Articles Tagués ‘France 2’

C’est une enquête qui risque d’écorner l’image d’un des groupes préférés des Français. Selon «L’Oeil du 20h» de France 2, diffusé ce mardi, EDF pratiquerait l’optimisation fiscale.

Selon le document, le groupe d’électricité parviendrait à soustraire à son impôt plusieurs millions d’euros chaque année via des filiales installées au Luxembourg, en Irlande et grâce à sa participation dans une entreprise située aux Bermudes, où EDF n’a pas d’activité industrielle.

Un pavé dans la mare pour cette entreprise, qui a payé en 2013 1,5 milliard d’euros d’impôts sur les sociétés à l’Etat français. Ces révélations ne semblent pas seulement embarrasser l’électricien.

Car en novembre, le ministre des Finances, Michel Sapin avait déclaré que l’optimisation fiscale n’était «plus acceptable pour personne».

 

Interrogé par France 2 sur l’enquête d’EDF, le ministre n’a pas souhaité répondre.

http://www.20minutes.fr/economie/1498055-20141209-edf-accuse-france-2-faire-optimisation-fiscale

00000000000000000000000000000000

le monde à l'ENVERS

Le président de la branche française du fabricant chinois promet que la journaliste de France 2 «n’aura plus aucun grand patron en interview». Les autres fabricants alternent entre le silence et les promesses.

Voir l’article original 655 mots de plus

Vauzelle, un préfet fantôme et réel cumulard

Le Canard Enchaîné – 22 octobre 2014« Vous êtes des fascistes ! des ennemis de la démocratie ! » Stupéfaction, le 14 octobre, dans la salle des Quatre-Colonnes, à l’Assemblée nationale Le député qui vocifère en ces termes, face à une équipe de France 2, n’est autre que l’ancien garde des Sceaux Michel Vauzelle « Vous êtes tous pareils ! Ne vous étonnez pas de faire élire une Marine Le Pen ! » L’élu des Bouches-du-Rhône et président dea régionPaca se défoule, puis s’en va, rageur.Préfets fantômes…

Motif de sa colère : il a été interviewé par surprise. France 2 enquêtait sur les « préfets fantômes », ces préfets hors cadre nommés un beau jour pour leurs loyaux services et qui n’ont jamais exercé dans une Région… mais qui coûtent cher à l’État et donnent des vapeurs à la Cour des comptes en ces temps de vaches maigres. Or, le brave Vauzelle se trouve dans ce cas : il a été promu préfet en… 1985 par Mitterrand, dont il était alors porte-parole à l’Élysée *. Ce qui lui vaut d’empocher, encore aujourd’hui une discrète retraite de préfet de 2 370 euros, qui viennent s’ajouter à ses indemnités de parlementaire (5 148 euros) et de patron de la Région Paca (2 750 euros).

citrouille-halloween-189_gif_pagespeed_ce_5725hSGtiJD’où l’énervement. Mais un énervement non diffusé. Car deux jours plus tard, le 16 octobre, les téléspectateurs du 20 heures de France 2 ont eu une version tout sourire. Entre-temps, Vauzelle s’est en effet empressé de contacter, à France Télés, celui qu’il appelle « son ami« , à savoir le pédégé, Rémy Pfimlin. Et tout s’est arrangé comme par enchantement. La scène filmée de sa crise a été expédiée aux oubliettes, et le député PS s’est déplacé au siège de France Télés pour enregistrer une nouvelle version de son interview, dans laquelle il explique très posément au « fasciste » qui le réinterroge :

« Le président Mitterrand a estimé qu’ayant bien rempli mes fonctions il allait me nommer préfet (…) Un préfet, c’est un monsieur ou une dame qui sert la République Et le porte-parole du président de la République sert éminemment la République. »

Et se sert éminemment de ses appuis.

