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PORTRAIT

L’ancien président de l’UMP a été mis en examen ce mardi…

UMP: Jean-François Copé, l’ambitieux qui s’est brûlé les ailes

Nadia et Jean-François Copé lors de la "fête de la violette" à La Ferte-Imbault dans le centre de la France, le 6 juillet 2013 Nadia et Jean-François Copé lors de la « fête de la violette » à La Ferte-Imbault dans le centre de la France, le 6 juillet 2013 – Alain Jocard AFP  20 Minutes avec AFP

Jean-François Copé, mis en examen ce mardi pour «abus de confiance» dans l’affaire des pénalités de Nicolas Sarkozy, a vu ses ambitions élyséennes se fracasser après s’être brûlé les ailes à la tête de l’UMP, dont il a été chassé au printemps dernier.

«En 2017, la présidentielle se jouera entre Manuel Valls et moi!», confiait il y a quelques années celui qui a coché, en fidèle chiraquien, la plupart des cases du parcours politique classique: maire d’une grande ville, député, plusieurs fois ministre de 2002 à 2007 (Relations avec le Parlement, Ministère délégué à l’Intérieur, Budget), président du groupe UMP à l’Assemblée et chef du premier parti de France.

Depuis toujours, cet ambitieux assumé, 50 ans, consacre chaque seconde à son objectif clairement affiché: Conquérir l’Elysée.
Objectif Elysée

S’il a toujours entretenu avec Nicolas Sarkozy une relation complexe, passée, dit-il, par «toutes les couleurs de l’arc-en-ciel», il partage avec lui le même rêve d’enfant, la même obsession: devenir président de la République. En se mariant, en 1991, ne lance-t-il pas à des invités interloqués: «Vous avez de la chance, vous venez d’assister au mariage du futur président» ?

A la surprise générale, il convainc, à l’automne 2010, Nicolas Sarkozy de lui confier les clefs de l’UMP. Du donnant-donnant. En retour, il mène sa campagne à «1.000%» en 2012. «Il a fait le job», reconnaît son ancien ennemi numéro un Xavier Bertrand.

«Petit Français de sang mêlé» lui aussi, (aïeux juifs roumains côté paternel, famille maternelle séfarade débarquée d’Algérie) Copé a retenu le premier conseil donné par Sarkozy: «en politique, on ne te donnera jamais rien ! Il ne faut pas demander, il faut prendre !»

Un précepte que «JFC» applique à la lettre en conquérant à la hussarde, en 1995, la ville de Meaux. De culot il ne manque pas non plus pour s’imposer, à la tête des députés UMP (2007-2010), «placard à balais» où Sarkozy a espéré le neutraliser, comme un personnage clé de la droite.
Victoire à la Pyrrhus

Après la défaite de 2012, il n’oublie pas cet autre conseil sarkozyen: «En politique, ce qui compte, ce ne sont pas les mandats, c’est le parti». Il se lance dans un duel sanglant avec François Fillon et s’empare de la présidence de l’UMP au terme d’une élection contestée par l’ex-Premier ministre, qui se dit «volé».

Cette victoire à la Pyrrhus, «c’est son péché originel», dit un ténor UMP. Il n’a jamais été considéré comme le chef légitime.

Mais il voulait coûte que coûte contrôler «le magot» du parti. Son talon d’Achille, «c’est son goût pour l’argent», dénoncent ses détracteurs, pas étonnés de voir son nom mêlé à l’affaire Bygmalion.

«Clanique» pour ses ennemis, il est apprécié pour sa «fidélité sans faille en amitié» par ses proches. «Il est souvent jugé cassant mais c’est un pudique et un grand affectif», assure son ami Christian Jacob.

Né à Boulogne-Billancourt le 5 mai 1964, Copé grandit dans les beaux quartiers de Paris. Lycée Victor-Duruy, Sciences-Po puis l’Ena… Lui qui, à 7 ans, affiche fièrement une photo du gouvernement Pompidou au-dessus de son lit, adhère tout naturellement au RPR.

Diète médiatique

En 1995, il reste fidèle jusqu’au bout à Chirac. Dans la foulée de la présidentielle, ce suppléant de Guy Drut devient député de Seine-et-Marne mais est fauché deux ans plus tard par la fameuse dissolution. Sa dernière défaite jusqu’à sa démission forcée de la présidence de l’UMP.

