviel.

« L’affaire liée aux agissements frauduleux de Jérôme Kerviel remonte maintenant à plus de 7 ans et a fait l’objet de plusieurs décisions de justice qui ont toutes reconnu la culpabilité pénale exclusive de Jérôme Kerviel », souligne la banque.
« Il avait agi seul et à l’insu de sa hiérarchie »

« Société Générale s’étonne des déclarations qui auraient été faites par un policier au juge d’instruction parisien en charge des plaintes déposées par Jérôme Kerviel alors qu’il avait lui-même déclaré aux policiers qui l’interrogeaient en janvier 2008 qu’il avait agi seul et à l’insu de sa hiérarchie », précise le communiqué.

La banque, « qui n’a pas accès à ce dossier judiciaire d’où seraient extraites les déclarations du policier », rappelle avoir elle-même « déposée deux plaintes pour dénonciation calomnieuse pour répondre aux deux plaintes déposées par Jérome Kerviel ».

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Daniel Bouton démissionne de la Société généraleDaniel Bouton

et

Frédéric Oudéaoudea

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Larmes à gauche

Si Le Canard enchaîné et Mediapart n’existaient pas, il faudrait les inventer.

On sait ce que je pense du formidable apport, pour la démocratie, la vérité et la justice, du site créé par Edwy Plenel.

Toutes proportions gardées, je le considère comme beaucoup ont lu et admiré les romans de Balzac. Le talent et le génie de celui-ci étaient plus forts que le bric-à-brac fumeux dont il prétendait s’inspirer. Mediapart, pour l’enquête et l’investigation, réunit bien au-delà de l’idéologie de Plenel.

Si on peut regretter un point de vue parfois hémiplégique – par exemple, ce qui importe, ce ne sont jamais les blessures et les violences dont gendarmes et policiers sont victimes mais les seules atteintes causées à des manifestants forcément irréprochables ! -, reste que je n’ose imaginer ce que serait devenue notre République, toutes latitudes politiques confondues, sans l’action obstinée et efficace de ce journalisme qui n’a pour ambition que de laisser rapidement le judiciaire prendre sa relève.

Il est honteux de prétendre que Mediapart a été condamné pour fraude fiscale avec la connotation dégradante qui s’attache à cette qualification alors que personne n’ignore qu’il s’est agi d’un débat de principe ouvert et transparent sur l’application du même taux de TVA que celui de la presse aux sites d’information, conclu par une victoire de l’Etat. Une anticipation honorablement provocatrice. Rien d’indigne donc.

Longtemps, tout en lisant chaque mercredi Le Canard enchaîné, j’ai éprouvé comme une sensation d’insignifiance et d’impudeur, comme si l’on me permettait de regarder par le trou de la serrure des scènes sans réelle portée ni incidence.

Je ne le pense plus du tout aujourd’hui parce que si cet hebdomadaire demeure avec esprit l’espace privilégié pour les anecdotes et les saillies politiques, culturelles et médiatiques, il serait absurde de ne pas admettre que cette part qu’il assume et incarne avec une verve souvent sarcastique et pertinente est constitutive d’une appréhension plus vaste de l’univers et des personnalités publiques.

Il est clair que dorénavant les grandes idées ne sont pas exclusives des petits gestes et que les petites phrases ne jurent pas forcément avec les grands desseins. La personne privée et l’être politique, l’officiel des propos et l’officieux des confidences ne sont plus séparés par un gouffre et éclairent, à leur manière, le citoyen, le lecteur.

Aussi, il est étrangement voluptueux de lire que des ministres se laissent aller à déclarer, au sujet de l’affaire Jouyet : « C’est un coup supplémentaire porté au système hollandais…Tout ça a un côté Pieds Nickelés…On ne sait pas sur quoi ça peut déboucher…Il va rester de toute cette affaire un pouvoir un peu plus déstabilisé… », avec ce résumé cinglant par l’un d’eux : « Pour la plupart d’entre nous, Jouyet est un irresponsable, Hollande un rigolo, Sarkozy un truand, et les journalistes (du Monde) des dingues » et, pour tel autre, cette charge : « Le résumé de la situation est simple : il y a un traître à l’UMP, Fillon ; des amateurs, les socialos ; un branquignol, Hollande ; et un Sarko aux anges ».

