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COMMUNIQUÉ DU SCPN(Syndicat des Commissaires de la Police Nationale)

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Cher(e)s collègues,

Les événements de ces derniers jours à Albi, Gaillac, Nantes, Rouen, Paris ou encore Rennes notamment, sans prétendre ici être exhaustif, nous imposent de rappeler un certain nombre de faits et réalités.

Sous ce qui n’est désormais plus qu’un prétexte (le tragique décès de Rémi Fraisse à Sivens), de graves violences ont été commises par des individus dont nous souhaitons rappeler avec force les véritables motivations et le vrai visage.

Depuis plusieurs mois, des activistes de la mouvance d’ultra-gauche viennent s’agréger à des mouvements de mécontentement écologistes. Prenant pour prétexte, les « Grands Projets Inutiles et Imposés », ces derniers exercent des violences extrêmement graves à l’égard des forces de l’ordre avec la volonté revendiquée de porter atteinte à leur intégrité physique (jets de cocktail Molotov, d’engins explosifs, slogan transparent sur leurs intentions « un flic, une balle », sites piégés pour blesser les forces de l’ordre…).

 

 

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Cette mouvance de type « black-block », exploitant à l’envi son thème fétiche des violences policières et de la répression, multiplie les manifestations et se greffe à tout rassemblement contestataire dans le but affiché de les faire dégénérer et de créer un climat insurrectionnel. À titre d’exemple, à Rennes, hier soir encore, une partie des manifestants a distribué un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade » appelant également à bloquer lycées, universités, gares, villes, et à occuper la rue.

Face à ces situations particulièrement graves, porteuses de menaces sérieuses dans le climat actuel, le Syndicat des Commissaires de la Police Nationale appelle chacun à mesurer avec précision sa responsabilité, en particulier ceux qui s’improvisent en donneurs de leçons, en déplaçant le débat sur l’utilisation des armes intermédiaires par les forces de l’ordre ou en questionnant la légitimité des forces de sécurité en France.

Nous restons convaincus, même si peuvent être interrogées ou réactualisées la nature des matériels employés comme leurs procédures de mise en œuvre, que LES POLICIERS DOIVENT DISPOSER DES MOYENS INDISPENSABLES ET GRADUÉS POUR ASSURER LEURS MISSIONS ET LEUR PROPRE SÉCURITÉ.

Retirer durablement des moyens de riposte intermédiaires porte à terme le germe d’un choix, nous semble-t-il dangereux, s’il n’est pas mûrement réfléchi.

En effet, soit les policiers n’auront plus les moyens de remplir leurs missions, et la question devra se poser de laisser la place à des troubles importants (ce qui est d’ailleurs un des objectifs affichés par la mouvance anarchiste) soit s’imposera l’application stricte des textes sur la légitime défense qui ne laissera au policier que l’option du recours à l’arme individuelle dans les situations les plus critiques, avec son lot de conséquences.

C’est aujourd’hui en ces termes que se pose le délicat équilibre entre le droit de manifester pour la population (avec ce qui relève d’un « désordre acceptable ») et « l’ordre républicain indispensable ».

Alors que des rassemblements s’annoncent dans les jours qui viennent, avec des risques sérieux en termes d’ordre public, le Syndicat des Commissaires de la Police Nationale sera particulièrement attentif et vigilant à ce que les orientations d’aujourd’hui, dans un contexte certes difficile, ne dessinent pas la police impuissante de demain.

 

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SOURCE: http://www.minurne.fr/blog/si-la-police-a-le-devoir-de-nous-proteger-elle-a-le-droit-de-se-defendre-par-luc-sommeyre?&trck=nl-893825-1072572-89p/p

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La Libre.be

Julien Balboni

Publié le vendredi 21 novembre 2014 à 17h21 – Mis à jour le vendredi 21 novembre 2014 à 17h27

Belgique

Les revendications portent sur les pensions des services de police.

Le front commun syndical (CGSP – CSC – SNPS – SLFP) police a décidé d’effectuer « une action forte au niveau national le 12 décembre 2014 de 7h à 8h30 où l’ensemble du pays sera paralysé par les forces de l’ordre », annonce un communiqué commun.

