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Mais que savait donc le TRACFIN sur ces commissions ?

LIRE: Balkany: la DNRED et le TRACFIN savaient-ils?.

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Centrafrique: une enquête pour corruption d’agent public pourrait viser Patrick Balkany

Patrick Balkany à Paris le 7 novembre 2014.

Le maire UMP de Levallois-Perret est visé par une plainte déposée par la République centrafricaine, qui l’accuse d’avoir touché 30 millions d’euros de commissions dans le règlement d’un litige.

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La réputation des Balkany est pour le moins sulfureuse. Plusieurs fois inquiété par la justice, Patrick Balkany y est pour beaucoup dans l’image véhiculée par le célèbre couple de Levallois-Perret.

© AFP

LA POLITIQUE AFRICAINE DE HOLLANDE : ECHEC SUR TOUTE LA LIGNE ! (par Maurice D.)


On nous en cache des choses ! Le grand chef de guerre réputé vainqueur des Touaregs et des narcotrafiquants arabes au Mali en trois mois, puis pacificateur de la République Centrafricaine (RCA) que les Selekas musulmans venus du Nord voulaient conquérir en convertissant à la kalachnikov les anti-balakas chrétiens (80% de la population du pays) qui les repoussèrent avec leurs sabres d’abattis, voudrait bien que l’on parle d’autre chose.

Seulement les faits sont là : cette triste réalité sociale, économique, géostratégique et humaine, que les socialistes pensent pouvoir éradiquer en ré-enchantant le rêve, se rappelle à leur bon souvenir. En Afrique, c’est l’échec sur toute la ligne, comme tout ce que les socialistes entreprennent, même dans leurs actions de guerre pour lesquelles ils disposent pourtant d’un outil formidable : l’Armée française. Pauvres d’esprit, bienheureux naïfs baignant dans leur ignorance et leur cynisme !

Au Mali, ce fameux conflit commencé en janvier 2013, que Hollande devait régler en trois mois, puis en six… dure toujours. Pire, les Touaregs et les divers groupes indépendantistes de l’Azawad et des islamistes ont repris pratiquement tout le terrain qu’ils avaient perdu au Nord-Mali début 2013 et, en Afrique, les critiques vont bon train sur la politique aberrante de la France.

 

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Les pays africains ont décidé de tout reprendre à zéro. Ce 16 juillet, à Alger, va se tenir une grande conférence pour tenter de faire vivre ensemble les Noirs du Sud-Mali avec les Touaregs du Nord-Mali. Elle est organisée par l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de  l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Algérie et les Nations unies. L’Union européenne, la Suisse, la Mauritanie, la France, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso n’y sont invités que comme « facilitateurs », priés de se tenir tranquilles sur les strapontins.

Pour effacer l’humiliation et tenter de ne pas perdre la face, le ministre Jean-Yves Le Drian se précipitera à Bamako, ce même 16 juillet, pour arracher à Ibrahim Boubakar Keïta, le président malien musulman mis en place par Hollande grâce à un référendum un peu bidonné, un accord de coopération militaire dont la plupart des pays africains ne veulent pas. Ils y voient un acte de recolonisation de la France en Afrique, puisqu’il prévoit une présence militaire française permanente, comme au bon vieux temps de l’A.O.F.

Quant à Hollande, il retournera en Afrique dès le 17 juillet pour entamer une tournée avec Air-Sarko (il adore !) des capitales des ex-colonies (Côte d’Ivoire, Niger, Tchad et Comores) et des départements français (Réunion et Mayotte).
Ce télescopage d’une rare maladresse diplomatique entre la France qui a décolonisé dans les années 60 et la France qui conserve ses dernières colonies, fait bien rigoler dans la presse africaine.

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Elle en profite pour rappeler « Les plus gros dérapages diplomatiques de François Hollande en Afrique » (Jeune Afrique, 10 juillet) :

  • l’humiliation qu’il imposa aux présidents africains à Kinshasa le 13 octobre 2012 en réprimandant le président Kabila ;
  • son raté au Nord-Mali où la position française a été largement critiquée par les autorités maliennes et la population, contrairement à la légende dorée du triomphe hollandais racontée par la presse métropolitaine ;
  • l’affront fait au Maroc quand la police de Valls força la porte de la résidence de l’ambassadeur du royaume en France, ensuite la fouille au corps du ministre marocain des Affaires étrangères en transit à l’aéroport de Roissy :
  • l’irruption d’un opposant notoire au roi Mohamed VI sur le seuil de la chambre du général Abdelaziz Bennani en soins dans un hôpital militaire parisien – tout pour vexer le Maroc ; 
  • la blague débile du 16 décembre devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) quand Hollande avait déclaré avec ironie que Manuel Valls était rentré d’Algérie « sain et sauf« , avant d’ajouter « c’est déjà beaucoup » ;
  • l’erreur commise en République Centrafricaine en n’anticipant pas les réactions de haine antimusulmane des chrétiens que les milices selekas avaient persécutés et martyrisés.

