Articles Tagués ‘L’Union européenne’

La situation dégénère aux « points chauds » de l’Europe, qui est toujours divisée sur la question de la répartition des réfugiés entre les pays de l’Union européenne.

Des milliers de migrants continuent de traverser les Balkans de l’Ouest, poursuivant leur long exode vers le nord et l’ouest de l’Europe, la tension ne cessant de monter à la frontière entre la Serbie, la Croatie et la Hongrie, a indiqué un policier hongrois au point de passage de Röszke.

« Les réfugiés continuent et continueront de vouloir à tout prix traverser la Hongrie pour rejoindre d’autres pays, si bien que nous n’aurons pas d’autre choix que d’avoir recours à la force, et si ce n’est pas nous, ce sera l’armée. Il y aura des affrontements, c’est inévitable », a déclaré le responsable devant les journalistes.

L’armée hongroise a déployé des véhicules blindés après que des migrants aient réussi à arracher le grillage, forcé le barrage de police au point de passage de Röszke et pénétré de force sur le territoire hongrois à l’issue de plus d’une heure d’échauffourées. De son côté, la Serbie a envoyé des renforts policiers.

« Si un individu se déclare réfugié suite au rejet de sa demande d’asile en Serbie, sa demande sera automatiquement rejetée en Hongrie, étant donné que la Serbie est un pays sûr », a fait remarquer auparavant le premier ministre hongrois Viktor Orbán, confirmant que la police arrêterait désormais les personnes traversant illégalement la frontière.

Plus de 155.000 personnes sont arrivées en Hongrie par sa frontière avec la Serbie cette année, d’après Frontex, l’agence de surveillance des frontières de l’Union européenne.

Les forces armées hongroises ont atteint la limite de leurs capacités. Quelque 4.300 hommes ont été déployés pour achever la construction de la clôture, soit plus de 80% des effectifs militaires que compte le pays.

Pour les migrants ne souhaitant pas courir le risque de finir en prison ou d’être expulsés vers la Serbie, les alternatives ne sont guère meilleures. L’itinéraire le plus évident consisterait à entrer en Hongrie via la Croatie, par sa frontière ouest encore dépourvue de clôture, ou directement en Slovénie. Mais la Slovénie possède un relief montagneux et la frontière croate avec la Serbie est parsemée de milliers de champs de mines hérités de la guerre d’indépendance croate, du début des années 1990.

Ainsi, les milliers de migrants et de réfugiés affluant depuis la Serbie dans l’espoir de pénétrer dans l’Union européenne via la Hongrie, se heurtent à des obstacles qui se font toujours plus nombreux, qu’il s’agisse d’une clôture de barbelés et le risque de finir en prison d’un côté, ou des champs de mines et les montagnes de l’autre.

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Les Echos | Le 18/08 à 19:20
Rien îles grecques, 21.000 migrants arrivés l'espace d'une semaine.
Rien que dans les îles grecques, près 21.000migrants sont arrivés en l’espace d’une semaine. -Santi Palacios/AP/SIPA

107.500 migrants ont atteint les frontières de l’Union européenne en juillet, un troisième record consécutif mensuel.

Depuis des mois , l’Europe peine à trouver la réponse face à la hausse des arrivées de migrants sur ses côtes et les chiffres révélés ce mardi par Frontex témoignent une fois de plus de l’urgence de la situation. D’après l’agence chargée des frontières extérieures de l’espace Schengen, 107.500 personnes ont rejoint, en juillet, les frontières de l’Union européenne.

Un chiffre qui a triplé par rapport au même mois l’an dernier et qui constitue « le troisième record consécutif mensuel, bien supérieur à celui de 70.000 en juin », selon le communiqué de l’agence qui a son siège à Varsovie.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/021267735631-plus-de-100000-migrants-ont-rejoint-les-frontieres-de-leurope-en-juillet-1145241.php?JgszJoXF0ix2Tqzk.99

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Angela Merkel et Tomislav Nikolic, Juillet  9, 2015

La chancelière allemande Angela Merkel a entamé hier une tournée de deux jours dans les Balkans occidentaux – Albanie, Serbie et Bosnie-Herzégovine.