Les revendications portent sur les pensions des services de police. « Pendant un certain moment de la journée, tous les policiers mèneront des actions où ils feront leur travail. Là, le gouvernement se rendra compte », indique Eddy Quaino (CGSP), porte-parole du front commun. Les axes de communication seront plus particulièrement ciblés, comme les « aéroports, chemins de fer, ports. Il reste un point d’interrogation sur les autoroutes. » Les policiers envisagent de mener des « contrôles d’alcoolémie, de la prévention ceinture, des contrôles de documents à l’aéroport ».

38.000 policiers sont concernés par la réforme des pensions. Le front commun réclame le retour aux âges de départ en retraite négociés en 2001 et 2011. « Les propositions du gouvernement sont inacceptables. Nous attendons un geste fort de sa part », indique le syndicaliste. Le 18 septembre, 14.000 policiers avaient défilé dans les rues de Bruxelles pour protester contre la réforme de leur pension.

source: http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-policiers-veulent-bloquer-le-pays-le-12-decembre-546f67743570e74ee30758f0

source:http://policeetrealites.wordpress.com/2014/11/23/belgique-les-policiers-veulent-bloquer-le-pays-le-12-decembre/

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Cinq Israéliens ont été tués mardi matin dans l'attaque d'une synagogue à Jérusalem par deux Palestiniens qui ont été abattus par la police, a affirmé une porte-parole de la police.

Deux hommes armés de couteaux et de hachoirs ont tué quatre Israéliens mardi matin dans un quartier ultra-orthodoxe de la ville. Le premier ministre israélien accuse le Hamas et Mahmoud Abbas.

Quatre Israéliens ont été tués et six autres blessés, mardi matin, lors d’une attaque conduite par deux Palestiniens dans un quartier résidentiel de Jérusalem-Ouest. Munis de hachoirs, de couteaux et d’une arme de poing, ceux-ci ont pénétré vers 7h15 dans la synagogue Bnei Torah de Har Nof, où une trentaine de fidèles étaient rassemblés pour la prière du matin. Des coups de feu ont retenti, provoquant l’intervention des forces de l’ordre. Une fusillade a alors éclaté, lors de laquelle les deux assaillants ont été blessés tandis qu’un policier a été touché d’une balle dans la tête.

«Lorsque je suis arrivé, un homme portant un châle de prière ensanglanté était assis sur les marches de la synagogue, raconte Akiva Pollack, l’un des premiers secouristes dépêchés sur place. Il m’a dit qu’on lui avait tiré dessus mais, en soulevant sa chemise, j’ai découvert plusieurs coupures très profondes. Quelques mètres plus loin, je suis tombé sur un corps étendu dans une mare de sang. C’est alors que les terroristes se sont mis à tirer et que j’ai dû me mettre à l’abri. Quelques instants plus tard, un policier s’est effondré à côté de moi. Je l’ai intubé et nous l’avons transféré à l’hôpital Shaare Tzedek.»

Shlomo Benlolo, un habitué de cette synagogue, a assisté à l’intervention de la police depuis son balcon situé de l’autre côté de la rue. «J’aurais dû prendre part à cette prière, glisse-t-il, à l’évidence bouleversé, mais je ne me sentais pas très bien – si bien que ma femme m’a conseillé de rester à la maison.» Des cris, puis une série de détonations, l’ont cependant mis en alerte. «Par la fenêtre, j’ai vu des gens qui couraient dans tous les sens. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’une chose pareille arriverait dans un quartier aussi paisible…»
Une banlieue résidentielle majoritairement peuplée de juifs ultraorthodoxes

Posé sur une colline boisée à l’écart du centre de Jérusalem, Har Nof est une banlieue résidentielle majoritairement peuplée de juifs ultraorthodoxes. «On s’y sent d’autant plus en sécurité que plusieurs députés du parti Shas [formation ultraorthodoxe séfarade], toujours accompagnés de leurs gardes du corps, habitent à proximité», explique Ezra Batzri, un étudiant inscrit dans le séminaire talmudique voisin. Vu de Har Nof, les heurts incessants entre émeutiers palestiniens de Jérusalem-Est et forces de l’ordre semblent bien loin. «S’ils attaquent jusqu’ici, c’est que plus aucun endroit n’est sûr», soupire Sarah Abraham, une Franco-israélienne qui a emménagé il y a un peu plus d’un an.

