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Laurent Ruquier
ONPC: Laurent Ruquier, prêt à tout pour le buzz?

Le Soir
Au royaume des petites phrases, Nadine Morano a décroché le jackpot médiatique dans « On n’est pas couché », le talk-show de Laurent …
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Périclès serait allé à ONPC ! par Philippe Bilger

J’assume ce titre incongru qui relie le grand Périclès et son génial historien Thucydide à cette émission du samedi soir qu’on peut juger exécrable mais dont l’influence est certaine si on en juge par les controverses parfois stimulantes qu’elle abrite ou qu’elle suscite.

Récemment j’ai lu une tribune argumentée qui invitait les politiques à ne plus s’y rendre (Figaro Vox).

Je ne partage pas du tout ce point de vue.

Réglons d’abord, une fois pour toutes, le cas des contempteurs aigres et hypocrites de l’audiovisuel, frustrés de n’y être jamais conviés et, par conséquent, de n’avoir jamais à arbitrer entre la présence ou l’abstention. Le mépris est une méthode pour se consoler de ce qu’on ne vous propose pas.

Il est en revanche des refus compréhensibles mais qui ne sauraient être érigés en une règle générale. Quand François Fillon a décidé de participer au Grand Journal en considérant qu’ONPC avait dépassé la frontière de l’acceptable pour une personnalité politique, sa psychologie, sa pudeur et son sens de la tenue rendent cette discrimination limpide. Mais il ne s’agit que de François Fillon.

Il serait désastreux que son exemple soit suivi et qu’il y ait des désertions multiples du champ de bataille. Car l’espace médiatique ne doit pas être abandonné à un seul camp. Celui du divertissement qui sera encore plus promotionnel et vulgaire si on lui laisse la bride sur le cou et si tous ceux capables de troubler cette médiocre congratulation hilare et collective font défaut.

Derrière ce conseil donné aux politiques, il y a l’acceptation de cette idée fausse qui ne cesse de flatter les médias et notamment ces émissions qui se poussent du col : il faut avoir peur d’elles et, mieux encore, les éviter. C’est accorder aux journalistes et aux animateurs une sorte de présomption de supériorité qui, d’emblée, handicape les invités tentés d’y intervenir et d’y répondre. Je n’ai jamais compris comment, avec un courage intellectuel qui est le plus facile du monde et une certaine aptitude au langage, on pouvait s’effrayer de ces joutes médiatiques.

Celles-ci, aujourd’hui, ne doivent pas être récusées en tant que telles mais affrontées. En effet, pour peu qu’on s’abandonne à un rigide puritanisme sur le plan de l’audiovisuel, ce n’est pas seulement ONPC qu’il conviendrait d’abandonner à son habitude de pouffer en permanence mais aussi, par exemple, la matinale de France Inter.

Alain Finkielkraut a accepté d’y venir, pour la promotion d’un livre et courageusement, brillamment, il a tenté de développer une pensée constamment coupée par des acidités, des interjections et des contradictions, notamment de Patrick Cohen qui prétendait savoir mieux que son invité ce qu’avait écrit et voulu dire Charles de Gaulle. On pourrait tirer de cette expérience l’obligation, aussi, de ne plus offrir à cette radio une présence qui l’honore et la dépasse ? Pourtant, il fallait y aller !

Mais il y a sans doute des motivations plus profondes à cette discussion qui revient régulièrement sur « faut-il y aller ou non, en être ou pas »? au sujet de l’audiovisuel. Les émissions contestables sont-elles forcément plus fortes que leur invité principal ou celui-ci peut-il faire valoir ce qu’il vaut, répondre, répliquer, contredire ?

Il est clair que la seconde branche de l’alternative est la bonne. Elle l’était évidemment quand des Zemmour, Naulleau ou Polony vous questionnaient et dans des échanges critiques qui avaient l’élégance de vous laisser exprimer ce que vous aviez à dire, à démontrer et à dénoncer.

Elle l’est même dans des situations dorénavant plus acerbes, plus hostiles, dans des relations moins gratifiantes.

C’est le moment où je veux faire entrer Périclès dans ce billet. Il a déclaré, selon Thucydide cité il y a peu par François Bayrou, qu’entre « être libre ou se reposer, il faut choisir ».

Je suis persuadé que la cause essentielle de la réserve, de l’inquiétude qui incitent un certain nombre d’intelligences à demeurer en retrait, dans un isolement splendide ou non, réside dans cette notion qu’on oublie trop souvent parce qu’elle en appelle au corps et à sa lassitude.

Une pensée mécanique, une parole écrite ou apprise par coeur, une approbation sans nerf et confortable laissent frais, en repos.