Après son coup de gueule de l’Assemblée, le député PS s’est même déplacé au siège de France Télévisions pour accorder une seconde interview, beaucoup plus soft.

https://dailymotion.com/video/k2cdHCwpH5YjRS99fxO

Contactés par @si, les deux journalistes en charge de l’enquête ont refusé de nous en dire plus. Également contacté, Eric Monier, directeur de la rédaction de France 2, nous a répondu qu’il ne commentait pas les articles du Canard.

 

images46TM2FGO
* Une promotion politique, dont Brice Hortefeux a lui aussi bénéficié. Il était alors Chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, au ministère du Budget. Brice Hortefeux a confirmé par téléphone que cette promotion était méritée, sans vouloir accorder d’interview à se sujet. Cette casquette de préfet, Brice Hortefeux et Michel Vauzelle la conserveront toute leur carrière. Michel Vauzelle âgé de 70 ans à fait valoir ses droits à la retraite de préfet il y a trois ans, tout en continuant d’exercer ses autres fonctions.

Officiellement,  ils sont aujourd’hui, 126 rattachés à un territoire, mais notre pays compte au total bien plus de préfets : 252 précisément, soit deux fois plus que le nombre de départements et de régions réunis.

Voir le reportage de France 2 : Le scandale des préfets fantômes.

2811547794_1_9_RQorXorq
Dans le même registre du train de vie opulent de l’État, l’armée française, dont on supprime des régiments entiers, lire ou relire cet article de mars 2013 : Les généraux, une caste méconnue dont les avantages n’ont rien à envier aux meilleurs « golden parachutes » des PDG.  Budget de la Défense : il y aurait 498 officiers généraux en activité et 5 500 autres payés à ne rien faire

source:  http://resistanceinventerre.wordpress.com/2014/10/26/michel-vauzelle-prefet-fantome-et-reel-cumulard/

000000000000000000000000000000000000

logo_isranews_dark_302x67

Victor PEREZ: France 2 de nouveau sur la sellette
France 2 est, apparemment, de nouveau le sujet de critiques ! Qu’a donc fait cette chaîne télévisuelle de si répréhensible pour qu’elle soit désignée à la vindicte de la profession ? Elle est accusée, tout simplement et par de nombreux confrères, d’avoir fait « tomber », d’avoir participé au « piratage », d’avoir fait « hacker » le site d’Arrêts sur images pour le scoop et d’avoir transformé, du coup, « Ulcan en …
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Devant l’ONU, Netanyahou fustige l’Iran et le Hamas