La chancelière a l’intention d’évoquer les perspectives d’adhésion de ces pays à l’Union européenne. Compte tenu de l’influence économique croissante de la Russie dans la région, Bruxelles et Berlin doivent persuader à tout prix les dirigeants des Balkans de la fiabilité de la ligne européenne.

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Drapeaux de l'UE

Par Jacques Sapir

L’Union européenne, par la voix de ses dirigeants comme de ceux de ses pays membres, se prévaut des plus hautes valeurs ; elle en donne dans la pratique une image bien différente, n’hésitant pas à piétiner tant la démocratie que la souveraineté de ses membres.

L’Union européenne prétend instaurer des règles communes et des solidarités entre les pays membres, et même au-delà; les faits démentent tragiquement, et ceci de plus en plus, les idées de solidarité, et ceci même en son sein. Ces deux contradictions alimentent la crise à la fois politique et économique que connaît l’UE. Elles en minent les fondements et obscurcissent de manière considérable l’avenir.

Le révélateur grecLe traitement infligé à la Grèce est un bon exemple de la réalité des pratiques au sein de l’Union européenne; ajoutons qu’il n’est hélas pas le seul. Mais, il sert de révélateur et il expose l’hypocrisie profonde de la construction européenne.

Rappelons les faits: la Grèce a connu une crise de la dette souveraine au début de 2010, dont les conséquences risquaient d’être couteuses pour les banques des principaux pays européens qui avaient prêté, en toute connaissance de cause et en raison de taux d’intérêt hautement rémunérateurs, à ce pays. Les différents plans qualifiés « d’aide » à la Grèce n’ont eu pour raison d’être que d’éviter un défaut afin de permettre aux banques privées, essentiellement françaises et allemandes, de se dégager et revendre les titres grecs qu’elles avaient achetés. Ces plans « d’aide » ont considérablement alourdi la dette. Ils ont eu pour contrepartie des plans d’austérité, mis en œuvre par ce que l’on a appelé la « Troïka », c’est à dire la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ces plans d’austérité ont à leur tour provoqué une crise économique et sociale de grande ampleur en Grèce, avec un taux de chômage de plus de 25%, une paupérisation galopante, et une destruction du système de protection sociale. Cette austérité a été imposée à la Grèce par des équipes d’experts envoyés par la « Troïka » qui sont venus s’installer dans les ministères et qui ont dicté leurs conditions.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150427/1015854870.html#ixzz3YaUfANAZ

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Pour Le Soir, la célèbre diplomate palestinienne a accepté d’expliquer les raisons de son départ et de revenir sur son bilan et ses frustrations, y compris son opinion, nuancée, sur les institutions européennes qu’elle a fréquentées pendant dix ans.

Leila Shahid: «Je pars avec tristesse et colère»

Leila Shahid n’est plus l’ambassadrice de la Palestine à Bruxelles auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Grand Duché du Luxembourg. Son départ, à 65 ans, est irrévocable. Les efforts du président palestinien Mahmoud Abbas pour la retenir auront été vains. Diplomate hors pair, elle prend une retraite qui sera peut-être interrompue par l’une ou l’autre mission ponctuelle pour la Palestine. Pour Le Soir, la célèbre diplomate palestinienne a accepté d’expliquer les raisons de son départ et de revenir sur son bilan et ses frustrations, y compris son opinion, nuancée, sur les institutions européennes qu’elle a fréquentées pendant dix ans. Les amis de la Palestine en Europe disent qu’ils la regrettent déjà. C’est que Leila Shahid a toujours fait montre de telles qualités diplomatiques offensives que ses ennemis la craignent autant que ses amis l’adulent. Ses combativité et pugnacité ont fait les beaux jours des plateaux télévisés français dont les débats sur le Proche-Orient ont perdu beaucoup de leur sel quand, en 2005, elle choisit Bruxelles et surtout l’Europe, pour représenter son pays en devenir. Née en 1949 à Beyrouth dans une famille aux riches racines palestiniennes, dont par sa mère la prestigieuse famille Husseini, de Jérusalem, Leila Shahid n’a jamais vécu en Palestine mais « la cause » a marqué sa vie depuis toujours et pour toujours.

