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Solidarité Ouvrière

Après l’agression homophobe par un fanatique religieux à Jérusalem lors de la Gay Pride mercredi, c’est un bébé palestinien qui a été brûlé vif vendredi et ses parents et son frère grièvement blessés vendredi lorsque des membres de l’extrême-droite israélienne ont incendié leur maison à Douma, près de Naplouse en Cisjordanie. Ce samedi, des milliers de personnes sont descendues dans les rues à Tel Aviv, Jérusalem, Beer Sheva et Haïfa, contre le racisme, contre l’homophobie et contre le terrorisme de l’extrême-droite.

Thousands of Israelis attend an anti-violence and anti-homophobia ralliy in Jerusalem, on August 01, 2015, following yesterday's arson attack in the Palestinian village of Duma, killing a toddler and severly injuring a few more, as well as a stabbing attack at the Jerusalem Pride parade the day before, where an ultra orthodox Jewish man stabbed six people participaing in the parade.  Photo by Yonatan Sindel/FLASh90 *** Local Caption *** ????? ??????? Manifestation à Jérusalem

A Tel Aviv, lors du rassemblement Square Rabin, les manifestants portaient des pancartes « les appels à la haine de la droite tuent ». En plus de progressistes et d’antiracistes israéliens, Nasser Dawabsha, l’oncle du bébé palestinien assassiné vendredi, a pris la parole. Il a déclaré : « Ils ont incendié une famille qui dormait paisiblement, qui ne croyait pas à la violence. Pourquoi Ali, un bébé de 18…

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Solidarité Ouvrière

Le Point, 28 octobre 2014 :

Un peu partout en France, plus d’une dizaine de manifestations ont eu lieu lundi 27 octobre pour dénoncer les « violences policières » après le décès dimanche de Rémi Fraisse, un jeune manifestant de 21 ans sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. À Nantes, où les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont plusieurs fois violemment opposés aux forces de l’ordre depuis 2012, plus de 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée près de la préfecture pour « exprimer leur colère face à la violence d’État ».

Ils ont allumé des bougies et déployé des banderoles, proclamant « Vos armes non létales tuent. On n’oubliera pas. Résistance », ou « Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières ». Les manifestants ont ensuite défilé dans les rues derrière la banderole : « Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon…

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Jean-Pierre Chauffour: «Le Maroc regorge d’actifs immatériels»Jean-Pierre Chauffour: «Le Maroc regorge d’actifs immatériels»

En les développant, le pays va s’inscrire dans une perspective d’émergence économique
Il faudra cependant poursuivre les réformes structurelles
       
Jean-Pierre Chauffour, économiste principal de la Banque mondiale pour le Maroc: «Il faut promouvoir une croissance concurrentielle et inclusive, notamment pour la jeunesse et les femmes; construire un avenir vert et résilient; et renforcer la gouvernance et les institutions pour une meilleure prestation de services à tous les citoyens»

Pour Jean-Pierre Chauffour, le Maroc a la possibilité d’atteindre une meilleure répartition de sa richesse nationale et d’améliorer la prospérité de ses habitants, s’il tire avantage du potentiel de son capital immatériel. Intervenant en marge de la conférence organisée par la fondation Attijariwafa bank, le principal économiste de la Banque mondiale pour le Maroc revient sur les retombées du renforcement de ce capital immatériel pour le pays ainsi que sur les efforts qu’il doit faire pour y parvenir.
– L’Economiste: Que peut apporter le capital immatériel à la croissance d’un pays comme le Maroc?
– Jean-Pierre Chauffour: Une façon de comprendre ce que le capital immatériel peut apporter à la croissance du Maroc est d’associer les notions de capital immatériel et de productivité. Les gains de productivité, c’est-à-dire l’efficacité avec laquelle une société utilise son capital naturel et son capital produit à travers le temps, déterminent la vitesse à laquelle un pays en développement ou émergent peut converger vers les pays les plus avancés. Cette productivité dépend elle-même d’un certain nombre d’éléments intangibles au-delà de l’accumulation des facteurs de production. L’analyse économique en retient généralement trois: (1) le capital institutionnel, notamment s’agissant des fonctions régaliennes de l’Etat en matière de justice, de gouvernance, et de préservation des libertés économiques; (2) le capital humain, c’est-à-dire l’acquisition et la valorisation des savoirs, connaissances et compétences des ressources humaines; et enfin (3) le capital social, autre façon de parler de la qualité du lien social, de participation citoyenne, de droit et de responsabilité individuels ou de confiance au sein de la société. En développant et valorisant sa richesse immatérielle, le Maroc s’inscrirait résolument dans la perspective de l’émergence économique.

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Solidarité Ouvrière

Yawatani, 27 octobre 2014 :

Des manifestations au niveau de Tétouan, Fès, Meknès, Berrechid, et d’autres villes du royaume ont été organisées dernièrement, afin de protester contre la hausse des factures d’eau et d’électricité.

D’autres régions peuvent, également, entamer une vague de contestations, notamment Oujda, Azilal ou encore Kénitra, où le prix des fluides impacteraient, défavorablement, le budget des petites bourses. Certes, ces manifestations n’ont pas été agressives pour inquiéter les forces de l’ordre, il n’en demeure pas moins vrai que ceci ne représente qu’une partie microscopique d’un iceberg qui risque de peser lourd sur l’agenda du gouvernement.

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photo_bilger_1« Il était absurde d’interdire la manifestation du 19 juillet à Paris. »

Alors qu’une manifestation pro-palestinienne prévue pour le 23 juillet n’a pas été interdite, il est tout de même permis de s’interroger sur ce qui, depuis le 19 juillet, continue à donner de ce pouvoir, cette fois dans un domaine infiniment sensible et avec une matière politiquement et démocratiquement inflammable, une image d’amateurisme et, on peut le dire, de maladresse frôlant l’incompétence.