L’attaque de la synagogue Bnei Torah constitue l’événement le plus meurtrier depuis que l’enlèvement et le meurtre de trois étudiants juifs, suivi par celui d’un adolescent palestinien, ont déclenché début juillet une vague de violences à Jérusalem. «Nous venons de franchir un seuil dans l’horreur, dénonce Uri Maklev, député du parti ultraorthodoxe Torah unifiée et vice-président de la Knesset. Les monstres qui ont fait ça voulaient tuer des juifs en train de prier. Il est temps que le gouvernement révise sa doctrine pour mieux nous protéger des arabes de Jérusalem-Est.»

Sitôt les deux meurtriers identifiés, la police israélienne a perquisitionné leurs domiciles dans le quartier de Jabal Moukaber, à Jérusalem-Est. Des heurts entre jeunes Palestiniens et forces de l’ordre ont alors éclaté. Selon leur entourage, Ghassan et Odeih Abou Jamal, deux cousins âgés respectivement de 32 et 22 ans, étaient ouvriers dans le bâtiment. L’aîné était marié et père de trois enfants. «Ce sont les assauts répétés des Israéliens contre la mosquée al-Aqsa, ainsi que les conditions de vie faites à notre peuple, qui les ont poussés à commettre cet acte», explique Soufian Abou Jamal, l’oncle des deux hommes, qui refuse de condamner leur équipée meurtrière.

Nir Barkat, maire de Jérusalem, a dénoncé «des meurtres bestiaux, commis avec des couteaux de boucher», avant de pointer un doigt accusateur vers les responsables palestiniens. «C’est le chef de l’Autorité palestinienne, avec ses alliés du Hamas et du Djihad islamique, qui sème dans les esprits la haine et l’envie de tuer», a-t-il déploré. Au même moment, le président Mahmoud Abbas condamnait «l’attaque contre des fidèles juifs dans leur lieu de culte, ainsi que les meurtres de civils, quels qu’ils soient». Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a pour sa part promis de «répondre avec une poigne de fer à ce meurtre de juifs». Première illustration concrète, le ministre de la Sécurité intérieure a annoncé que les autorités entendaient lever certaines restrictions sur le port d’armes afin de renforcer l’autodéfense. Une mesure qui concernerait les Israéliens déjà détenteurs d’un port d’armes.

http://www.lefigaro.fr/international/2014/11/18/01003-20141118ARTFIG00173-attaque-meurtriere-dans-une-synagogue-de-jerusalem.php

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Que s’est-il passé dans la nuit de samedi à dimanche, lors des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants au barrage de Sivens ? Petit à petit, on commence à en savoir un peu plus sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse, 21 ans. «On a retrouvé des traces de TNT, sur certains scellés, provenant des effets vestimentaires de la victime», a annoncé le procureur, Claude Dérens, à la presse, mardi après-midi. Ces résultats «orientent donc l’enquête, puisque la mise en œuvre d’un explosif militaire de type « grenade offensive » semble acquise au dossier», a dit le magistrat. Il précise que «le TNT figure dans la composition des charges des grenades lacrymogènes ou offensives utilisées par les gendarmes». Dans la foulée, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a suspendu l’utilisation des grenades offensives.

Dans le cadre du maintien de l’ordre, plusieurs types de grenades sont en effet autorisés par le décret n° 2011-795 du 30 juin 2011. La «grenade GLI F4», qui est une grenade lacrymogène instantanée, c’est-à-dire avec effet de souffle. Ou encore la «grenade OF F1». Elle est, selon l’ancien site d’un des fabricants, Alsetex, cité par Rue89, une «grenade offensive sans éclats 410» qui produit un «effet intense et psychologiquement agressif » qui « rend ainsi possible la neutralisation rapide et efficace [des] manifestants […] dans un contexte dur et résistant». Viennent également la «grenade instantanée» sans lacrymogène et la «grenade à main de désencerclement». Pour utiliser ces armes, les gendarmes possèdent des lanceurs de grenades de 56 mm et de 40 mm.