S’il a longtemps fait mentir le titre d’un de ses livres «Promis, j’arrête la langue de bois», Copé se lance à l’UMP dans les formules choc, comme le «pain au chocolat» ou le «racisme anti-Blancs», en néo-converti à la droite «décomplexée».

Remarié en 2011 avec Nadia, qui l’accompagne partout sur le terrain, il est père de quatre enfants. Depuis son éviction de l’UMP, Jean-François Copé a réactivé son club Génération France mais s’astreint à une diète médiatique: un effort surhumain pour ce boulimique de plateaux télévisés.

source: http://www.20minutes.fr/politique/1532531-20150203-ump-jean-francois-cope-ambitieux-brule-ailes

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l’ENA à Strasbourg

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Notre élite administrative et politique se considère comme la matrice de la pensée unique et se sent intouchable malgré ses échecs étourdissants.
Cette élite devrait être au service de la Nation mais surtout ne pas se prendre pour la Nation ! Et pourtant, nous avons besoin d’une élite multiculturelle, ouverte, à géométrie variable, utilisant la pensée transverse pour ne pas alourdir les charges qui pèsent sur les entreprises créatrices de richesse et sur les citoyens.
Que dire lorsque 70% du gouvernement est directement issu de la fonction publique constituée de nombreux Enarques et de membres des grands corps de l’Etat.
Au Sénat, 41% des sénateurs sont des fonctionnaires et à l’Assemblée Nationale prés de 30% de députés sont issus de la fonction publique, en tenant compte des retraités anciens fonctionnaires ! Nous constatons qu’il existe bien des liens très étroits entre pouvoir politique et haute fonction publique. Leur emploi est statutairement totalement sécurisé pour éviter les pressions des politiques, or la plupart de nos politiques sont des fonctionnaires ! Hormis la terrible consanguinité et l’oligarchie, il n’existe plus d’indépendance qui amène les politiques, par ailleurs fonctionnaires, à voter le budget de l’Etat, pour préserver leurs privilèges.
Il faut donc mettre fin à l’éligibilité des fonctionnaires et s’ils souhaitent se faire élire ils doivent démissionner de leurs fonctions.
Cette disposition s’applique d’ailleurs déjà dans pratiquement toutes les démocraties occidentales.
Voilà le challenge pour « dégraisser le mammouth »  lorsque l’on voit tous les abus et le gaspillage de l’argent public.
Il ne s’agit pas d’opposer le secteur public au secteur privé ou certaines catégories entre elles.
Il est néanmoins étonnant que ce soit le secteur protégé, qui ne connaît pas le chômage, qui ponctionne les français par de nouveaux impôts.
Ce n’est pas le fonctionnaire de base qui est visé, mais cette pseudo élite de la haute fonction publique sortie de l’ENA et des grands Corps de l’Etat qui verrouille par ses réseaux d’influence tout le système et qui privilégie ses relations incestueuses au détriment de la performance.
Nous avons probablement l’élite que nous méritons, puisque nous n’avons pas le courage de lui dire qu’elle est incapable de changer le système dont elle a la charge alors qu’elle a tous les pouvoirs pour le faire.
Accuser la crise de tous nos maux devient un alibi pour cette élite dont le poste est gelé pour faire de la politique.
Même en cas d’échec, elle retrouve son confortable poste et ses attributions précédentes.

On ne peut pas reporter sur nos enfants le remboursement des dettes que nous contractons actuellement.
On ne peut pas faire payer aux contribuables la mauvaise gestion, sinon la non gestion, des collectivités et établissements publics.
On ne peut pas faire l’économie d’une crise pour faire passer les réformes indispensables. La crise actuelle est une crise sociale et une crise de confiance des français dans leurs élites politique et administrative. C’est aussi une crise de management du secteur public et des affaires de la France. Les gouvernements successifs n’ont pas su diriger. Les hauts fonctionnaires ne sont pas forcément les meilleurs dirigeants possibles pour conduire le pays et conduire les entreprises publiques.
La compétition imposée par la mondialisation doit également leur être appliquée. Demain, nous aurons besoin d’hommes sans frontière, mobiles, s’appuyant sur leur capacité à innover, à créer, à être des communicateurs et non pas des hommes organisés en castes s’appuyant sur leurs titres leurs rang et leurs diplômes. Ces hommes auront à transformer un Etat centralisateur, technocrate et bureaucratique, encadré par des structures pyramidales d’un autre âge, où la lourdeur hiérarchique et la langue de bois ont développé l’irresponsabilité et le conformisme.
Tout cela est révélateur de la nécessité d’une réforme de la fonction publique trop longtemps fermée sur elle-même, consanguine, ignorant les mutations et sans remettre en cause sa conception et ses finalités. Mais tant que celle-ci restera convaincue de sa légitimité et de son excellence, il devient franchement utopique de vouloir la réformer tant il s’agit d’un monde tellement archaïque qu’il va falloir faire sans elle. Mais hélas, elle continuera à suivre sa trajectoire, qui la conduira immanquablement vers le mur. Les grandes réformes indispensables, trop longtemps différées, se réaliseront peut être demain, mais non sans souffrances car on ne résout pas un problème avec le système qui l’a engendré disait Albert Einstein.