Il était absurde d’interdire la manifestation du 19 juillet à Paris. Il ne s’agit pas d’une critique facile parce que rétrospective. En France, celles qui se sont déroulées le même jour n’ont donné lieu à aucun incident notable et force est de considérer que le diktat parisien, incompréhensible et évidemment incompris, n’a pas été pour rien dans les débordements et les violences, « la guérilla à Barbès et à Sarcelles », l’agrégation à une multitude soucieuse d’en découdre seulement politiquement, hostile aux réactions d’Israël, furieuse, voire haineuse mais cependant pacifique, de voyous et de casseurs séduits par cette délinquance toujours à portée de violence dans les marges.

Le préfet de police Bernard Boucault, qui s’était déjà tristement illustré lors de la soirée du Trocadéro avec le PSG, a continué ce mélange qui semble caractériser son action : un défaut d’intuition et une totale inadaptation. Il serait peut-être utile d’en tirer les conséquences. Même la gauche pourrait se choisir des serviteurs plus efficaces pour la défense de l’ordre public.

Dans cette interdiction du 19 juillet, comment ne pas percevoir aussi une fâcheuse tendance de ce gouvernement qui, plus assez solide, plus assez assuré pour permettre des événements sans craindre d’être dépassé par eux, privilégie leur suppression, croyant ainsi se débarrasser plus aisément du problème alors qu’au contraire il va l’amplifier ? Il y a, dans cette immense maladresse qui avait le tort également d’accréditer le soupçon d’un deux poids deux mesures, une sorte de syndrome Dieudonné puissance treize ! Il est clair que la faiblesse éprouve le besoin d’interdire quand la sûreté est persuadée de savoir maîtriser les aléas de ce que l’esprit de liberté a dû autoriser.

Le ministre Bernard Cazeneuve, jusque-là excellent, a d’ailleurs emprunté ce chemin pour justifier l’interdiction, puisqu’il a invoqué qu’il y aurait eu « des cris de haine » au cours de cette manifestation et que la République ne saurait les tolérer. Et donc qu’il convenait de prendre les devants avec fermeté. Préventivement.

Pour ne pas aussi, paraît-il, laisser le conflit s’exporter en France alors qu’il s’y trouve comme chez lui depuis longtemps et qu’on doit seulement veiller à lui fixer des limites, à l’encadrer.

Ces motivations sont étranges qui, derrière leur apparence morale, laissent croire que les protestations collectives liées à un conflit brûlant, aussi tragiquement insoluble et opposant de tels fanatismes, auraient pu échapper, dans leur paroxysme, à une intensité certes scandaleuse mais inévitable.

C’était, à bon compte, valider un refus de cette manifestation en mettant en cause le principe même au coeur des manifestations : elles ne sont pas des parties de plaisir, des havres de paix et laissent venir à la surface, parfois, le pire qu’un pouvoir de bonne foi n’exploiterait pas parce qu’il est tout simplement indissociable de la normalité, de la roideur globalement acquises des défilés militants.

Prétendre aussi se servir de la délinquance périphérique pour accabler ceux qui sur le plan central soutenaient la cause pro-palestinienne, comme s’ils étaient responsables, voire complices des agressions et des dévastations que les bandes perpètrent avec un sadisme jouant de la confusion, n’est pas honnête.

Comme l’a rappelé avec force Pascal Boniface, on a le droit de critiquer la politique d’Israël sans être antisémite et à force de répéter que l’hostilité à Israël et à ses ripostes est le déguisement de l’antisémitisme, on va favoriser une confusion entre l’inadmissible et le licite, entre l’odieux et le légitime. Ce n’est pas parce que de l’antisémitisme a surgi scandaleusement de ces groupes que le NPA et d’autres sont infectés par ces dérives et c’est leur faire un mauvais procès que de les associer à ce qui n’a rigoureusement aucun rapport avec leur propre démarche idéologique.

Il faut se battre plus que jamais pour que la contestation d’Israël, si elle est nécessaire, ne soit pas engloutie dans un opprobre historique et éthique qui rendrait par avance impossible toute contradiction même la plus légitime sur le plan politique et celui des droits de l’Homme.

J’avoue éprouver une sorte de pitié pour ce pouvoir qui, la main en permanence sur le coeur, ne cesse de ressasser sa détestation du racisme et de l’antisémitisme sans parvenir une seconde à en entraver le cours délétère. Parce que ces mots imprégnés d’éthique n’ont rigoureusement aucune incidence sur la réalité des pulsions, des violences et des affrontements.

S’enivrer de beaux et dignes propos comme « s’en prendre aux juifs, c’est s’en prendre à la France » émeut celui qui les prononce – le président de la République et le Premier ministre en abusent – mais n’a pas d’effet direct ni de portée opératoire sur un phénomène qui dépasse très largement le stade des injonctions, des intimidations et des célébrations verbales.

S’il fallait retenir une conclusion de ces péripéties, c’est que le président de la République qui n’a jamais, dans ses discours, que fustigé le racisme et l’antisémitisme mais jamais, avec cette vigueur et cette netteté, la délinquance et la criminalité ordinaires, n’a pas fait reculer d’un pouce les premiers, ses adversaires privilégiés, et quant aux secondes, force est de reconnaître que François Hollande, n’ayant jamais été préoccupé d’elles, ne les a pas gênées si peu que ce soit.

Il paraît que la justice a été indulgente et a octroyé des sursis.

C’est vraiment la France à plein Gaza.

SOURCE: http://www.philippebilger.com/blog/2014/07/la-france-%C3%A0-plein-gaza.html

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