Devant l’ONU, Netanyahou fustige l’Iran et le Hamas

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Liberman : « Abbas a perdu tout contact avec la réalité »
Le ministre des Affaires étrangères estime « qu’Abbas ne veut pas la paix et qu’il ne représente pas les Palestiniens »
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Lady Gaga soutient Israël
La star de la pop s’est dit « très émue  » par ses fans israéliens lors d’une interview à The Independent
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Iran: exécution imminente d’une jeune femme de 26 ans
Les autorités iraniennes ont confirmé lundi 29 septembre qu’une femme déclarée coupable d’avoir tué un homme qui aurait tenté de l’agresser sexuellement allait être pendue mardi 30 septembre au matin, dans une prison située à l’ouest de Téhéran, a déclaré Amnesty International.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Liberté de la presse: la Turquie dans la ligne de mire
La Turquie est depuis des mois au coeur de l’actualité internationale. Non seulement parce qu’elle borde deux des pays les plus convulsés du monde, la Syrie et l’Irak, mais aussi parce que son gouvernement est régulièrement accusé de vouloir imposer un régime autoritaire « à la Poutine », alors qu’il aspire à faire partie de l’Union européenne.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Algérie : la France accusée d’avoir organisé l’enlèvement d’Hervé Gourdel
L’ex-militaire algérien Ali Zaoui ne croit pas du tout à la version donnée par les autorités françaises. D’après lui, cet enlèvement a été monté de tout pièce par les services secrets français. Cette opération viserait à pousser l’Algérie à s’ingérer militairement dans la région et contre l’Etat islamique.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Une start-up israélienne développe un inhalateur médical de cannabis
Grâce à l’impression 3D, une start-up israélienne a mis au point deux inhalateurs médicaux de marijuana: l’un pour une utilisation en milieu hospitalier et l’autre, de poche, pour une utilisation à domicile.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Israël offre aux pays arabes d’œuvrer ensemble contre l’EIIL et l’Iran
Israël offre aux pays arabes d’œuvrer ensemble contre l’EIIL et l’Iran
Le Premier ministre d’Israël, Benjamin Nétanyahou, a dénoncé lundi, à la tribune de l’ONU, « l’Islam militant » et les ambitions nucléaires de l’Iran mais a aussi affirmé que son pays avait « une occasion historique » de travailler avec les pays arabes pour faire face à ces dangers et parvenir à la paix avec les Palestiniens.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Les Premiers ministres indien et israélien se rencontrent à New York et discutent coopération en matière de défense
NEW DELHI, 29 septembre (Xinhua) — Le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré son homologue israélien Benjamin Nétanyahou dimanche à New York pour discuter de la coopération dans le domaine de la défense, dans ce qui apparaît comme un rapprochement entre l’Inde et l’Etat juif, ont indiqué lundi les médias locaux.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Sarcelles : enquête ouverte après un reportage sur la communauté juive
Il aura fallu quatre jours pour que l’affaire tombe sous le coup de la justice. Dans un reportage consacré à Sarcelles (Val-d’Oise) et diffusé sur France 2 la semaine dernière, deux mois après les émeutes qui avaient émaillé une manifestation de soutien au peuple palestinien, un témoin tenait face caméra des propos d’une particulière violence.
000000000000000000000000000000000000000

photo_bilger_1Vais-je avoir le droit de parler de Nicolas Sarkozy ?

Quand Nicolas Sarkozy a été pour la première fois ministre de l’Intérieur et que j’ai approuvé ses coups de boutoir contre certaines pratiques judiciaires en effet discutables, on m’a reproché d’en parler trop.

Quand il a fait cette campagne extra-ordinaire de 2007, j’ai été enthousiaste devant cette invention d’une droite gardant ce qu’elle avait de meilleur et s’enrichissant de ce que la gauche prétendait conserver par devers elle ; naturellement, on m’a blâmé parce que j’en parlais trop.

Quand la promesse d’une République irréprochable s’est retrouvée dans l’enfer des voeux pieux et que la présidence de Nicolas Sarkozy a été ce que l’état de droit a subi de pire avec la complaisance d’affidés et de magistrats « dévoués », forcément on m’a fait grief d’en trop parler.

Lorsque la vulgarité et le narcissisme de notre représentant suprême devenaient tels qu’ils occultaient ce que son action avait d’énergique et sa volonté de rassurant, on m’accablait parce que j’en parlais trop.

Quand sa présidence menacée d’être largement défaite l’a conduit à puiser cyniquement dans le vivier du Front national, lui redonnant ainsi de l’ampleur alors qu’en 2007 il avait su le réduire substantiellement, apparemment j’en parlais trop.

Lorsqu’au moment du choix, on ne m’a laissé à droite qu’une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy et, à gauche, l’attente d’un socialisme raisonnable et démocratique, j’ai franchi le pas, comme une multitude de Français pas plus socialistes que moi, et permis à François Hollande de battre un président déconsidéré, mais on m’a vertement repris puisque, semble-t-il, j’en parlais trop.

Quand Nicolas Sarkozy, feignant la réserve, n’a eu de cesse que d’interdire, par une intimidation constante, le moindre inventaire de son quinquennat et de bloquer toute émergence de rivaux plausibles au sein de son propre camp, je me suis ému devant cette démarche si peu républicaine et, paraît-il, j’en ai trop parlé.

Lorsque Nicolas Sarkozy, englué dans les affaires, a manoeuvré pour empêcher une victoire éclatante de François Fillon contre Jean-François Copé à la tête de l’UMP et placé son parti en fâcheuse posture morale et financière, j’ai pressenti que le ressentiment, le désir de revanche et le souci de sa sauvegarde judiciaire allaient le projeter à nouveau en première ligne, mais qu’on m’excuse d’en avoir trop parlé.