Le reste qui serait trop long à citer nous annonce tout de même, de la part d’un pessimiste clairvoyant : « Si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, Marine Le Pen serait à 30%. Tout cela va mal finir ».

Pourquoi ai-je évoqué une « étrange volupté » ? Parce que percevoir, derrière la façade des mots creux et de la langue de bois, des soutiens et des apologies mécaniques, de la part d’un camp – en l’occurrence celui de la gauche -, une lucidité amère, une cruauté d’autant plus acide qu’elle accable d’abord ce à quoi on a cru et ceux qu’on a surestimés, représente un plaisir intellectuel pour un citoyen qui place au-dessus de tout sincérité et vérité, le contraire donc de l’attitude présidentielle à l’égard du démenti démenti de Jean-Pierre Jouyet et de l’entêtement à le maintenir à son poste comme si de rien n’était.

Je sais bien que ces aperçus dévastateurs ne seront jamais confirmés publiquement mais cela fait du bien de pouvoir considérer qu’il y a une entente des intelligences, des analyses et des dérisions sous le velours lassant et conventionnel des cocoricos partisans, des affrontements de comédie.

Sous la guerre affichée, le consensus obligatoire qu’impose, dans une discrétion prudente, l’attention au réel. Le caractère univoque du désastre. Il y a des connivences qui dament le pion, en profondeur, aux proclamations. Pourquoi l’officieux, en politique, n’ose-t-il jamais venir à la surface pour enrichir l’officiel et lui donner sens et authenticité ?

Le Canard enchaîné, dont sa longue histoire, démontre qu’il a été très rarement poursuivi et encore moins condamné, en offrant ces phrases à notre réflexion civique participe, sur son registre qui n’est pas mince, à l’émergence décapante d’un sentiment de plus en plus vif, de plus en plus inquiétant : un désabusement partout et de la part de tous.

Que la lucidité soit aussi à gauche ne console pas de ce sombre tableau. On va vers le pire mais, progrès, on le sait de plus en plus et de mieux en mieux.

Ma Photo

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/blog/2014/11/la-lucidit%C3%A9-est-aussi-%C3%A0-gauche.html

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Dans l’affaire Remi Fraisse, ils ont tous menti!

Malgré les mensonges par omission et les atermoiements des représentants de l’État pendant 48 longues heures, les circonstances et les causes du décès de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive de la gendarmerie dans la forêt de Sivens, dans la nuit du 25 au 26 octobre, ont été presque immédiatement connues. C’est ce qui ressort de la lecture de documents issus de l’enquête, inédits à ce jour, dont Mediapart a pu prendre connaissance.

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[FRANCE] – Mort de Rémi Fraisse : le récit accablant des gendarmes
> http://bit.ly/1B7Sfgr
Mediapart a eu accès à de nouveaux documents sur les circonstances du décès du jeune manifestant Rémi Fraisse. Ces éléments confirment que les autorités ont menti durant plus de quarante-huit heures.
• Rémi Fraisse est mortellement touché, à 02 h 03 précises: «Il est décédé le mec. Là c‘est vachement grave. Faut pas qu’ils le sachent», dit un gendarme.
• Les responsables savent aussitôt que c’est bien une grenade offensive qui a tué le manifestant.
• Le lieutenant-colonel qui commandait le dispositif: «Le préfet du Tarn nous avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté»
• Selon le décompte officiel, plus de 700 grenades en tout genre ont été tirées, dont 42 grenades offensives.

http://www.mediapart.fr/journal/france/121114/mort-de-remi-fraisse-le-recit-des-gendarmes-place-linterieur-dos-au-mur

* Les salauds pour moi sont ceux qui se planquent derrière les textes

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Résistance Inventerre

Rue89 06/09/2014
Plusieurs médias décident de boycotter l’université d’été du FNJ après l’exclusion d’une journaliste de Mediapart.
Ce samedi après-midi, une journaliste de Mediapart a été exclue par les organisateurs de l’université d’été du Front national de la jeunesse, qui se tient à Saint-Aygulf (Var).
Par solidarité, les confrères del’AFP, du Monde, de l’Humanité, de l’Opinion, du Canard enchaîné et de RFI ont aussi quitté les lieux. (Rue89 avait décidé de ne pas s’y rendre)
Signalé par Mathieu Deslandes

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p bilgerUn présumé innocent à la tête de l’UMP ?