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Pourquoi prenez-vous votre retraite à la surprise de beaucoup de monde, à commencer par votre président, Mahmoud Abbas ?

Tout simplement parce que je pense que dans la vie il y a des cycles, comme dans l’histoire d’ailleurs, et ici il y a un cycle qui se termine, à mes 65 ans. Ca fait 25 ans que je suis ambassadeur de Palestine. J’avais accepté la proposition de Yasser Arafat de devenir la première représentante palestinienne féminine en 1989 peu après le début de la première intifada (soulèvement) dans les territoires occupés. Il m’avait retrouvée à l’époque au Congrès du Fatah, à Tunis et il m’avait dit, de manière très volontaire, « cette intifada est quelque chose d’extraordinaire, les femmes y jouent un rôle très important, elles sont à l’avant-garde des manifestations, je souhaite nommer des femmes comme représentantes de l’OLP et j’ai décidé que tu serais la première ». J’avais commencé par lui dire non, que ma vie était ailleurs, au Maroc, avec mon mari l’écrivain Mohammed Berrada. Je ne voulais pas passer du statut de militante à celui de fonctionnaire. Mais il s’est ligué avec la complicité de mon mari pour me piéger et me faire accepter le poste de l’Irlande. Après cette mission, il y a eu les Pays- bas, puis le Danemark, l’Unesco, La France et finalement les dix dernières années à Bruxelles. J’ai beaucoup aimé ce cycle de ma vie qui a été consacré à une période historique, à savoir l’espoir d’une paix à la fin de la première intifada, les accords d’Oslo qui sont la conséquence de cette intifada et la diplomatie internationale qui a suivi les accords. J’ai vécu l’espoir que cela a suscité mais aussi les déceptions qui ont suivi.
J’ai été très heureuse à Bruxelles, chez les citoyens belges avec qui je me suis très bien entendu. Je me suis sentie chez moi dans ce petit pays très spécial, et je regretterai les Belges et cette ville que j’ai adorée. Mais je pense que j’arrive réellement à un moment où j’ai le sentiment que je ne peux pas en faire plus, sur le plan diplomatique. Ce serait refaire du même et je n’ai plus la même motivation dans ce secteur diplomatique. Ça ne veut pas du tout dire que je prends ma retraite de la Palestine, ni de sa cause ! J’ai envie de faire plein d’autres choses que je n’avais pas la possibilité de faire tant que j’étais ambassadeur, je dirais plus dans le domaine culturel, artistique, social et politique, mais plutôt avec la société civile, en Palestine et dans la diaspora.
Dans ma vie, il y a eu comme cela des cycles naturels comme les saisons ! J’avais déjà 40 ans quand je fus nommée ambassadeur mais j’avais déjà commencé à militer pour la Palestine quand j’avais 18 ans. Comme citoyenne, comme quelqu’un qui a eu la chance par son itinéraire de voir littéralement naître la révolution palestinienne en 1967. Car même si l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) est née en 1964, elle est devenue après la défaite de 1967 un mouvement de libération nationale de masse portée par toutes les communautés palestiniennes au monde. Je suis née à Beyrouth où se trouvait la majeure partie des dirigeants de toutes les organisations de l’OLP. J’ai eu la chance de les côtoyer, de travailler avec eux à un moment historique pour la Palestine, surtout avec le président Arafat. Entre ces deux cycles de ma vie, il y a eu une période où je me suis un peu éloignée au Maroc avec mon mari de 1977 à 1989. J’avais besoin à l’époque de ce recul, l’intifada de 1987 m’a rattrapée et j’ai accepté la proposition de devenir l’ambassadeur de cette intifada qui a permis Oslo, dont la contribution principale à mes yeux a été de ramener le mouvement national en Palestine.
Maintenant, la boucle est bouclée, le Luxembourg a reconnu à la Palestine le statut de mission diplomatique et au représentant palestinien le statut d’ambassadeur. La Belgique avait fait la même chose un an auparavant. Dorénavant, nous sommes une mission de Palestine avec le chef de poste qui a rang d’ambassadeur. Ca aussi c’est un cycle qui se termine. Je pense en particulier avec beaucoup d’émotion à mon ami Naïm Khader (délégué de l’OLP à Bruxelles assassiné devant l’ULB en juin 1981, NDLR), qui n’a hélas pas terminé son cycle avec un rehaussement diplomatique mais par un assassinat, une mort prématurée, et une grande perte pour la cause palestinienne.