En principe toutes non létales, il a pourtant déjà été observé de nombreux cas de mutilation par ces armes lors de manifestations. Souvent la perte d’un œil, l’amputation d’orteils, des brûlures et des plaies diverses. En 2013, après la main arrachée d’un manifestant pendant une protestation en Bretagne, une «source gendarmerie» sur Rue89 expliquait que les grenades d’encerclement ne sont utilisées en théorie que «lorsque les forces de l’ordre sont encerclées et doivent briser cet encerclement, dans un cadre d’autodéfense rapprochée et non pour le contrôle d’une foule à distance».

Photo prise le 09 décembre 2002 au château de Pomponne, siège de la Compagnie républicaine de sécurité CRS4, d'une grenade lacrymogène, dissuasive lors des manifestations.       (FILM)

(Photo prise le 09 décembre 2002 au château de Pomponne, siège de la Compagnie républicaine de sécurité CRS4, d’une grenade lacrymogène, dissuasive lors des manifestations. AFP)

La commission nationale de déontologie de la sécurité a publié en 2009 un rapport sur «l’usage des matériels de défense et de contrainte par les forces de l’ordre». Elle consacre une page à de «sérieuses blessures» occasionnées par des grenades et donne deux exemples précis. A chaque fois, elles n’auraient «pas fonctionné correctement».

«Lors de la manifestation de Toulouse du 7 mars 2006, M.M.R. a été touché à la tête par une grenade lacrymogène qui aurait dû éclater en vol. Le médecin qui l’a examiné a notamment constaté un traumatisme crânien sans perte de connaissance, et plusieurs plaies profondes au niveau du front et du sourcil ayant entraîné la pose de quarante points de suture», écrit-elle notamment.

En 2008, à Grenoble, une «grenade de désencerclement dite DMP a grièvement blessé trois personnes», notamment pour une jeune femme qui a subi une plaie profonde à la jambe gauche occasionnant une ITT de vingt et un jours.

Le CNDS regrettait, à l’époque, qu’il était écrit «à tort», sur le site de la direction de l’administration de la police nationale que «les DMP provoquent une déflagration accompagnée de rectangles de caoutchouc « non susceptibles de blesser ». Cette information devrait être corrigée, et il importerait de rappeler qu’il s’agit d’une munition de 1ère catégorie, susceptible de provoquer de graves blessures en cas de lancer dans des conditions inadéquates».

Photo d&squot;une grenade de désencerclement, projectile destiné à être lancé par un fusil "cougar", prise le 09 décembre 2002 au château de Pomponne, siège de la compagnie républicaine de sécurité CRS4.     (FILM)

(Une grenade de désencerclement, projectile destiné à être lancé par un fusil «cougar». Photo d’archives de 2002. AFP)

 

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Fusil Cougar

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Les zadistes de Notre-Dame des Landes ont consacré un long dossier documenté aux «armements du maintien de l’ordre» sur leur site officiel. Ils citent une médecin de Loire-Atlantique, Stéphanie Lévèque, qui a envoyé un courrier indigné au préfet pour protester contre l’utilisation de telles armes.

Elle expliquait avoir constaté «6 blessures par explosion de bombes assourdissantes dont : 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes ; un impact dans l’avant-bras d’une personne ; un impact dans la malléole d’une personne ; 10 impacts dans les jambes d’une personne ; 10 impacts dans les jambes d’une personne avec probable lésion du nerf sciatique et un impact dans l’aine d’une personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale». Pour la médecin, «les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux».

Quentin GIRARD

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Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent dans notre pays et ils ne sont pas tous nécessairement destinés à nos hommes politiques.

Violences policières, entend-on ici et là. Ben voyons! C’est tellement facile de cracher sur les forces de l’ordre quand on veut se dédouaner de ses propres responsabilités. Détourner la vérité pour l’arranger à sa façon est un procédé vieux comme le monde et les exemples historiques ne manquent pas. Ce qui me navre dans cette affaire, en dehors de la mort d’un jeune homme, est que le bouc émissaire de service soit repris en choeur par les médias et certains milieux politiques qui ont un peu de mal aux entournures à condamner toutes ces violences quand elles ne proviennent pas des amis supposés du FN.