Alors que la liberté fatigue. Parler à partir de soi seulement est épuisant, à la télévision, à la radio ou dans des conférences. Faire surgir spontanément, sans le recours à mille citations, une réflexion, l’insérer dans un langage maîtrisé, courtois mais créé dans l’instant même où il s’élabore et se profère est un exercice qui fait exister mais exige une énergie que les tièdes et les bureaucrates de l’esprit et du verbe ne parviennent pas à concevoir.

On ne va pas lutter, alors qu’on le devrait, parce qu’on est démobilisé par avance, on anticipe l’inévitable faiblesse. Plutôt que d’être vidé, on se soumet ou on se démet.

Périclès a raison. L’exercice concret de la liberté est aux antipodes du repos qui est l’ennemi de toutes les audaces nécessaires et provocations stimulantes. L’arbitrage, dans la vie, à chaque seconde, vous contraint à décider de votre existence, dans tous les sens du terme, ou à accepter de ne pas insister.

Il serait évidemment allé à ONPC. Et sur France Inter. La politique de présence est bien préférable, tous comptes faits, à l’effacement masqué en sagesse. Il convient de remettre à leur place, qui est noble, mais rien qu’à leur place, ces journalistes et animateurs qui s’imaginent supérieurs à ceux qu’ils ont sollicités, comme le commentaire au texte et le contrôle à l’action. Comme la critique à l’oeuvre. Les vecteurs ne sont pas les créateurs.

Je suis d’autant plus fondé à inciter à une levée en masse de battants et d’esprits vigoureux, de contradicteurs talentueux, de courageux lucides que je plaide seulement pour les autres. Car il est normal, pour ma part, que je paie la rançon de ce que je dis ou écris ou tweete. On ne peut pas en plus demander à ces responsables d’émissions d’être masochistes et de faire entrer un loup, certes modeste, dans une bergerie jusqu’à aujourd’hui bien sûre d’elle.

Mais il n’y a qu’en amour que le salut est dans la fuite, comme Napoléon l’a finement analysé.

Pas dans l’audiovisuel.

http://www.philippebilger.com/

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photo_bilger_1Philippe Bilger, magistrat honoraire, est affligé par les propos de Laurent Ruquier qui affirme regretter avoir donné la parole à Zemmour pendant cinq ans.

De 2006 à 2011, Eric Zemmour a fait, avec Eric Naulleau, le succès de l’émission ONPC animée chaque samedi soir par Laurent Ruquier.

Parce qu’il faut être clair. Ce n’est pas le bavardage profus et narcissique de ce dernier qui, durant ces cinq années, a maintenu devant l’écran de télévision des gens qui n’avaient pas l’habitude de la regarder ou de veiller aussi tard.

Ils attendaient la confrontation de l’invité avec Zemmour et Naulleau et, de fait, ils n’étaient jamais déçus.

Forts de leur intelligence, de leur culture, de leur complémentarité, voire de leurs contradictions, ces deux personnalités ont fait briller d’un vif éclat une émission qui, sans elles, n’aurait été que du vulgaire divertissement promotionnel.

Elles n’abusaient pas de la complaisance, tout en restant courtoises, et, de surcroît connaissaient les œuvres – livres, films et musique – sur lesquelles elles allaient questionner.

La décision de les faire partir a été mal comprise mais, le moment de grande déception passé, on n’avait pas d’autre choix que de se retirer tristement ou de comparer en souffrant.

Zemmour et Naulleau ont magnifiquement rebondi. Ils ont ajouté à leur présent le regret dont ils étaient honorés.

Eric Zemmour a publié un très grand livre: Le suicide français, qui est un triomphe de l’édition et a suscité un immense et passionnant débat.

Sa première prestation médiatique, en sa qualité d’auteur, a été pour Laurent Ruquier qui, d’ailleurs, s’en est félicité en jugeant naturelle cette priorité en raison de la durable collaboration de Zemmour avec ONPC.

Aussi, quelle stupéfaction d’entendre Laurent Ruquier, au cours de la soirée du 14 mars, «regretter» d’avoir permis à Zemmour d’exprimer ses idées durant cinq ans et ainsi d’avoir facilité la banalisation de celles-ci avec lesquelles, apparemment, il s’est découvert en désaccord très tardivement!

Cette contrition, de surcroît, a été formulée devant Aymeric Caron et Léa Salamé, comble d’inélégance.

Ainsi Laurent Ruquier a eu besoin de huit années pour se rendre compte du caractère prétendument dangereux et choquant des pensées et des questionnements de Zemmour.

Outre ce que cette appréciation révèle d’absurde – mais Laurent Ruquier est homme à s’accrocher au wagon du politiquement et socialement correct -, elle manifeste surtout le faible caractère de cet histrion autosatisfait qui, avec une lâcheté indécente et une lucidité d’autant plus assurée qu’elle est rétrospective, vient «cracher» sur Zemmour, après avoir bénéficié de son aura intellectuelle si remarquablement complice de celle de Naulleau sur un autre registre.