Vous avez observé depuis dix ans le comportement de l’Europe politique, dans toute sa complexité organique, globalement, quel jugement portez-vous sur l’Union européenne ?

C’est moi qui ai choisi de venir à l’Union européenne. Après Paris, alors que l’OLP avait décidé d’adopter par une loi votée au Conseil législatif en 2004 une limite en temps aux postes d’ambassadeur (quatre ans, comme cela se fait ailleurs dans le monde entier), on m’a dit que je devais quitter Paris où je me trouvais depuis treize ans et qu’on m’avait nommée à Washington. Surprise totale de mon ami et ministre des affaires étrangères d’alors, Nasser el-Kidwa, quand je lui ai dit « merci beaucoup mais je ne veux pas de ce poste ! » (Rires). À l’époque c’était George W. Bush qui était président, on était en pleine guerre en Irak et je trouvais que cela eût été malhonnête d’aller dans un pays où je considérais que le président devait passer devant un tribunal pénal international pour crimes de guerre ! Mon ministre m’a dit qu’il avait voulu me faire un honneur avec ce poste dans l’État le plus important du monde mais que, dans ces conditions, je pouvais choisir une autre destination. J’ai bien réfléchi et j’ai choisi l’Union européenne, parce que j’y crois. Je crois en son avenir, même si je trouve que le mécanisme de ses fonctionnements institutionnels a encore besoin de beaucoup d’amélioration. Surtout sur le plan de la politique étrangère, où les États membres prennent difficilement leurs décisions à 28 sur le plus petit dénominateur commun ! Empêchant souvent la Haute représentante pour la sécurité et la politique étrangère de faire son travail !
Comme vous le dites, l’Union européenne est une machine très complexe, qui n’a pas d’égale, entre le Conseil, qui représente les gouvernements, la Commission qui a aujourd’hui une aile diplomatique (le Service européen d’action extérieure) et un Parlement où l’on trouve plus de sept cent cinquante députés élus au suffrage universel, émanation des peuples d’Europe mais qui n’a pas de pouvoir direct sur les décisions du Conseil. Certes, depuis le Traité de Lisbonne, le pouvoir du Parlement européen est un peu plus important. Mais j’ai vécu ces dix années comme étant une période où l’Europe reste un projet en devenir, où le débat de fond fait défaut, sauf au Parlement européen. Quand on passe de six membres à vingt-huit, il est évident que l’élargissement après la chute du Mur a été un séisme. Ce qui m’a agacée profondément c’est l’absence de vote au Conseil : tout se fait par consensus, que ce soit au Conseil ou au Parlement. J’ai fini par comprendre cette tradition du consensus en constatant que si on voulait unir l’Europe de l’Est et de l’Ouest, des États séparés par un mur pendant un demi-siècle, il fallait accepter l’idée du consensus, qui unit au lieu de diviser. Je crois que, très vite, l’Europe va devoir décider qu’elle ne peut pas continuer à fonctionner par consensus parce que c’est quelquefois le meilleur alibi pour ne pas prendre les décisions nécessaires. Et l’Europe est devant des défis historiques face à ses peuples et face à sa propre histoire. Je pense en particulier à la crise en Ukraine, je pense à la crise grecque, à celle de l’euro, à la crise financière, à la crise de l’Europe face au partenariat méditerranéen, avec des révolutions arabes qui ont eu lieu mais qui, malheureusement, au lieu de déboucher sur des vraies démocraties – je mets la Tunisie à part – ont abouti à une forme de pathologie politique qui prend en otage la religion et qui a donné naissance à Daesh, le Front al-Nosra ou Al-Qaïda. Une crise qui est directement une conséquence de l’irresponsabilité de la politique américaine de Mr George Bush et de ses alliés en Afghanistan et en Irak, c’est-à-dire la destruction des structures sociales de ces sociétés qui les a réduites à des tribus qui s’affrontent, ce qui a donné naissance à une instrumentalisation de l’islam salafiste qui nous vaut aujourd’hui les horreurs que nous voyons et qui ne se limitent plus aux États arabes, mais qui arrivent à Bruxelles, Paris ou Copenhague, et qui ne sont hélas ! pas terminées.


