Articles Tagués ‘Laurent Gbagbo’

Abidjan, Paris, La Haye. Sur cette route transcontinentale se croisent quelques figures de la vie politique ivoirienne, à commencer par certains candidats à l’élection présidentielle contre Alassane Ouattara. Il en va ainsi de deux des quatre « irréductibles » du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Après avoir dîné dimanche 22 mars dans un restaurant discret de Neuilly-sur-Seine, l’ancien premier ministre Charles Konan Banny et le député de Port-Bouët (commune d’Abidjan), Kouadio Konan Bertin (KKB), se sont croisés deux jours plus tard dans les couloirs austères de la prison de Scheveningen, dans une banlieue cossue de La Haye.

C’est là qu’est incarcéré l’ancien président Laurent Gbagbo depuis le 30 novembre 2011, dans l’attente de son procès devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité. L’homme lit beaucoup, des ouvrages d’histoire ou d’actualité mais aussi ses propres livres et discours, suit avec obsession l’évolution de la situation politique ivoirienne dont il discute avec son fidèle Charles Blé Goudé, l’ancien leader des Jeunes patriotes ivoiriens.arton39208

Tous deux seront d’ailleurs jugés ensemble par la CPI. Ils échangent parfois un regard avec l’esseulé Dominic Ongwen, ancien cacique de la sanguinaire Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui ne parle ni anglais ni français. Régulièrement, les deux hommes convient à dîner le Congolais Jean-Pierre Bemba. Tout comme Gbagbo avec son parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), Bemba suit les soubresauts politiques de son pays, d’autant qu’il n’a pas écarté un retour et qu’il tente de diriger à distance son Mouvement de libération du Congo.
En quête du soutien de Gbagbo et des voix du FPI

« Je suis malheureux de constater que la plupart des détenus de la CPI sont des Africains, ça me ruine le cœur », confie Charles Konan Banny, délaissant un temps ses manières d’aristocrate. Chargé dès 2011 par le président Alassane Ouattara d’orchestrer le processus de réconciliation nationale, il n’avait pas pu se rendre à La Haye dans le cadre de sa mission. « Cela ne convenait pas au président », se justifie-t-il. Aujourd’hui, le candidat à la magistrature suprême âgé de 72 ans est venu saluer son vieux camarade de lycée avec qui il aimait à taper dans le ballon : Laurent Gbagbo, le fourbe ailier gauche d’autrefois.
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« Je n’y suis pas allé pour chercher son soutien à ma candidature, mais en tant que serviteur de l’Etat. J’ai passé l’âge de faire de la politique politicienne, se défend celui qui avait appelé à voter Ouattara au second tour de l’élection présidentielle de 2010. Pourtant, il s’agit bien là de politique. Qu’on le veuille ou non, Laurent Gbagbo, qui n’a pas fini d’écrire son histoire, est une icône en Côte d’Ivoire. On ne peut pas nier son influence et la réconciliation ne peut pas se faire sans lui ».

Même mélodie du côté du fougueux KKB, 46 ans, qualifié de « soldat perdu du PDCI » par Henri Konan Bedié, l’indéboulonnable chef de son parti qu’il combat aujourd’hui et tacle sans retenue. « La situation de Gbagbo ne peut pas servir de fonds de commerce politique, lâche d’emblée celui qui a pourtant largement communiqué sur sa seconde visite à La Haye dans la presse ivoirienne. Ce déplacement s’inscrit dans une démarche de recherche de la paix en Côte d’Ivoire. ». Et d’ajouter, non sans arrière-pensée arithmétique : « Gbagbo est incontournable et représente près de 47 % des voix [résultat de Laurent Gbagbo à l’élection de 2010] ».

De son côté l’ancien ministre des affaires étrangères, Amara Essy, a choisi une approche plus discrète et diplomatique à l’égard de Laurent Gbagbo, qui fut son voisin de chambre à l’université de Cocody. Les liens sont anciens et indéfectibles, mêlent respect et considération. Il en va de même pour le cofondateur du FPI et ancien chef de la diplomatie de Laurent Gbagbo, Abou Drahamane Sangaré, avec qui Amara Essy a passé une partie de sa jeunesse à Bouaké (centre du pays) et partagé ses livres scolaires.