Quand, évoquant son devoir, se prenant pour de Gaulle, alors qu’une majorité de Français déplorent son irruption dans l’espace politique pour s’approprier l’UMP et l’instrumentaliser à son seul bénéfice pour la primaire, à peine 28 mois après sa défaite, affichant un prétendu changement dont il serait vain de compter les innombrables étapes (Le Monde, Libération), je m’indigne et il est clair que j’en parle trop.

Maintenant qu’il a mis fin à son jeu cousu de fil grossier de cache-cache avec la République, que sur Facebook il a posté un message aussi sincère dans sa grandeur et sa noblesse affectées que Cahuzac face à l’Assemblée nationale, qu’il va être courtoisement questionné par Laurent Delahousse sur France 2, qu’il ira de manifestation en manifestation avec le concours de soutiens et de ralliés tristement opportunistes, qu’il portera des coups et qu’il en recevra, qu’il ne sera plus jamais le miracle virtuel de 2007 mais de plus en plus le superfétatoire lassant de 2014, je n’aurai plus aucun scrupule puisqu’on ne pourra plus me dénier le droit d’en parler.

Nicolas Sarkozy, à Paris le 19 septembre 2014.Nicolas Sarkozy, à Paris le 19 septembre 2014. Thibault Camus/AP/SIPA

J’avoue que j’ai peur. François Hollande a été élu à cause de Nicolas Sarkozy et je crains que celui-ci, grâce à François Hollande, se redonne une chance.

L’émission de Frédéric Taddéï dont une partie a été consacrée au « retour » de Nicolas Sarkozy (France 2) m’a littéralement stupéfié. En face d’un Edwy Plenel courageux, pugnace, convaincu et seul à manifester un souci éthique dans l’appréciation de la démarche politique de l’ancien président, on a eu un front composé de personnalités qui, aussi nuancées voire différentes que soient leurs convictions, étaient toutes réunies par l’indifférence qu’elles manifestaient à l’égard de la morale publique, de l’incidence des procédures judiciaires sur Nicolas Sarkozy et, plus globalement, de la personnalité si peu exemplaire de celui qui, à nouveau, survenait comme un importun non désiré. Cette argumentation collective était déprimante car elle laissait croire que les projets politiques, les plans économiques et financiers, la vision sociale, les perspectives internationales étaient autonomes, indépendants en tout cas de la personne qui, dans le meilleur des cas, allaient les élaborer, les servir, les incarner. A les entendre, si ignorants par ailleurs des réalités judiciaires, n’importe qui aurait pu faire l’affaire. Une personnalité de nuit comme un être de lumière. Un politique plombé par les affaires comme un démocrate irréprochable et jamais pris en faute. Face à une telle inégalité, aussi injuste, des perceptions, il faut se battre. On ne peut plus laisser politique et morale faire monde à part !

Enfin, la justice.

Depuis 28 mois, le président de la République ne fait pas bonne figure et son bilan, pour l’instant, est médiocre. Toutefois, si Christiane Taubira n’a pas été et n’est pas un ministre aussi bon qu’elle le pense d’elle-même, force est de considérer que le président et elle, sur le plan des libertés publiques, de la considération due aux magistrats et de l’indépendance dans la gestion des dossiers sensibles, ont inauguré une ère et adopté des pratiques au pire d’indifférence, au mieux d’abstention et qu’il convient de saluer cette positive évolution d’un quinquennat à l’autre.

Certes, Nicolas Sarkozy ne sera sans doute que président de l’UMP mais son implication dans des affaires multiples va l’inciter à faire feu de tout bois. Il est hors de question qu’il s’en prenne aux magistrats comme il s’est permis de le faire lorsqu’il était président. Certains des plus hauts postes judiciaires sont encore occupés par des fidèles, des inconditionnels, des opportunistes, aux ordres hier et prêts à le redevenir en flairant demain.