Ces groupes ultras, ou radicaux, ou anarchistes comme on les appelle sans connaître très bien d’ailleurs leur véritable origine ont montré ce dont ils étaient capables à Nantes ou à Toulouse en prenant prétexte d’une victime dont ils se soucient comme d’une guigne pour aller se battre contre les méchants, j’entends par là les forces de l’ordre, et en utilisant les mêmes méthodes.

« On » parle de bavure policière, d’assassinat, de crime, d’affaire d’Etat alors que les causes sont pourtant simples à comprendre, mais qui n’entrent malheureusement pas dans le moule idéologique qui arrangerait beaucoup de monde. Subissant pendant de longs moments les jets de pierre, de cocktails Molotov et de boulons par une bande de « sympathiques » excités dont l’écologie n’est pas leur préoccupation première, les gendarmes, passifs EN ATTENDANT LES ORDRES POUR INTERVENIR, chargèrent ces « malheureux » assaillants, lesquels n’attendaient que cela pour se défouler. Comme il est prouvé que le jeune militant écologiste était présent sur les lieux sans participation active, semble-t-il, au lieu de fuir ce champ de bataille, la violence des affrontements ne pouvait malheureusement que se terminer par un drame.

J’accuse donc ces groupes radicaux d’être à l’origine de la mort du militant écologiste, un vrai celui-là, et LEUR RESPONSABILITE EST TOTALE. Et toutes celles et ceux qui, POUR UNE RAISON OU POUR UNE AUTRE, veulent fermer les yeux sur la réalité des faits ne valent guère mieux que les véritables responsables. On critique les méthodes d’intervention de la police, et sans doute y a-t-il certainement des choses à revoir et quelques abus à dénoncer, mais quand on est bien au chaud chez soi, il est toujours facile d’accuser à tort et à travers en oubliant un peu vite que la nature humaine n’est pas exclusivement constituée de doux agneaux. Regardez donc autour de vous pour en être convaincu.

PATRICK SOUILLE

PS: CERTAINS SEMBLENT CHOQUES PAR LA VIOLENCE DE CE COMMENTAIRE. IL A AU MOINS LE MERITE DE NE PAS EGALER CELLE QUI A TUE UN JEUNE MILITANT.

SOURCE: http://marcheillegalparis.centerblog.net/183-remi-fraisse-victime-des-ultra-radicaux

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  1. Le Monde ‎- il y a 10 minutes
    Plusieurs centaines de manifestants ont voulu rendre hommage à Rémi Fraisse, une semaine après sa mort, dimanche 2 novembre.

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"La police assassine": la France s'embrase suite à la mort d'un jeune écologiste (photos)« La police assassine »: la France s’embrase suite à la mort d’un jeune écologiste (photos)

De violents incidents ont éclaté en France samedi, lors de manifestations de protestation à Nantes (ouest) et Toulouse (sud-ouest), après la mort six jours plus tôt d’un jeune écologiste dans des affrontements avec les forces de l’ordre, qui a provoqué un choc national.

01 Novembre 2014 20h53

Une vingtaine de personnes ont été interpellées dans les deux villes, où les heurts, qui ont fait plusieurs blessés, se poursuivaient en début de soirée, suscitant la colère des autorités. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné « avec fermeté » des « déchaînements de violence délibérée« , qu’il a qualifiés d’« insulte à la mémoire de Rémi Fraisse« .

Son décès a provoqué une émotion nationale

Les deux manifestations, qui ont rassemblé chacune environ 600 personnes selon la police, avaient été organisées « contre les violences policières« , à l’appel de mouvances radicales et anticapitalistes, pour dénoncer la mort de ce jeune militant écologiste de 21 ans.

Rémi Fraisse a été tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le week-end précédent sur le chantier d’un projet de barrage contesté, et suspendu depuis, à Sivens, dans le sud-ouest du pays. Son décès, le premier dans une manifestation réprimée par la police en France métropolitaine depuis 1986, a suscité une émotion nationale. Selon les derniers résultats de l’enquête, il est mort des suites de l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes.

Des blessés de part et d’autre

Pavés, bouteilles, fusées de détresse, poubelles et projectiles en tous genres d’un côté, grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc de l’autre: comme le redoutaient les autorités, le rassemblement de Nantes a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Dès le départ les slogans étaient virulents comme « La police mutile, la police assassine » ou encore « Flics, porcs, assassins« , « police nationale, milice du capital« .