Les pouvoirs de l’oligarchie : le monopole des réseaux d’influences
En France, nous accusons un retard par rapport à d’autres pays sur le rôle du contre pouvoir et de l’influence.
Toutes les grandes écoles ont, elles aussi, leurs réseaux d’influence, leurs amicales, leurs bureaux de placement, mais aucune n’a atteint le degré de perfectionnement et ne fait le poids devant ses réseaux franco-français, prédateurs, efficaces, fermés, que sont les réseaux de l’ENA et des grands Corps de l’État.
Autour de la caste, gravitent des collaborateurs, des conseillers, des confidents et dès qu’un poste de pouvoir est disponible, il est comblé très rapidement.
C’est un cycle sans fin pour accroître sa sphère d’influence.
C’est le lien avec son école d’origine qui maintient le contact entre les membres et qui permet d’offrir des carrières. Quelquefois, c’est à un ancien qu’incombe la tâche d’inviter un jeune membre ou encore à un illustre de prendre l’initiative de l’invitation.
Tous les membres se cooptent et le fossé des générations n’existe pas car le plus jeune s’appuiera sur l’ancien qui à son tour fera de même plus tard.
C’est le cercle de la solidarité qui les relie entre eux.
Les associations d’anciens élèves servent de bureau de placement et d’endroit de rencontre.
Toutes les offres de postes passent par ces bureaux de placement qui ne s’intéressent pas à toutes les demandes sauf aux plus prestigieuses.
La caste va jusqu’à dissuader un membre de refuser un poste afin de ne pas nuire à l’image de l’école !
En cas d’insistance, des pressions seront exercées jusqu’à lui refuser un détachement ou une mise en disponibilité.
Celui qui veut réussir et faire carrière doit accepter et se conformer aux ordres.
Il est nécessaire que la caste obtienne les meilleurs postes et les conserve pour les membres futurs, d’autant plus qu’ils arrivent très tôt au sommet de la hiérarchie. Dans ces conditions, chacun essaye de faire honneur à son corps ou à son école en devenant à son tour un bureau de placement. « Lorsque nous recherchons des gens doués, nous ne mettons pas de petites annonces dans les journaux, nous nous adressons directement à notre Corps d’origine », ces propos sont tenus par le président d’une grande entreprise publique !
La caste conforte son importance en fonction des positions clé détenues par ses membres. Elle a œuvré sur le long terme pour augmenter et conserver les acquis et de ce fait, elle maîtrise le destin de ses membres et des postes au plus haut niveau. Pour garder la maîtrise, cette nébuleuse essaye de convaincre ses adversaires de l’efficacité de ses réseaux et du danger que représente l’attaque de son oligarchie. Depuis plusieurs décennies, cette peur les a rendus inattaquables, mais ce n’est plus qu’un mythe, la réputation ne suffit plus, il faut maintenant prouver sa compétence !

Tout cela est révélateur de la crise et de l’urgence de la réforme de cette caste franco-française : sourde, figée, aveugle, fourbe, qui nous enfonce chaque jour un peu plus et qui confond l’intérêt général et son intérêt en général.

AzoulayHervé AZOULAY a été dirigeant dans de grands groupes internationaux, co-fondateur de plusieurs entreprises innovantes, Business Angel, fondateur d’un des premiers réseaux de Business Angels en France, Président d’un fonds d’investissement, intervenant dans de grandes écoles et à l’université en France et à l’étranger, auteur de nombreux ouvrages et de tribunes dans la Presse.

source: http://observatoiredumensonge.com/2014/11/28/peut-on-etre-elu-et-fonctionnaire-quand-on-a-tous-les-pouvoirs/

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