Comment voyez-vous l’UE et la Palestine ?

En proposant de venir à Bruxelles, j’avais en tête une diplomatie de soutien à la construction des institutions étatiques. Les premiers à parler du Droit à l’autodétermination, c’étaient les Européens à Venise en 1980. Les Américains eux étaient persuadés que le problème d’Israël devait être réglé avec les pays arabes, notamment l’Egypte la Syrie à cause de l’implication de leurs armées en 1967 et 1973. Moi qui avais vu à l’époque naître le mouvement national palestinien dans les camps de réfugiés au Liban, ça m’avait interpellé. Le terme « autodétermination », je l’avais vécu comme aspiration populaire avant de l’assimiler comme but juridique. C’est un peuple qui dit :  je veux gérer mon destin comme peuple, je ne suis pas un problème de réfugiés qui cherchent de l’aide humanitaire, je suis un peuple dépossédé de sa patrie, de sa terre, de son identité, et même de son nom, comme le dit si bien l’historien palestinien Elias Sanbar, et je veux être réhabilité en tant que peuple, en tant que nation .
Mais je dois aussi dire où le bât blesse en Europe. Autant j’ai été conforté dans l’idée que l’Europe comprend le monde arabe mieux que les Américains, autant j’ai été horrifiée de voir combien l’Europe est paralysée face à Israël. Pa-ra-ly-sée ! Comme si cette Europe immense, qui a connu deux guerres mondiales, qui compte aujourd’hui un demi-milliard de citoyens, qui est le groupe régional le plus riche au monde, qui a des partenaires dans son voisinage « au sud » , était incapable de respecter et de faire appliquer ses valeurs (les Droits de l’Homme et le Droit international ), ses conditions pour les accords d’association avec ses partenaires méditerranéens, à tous les États de la même manière ! Il y a un partenaire à qui on accorde une impunité totale devant les violations du Droit. Un État qui est placé au-dessus du Droit et qui est devenu ainsi un État hors-la-loi, c’est Israël ! En pratique, l’UE adopte d’excellentes résolutions à tous ses conseils ministériels, mais refuse de les mettre en œuvre en prenant les mesures nécessaires pour les faire appliquer par les autorités israéliennes. Que cela soit au niveau des violations quotidiennes de la population sous occupation, que cela soit concernant la colonisation qui est en train d’annihiler le projet de deux États ou que cela soit à propos de la destruction de tout ce que l’UE a construit depuis 25 ans dans les territoires occupés pour l’infrastructure d’un État à venir. Car c’est bien l’Union européenne qui a investit le plus – pas comme les Américains pour l’aide humanitaire – mais pour la construction d’un État. Et elle a, à travers les six sous-comités de notre accord d’association avec elle, formé l’administration d’un État. Alors, comment laisse-t-on Israël détruire cette infrastructure ?! Et c’est la même UE qui nous demande de reporter la déclaration de notre État en nous disant de le faire « en temps opportun ». Mais quand donc viendra le moment opportun ? Quand il n’y aura plus de territoires disponibles parce que les colonies israéliennes auront tout dévoré ? Certains disent qu’un État palestinien n’est déjà plus viable, car il ne reste que des poches, des « bantoustans » séparés les uns des autres. La situation est d’une gravité extrême.