Au moins cinq manifestants ont été blessés, selon les constatations de journalistes de l’AFP sur place. Deux policiers ont également été touchés, dont l’un atteint par une bouteille d’acide, selon la préfecture. Celle-ci a fait état en fin d’après-midi de 16 interpellations et de « groupes violents » continuant à « chercher l’affrontement« .

Principale métropole de l’ouest de la France, Nantes est depuis plusieurs années un haut lieu de contestation, en raison là aussi d’un projet controversé de nouvel aéroport sur des terres agricoles voisines, auquel s’opposent militants écologistes et d’extrême gauche. Elu de la ville, un des chefs de file des députés écologistes à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé dans les mêmes termes que le Premier ministre les violences, qui « salissent la mémoire de Rémi Fraisse« .

« Deux groupes » de protestataires « virulents » à Toulouse

A Toulouse, où les échauffourées ont pris un tour similaire, au moins huit personnes ont interpellées, a indiqué la préfecture locale, qui a recensé « un blessé léger » parmi les 300 policiers et gendarmes mobilisés. En début de soirée, « deux groupes » de protestataires restaient « virulents » dans le centre-ville très fréquenté le samedi soir. Certaines stations de métro avaient été fermées. « Du mobilier urbain a été dégradé, deux vitrines d’établissements bancaires ont été brisées« , selon la même source.

D’autres manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse se sont déroulées dans plusieurs autres villes françaises, notamment Lille (nord), Bordeaux (sud-ouest) et Montpellier (sud). Ces rassemblements, réunissant chaque fois 100 à 200 personnes, se sont déroulés sans incident majeur, à l’exception de vitrines brisées à Dijon (est). A Lille, des protestataires ont lancé des billes d’acier sur un local du Parti socialiste au pouvoir, dont la devanture a été taguée de la phrase: « Rémi, ils paieront« .

Une semaine après la mort de Rémi Fraisse, un nouveau rassemblement devait se tenir à Paris dimanche, sur l’esplanade du Champ-de-Mars près de la Tour Eiffel.

Galerie – « La police assassine »: la France s’embrase suite à la mort d’un jeune écologiste (photos)

Rémi Fraisse a été tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le week-end dernier, à Sivens, sur le chantier d’un projet de barrage contesté et suspendu depuis. D’autres défilés ont été organisés en France. Le plus important a eu lieu à Toulouse où les échauffourées ont fait un blessé léger parmi les policiers. À Nantes, la manifestation a commencé à dégénérer en milieu d’après-midi dans l’artère principale de la ville, alors que le début du défilé avait été plutôt pacifique. Les slogans étaient néanmoins virulents: «La police mutile, la police assassine» ou encore «Flics, porcs, assassins», «police nationale, milice du capital».

Selon le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet, les manifestants étaient entre 500 et 600, mais c’est un groupe d’environ 200 protestataires «très déterminés» qui ont cherché l’affrontement avec les forces de l’ordre. Seize d’entre eux ont été interpellés.«Les manifestants ont lancé des bouteilles remplies d’acide sur les forces de sécurité», a-t-il affirmé. «Un policier a été blessé par l’une de ces bouteilles», a-t-il précisé lors d’un point-presse. Ce policier a été touché à la main. Du côté des manifestants, l’un a subi un coup de matraque dans la tempe et deux ont été atteints aux jambes par des éclats de grenades. Un quatrième a été touché au dos par une balle de caoutchouc, et un cinquième au visage. Il a eu le nez fracturé et très abîmé, a rapporté la préfecture, précisant que quatre personnes ont été admises à l’hôpital.

Bouteilles d’acide

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, ont utilisé des projectiles variés: bouteilles, fusées de détresse, panneaux de signalisation, poubelles et «projectiles contondants, des pavés», selon le préfet. Les protestataires répondaient à l’appel des organisateurs de ce rassemblement, des mouvances radicales anti-capitalistes qui entendent «exiger l’arrêt des meurtres et mutilations perpétrées par l’État». «C’est un jeune camarade qui a été tué par la police, par l’État, et on ne peut pas laisser passer ça», a raconté Annaik, 23 ans, venant de Rennes, en évoquant la mort de Rémi Fraisse.