Tout de même, par rapport à un passé dévastateur pour l’honneur des magistrats, une assurance. Je sais qu’à des postes clés, notamment Premier Président de la Cour de cassation et président du tribunal de grande instance de Paris, la présence de magistrats exceptionnels, aujourd’hui, garantira la justice, et la magistrature qui en est la servante, des abus et des scandales du quinquennat précédent. En espérant qu’aucun Mur des cons ne viendra plus souiller, à cause de quelques énergumènes, l’image de tous les juges auprès des citoyens.

Nicolas Sarkozy est revenu. Il faut en parler. On ne change pas, François Bayrou a raison. On se répète. Il va se plagier.

On se laisse faire ou non ?

http://www.philippebilger.com/

00000000000000000

photo_bilger_1Faudra-t-il aussi supprimer la magistrature ?

Nadine Morano et Henri Guaino ne sont pas allés assez loin et Christian Estrosi, en maintenant son arrêté contre les drapeaux ostentatoires malgré sa suspension par la juridiction administrative, est évidemment bien placé pour évoquer la haine de la magistrature contre Nicolas Sarkozy (20 minutes, Le Figaro, France 2).

Les premiers n’ont en effet proposé que l’abolition du syndicalisme judiciaire et la suppression de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM). Tant qu’à faire, ils n’auraient pas dû s’arrêter en si bon chemin !

Pour être habitué aux provocations de Nadine Morano et aux fulgurances pas toujours bien venues d’Henri Guaino, on reste cependant saisi devant cet extrémisme qui, chez eux, suit chaque péripétie procédurale liée à Nicolas Sarkozy.

Le propre du discours politique est en principe de devoir se soumettre aux exigences de liberté et de responsabilité mais il se donne aussi trop souvent le droit de s’abandonner à une absurdité totale parce qu’il sait qu’elle ne s’incarnera jamais dans le réel sauf à souhaiter l’émergence d’un pouvoir totalitaire qui détruira ce que l’esprit démocratique a permis.

Imagine-t-on en effet un gouvernement classique, de droite ou de gauche, libéral ou socialiste, décréter un jour de telles abolitions ?

Si nous avions, sur un terrain vierge, à inventer la magistrature, à réfléchir sur le syndicalisme et à concevoir l’enseignement, nous pourrions conceptuellement ouvrir des chemins singuliers et, pourquoi pas ?, imaginer une autre institution, un service public avec d’autres règles.

Mais le syndicalisme judiciaire est là depuis 1968 pour le SM et depuis 1974 pour l’Union syndicale des magistrats (USM). Quant à l’ENM, sous un autre nom, elle date de 1958 grâce au général de Gaulle et à Michel Debré.

Le bon sens, le pragmatisme et l’impossibilité de mettre à bas ce qui dans son essence a constitué une avancée empêchent de prendre au sérieux ces fantasmes d’effacement. Mais il est regrettable, comme l’a très bien dit Jean-Christophe Buisson sur RTL à On refait le monde, que ceux-ci aient rendu, par leur excès, un débat pourtant nécessaire quasiment impossible.

Pourtant, ce débat n’a jamais été absent de l’espace public mais la manière dont il était abordé restait mesurée et opposait au nom de la démocratie les tenants d’un progressisme éclairé à ceux, pour la magistrature, d’une réserve totale. Des arguments recevables de part et d’autre s’échangeaient en quelque sorte pour la beauté de la controverse sans que l’empoignade sorte du champ intellectuel et débouche sur une véritable haine du syndicalisme et la détestation de ceux qui le pratiquaient.

Ce qui a tout bouleversé est le déplorable Mur des cons qui a manifesté concrètement, ostensiblement à quel point certains membres du SM faisaient s’accorder bêtise et idéologie, partialité et inconscience. Certes, personne ne doutait que ce syndicat fût, depuis sa naissance, proche de la gauche, voire de l’extrême gauche. Qu’il ne se serve de la justice plus qu’il ne la serve. Que son obsession, dans ses pratiques, était par exemple de mettre en cause la police au travers du policier et le patronat au travers du patron.