On ne va jamais naturellement vers l’élégance, l’allure. Ce qui y mène plus souvent tient à la volonté de porter au plus haut une certaine image de soi. On a envie de pouvoir se regarder sans honte dans la glace.

Pourquoi une telle esthétique de l’honneur ne concernerait-elle que le singulier et jamais l’esprit collectif d’un parti ?

Pourquoi l’UMP ne pourrait-elle pas, un jour, se réveiller en éprouvant l’envie, en ayant l’ambition d’être considérée, respectée tant en raison de son fonctionnement interne, de sa gestion financière, de la qualité de sa réflexion que de l’exemplarité de son chef ? Pourquoi ce parti semble-t-il actuellement si peu soucieux de redorer son blason en tenant au moins à distance celui qui ne va pas l’ennoblir en se faisant élire à sa tête ?

Avec Nicolas Sarkozy, l’incroyable est vrai et l’inconcevable certain. Rien de ce qui est non pas illicite, illégal, mais vulgaire et indécent ne lui est, ne lui demeure étranger.

Pourtant ce n’était pas rien, déjà, que de violer allègrement son engagement, au soir de la défaite de 2012, d’abandonner la politique en affichant, depuis, pratiquement jour après jour, à la fois son désir de revanche personnelle et sa détestation agissante à l’égard de quelques-uns.

Ceux qui avaient eu le front de prétendre occuper un espace qu’il estimait lui être dévolu quasiment de droit présidentiel, malgré l’élection de François Hollande que sa personnalité, pourtant, avait largement facilitée.

Mais apparemment il y aurait bien plus.

Dans les premiers jours de septembre, il fera connaître sa décision au sujet de l’UMP comme si quiconque encore ignorait ses desseins, selon sa méthode habituelle qui pratique une discrétion ostensible et feint une réserve que son ego fait sans cesse voler en éclats.

Se présenteront contre lui deux candidats qui le valent bien et que leur moralité qualifierait plus que lui pour remettre l’UMP sur la voie du redressement : Bruno Le Maire et Hervé Mariton.

Persuadé de l’emporter, Nicolas Sarkozy a osé, si on en croit Charles Jaigu et Le Figaro généralement bien informés, poser deux conditions comme si, par avance, il se considérait comme un cadeau pour l’UMP et non tel un concurrent à égalité avec les autres.

La première lui permettrait de conserver son bureau d’ancien président rue de Miromesnil et la seconde ne le priverait pas de ses conférences juteuses dont beaucoup, paraît-il, sont déjà programmées pour l’automne.

La dernière l’a vu, au Congo, empocher une énorme somme dans des conditions où l’organisateur – la société Forbes Group Summit – entretenait des liens troubles avec le président Sassou Nguesso (Mediapart).

Que l’UMP, la date venue, puisse, après avoir accepté ce double diktat – je parie qu’elle n’aura pas officiellement la moindre opposition mais grondera dans les coulisses comme d’habitude -, porter à sa tête Nicolas Sarkozy révélera à quel point ce parti s’estime peu. En consentant à se laisser diriger par un homme qui lui dictera sa ligne politique pour sa stratégie personnelle en même temps qu’il s’abandonnera à sa passion du « fric » si voluptueusement goûtée depuis plus de deux ans.

L’UMP, en tout cas pas assez fière d’elle-même pour rejeter l’emprise d’un présumé innocent englué dans des procédures qui, si elles n’aboutissent pas, façonneront cependant une étrange et délétère atmosphère pour le principal parti d’opposition classique.

On ne sait jamais, l’UMP peut encore faire, lors du moment fatidique, la fine démocratie !

http://www.philippebilger.com/blog/

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Tant mieux et merci Edwy Plenel!

Cellule44

Mediapart enquête sur Gbagbo et la CPI / Cantaloube lu par Protche (Le Gri-Gri) : Article paru sur Mediapart, repris à Abidjan par le Nouveau Courrier et enregistré ici par le Gri-Gri International


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