«On est venu montrer qu’on n’a pas peur. C’est pas nous qui venons armés, suréquipés. Si eux sont violents, on se défendra», a dit Corentin, 18 ans, de la région de Nantes. D’autres rassemblements, réunissant entre 100 et 200 personnes, se sont déroulés à Lille, Amiens, Bordeaux, Avignon, Montpellier, Brest ou Saint-Brieuc. À Toulouse, les manifestants étaient 600, selon la police. Sur une grande artère du centre, la devanture d’une agence bancaire a été brisée à la masse, des distributeurs de billets vandalisés et des poubelles incendiées. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné avec fermeté ces «déchaînements de violence délibérée», qu’il a qualifiés d’«insulte à la mémoire de Rémi Fraisse».

(L’essentiel/ats)

SOURCE: http://www.lessentiel.lu/fr/news/france/story/30146478

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Comme le redoutaient les autorités, la manifestation contre les violences policières organisée samedi à Nantes six jours après la mort de Rémi Fraisse a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, avec au moins cinq blessés.

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Des affrontements entre policiers et forces de l'ordre ont eu lieu dans la ville de Toulouse, le 1er novembre.

Le Monde.fr

Des heurts ont éclaté, samedi 1er novembre à Nantes et Toulouse, entre manifestants et forces de l’ordre, à l’occasion de défilés « contre les violences policières » qui ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, six jours après la mort de Rémi Fraisse. Ce dernier avait été tué par une grenade alors qu’il s’opposait à la construction du barrage de Sivens, dans le Tarn.

Des scènes de guérilla urbaines, au moins 5 personnes blessées à Nantes et de nombreuses dégradations dans les deux villes, autant d’éléments qui ont provoqué de vives réactions de la classe politique, samedi en début de soirée.

lire sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/01/les-politiques-condamnent-unanimement-les-violences-a-nantes-et-toulouse_4516561_3244.html

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Le corps d’un homme de 21 ans a été retrouvé sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), où des échauffourées ont eu lieu en marge d’une mobilisationd’opposants.

Des opposants au barrage de Sivens (Tarn), le 25 octobre 2014. 
Des opposants au barrage de Sivens (Tarn), le 25 octobre 2014.  (PASCAL PAVANI / AFP)

Le corps d’un homme a été découvert dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), où des échauffourées ont eu lieu samedi en marge d’une mobilisation d’opposants, annonce dimanche la préfecture du Tarn à Albi. Sa mort serait survenue « dans le contexte d’affrontements » avec les gendarmes, selon les opposants au barrage, mais le procureur affirme qu’il est trop tôt pour en établir la cause exacte. Francetv info revient sur ce que l’on sait de cette affaire.

Que sait-on de la mort de la victime ?

« Selon les premiers éléments que nous avons recueillis, la mort a eu lieu dans le contexte d’affrontements avec les gendarmes. Nous ne disons pas que les forces de l’ordre ont tué un opposant, mais un témoin nous a dit que le décès s’était passé au moment d’affrontements », a déclaré à l’AFP par téléphone Ben Lefetey, porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage. « Un témoin dit avoir vu quelqu’un s’effondrer lors d’affrontements et être enlevé par les forces de l’ordre », a ajouté Ben Lefetey.

 « Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n’ont pu que constater le décès de la victime », précise la préfecture. Le corps de Rémi, 21 ans, dont l’identité a été confirmée dimanche soir par le procureur d’Albi, a été découvert autour de 2 heures du matin, mais il est « impossible » en l’état de déterminer les causes de la mort de Rémi. Les résultats préliminaires de l’autopsie, prévue lundi à la mi-journée, devraient permettre d’en savoir plus. Le procureur déploré que les gendarmes chargés de l’enquête, « confrontés à l’hostilité » des manifestants, n’aient pu effectuer « la moindre constatation technique sur le lieu où le corps a été retrouvé ».

Que s’est-il passé sur le site samedi ?

Le responsable, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a indiqué que le calme était revenu « vers 21h ». Il a précisé que sept membres des forces de l’ordre ont été blessés mais que les pompiers ne lui avaient fait état dans la soirée d’aucun blessé dans le camp adverse.