Mais ces dérives ont longtemps été occultées par la brillante génération qui avait fait du SM à la fois une machine de guerre et un lieu de réflexion, un mélange d’intelligence et d’esprit partisan. Une acidité contestable mais stimulante.

Le Mur des cons, conséquence aussi de la formidable dégradation de la qualité des dirigeants du SM au fil du temps, a constitué un véritable séisme parce qu’il a malheureusement conduit le citoyen et beaucoup de politiques à assimiler la majorité des magistrats à quelques énergumènes incendiaires de la justice et, à ceux-ci, nombre de membres équilibrés et compétents du SM pour lesquels l’exercice professionnel n’était absolument pas altéré par l’appartenance syndicale.

La défense démagogique de Nicolas Sarkozy a joué de cette confusion et personne, tant la cause de son honnêteté au sens large est devenue problématique, ne saurait lui reprocher d’avoir abusé du thème de la politisation de la magistrature en s’en prenant à l’un des magistrats instructeurs. Sans le Mur des cons, jamais un tel dérapage n’aurait été concevable même de la part de cette personnalité-là.

Il convient que le SM s’adonne à un travail considérable de réflexion sur lui-même, qu’il se désinfecte de tout ce qui dégrade sa structure en parti, ses idées en idéologie et en parti pris et retrouve le chemin d’une véritable démarche professionnelle. On ne demande pas au SM de se substituer au pouvoir politique, de l’accompagner quand il est socialiste ou de le vitupérer s’il est de droite. On doit exiger de lui qu’il reste à sa place. Faute de cette rénovation, il fera disparaître, en même temps que lui, l’adhésion à la justice et la confiance qu’elle doit inspirer.

Cette mue positive est possible puisque l’USM, en dépit d’un rapprochement systématique avec le SM depuis quelques années sur certains sujets, est parvenue à maintenir sa crédibilité syndicale et n’est jamais apparue, aux yeux des citoyens, comme la courroie de transmission d’un parti, un organe militant.

Quant à l’ENM, je sais bien que les controverses n’ont jamais manqué à son sujet et qu’on s’est plu parfois à moquer cet établissement qui délivrait « un permis de juger » en proposant, à sa place, des expériences professionnelles qui permettraient de devenir magistrats moins précocement et avec plus de maturité et d’humanité. On va sans doute continuer à brasser ce type de question mais toujours est-il que l’ENM a enrichi sa formation, fait appel à une vision internationale et surtout à une évaluation psychologique des futurs magistrats. Ce ne sont pas des évolutions négligeables et le Directeur actuel, me semble-t-il, serait bien inspiré en favorisant le pluralisme intellectuel, l’approfondissement de la culture générale, une pédagogie sur la maîtrise du pouvoir, la politesse judiciaire et le savoir-vivre tout court.

Nadine Morano, Henri Guaino et tous ceux qui suivent leur ligne absurde sans l’avouer exigeront, bientôt, la suppression de la magistrature. Après tout, cette institution est détestable qui tente de rendre justice à tous, aux faibles comme aux puissants, et parfois, parce qu’elle est saisie d’affaires qu’elle n’a pas inventées, a l’impudence de mettre en examen même un ancien président de la République.

Que ces boutefeux continuent sur ce registre et on saura alors que le Mur des cons a fait des petits : le même délire mais de de l’autre côté.

p bilger

Philippe Bilger

SOURCE: http://www.philippebilger.com/blog/2014/07/faudra-t-il-aussi-supprimer-la-magistrature-.html

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

ImageDSK n’a pas tout perdu…

On ne devrait pas s’étonner qu’une part fondamentale de la personnalité de DSK soit demeurée à l’abri des tempêtes de sa vie personnelle et des tentations auxquelles il n’avait pas à résister puisqu’apparemment il se considérait comme invité permanent au festival du désir et du sexe.