« Abou Drahamane Sangaré était plus proche de moi qu’il ne l’était de Laurent Gbagbo », note Amara Essy qui se revendique « militant de la libération » de ce dernier. Et ce diplomate de renom qui entre dans le chaudron politique à l’âge de 70 ans, ne se cache pas d’œuvrer auprès de ses interlocuteurs africains et occidentaux pour « parvenir à une solution » pour faire libérer Gbagbo.

S’il ne s’est pas – encore – rendu à la prison de Scheveningen, il est en contact depuis plusieurs mois avec l’ancien président par l’intermédiaire de messagers. « Gbagbo est l’un des hommes les mieux informés de Côte d’Ivoire, et dans son esprit, c’est comme s’il était à Abidjan », explique l’un de ces discrets émissaires proches du FPI coutumier de ces méthodes éprouvées durant la clandestinité.

Le fantasme de Gbagbo

A écouter ces frontistes du PDCI, Laurent Gabgbo, 69 ans, serait de retour au centre de l’échiquier d’une opposition politique ivoirienne profondément divisée, affaiblie, et en phase de recomposition. En quête d’un leader et d’un symbole, ils se tournent, au nom de la réconciliation nationale, vers une personnalité politique accusée de crimes contre l’humanité. Au risque de réhabiliter un ex-président adulé par une certaine frange de la population ivoirienne et de contester une justice internationale d’ores et déjà sous le feu des critiques.

Depuis le 17 septembre, date de l’appel de Daoukro lancé par Henri Konan Bedié en faveur d’une candidature unique du président Alassane Ouattara, la tectonique des plaques politiques provoque secousses et scissions. Les « irréductibles » en sont une conséquence. Et de son côté, le FPI est coupé en deux. Les fidèles à Laurent Gbagbo se sont rangés derrière Abou Drahamane Sangaré, refusant l’autorité du président du parti, l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan, accusé de négocier avec le pouvoir. La bataille pour la tête du parti s’est déplacée devant les tribunaux. Mais c’est bien à La Haye qu’elle pourrait être tranchée. Pascal Affi N’Guessan a lui aussi sollicité un entretien avec Laurent Gbagbo.

« Henri Konan Bedié a pour lui le logo du PDCI, de même que Pascal Affi N’Guessan n’a que les trois lettres du FPI, mais pas de véritable soutien, juste quelques militants moutonniers », balance KKB qui salue le « rapprochement de circonstance » entre les « irréductibles » du PDCI et la branche « Sangaré » du FPI, dans la tentative de constitution d’un front « tout sauf Ouattara ». Amara Essy observe, mais reste prudent à l’égard de cet embryon de coalition officialisée le 18 mars. Charles Konan Banny se réjouit de cette « union des démocrates ». Au sein de la majorité au pouvoir, on s’amuse de ces « petites manœuvres ». Un cadre du RDR jette l’anathème sur ces « irréductibles » sans charisme ni popularité.

« Invoquer Laurent Gbagbo n’est qu’un symptôme du désespoir, pathétique », tranche-t-il. « Les frondeurs du PDCI vont chercher la bénédiction de Laurent Gabgbo car ils ont besoin de forces vives et de soutiens pour affronter l’alliance du PDCI d’Henri Konan Bedié et du RDR d’Alassane Ouattara », analyse Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale et lui aussi candidat à l’élection présidentielle sous l’étiquette de son parti, Lider. « Même incarcéré, Gbagbo peut influencer et nul ne l’ignore », ajoute cet ancien cadre du FPI.

Alors, « irréductibles » et frondeurs se tournent vers les Pays-Bas. Abidjan, Paris, La Haye, cette route est devenue celle d’un étonnant pèlerinage de candidats en quête de voix du FPI et de la bénédiction de celui qui est considéré comme un diable par le pouvoir en place.

