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Comment l’Egypte compte payer ses Rafale?

Publié le 16-02-2015 à 19h31Mis à jour à 19h34

Le Caire réglera les 24 chasseurs, la frégate et les missiles grâce à un montage financier audacieux.

Un Rafale se pose sur le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée le 13 janvier 2015. (LILIAN AUFFRET/SIPA) Un Rafale se pose sur le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée le 13 janvier 2015. (LILIAN AUFFRET/SIPA)

Le jour de gloire est arrivé. Après plus de 10 ans de désillusions commerciales, la première commande de Rafale à l’export, 24 appareils pour l’Egypte, est enfin signée ce lundi 16 février, en début de soirée au Caire, par le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian.

Une frégate militaire FREMM construite par la société DCNS.

Une frégate militaire FREMM construite par la société DCNS. © FREDTANNEAU / AFP

Avec la frégate Fremm (DCNS) et les missiles commandés par l’Egypte (MBDA et Sagem), l’addition monte aux alentours de 5,2 milliards euros. Soit les deux tiers des ventes d’armement français sur toute l’année 2014 (8,06 milliards)! «Les ventes d’armement pour l’année 2015 devraient dépasser pour la première fois les 10 milliard d’euros», se félicite-t-on au ministère de la Défense.

Comment le Caire, dont les finances publiques sont au rouge vif, va-t-il pouvoir s’acquitter de cette somme? La volonté farouche de boucler l’affaire dans les deux camps a permis d’aboutir à un montage financier ambitieux. «L’Egypte va financer sur fonds propres un peu plus de la moitié de la somme, le reste étant emprunté auprès d’un pool de banques», explique-t-on dans l’entourage de Jean-Yves le Drian.

Prêteurs français

Le pool bancaire, selon Les Echos, serait composé d’une dizaine d’établissements, dont le Crédit agricole, seule grande banque qui n’a pas revendu sa filiale égyptienne, mais aussi la Société générale et BNP Paribas.

L’emprunt sera intégralement couvert par l’assureur-crédit Coface, qui garantit ainsi environ 2,5 milliards d’euros de prêts, un niveau inédit dans un contrat d’armement. «L’Etat voulait absolument boucler ce deal, et s’en est donné les moyens», résume un industriel.

La part autofinancée du contrat pose aussi question. Si la croissance de l’Egypte pour 2014-2015 est estimée à 3,8% par le FMI, le déficit a atteint 17,7% du PIB l’an dernier, sur fonds de chute des revenus du tourisme et de l’investissement.

Renforts golfiques

Mais Le Caire a pu compter sur le soutien financier massif de 3 alliés du Golfe, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït, qui ont versé 19,5 milliards de dollars à la banque centrale égyptienne. Ces fonds ont permis à l’Egypte de faire passer son déficit de 17,7 à 12,5% du PIB (…)

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Vincent Lamigeon pour ChallengeSoir

SOURCE:http://www.challenges.fr/entreprise/20150216.CHA3128/comment-l-egypte-compte-payer-ses-rafale.html

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La Russie aidera l'Egypte à construire le nouveau canal de Suez

Par La Voix de la Russie | Moscou semble revenir en Egypte pour réaliser avec le Caire des projets comparables de par leur envergure au barrage d’Assouan sur le Nil.

La rencontre du 12 août à Sotchi entre le président de Russie Vladimir Poutine et le président d’Egypte Abdel Fattah al-Sissi s’est déroulée sous ce signe. Pour Abdel Fattah al-Sissi, ce fut la première visite de Russie en qualité de président égyptien. A l’opposé de ses prédécesseurs il a préféré effectuer sa première visite après son élection en juin en Russie et non pas aux Etats-Unis.

La rencontre de Sotchi a plutôt porté sur le commerce et l’économie que sur les problèmes internationaux. Ce qui n’est pas d’ailleurs surprenant dans le contexte d’une « guerre des sanctions » imposée à Moscou par Washington et Bruxelles.

En août, il y a 70 ans, les deux pays établissaient les relations officielles. Maintenant Moscou et le Caire s’attachent à remplir cette année anniversaire de contacts fructueux gelés pendant le printemps arabe. Au cours de ces deux dernières années, le chiffre d’affaires des échanges russo-égyptiens a augmenté de 70 % ayant atteint 3,5 milliars de dollars en 2012.

Les négociations ont abouti à deux sensations : l’Egypte et la Russie créent une zone de libre-échange; le Caire a invité Moscou à participer aux travaux sur le nouveau canal de Suez dont la construction doit commencer l’année prochaine. Le président Vladimir Poutine a dit lors de la conférence de presse finale que l’Egypte et la Russie s’étaient entendues, en principe, sur la création d’une zone de libre-échange et qu’elles allaient accroître le commerce de vecteurs d’énergie, le gaz et le pétrole compris, et étendre la coopération militaro-technique :

« Nos pays coopèrent activement dans le domaine de l’agriculture. L’Egypte est un grand consommateur du blé russe. Nos partenaires se sont intéressés à nos capacités d’exportation de cette année. Pour l’Egypte ce sera à hauteur de 5-5,5 millions de tonnes. Nous fournissons 40 % environ des céréales consommés dans ce pays. Les produits agricoles constituent 90 % de nos importations depuis l’Egypte qui a déjà augmenté ses fournitures de 30 % et est disposée à les accroître prochnainement de 30 autres pour cent ».

L’échange d’opinions sur les questions internationales a démontré non seulement que les positions du Caire et de Moscou face à la solution des problèmes régionaux et inernationaux étaient proches, mais qu’elles coîncidaient, a déclaré le président d’Egypte ayant ajouté que désormais la coopération économique et le commerce entre la Russie et l’Egypte se développeraient avec une intensité particulière :

« Les négociations ont ouvert de grandes perspectives dans le commerce avec l’Union douanière et l’Union eurasienne, ainsi que dans la création d’une zone industrielle russe en Egypte. J’ai exprimé l’espoir que cette zone soit une composante complétant le nouveau projet du canal de Suez ».

Le secrétaire de presse du président de Russie Dmitri Peskov a communiqué que Moscou était disposé à accorder à l’Egypte d’importants crédits financiers. Le Caire négocie depuis plus d’un an avec le FMI un crédit d’un montant de 4,8 milliards de dollars. Mais le FMI fait traîner en longueur son octroi.

Les sociétés russes sont intéressées d’investir en Egypte dans l’extraction du pétrole et du gaz, dans l’exploitation des gisements d’or, dans l’assemblage des voitures et du matériel industriel. Ainsi le projet d’investissement de Lukoil est évalué à 127 millions de dollars, un important producteur de gaz indépendant Novatek est prêt à débourser 70 millions et le constructeur mécanique SMB Ingeneering, 30 millions de dollars.

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_08_13/La-Russie-aidera-lEgypte-a-construire-le-nouveau-canal-de-Suez-4794/

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