Articles Tagués ‘la Serbie’

Le millier de migrants n'a eu besoin que... (PHOTO AFP)

Le millier de migrants n’a eu besoin que d’une cinquantaine de minutes pour parcourir à pied les deux kilomètres les conduisant de la gare de Botovo (photo) en Hongrie.

PHOTO AFP

L’Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l’année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l’«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l’établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Mais cette crise n’est pas exclusive à l’Europe, l’Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Calin NEACSU
Agence France-Presse
Botovo

Ils ne cessent d’arriver en nombre et la Croatie n’a qu’un but, faire en sorte qu’ils quittent le plus vite possible son territoire. Dimanche, guidés par des policiers, un petit record a été établi: plus de 1200 migrants sont passés en moins d’une heure en Hongrie voisine.

Parti de Tovarnik, dans l’est de la Croatie, à la frontière avec la Serbie, le train composé de onze wagons est arrivé à Botovo, dans le nord-est de cette ex-république yougoslave, en début de soirée, après cinq heures de route, tout près de la frontière avec la Hongrie.

Zagreb a comptabilisé 25 000 entrées de migrants depuis mercredi et s’empresse de les renvoyer surtout vers la Hongrie, alors que le flot de réfugiés arrivant de Serbie, avec pour destination finale les pays riches d’Europe occidentale, est loin de diminuer.

À Botovo, une trentaine de policiers croates encadrent le train avant d’autoriser les migrants du Moyen-Orient – dont certain fuyant des zones de conflit en Syrie, Irak et Afghanistan – à descendre.

On leur indique en gesticulant d’emprunter une route goudronnée bordée à droite par un champ de maïs et à gauche par la voie ferrée.

«Ne laissez pas passer les journalistes», ordonne à ses homme le commandant du dispositif.

La marée humaine se met en branle. Un père porte sa fillette endormie dans les bras.

Zyad, un homme d’une trentaine d’années originaire de Damas, anime son groupe.

«Yalla shabab» (Allons-y, les gars), lance-t-il a une demi-douzaine de compagnons, dont un adolescent de 14 ans.

L’Allemagne, ce pays magnifique 

Le temps presse et les policiers croates jalonnant leur itinéraire les encouragent à ne pas s’arrêter.

«J’ai étudié le tourisme mais j’ai travaillé dans l’industrie du prêt-à-porter», raconte Zyad, T-shirt jaune et barbe rasée de près.

«Je faisais venir les collections les plus célèbres en Syrie», se vante souriant cet homme au teint olivâtre.

La colonne avance au pas rapide et traverse un pont enjambant la rivière de Drave.

Des policiers les orientent ensuite sur un sentier de terre traversant un champ.

«J’ai quitté mon pays il y a douze jours. Ce fut un périple terrible, à travers le Liban, la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Croatie», raconte-t-il alors qu’à l’horizon on aperçoit des lumières en territoire hongrois.

Au bout du sentier, en haut d’une colline, le groupe est accueilli par deux policiers hongrois se tenant des deux côtés du sentier.

«Je dois m’en aller maintenant», s’excuse Zyad, tout en voulant mentionner que ses deux enfants et son épouse attendaient à Damas qu’il s’installe pour les faire venir, eux aussi, en Allemagne.

«Nous voulons juste la paix et vivre en harmonie en Europe, moi et ma famille dans ce pays magnifique qui est l’Allemagne», lance-t-il.

Le millier de migrants n’a eu besoin que d’une cinquantaine de minutes pour parcourir à pied les deux kilomètres les conduisant de la gare de Botovo en Hongrie.

«C’est fini», lâche un policier croate avant de s’offusquer en découvrant les deux journalistes passés entre les mailles de son dispositif. «Allez-y», marmonne-t-il après avoir vérifié leur accréditation.

http://www.lapresse.ca/international/crise-migratoire/201509/20/01-4902233-1200-migrants-passent-en-hongrie-en-moins-dune-heure.ph

00000000000p

 

Publié le 27/08/2015 à 10:44 – Modifié le 27/08/2015 à 11:59 | AFP
Des migrants se glissent sous les barbelés, à la frontière entre la Serbie et la Hongrie, près du village de Roszke, le 27 août 2015
Des migrants se glissent sous les barbelés, à la frontière entre la Serbie et la Hongrie, près du village de Roszke, le 27 août 2015AFP – ATTILA KISBENEDEK


https://civilwarineurope.files.wordpress.com/2015/05/image49.jpg
le 11 mai 2015

imageAlors que la Russie vient de nouer un partenariat énergétique stratégique avec la Turquie et la Grèce pour un gazoduc commun devant rejoindre la Serbie, la Hongrie, l’Autriche et l’Italie. La CIA a réagi en déclenchant une agitation islamo-nationaliste albanaise depuis le Kosovo en Macédoine. Un exemple caricatural de l’alliance stratégique islamo-atlantiste en Europe.

Alternative au projet South Stream

De la même façon que la Russie achemine son gaz en Allemagne via le gazoduc “North Stream” (“Courant Nord”), Moscou entend garantir son partenariat avec l’Union Européenne en développant un projet analogue pour l’Europe méridionale et centrale, “South Stream” (“Courant Sud”) tout en contournant l’Ukraine.