LE MONDE

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Depuis la Haye, Laurent Gbagbo se confie : « Affi N’guessan est allé trop loin…»

CONFERENCE DE PRESSE AGO M

Mme Ago Marthe, vice-présidente du Front Populaire Ivoirien (FPI) chargé de la coordination des actions pour la libération du président Laurent Gbagbo était en visite  ce vendredi 20 février 2015 à la Haye où elle a rencontré le président Laurent Gbagbo. Elle a profité de son séjour en Europe pour expliquer ce samedi 21 février à Paris, les causes profondes de la crise qui mine son parti…

« Vous remarquez que je n’appelle plus Affi N’guessan camarade. Je l’appelle monsieur. Cet homme n’a plus sa place parmi nous…» 

Parlant du président Affi N’guessan ce samedi 21 février, AGO Marthe, l’ancienne première vice-présidente de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire n’a pas ménagé ses mots pour fustiger l’attitude de l’actuel président du FPI. AGO Marthe qui sortait d’une visite au président Laurent Gbagbo à la Haye était à cet effet l’invitée de la représentation Fpi-France dirigée par Hortense Adé Assalé.

Devant un public majoritairement acquis à la cause du célèbre prisonnier de Scheveningen et dans une salle archi-comble du 177 de la rue de Charonne dans le 11ème arrondissement de Paris, la vice-présidente du Fpi a expliqué point par point, les tenants et aboutissants de la crise qui secoue son parti. Parlant de sa mission à la tête de la structure mise en place pour piloter la libération de Laurent Gbagbo, AGO Marthe a noté que : « Bien que beaucoup de choses aient été faites, les lignes n’ont pas bougé…» Du coup, consciente de l’importance de sa tâche, la vice-présidente du FPI dit avoir placé sa mission sous le signe du sel et de la lumière

Deux symboles divins dont elle compte s’inspirer pour conduire sans peur cette forte responsabilité.

« Maintenant que le président Laurent Gbagbo a approuvé mon programme de travail, je peux désormais parler et engager le combat. Car, Laurent doit être libéré dans l’honneur et non en prostituant sa lutte…» Puis de poursuivre : « Même si nous avons la gâchette sous la tempe, jamais nous n’allons-nous soumettre…»

UNE CRISE SANS RETOUR ?

Comme il fallait s’y attendre, la candidature de Laurent Gbagbo à la tête du FPI qui cristallise aujourd’hui les débats au FPI et même en Côte d’Ivoire a une fois de plus dominé la rencontre. Donnant même lieu parfois à des échanges tendus entre pro-Affi et pro-Gbagbo. Est-ce que oui ou non, Laurent Gbagbo est lui-même initiateur de sa candidature à la présidence de son parti comme tente de le lui dénier le clan Affi ? Cette question centrale a eu une réponse appropriée de la part de l’invité de la représentation du FPI : 

« Le président m’a dit qu’il s’est lui-même porté candidat pour diriger le FPI. « C’est ici, à ce même endroit que j’ai reçu le notaire pour signer ma lettre de candidature. Je veux reprendre le parti la parce que je considère que Affi est entrain de dénaturer le FPI… » » A confié AGO Marthe comme étant les propres paroles du président Laurent Gbagbo.

Poursuivant son témoignage, AGO Marthe dira que Laurent Gbagbo a aussi fait savoir que l’actuel président du FPI a poussé le bouchon trop loin dans sa croisade contre lui. « Affi N’guessan est allé trop loin…» a confié Gbagbo.

Quel pourrait être alors la suite de cet imbroglio politico-judiciaire qui grève les activités du FPI ? En réponse, la vice-présidente du FPI martèlera tout simplement que les textes du parti sont contre les pro-Affi.

« Nous on brûle d’envie de suspendre Affi (…) Comment voulez-vous continuer à composer avec quelqu’un qui porte plainte contre les structures de son propre parti ? (…) De toutes les façons d’ici le 7 mars Affi va partir…» A-t-elle conclu./.

Source:http://www.eventnewstv.tv/default.php?link=voir_actualite&id=746#.VOnf88dSO9s.facebook

Vidéo : Youtube

source: http://lemondealenversblog.com/2015/02/23/depuis-la-haye-laurent-gbagbo-se-confie-affi-nguessan-est-alle-trop-loin/

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Vidéo-Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo applaudie au tribunal
C’est ce vendredi 26 décembre 2014, au matin, qu’a débuté le procès de l’ex-Première dame de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo. A son arrivée au tribunal, celle qui est accusée d’atteinte à la sûreté de l’Etat, a été… acclamée.