Je n’ai jamais aimé Laurent Ruquier, d’abord pour ce motif parfaitement dérisoire, je l’admets, mais agaçant: sa manière de rire, avant tous les autres, de ses propres plaisanteries pour imposer ses saillies comme il y a des décrets d’autorité.

Maintenant je sais que j’avais sans doute l’intuition, le pressentiment de transgressions plus graves, de petites saletés humaines. A l’égard d’Eric Zemmour, c’est précisément ce qu’il a accompli et qui a confirmé mon approche négative.

I Télé a rompu le contrat d’Eric Zemmour parce que celui-ci dominait trop son contradicteur et devenait maître d’un débat sur lequel cette chaîne voulait garder la main. Mais cette exclusion, aussi controversée qu’elle a été, n’a pas été hypocrite. Chaque partie peaufinera ses arguments devant le tribunal de commerce de Paris.

Laurent Ruquier a privilégié le coup de poignard dans le dos d’un absent, un acte franchement bas qui a dû beaucoup le faire s’esclaffer!

Je ne crois pas qu’Eric Zemmour sera étonné par cette ruade médiocre. L’opinion longuement mûrie et enfin proférée d’un Laurent Ruquier sur lui sera sans doute la moindre de ses préoccupations.

Parce que depuis son départ en 2011, il a sa vengeance avec Eric Naulleau. Assister, sur Paris Première, aux échanges passionnants, libres et pluralistes qu’ils animent en face de leurs invités – récemment, en face de Frank Riester et de François Kalfon: un régal – est la plus subtile des ripostes.

Laurent Ruquier peut bien honteusement se désolidariser d’un homme qui lui a apporté beaucoup. Quand il n’a plus rien à craindre et qu’il sera applaudi, avec sa bienséance sur le tard, par une camarilla médiatique prompte à détester qui la dépasse ou n’est pas assez du sérail.

Laurent Ruquier, avec ses obséquiosités rigolardes, avait bien besoin d’une contrepartie: regretter en 2015 la présence de Zemmour de 2006 à 2011!

Depuis quelque temps, il nous claironnait qu’il était de gauche. Son esprit apparemment n’est pas aussi vif qu’on le prétend: il s’est seulement rendu compte maintenant que Zemmour ne l’était pas.

ONPC va pouvoir poursuivre son train-train. Personne ne viendra plus troubler le «Ruquier correct».

source:http://www.lefigaro.fr/vox/medias/2015/03/16/31008-20150316ARTFIG00057-zemmour-onpc-la-charge-de-philippe-bilger-contre-laurent-ruquier.php

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Michel Onfray, philosophe, est l’invité de Laurent Ruquier suite à sa tribune dans le Point sur les attentats de Charlie Hebdo qui ont eu lieu le 7 Janvier 2015.

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http://www.enquete-debat.fr/archives/jt-intelligent-n36-la-mafia-dont-laurent-ruquier-est-le-parrain-11744

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Comme vous le savez, le terme mafia a été utilisé par François Fillon à propos de l’UMP, et par Gérard Dalongeville à propos du PS. En effet la mafia au sens large ce n’est pas forcément le crime organisé comme Al Capone, ce mot désigne aussi un système organisé d’entente entre différents acteurs dont les intérêts convergent et qui utilisent pour ce faire le vol, l’intimidation, et s’accaparent les moyens d’institutions publiques.

En l’occurrence il s’agit d’une mafia médiatique, qui s’est imposée par elle-même, sans que personne ne vote ni ne puisse donner son avis. Ruquier impose les chroniqueurs de son choix, et invite qui il veut. Ces gens-là bénéficient donc d’un pouvoir considérable, sans le moindre contre-pouvoir, et qui domine les pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs. C’est ce que j’ai appelé un Coup d’état médiatique.

Évidemment, cela ne vous étonnera pas, la mafia dont Laurent Ruquier est le parrain s’inscrit dans une mafia plus importante qui sont les médias de service public, bras armé de l’oligarchie, et qui partage donc la même idéologie marxiste, comme je vais le démontrer assez aisément d’ailleurs.

Laurent Ruquier (On n’est pas couché) : « Je me passerais bien du buzz »

La video du JT: http://www.enquete-debat.fr/archives/jt-intelligent-n36-la-mafia-dont-laurent-ruquier-est-le-parrain-11744

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Eric Zemmour et Daniel Cohn-Bendit

étaient les invités

de Laurent Ruquier

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Eric Zemmour était l’invité de Laurent Ruquier dans « On n’est pas couché »
du 4 Octobre 2014

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