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Des migrants se reposent, lundi, à Nickelsdorf, après avoir traversé la frontière entre la Hongrie et l'Autriche.Par Jean-Jacques Mevel
Mis à jour le 14/09/2015 à 22:47
Publié le 14/09/2015 à 20:00
Réunis à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur de l’UE se sont penchés sur le contrôle effectif des frontières extérieures. Ils se sont engagés sur le principe d’une relocalisation de 120.000 réfugiés supplémentaires mais pas sur une répartition contraignante.

La fusée de détresse tirée par l’Allemagne est loin d’avoir ressoudé l’équipage européen, mais elle force déjà le navire à changer de cap. L’UE s’est décidée hier à traiter le problème des réfugiés en amont: faire un tri systématique entre migrants et demandeurs d’asile dès qu’ils mettent le pied sur le Vieux Continent – en Grèce surtout -, plutôt que se déchirer sur la répartition future d’un contingent de réfugiés à chaque heure plus déconnecté de la réalité.

Six jours après que Jean-Claude Juncker a demandé à 25 des 28 pays de l’UE de se répartir 160.000 réfugiés, les ministres de l’Intérieur ont inversé la priorité. Avant de s’intéresser aux destinations finales, il s’agit de filtrer ceux qui arrivent aujourd’hui et de régler le sort de ceux qui errent déjà à l’intérieur de l’«espace» Schengen. «Un contrôle effectif de la frontière (extérieure de l’UE) est l’impératif de la gestion migratoire», insiste le texte discuté lundi Bruxelles.

Après la monnaie commune, l’UE voit menacé son autre grand chantier d’intégration. L’Allemagne, débordée peut-être mais sûrement résolue, fait monter les enchères. Elle a rétabli des contrôles aux frontières – principalement avec l’Autriche – mais sans bloquer le flot de ceux qui cherchent l’asile en terre germanique. Puissance centrale, elle fait comprendre que sans elle, il n’y a pas de libre circulation en Europe. Pour preuve, l’Autriche et la Slovaquie ont dû embrayer lundi. La Pologne, les Pays-Bas, la Belgique et même la France y songent, avec plus ou moins de rigueur. La Hongrie a basculé depuis longtemps. Ces mesures «exceptionnelles» et «temporaires» sont permises par le code de Schengen. L’effet domino crève pourtant les yeux.

Une vraie garde frontalière

Pour Berlin et Paris, la clef du dilemme se trouve désormais dans la mise en place effective de guichets d’entrée obligatoires (hotspots) en Grèce, au sud de l’Italie, ainsi qu’en Hongrie pour ceux qui sont passés à travers. Bernard Cazeneuve et l’Allemand Thomas de Maizière ont enfoncé ce clou lors d’un aparté avec leurs trois homologues grec, italien et hongrois. L’idée n’est pas nouvelle, mais peine à se concrétiser. En Italie, les deux tiers des nouveaux arrivants seraient désormais enregistrés et identifiés, avec prise d’empreintes, d’après des statistiques officieuses. Budapest refuse tout hotspot, parce qu’elle craint plus que d’autres d’avoir sur les bras des «camps» dans lesquels viendraient s’entasser les laissés-pour-compte.

LIRE: http://www.lefigaro.fr/international/2015/09/14/01003-20150914ARTFIG00344-les-migrants-font-voler-en-eclats-l-espace-schengen.php

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Espace-Schengen_large_carteLe président finlandais Sauli Niinisto a déclaré mardi qu’il était préoccupé quant à la capacité de l’espace Schengen à faire face à l’afflux massif de réfugiés.

« La libre circulation (des personnes) ne doit pas signifier une circulation incontrôlable », a déclaré M. Niinisto en s’adressant à des diplomates finlandais.

Ces propos surviennent à la suite d’appels de plus en plus pressants de différents pays composant l’espace Schengen pour restaurer les contrôles à la frontière.

Selon M. Niinisto, la crise des réfugiés était une épreuve pour l’accord de Schengen, qui supprime les contrôles de routine à la frontière entre les pays membres de l’UE.

Cet accord ne permet que des contrôles temporaires, par exemple pour assurer la sécurité suite à un événement majeur. Le nombre de réfugiés s’installant dans certains pays de Schengen a depuis suscité des débats.

L’Europe est confrontée à un conflit entre ses différentes valeurs et possibilités, a estimé M. Niinisto.

« L’honneur du monde civilisé réclame que ces gens reçoivent de l’aide, mais d’un autre côté les limites de la capacité d’accueil peuvent être atteintes », a-t-il dit.

Concernant la situation de sécurité en Finlande, M. Niinisto a déclaré que son pays n’était pas responsable de la défense des pays baltes situés plus au sud.

Il a même écarté l’idée d’une responsabilité partielle.

« De temps à autres j’entends des idées sur une responsabilité partielle dans la défense des pays baltes. Cependant, la Finlande n’est pas en mesure de fournir des garanties de sécurité à d’autres pays car la Finlande elle-même n’a aucune garantie de sécurité », a-t-il dit.

SOURCE: http://french.peopledaily.com.cn/International/n/2015/0826/c31356-8941769.html

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Afflux de réfugiés : les pays des Balkans demandent à l’UE d’intervenir en urgence [26-08-2015, 09:39] Les pays des Balkans s’inquiètent fortement de l’afflux de réfugiés ces derniers mois et certains dirigeants ont appelé lundi à plus d’intervention des pays de l’Union européenne (UE).

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