Partez-vous avec des regrets personnels par rapport à vos objectifs ?

Je pars très heureuse des rapports que j’ai établis avec les partenaires politiques avec lesquels j’ai travaillé, pas tous car je n’ai pas eu que des amis parmi eux. Je pars très heureuse des relations établies avec les sociétés civiles en Europe, et en particulier en Belgique, au Luxembourg et en France, où j’ai été témoin de l’apport extraordinaire du mouvement de solidarité et des réseaux associatifs de la société civile européenne, ainsi que les élus parlementaires et les collectivités locales. Je suis très fière des rapports que j’ai établis avec les militants juifs européens en Belgique, au Luxembourg et en France. Mais je garde une profonde déception, et surtout une profonde douleur que durant ces 25 ans au lieu de voir le sort de mon peuple s’améliorer, autant sous occupation que dans les camps de réfugiés, je constate que sa situation est plus tragique que jamais et que la dignité à laquelle il a droit, la souveraineté à laquelle il aspire, s’éloignent. La situation la plus tragique est surement celle de la population de Gaza toujours assiégée, affamée, abandonnée à son sort après trois guerres criminelles en sept ans, menées par l’armée israélienne, et des promesses généreuses (cinq milliards de dollars) faites par la Conférence des donateurs en octobre dernier, mais pas réalisées. La population à Jérusalem Est, elle, est prise en étau par les colonies israéliennes qui poussent comme des champignons à l’est de la ville, mais aussi en plein centre arabe et un mur haut de neuf mètres, qui isole la ville de toute la Cisjordanie. Laquelle Cisjordanie toujours séparée en territoires A, B et C, 16 ans après la date de 1999 où les accords d’Oslo prévoyaient la fin de la période intérimaire (et nous aurions pu alors déclarer notre État), et qui ressemble plus à une série de ghettos assiégés qu’au territoire d’un État viable. Des réfugiés dans les camps du Liban et de la Syrie qui préfèrent se jeter à la mer que de vivre comme des apatrides. Alors les mots frustration, déception ou regret ne suffisent pas. Je pars avec un sentiment de douleur et de colère. De douleur parce que je partage le sort de mon peuple qui ne mérite pas d’être traité de cette manière par la communauté internationale. Un sentiment de colère parce que mon peuple a droit, comme tous les peuples du monde, à être protégé par le Droit international d’après les Conventions de Genève.
En réalité, nous n’avons pas besoin de nouvelles résolutions, toutes les résolutions existent déjà à l’ONU et à l’Union européenne. Tout le monde connaît la solution, mais personne n’a le courage de la mettre en œuvre. C’est celle de deux États vivant côte à côte, et c’est nous qui l’avons proposée à Israël et pas l’inverse. La reconnaissance de l’État Palestinien est un Droit pour nous et un devoir pour la communauté internationale parce qu’il protégera le territoire de la colonisation galopante qui est en train de détruire la solution des deux États, et protégera la population civile des violations militaires israéliennes quotidiennes.
L’Histoire jugera le courage ou la lâcheté de la communauté internationale. Pour ma part je vais m’investir dans des actions qui peuvent contribuer, avec mes compatriotes et leurs amis dans le monde, à renforcer la résilience, la créativité, l’humanisme et la vitalité extraordinaire de la société civile palestinienne où qu’elle se trouve, en Palestine comme dans la diaspora. Je suis persuadée que mon peuple a assez de ressources et de foi dans la vie pour triompher un jour ; mais je serais moins en colère et moins peinée si je savais qu’il sera soutenu dans cette tache immense.
Propos recueillis par Baudouin Loos

http://blog.lesoir.be/baudouinloos/2015/03/07/leila-shahid-je-pars-avec-tristesse-et-colere/