Les USA, soucieux de briser une alliance stratégique euro-russe afin de s’assurer de la domination mondiale au détriment des Européens et des Russes, tentent en effet de créer un “cordon sanitaire” tourné contre Moscou partant des états baltes jusqu’à la Mer Noire, Ukraine incluse. D’où le coup d’état mené à Kiev par la CIA dans ce pays en février 2014.

Suite à cet événement, Washington a obtenu l’abandon du soutien bulgare au projet “South Stream” qui devait voir le jour.

Vladimir Poutine, actant de la soumission de la Bulgarie aux USA, annonçait formellement, début décembre 2014, l’abandon du projet “South Stream” :

“Comme nous n’avons toujours pas reçu la permission de la Bulgarie, nous pensons que dans la situation actuelle la Russie ne peut pas poursuivre la réalisation de ce projet”.

Accord russo-turco-grecque

La Turquie ambitionnait de faire transiter du gaz d’Asie Centrale et d’Orient – en concertation avec les USA – sur son territoire vers l’Europe dans le cadre du projet de gazoduc “Nabucco”. Ce concurrent direct au projet “South Stream” a été progressivement abandonné et Moscou vient d’offrir à Ankara une alternative : le “Turkish Stream”.

Ce gazoduc permettra de livrer, dès 2016, la Turquie en gaz à un prix revu à la baisse par Gazprom (source). Avec l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir à Athènes, le nouveau gouvernement grec est à la recherche de toutes les opportunités économiques possibles.

Moscou a profité de ce changement politique pour proposer aux Grecs l’extension du projet turco-russe à la Grèce. Ce qu’a rapidement accepté le gouvernement d’extrême-gauche. Cet accord entre la Russie et la Grèce avait été salué par l’Allemagne, Berlin s’opposant de plus en plus fermement à l’ingérence américaine dans les affaires euro-russes.

La Macédoine en ligne de mire de la CIA

Avec la création de ce “Turkish Stream”, la Russie dispose d’une alternative au South Stream pour l’acheminement de son gaz vers l’Italie, la Serbie et la Hongrie. Aussi, les efforts américains en Ukraine et en Bulgarie pour couper l’accès du gaz russe au marché européen sont-ils sérieusement menacés d’échec.

image

Cette perspective d’un accord entre la Grèce et la Russie fait littéralement paniquer Washington qui a envoyé il y a deux jours un émissaire à Athènes pour exiger de la Grèce qu’elle abandonne son partenariat avec Moscou (source). Le ministre de l’Energie grec a redit la volonté de la Grèce de maintenir son projet de participation au projet russe.

Mais pour réaliser le “Balkans Stream”, alternative au “South Stream”, il faut que la Russie puisse faire transiter le gazoduc conjoint par la Macédoine.

Agitation albano-islamiste fomentée par la CIA

La CIA a donc décidé d’agiter ses fidèles vassaux de la mafia albanaise. Ainsi, une attaque menée depuis le Kosovo, un non-état où est située une des plus grandes bases américaines en Europe (Camp Bondsteel), a frappé le territoire macédonien au non d’un séparatisme albanais sur les frontières de l’actuelle Macédoine. Après avoir tué 22 personnes, les assaillants se sont ensuite repliés vers leur base arrière, protégés par les forces de l’OTAN.

Le but de la manoeuvre est clair : faire échec à l’alternative d’acheminement de gaz russe en Europe en menaçant de guerre indirectes les autorités macédoniennes susceptibles de rejoindre l’accord entre Russes, Grecs et Turcs.

En guise de hors d’oeuvre, les Macédoniens ont vu une résurgence récente de l’action des musulmans albanais sur leur territoire. D’abord une action contre 4 policiers s’était déroulée fin avril.

Le but est bien sûr de mener une guerre non-conventionnelle identique à celle menée en Syrie par les USA et leurs vassaux, en agitant leurs alliés musulmans locaux.

Dans le même temps, des provocations multiples de la part des ultranationalistes musulmans d’Albanie ont visé la Serbie, comme l’annonce faite en avril d’une annexion “inéluctable” du Kosovo par Tirana (source). Une façon indirecte pour Washington de faire chanter Belgrade, au cas où le gouvernement serbe accepterait de faire transiter le gaz russe vers l’Europe centrale, Hongrie et Autriche notamment.

Révolution colorée en Macédoine

En parallèle, l’OTAN et les USA pourraient tenter de créer une crise politique visant à mettre au pouvoir un gouvernement fantoche, sur le modèle ukrainien, afin de contrecarrer le projet russe établi en concertation avec les Serbes, les Grecs et les Hongrois.

Sources :

http://breizatao.com/2015/05/11/la-cia-declenche-une-attaque-islamiste-en-macedoine-pour-contrer-le-projet-gazier-russo-grec/

http://civilwarineurope.com/2015/05/11/la-cia-declenche-une-attaque-islamiste-en-macedoine-pour-contrer-le-projet-gazier-russo-grec/

0000000000000000000000000000000