Simone Gbagbo est inculpée par la justice ivoirienne, avec 82 dignitaires de l’ancien régime de son mari Laurent Gbago, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Ce, pour son rôle dans la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011, qui a fait au moins 3 000 morts.

A l’origine de cette crise, un bras-de-fer entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara

lire: http://www.afrik.com/video-cote-d-ivoire-simone-gbagbo-applaudie-au-tribunal

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Par Le Mandat – La CPI approuve la candidature de Gbagbo à la présidence du FPI « La CPI n’intervient pas dans les questions d’ordre politique. Il appartient aux autorités du pays concerné d’appliquer ou d’interpréter leur Constitution et leurs lois » (Communiqué CPI).

Laurent Gbagbo lors de son investiture après la campagne présidentielle victorieuse d’octobre 2010.

L’annonce de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du Front populaire ivoirien (Fpi) fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de son parti, de l’opinion nationale et internationale.
(…) Sur le sujet, la Cpi a déclaré dans un courriel qu’elle n’est pas l’autorité compétente pour répondre à la question. «La Cpi est une institution indépendante et purement judiciaire. La Cpi n’intervient pas dans les questions d’ordre politique. Il appartient aux autorités du pays concerné d’appliquer ou d’interpréter leur Constitution et leurs lois. La Cpi n’est pas l’autorité compétente donc pour répondre…

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Ainsi, plus de trois ans après son arrestation dans des conditions de violence exorbitantes du droit international le plus élémentaire, plus de trente mois après son transfert à La Haye, le président Laurent Gbagbo est maintenu en détention au motif principal que le Bureau du Procureur de la CPI peine de plus en plus visiblement à étayer la moindre culpabilité contre lui.

Déjà, en février 2013, l’Audience, qui s’était tenue sur près de huit jours, avait commencé à lever le voile sur la vacuité du dossier d’accusation qui avait conduit les juges de la Chambre Préliminaire I a ajourner leur décision en « offrant » à la Procureure l’occasion d’apporter des « preuves additionnelles et de conduire des enquêtes préliminaires », en un mot de revoir sa copie. Désormais, au terme de dix nouveaux longs mois de procédure, toutes les parties ont rendu leurs conclusions.

La lecture de la version…

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C’est signé: pourquoi faire cette déclaration un 11 septembre, pourquoi pas le 10 ou le 12?


imgLa Haye, 11 sept 2014 (AFP) – La Cour pénale internationale a confirmé jeudi de manière « définitive » qu’elle jugera l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité, un appel de la défense ayant été rejeté.

« La Chambre préliminaire I a rejeté la demande de la défense d’interjeter appel de la décision relative à la confirmation des charges », a indiqué dans un communiqué la CPI, qui siège à La Haye. Une date d’ouverture du procès devra être déterminée.

Après avoir d’abord douté de la solidité du dossier dressé par l’accusation contre M. Gbagbo, la CPI avait finalement confirmé en juin quatre charges de crimes contre l’humanité contre l’ancien président. Il est accusé d’avoir, avec son entourage, « ordonné, sollicité, encouragé ou contribué de toute autre manière » à commettre des meurtres, viols, actes inhumains et…

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Né au moment de la conquête française, Dia Houphouët, devenu en 1915 Félix Houphouët, puis Houphouët-Boigny en 1945, domine de sa stature l’histoire de la Côte d’Ivoire du xxe siècle. Produit du système colonial, formé à l’action syndicale, puis politique, dans la coopération avec la métropole, il est, de 1960 à 1993, le premier président de la Côte d’Ivoire indépendante. Il s’efforce d’en faire un État-nation unitaire par l’autoritarisme politique et la modernisation économique et sociale. Même si les bases de ce système se fissurent à partir de 1980, il garde jusqu’à sa mort les commandes d’un pays auquel il lègue un avenir incertain.

Du pays baoulé à l’entrée en politique (1905 ?-1945)

Descendant de notables baoulés, Dia Houphouët, converti au christianisme sous le prénom de Félix en 1915, est formé à l’école de la République française. Comme médecin à partir de 1925, il se signale par sa dénonciation des abus faits aux planteurs africains par la métropole. Devenu en 1939 administrateur de son canton d’origine, il y met en œuvre les principes modernisateurs qu’il appliquera à tout le pays après 1960. Fondateur en 1944 du Syndicat agricole africain, il est en 1945 le seul député autochtone de la Côte d’Ivoire à l’Assemblée constituante française. C’est alors qu’il prend le nom de Houphouët-Boigny (« Bélier »).