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L'UE doit renoncer aux sanctions contre la Russie (député français)

PARIS, 10 octobre – RIA Novosti/La Voix de la Russie L’Union européenne doit renoncer à la politique de sanctions face à la Russie en faveur d’une approche sobre et sans émotions, estime le député de l’Assemblée nationale, co-président de l’association Dialogue franco-russe Thierry Mariani (UMP).

Selon le parlementaire, l’heure est venue pour l’UE de revenir au dialogue avec Moscou afin de cesser d’exposer les pays membres de l’Union aux dangers présentés par la politique de sanctions « à courte vue ».

M.Mariani rappelle que l’UE est aujourd’hui contrainte d’affecter une aide financière se chiffrant en centaines de millions d’euros pour pallier les pertes subies par ses agriculteurs en raison de l’embargo imposé par Moscou sur les produits alimentaires européens.

Les relations entre Moscou et l’Occident se sont dégradées en raison de la crise en Ukraine et le rattachement de la péninsule de Crimée à la Fédération de Russie. Fin juillet, les Etats-Unis et l’Union européenne ont décrété des sanctions contre plusieurs personnalités politiques, homme d’affaires et secteurs entiers de l’économie russe.

Début août, Moscou a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Australie, du Canada et de la Norvège, en réponse aux sanctions occidentales.

RIA Novosti

http://french.ruvr.ru/news/2014_10_10/LUE-doit-renoncer-aux-sanctions-contre-la-Russie-depute-francais-4959/

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Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Manuel Valls se trompe de cible Par François Schaller

La visite du premier ministre français à Londres laisse des doutes sur la force de conviction de la France en Europe. Manuel Valls s’adressait à un parterre d’industriels et d’investisseurs, mais ce n’était évidemment pas un huis clos. C’est à l’ensemble des Britanniques qu’il parlait.


Messieurs les Français, tirez les premiers !

N’ont-ils pas entendu que le Royaume-Uni, la City en particulier, aurait tout à perdre de quitter l’Union européenne en 2017, année d’un référendum redouté? C’est probablement ce que les eurosceptiques voulaient entendre le plus vite possible venant d’un Français: une ingérence caractérisée dans les affaires intérieures du royaume. Qui donc, à part les Britanniques, savent ce qui est bon pour eux?

Etait-ce une bonne chose d’évoquer par ailleurs les insuffisances démocratiques de l’Union européenne à Londres? Où l’on pense depuis trois cents ans que l’Angleterre est la patrie d’origine…

Voir l’article original 221 mots de plus

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Fini les blagues. Le conservateur Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui remplacera José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne le 1er novembre, a présenté mercredi 10 septembre, son « collège » de 26 commissaires. A l’énergie et au climat, c’est l’espagnol Miguel Arias Cañete qui est proposé. Mais son pedigree en fait bondir plus d’un.

4485214_5_5db5_jean-claude-juncker-le-10-septembre-a_c4768f80ce86594805c68d3e19db8d70Dans les instants qui suivent la publication de la composition de l’équipe Juncker, la twittosphère s’agite. En France, l’ex-ministre de l’Écologie et de l’Énergie fait les questions et les réponses.

Un peu plus tôt, le journaliste Idafe Martin Pérez publiait l’extrait d’une déclaration d’intérêt de son compatriote M. Arias Cañete  mettant en évidence ses liens avec l’industrie des hydrocarbures.

Voir l’article original 167 mots de plus

Energie : la politique de l'Ukraine dangereuse pour l'UE (PM slovaque)

PRAGUE, 14 août – RIA Novosti/La Voix de la Russie Les décisions de l’Ukraine dans le domaine gazier sont « étranges » et pourraient nuire à l’Union européenne, a déclaré le premier ministre slovaque Robert Fico lors d’une rencontre avec les représentants de compagnie énergétiques.