Des propos et des jugements de DSK, tenus auprès de ses collaborateurs, ont été recueillis (JDD) et ils font apparaître que sa machine intellectuelle continue à tourner à plein régime.

On s’en était déjà aperçu lors de l’émission sur l’euro (France 2) où de manière limpide, même pour le profane, il avait su exposer les erreurs commises lors de la gestion de la crise grecque. Il s’agissait là d’un domaine technique qui n’avait pas de secret pour lui.

Ce qui nous est révélé aujourd’hui se rapporte davantage à l’appréhension de problèmes politiques et à la perception des compétences ministérielles. C’est anecdotique mais éclairant.

Il raconte par exemple la différence radicale d’attitude entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy quand, patron du FMI, il était reçu par l’une ou l’autre.

Avec la première, l’entretien durait deux heures et tout était décortiqué de manière approfondie : le sujet était traité à fond et on ne parlait pas d’autre chose. Une rigueur et un sérieux tenant à la fois au style allemand et au tempérament de cette femme dominant l’Europe avec une feinte retenue.

Avec notre ancien président, sans que la désinvolture soit forcément française, les échanges professionnels et financiers ne prenaient pas plus d’un quart d’heure puis Nicolas Sarkozy ne cessait pas de parler d’autre chose et sans doute – je l’ajoute – de lui-même, ce qui confirme l’impression de beaucoup de visiteurs invités pour un dialogue et condamnés au monologue du chef de l’Etat.

Sur Manuel Valls également, DSK vise juste puisqu’il souligne, ce qui va de soi, que son gouvernement n’est pas le sien mais celui de François Hollande, qu’il n’a pas d’espace, que le président et lui sont « dans la même cuisine gouvernementale » et que le premier s’implique trop (Le Parisien).

DSK va plus loin dans le sarcasme en qualifiant la moitié des ministres de « brêles ».

Pour sa propre défense, il ne nie pas sa responsabilité pour les 35 heures mais n’imaginait pas que cette réduction du temps de travail qui a désorganisé beaucoup de secteurs d’activité serait appliquée de manière aussi bureaucratique.

Pour en revenir à la composition du gouvernement, sans être sûr de penser forcément aux mêmes que lui, je partage son constat et éprouve en effet l’impression qu’il y a trop d’amateurs pour trop peu de professionnels.

Cette tendance a été amorcée sous Nicolas Sarkozy et il me semble qu’il existe là une étrange et paradoxale continuité entre la droite et la gauche.Sans se pousser du col, il n’était pas outrecuidant de s’estimer hier aussi capable que certains ministres et de se sentir aujourd’hui aussi fiable et compétent qu’une partie du gouvernement.

C’est d’ailleurs l’un des problèmes récents de notre démocratie. Qu’il y ait rien moins qu’un gouffre entre tel ou tel citoyen et plusieurs serviteurs de l’Etat peut apparaître comme l’expression d’une heureuse égalité républicaine mais l’amateurisme au pouvoir de nombre de ceux-ci renforce la dérision, voire le mépris dont la société accable souvent injustement la classe politique.

La quadrature du cercle : les ministres doivent être comme nous et à la fois mieux que nous. On en est de plus en plus loin.

On ne se débarrassera pas aisément de DSK parce qu’il n’a pas tout perdu. Il a conservé l’essentiel.

Sa lucidité.

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/blog/2014/06/dsk-na-pas-tout-perdu.html

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

En privé, l’ancien patron du FMI dit tout le mal qu’il pense du président François Hollande et du gouvernement actuel, selon « Le Point ».

« Hollande s’implique trop dans le quotidien, Manuel n’a pas d’espace. Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande dont la moitié sont des brêles. Il n’a pas fait le gouvernement qu’il voulait ».
LIRE: http://www.bfmtv.com/politique/dsk-moitie-ministres-sont-breles-801737.html

00000000000000000000000000000000000000000000000000000