L’homme politique incontournable (1945-1960)

Restant député jusqu’à la chute de la IVe République, il conçoit son action politique aussi bien dans le cadre ivoirien, en fondant en 1946 le PDCI (parti démocratique de Côte d’Ivoire), que panafricain, en présidant jusqu’en 1959 le Rassemblement démocratique africain (RDA), et français. D’abord compagnon de route du parti communiste – seule formation politique française anticolonialiste –, il s’en éloigne après 1950. Devenu dès lors l’interlocuteur incontournable de la métropole en Côte d’Ivoire, il est de tous les gouvernements français, de 1956 à 1959. L’un des rédacteurs de la Constitution de la Ve République, favorable à la Communauté franco-africaine prônée par de Gaulle, il se résout néanmoins à proclamer en 1960 l’indépendance de la Côte d’Ivoire, dont il devient, sans surprise, le premier président.

Le président de la Côte d’Ivoire (1960-1993)

Jusqu’en 1980, Houphouët-Boigny règne sans partage sur un pays dont il a réduit toute opposition au silence, par une répression impitoyable. Misant sur la modernisation économique et sociale, il préside au « miracle ivoirien ». Par sa diplomatie panafricaine et pro-occidentale, il se taille une image de « Sage de l’Afrique », qui fait écho à celle du « Vieux », du patriarche bienveillant, qu’il entretient à l’intérieur du pays. Des fissures apparaissent dans ce système cadenassé à l’orée des années 1980, avec le recul des prix des denrées d’exportation et le creusement de la dette extérieure. L’aspiration à la démocratie en profite pour s’exprimer, ce qui le contraint à accepter le pluralisme politique en 1990. La fin de sa présidence est minée par les luttes autour de sa succession et une aggravation de la situation économique qu’il laisse irrésolue à sa mort en 1993.

SOURCE: http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1004749-F%C3%A9lix_Houphou%C3%ABt-Boigny.jpg

Depuis la mort de Felix Houphouët Boigny, la Côte d’Ivoire s’est engluée dans une crise militaro-politique, détruisant au passage son économie et la cohésion sociale.

 

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Prao Yao Séraphin, analyste politique

« La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi qu’à moins d’aimer la vérité on ne saurait la reconnaître » (Blaise Pascal)

La paix est un bien vide dont les effets sont perceptibles dans les comportements des hommes, c’est pourquoi, la construction d’une société paisible et apaisée ne relèvent pas d’une simple proclamation. Les Ivoiriens cherchent aujourd’hui une voie, celle de la réconciliation, en vain. Comment vivre après la haine, après la guerre civile, après le crime contre l’humanité ? Comment refaire du lien avec son proche devenu un temps si lointain ? En d’autres termes, comment faire du juste avec de l’injuste ? C’est à l’examen de ces différentes questions que sont consacrées les lignes qui suivent.

Les causes de la crise actuelle en Côte d’Ivoire

Depuis la mort de Felix Houphouët Boigny, notre pays, la Côte d’Ivoire s’est…

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Puisqu’il est établi qu’Israël a commis un massacre à Gaza, puisque les faits sont visibles et pire, en mondovision d’autant plus que l’ONU a été touchée au coeur, les salmigondis de Bensouda ne tiennent pas la route. Pourquoi Fatou Bensouda, qui plus est procureur de la CPI, ne diligente-elle pas une enquête permettant de poursuivre, pas de son propre chef mais au nom de la CPI, Israël ?

La CPI, une juridiction qui ne fonctionne pas

LIRE l’article du Monde:http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/08/06/la-cpi-une-juridiction-qui-ne-fonctionne-pas_4467303_3232.html

Allain Jules

Fatou Bensouda Fatou Bensouda

LA HAYE, Pays-Bas Les compétences de la CPI ne concerneraient donc pas Israël ? Alors que tout est comme dirait l’autre « nickel chrome » pour faire condamner Netanyahu et ses sbires, voici que la négresse de maison Fatou Bensouda dit que la Cour pénale internationale ne peut prendre en compte la plainte palestinienne. Une falsification ou un deux poids deux mesures incontestable.