Bref, aujourd’hui ce n’est plus à Paris – qui a perdu la main – que mènent les chemins diplomatiques africains, mais à Alger.

Il y a encore autre chose dont la presse française se garde bien de parler, c’est l’échec de « la simple opération de police » (J-Y Le Drian) en République Centrafricaine.

Dans les premiers mois de l’intervention des troupes françaises, leur présence et leur action a, peut-être, évité un bain de sang, c’est en tout cas ce dont se félicitait notre gouvernement : la progression des milices musulmanes sélékas avait été arrêtée… dans les grandes villes où les combattants pris les armes à la main furent désarmés. Puis des troupes africaines sont arrivées en renfort.

Problème, certaines étaient elles-mêmes composées de musulmans, comme celles du Tchad, qui, sur le terrain ont pris de fait le parti des quelques musulmans locaux contre les chrétiens largement majoritaires. Il est vrai que ceux-ci, assoiffés de vengeance, avaient entrepris de chasser les musulmans en les repoussant vers le Nord et l’Est.

Les chrétiens étaient mal armés, l’imagerie médiatique en a fait les hommes aux machettes, les anti-balakas, face aux musulmans et leurs kalachnikovs, les ex-sélékas. Mais les chrétiens, beaucoup plus nombreux, finissaient par avoir le dessus et l’on nous a montré leur méchanceté : ils chassaient les commerçants musulmans et brûlaient leurs maisons, car eux le savent – pour l’avoir vécu dans leur chair -, il n’y a pas d’islam porteur d’amour et de paix : tout musulman est un tueur potentiel de chrétiens et autres animistes mécréants, c’est la loi divine qui le veut, la charia. Pour ceux qui ne le croient toujours pas, voir au Nigeria où, entre autres violences, l’esclavage est réintroduit par les musulmans de Boko Haram.

Les troupes françaises (2.000 hommes) qui, c’était promis par François Hollande, ne devaient rester que quelques semaines, puis quelques mois, sont toujours là et, avec le renfort des troupes africaines (6.000 hommes), tiennent a peu près les villes.
Mais les campagnes, la brousse qui sont la très grande majorité du pays et de sa population ?

La revue Actions internationales, dans son numéro de juillet 2014 titre « Folie meurtrière en Centre-Afrique : un bilan humain bouleversant ». L’Ordre de Malte, une très ancienne ONG hospitalière bien implantée en République Centrafricaine (RCA) depuis plus de trente ans, y a de nombreux centres et notamment des petits hôpitaux et dispensaires de brousse. Ses personnels constatent que « La RCA vit dans un état de guerre sans fin », que, les centres des villes étant surveillés par les armées étrangères, les milices musulmanes les ont pour l’instant quittés, mais poursuivent leur progression en brousse, dans les campagnes.

« Des vagues de violence submergent la région. À chaque fois les populations civiles sont obligées de fuir… 400.000 personnes ont été déplacées… les victimes se comptent par dizaines de milliers… les femmes sont violées et les enfants sont enrôlés de force pour combattre… Le chaos qui règne en RCA ne cesse de s’aggraver : les écoles, les hôpitaux et les églises sont la cible de saccages
(jusque) autour de la capitale ». Où sont les journalistes pour le constater ?

Il y en aura bien quelques uns dans l’un ou l’autre hôtel de Bangui le temps du passage de quelques heures de Hollande dans les prochains jours, pour l’écouter annoncer une fois de plus que « tout va très bien madame la marquise » et que nos soldats pourront bientôt rentrer au pays. Mais ils se garderont bien de s’écarter du bar de leurs hôtels : l’assassinat d’une de leurs 4consœurs il y a quelques mois les a dissuadés d’aller voir au-delà des murs de l’hôtel et de l’ambassade.

Quand l’islam est en cause, la presse préfère fermer les yeux, comme elle le fit autrefois à Timor où l’armée musulmane indonésienne tua 200.000 chrétiens timorais (entre autres en mettant le feu aux églises après en avoir barricadé les portes) en déplaça 500.000 sur une population totale de moins d’un million d’habitants, jusqu’à ce que l’ONU décide d’intervenir et de chasser l’Indonésie musulmane de Timor. Fermer les yeux comme elle le fait toujours en Papouasie occidentale, colonisée depuis quelques années par l’Indonésie qui en pille les richesses et chasse les Papous chrétiens vers les hauts plateaux couverts de jungle pendant que les colons musulmans envahissent les villes et les côtes du pays et y érigent des mosquées après avoir détruit les églises : déjà plus de 150.000 morts papous, des morts inconnus de notre presse si bien-pensante.

Maurice D.

« avec l’autorisation de  www.minurne.fr »

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