« Il est étrange qu’un Etat qui a signé un accord d’association avec l’UE et que l’Union européenne souhaite aider adopte des mesures susceptibles de nuire l’UE au lieu de coordonner ses démarches avec cette dernière », a indiqué Robert Fico, cité par le journal slovaque Pravda.

Le chef du gouvernement slovaque exprimait sa préoccupation concernant la loi ukrainienne prévoyant l’interdiction du transit de ressources énergétiques russes via le territoire de l’Ukraine.

Selon le premier ministre, la Slovaquie a entrepris des mesures concrètes afin d’aider l’Ukraine. A partir du mois de septembre, Bratislava est prête à fournir au pays du gaz en flux inversé. Mais si la Slovaquie venait à souffrir d’un manque de combustible en raison de l’arrêt des livraisons russes, elle penserait avant tout à ses propres intérêts.

Robert Fico a en outre qualifié d’absurdes les sanctions aussi bien occidentales que russes, ajoutant que ces mesures n’étaient jamais utiles, soulignant la nécessité d’autres solutions.

RIA Novosti

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_14/Energie-la-politique-de-lUkraine-dangereuse-pour-lUE-PM-slovaque-9132/

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Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

Ukraine: l'UE lève l'embargo sur les livraisons de matériel militaire (Moscou) - 2

15:55 02/08/2014
MOSCOU, 2 août – RIA Novosti

Les pays de l’Union européenne se sont entendus en toute discrétion sur la levée des restrictions frappant les livraisons à l’Ukraine de matériel militaire susceptible d’être utilisé dans le cadre de la répression, a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

« Nous avons remarqué qu’au cours d’une récente réunion du Conseil européen à Bruxelles, les leaders des pays membres se sont entendus en toute discrétion sur la levée des restrictions frappant l’exportation en Ukraine d’armements susceptibles d’être utilisés pour des répressions intérieures. Ils ont également autorisé l’exportation de technologies et d’équipement militaires », lit-on dans un commentaire de la diplomatie russe publié samedi.

« Les limitations avaient été introduites sur décision du Conseil de l’UE le 20 février, c’est-à-dire au moment où le président Ianoukovitch était au pouvoir, et où de violents affrontements se déroulaient sur la Place Maïdan entre les nationalistes radicaux armés et des organes des forces de l’ordre pratiquement désarmés. L’Union européenne avait alors jugé incorrect de livrer des équipements spéciaux et des armements au « régime de Ianoukovitch ». Désormais, malgré la poursuite par les autorités actuelles de Kiev de l’opération militaire dans le sud-est du pays, l’UE a jugé nécessaire de reprendre la délivrance de licences pour l’exportation de matériel spécial et d’équipement militaire à plein régime », poursuit le communiqué.

« La décision du Conseil n’est pas seulement pétrie de doubles standards, mais elle va en outre à l’encontre des règles adoptées par l’Union européenne sur le contrôle des exportations de technologies et équipements militaires. Les règles en question ont été approuvées sur décision du Conseil de l’UE du 8 décembre 2008 (2008/944/GFSP) », indique le ministère.

Selon la diplomatie russe, les critères en question appellent à ne pas fournir de licence d’exportation de technologies et équipements susceptibles de provoquer ou de prolonger un conflit armé dans le pays de destination.

« Nous appelons de nouveau nos collègues de l’UE à faire preuve de bon sens, et à ne pas suivre la conjoncture et les injonctions en provenance de Washington », indique le communiqué.

Selon la diplomatie russe, « il n’est pas trop tard pour rétablir cette interdiction ». « Sans cela, la responsabilité de l’Union européenne dans la poursuite de l’effusion de sang dans le sud-est de l’Ukraine augmentera », constate la diplomatie russe.

 

SOURCE: http://fr.ria.ru/world/20140802/202015920.html

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