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Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants:

– La libération du Président Gbagbo;
– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés;
– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. Ces objectifs sont contenus dans les résolutions de la dernière convention du FPI, en particulier au regard du sort réservé au Président Gbagbo qui symbolise pour l’immense majorité des Ivoiriens la démocratie et la souveraineté.

LES FAITS
Le 11 avril 2011, la France parvient, par un coup de force, à ses fins: installer Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. C’est le résultat d’un long processus entamé depuis le 19 septembre…

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François Mattéi sur La Voix de la Russie (2e partie) « Quand Gbagbo parlera au procès, la CPI s’écroulera ».

François Mattéi.

Suite de la première partie de l’entretien.

LVdlR : Dans votre livre écrit en collaboration avec M. Gbagbo, on le retrouve dire que la « vérité finira par triompher »… Comment le président Gbagbo entrevoit-il son avenir, celui de ses proches et de la Côte d’Ivoire ? Et qu’en pensez-vous ?

F.M. : Moi, je suis très inquiet pour la Côte d’Ivoire parce que je pense qu’elle est aux mains de gens peu fiables. Des gens qui sont venus au pouvoir par les armes. Qui continuent à maintenir leurs positions par les armes. M. Ouattara ne peut rien faire contre ces gens qui l’ont ramené au pouvoir et qui sont pour la plupart analphabètes. Ils sont très nombreux. On retrouve notamment un commis de cuisine devenu préfet, c’est…

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« La vérité finira par triompher ! ». Entretien avec François Mattei (Partie 1)

Par La Voix de la Russie | Nous avons appris récemment que la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé les charges visant le président de la République de Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo. Et ce malgré un désaccord net parmi les trois juges de la Chambre préliminaire I. Aujourd’hui, nous nous entretenons depuis Paris avec M. François Mattei, journaliste, auteur de nombreux ouvrages, mais surtout témoin privilégié ayant suivi les principaux développements de la crise ivoirienne depuis son déclenchement en septembre 2002.

Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie : M. Mattei, bonjour ! Vous êtes journaliste et écrivain français. Vous êtes également co-auteur du livre « Pour la vérité et la justice »,le second co-auteur étant le président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Dans ce livre, on retrouve de nombreuses révélations et confidences, souvent inédites, du président Gbagbo, déchu le 11 avril 2011…

LIRE: http://philippehua.com/2014/07/01/la-verite-finira-par-triompher-entretien-avec-francois-mattei-partie-1

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Publié le Samedi 21 Juin 2014.

Par Notre Voie – Laurent GBAGBO parle depuis La Haye « Je n’attends rien de François Hollande ».

François Hollande, Président de la République française.

Le journal français, le point a publié hier les bonnes feuilles du prochain livre de Laurent Gbagbo «pour la vérité et la justice» qui sera sur le marché le 26 juin prochain. Selon le confrère dont nous publions intégralement le papier, ce livre déménage.

Laurent GBAGBO parle depuis La Haye « Je n’attends rien de François Hollande ».

Les 18 et 19 septembre 2002, j’étais en voyage officiel à Rome. À peine arrivé, qui je vois à l’hôtel ? Robert Bourgi. Bien sûr, j’ai trouvé la coïncidence curieuse et, pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. Nous avons dîné ensemble (…) Je suis rentré à l’hôtel. Vers 3 ou 4 heures du matin-il était 2 h…

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Révélation sur un scandale français »: Le livre du Président Laurent  Gbagbo sort dans quelques jours.De grandes et édifiantes révélations avant le procès du siècle.

Laurent Gbagbo est accusé  nous le rappelons , d’avoir couvert, ordonné ou facilité l’assassinat planifié de 160 personnes. Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l’humanité à son encontre.

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         Couverture du Livre événement:
 Laurent GBAGBO:  et François MATTEI
Pour la vérité et la justice
Marie Roussos
Éditions du Moment
15, rue Condorcet
75009 Paris
01 45 62 72 71
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            Philippe Ehua

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