Selon le lieutenant-colonel, « 100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires » et autres projectiles aux forces de l’ordre encadrant une mobilisation de « 2 000 » opposants qui, elle, est restée pacifique, selon lui. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de flash-balls, a-t-il ajouté. Il a précisé que des négociations avaient été entamées, en vain, entre un représentant pacifique des opposants à la construction du barrage de Sivens et un des assaillants qui avait alors dit qu’ils se réclamaient de « l’anarchisme ».

Pourquoi le projet de barrage divise ?

Le projet de barrage-réservoir d’1,5 million de m3 d’eau stockée fait de plus en plus figure de « Notre-Dame-des-Landes du Sud-Ouest », en référence à cette commune de Loire-Atlantique, où une importante mobilisation a provoqué le gel en 2012 de la création d’un nouvel aéroport. Depuis le début des travaux de déboisement le 1er septembre, les échauffourées et les rassemblements se sont multipliés aux alentours du chantier.

La retenue d’eau est portée par le conseil général du Tarn, qui assure qu’il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu’une autre zone humide sera recréée.

Les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu’à irriguer les terres d’un petit nombre d’exploitants pratiquant une agriculture intensive. Ils ont reçu l’appui de l’ancienne ministre Cécile Duflot, des députés écolos Noël Mamère et José Bové, et du dirigeant du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, qui a participé samedi à la mobilisation de 2 000 personnes, la plus importante depuis le début du mouvement. Un rapport d’experts, commandité par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, doit être rendu public la semaine prochaine.

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/barrage-de-sivens/barrage-conteste-dans-le-tarn-le-corps-d-un-homme-decouvert_728889.html#xtor=EPR-2-%5Bnewsletterquotidienne%5D-20141027-%5Blestitres-coldroite/titre1%5D

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Le corps d’un homme retrouvé sur le site du barrage contesté de Sivens

Le Monde.fr avec AFP | 26.10.2014 à 02h50 • Mis à jour le 26.10.2014 à 13h12

 

Les échauffourées ont eu lieu en marge de la manifestations qui est, elle, restée pacifique, samedi, à Sivens.

Le corps d’un homme a été découvert dans la nuit de samedi à dimanche 26 octobre sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn, où des échauffourées avaient eu lieu en marge d’une mobilisation d’opposants, a annoncé dimanche matin la préfecture d’Albi, dans un communiqué :

« Vers 2 heures du matin, le corps d’un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n’ont pu que constater le décès de la victime. (…) Une enquête a été ouverte sous l’autorité du procureur d’Albi afin de déterminer les causes du décès et l’identité de la victime »

Le texte ne donne aucun élément. La préfecture s’est refusée à plus ample commentaire tandis que le procureur de la République à Albi était injoignable.

DÉCÈS SURVENU « DANS LE CONTEXTE D’AFFRONTEMENTS » AVEC LES GENDARMES

Le lieutenant-colonel Sylvain Renier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, a, de son côté, dit ne pas être au courant d’un décès. Le responsable, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a indiqué que le calme était revenu « vers 21 heures ». Il a précisé que sept membres des forces de l’ordre avaient été blessés mais que les pompiers ne lui avaient fait état dans la soirée d’aucun blessé dans le camp adverse.

Mais le porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage, a ensuite déclaré à l’AFP que la mort de l’homme est survenue « dans le contexte d’affrontements avec les gendarmes ». « Nous ne disons pas que les forces de l’ordre ont tué un opposant, mais un témoin nous a dit que le décès s’était passé au moment d’affrontements », a précisé Ben Lefetey.

MANIFESTATION PACIFIQUE

Près de 2 000 personnes, dont la tête de file du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, s’étaient rassemblées pour protester contre le projet de barrage, qu’ils jugent dangereux pour la protection de l’environnement.

La manifestation, elle, était restée pacifique, selon le lieutenant-colonel Renier. Mais « 100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires » et autres projectiles aux forces de l’ordre encadrant la mobilisation. Celles-ci ont répondu en faisant usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de Flash-ball, a-t-il ajouté.

Il a aussi précisé que des négociations avaient été entamées, en vain, entre un représentant pacifique des opposants à la construction du barrage de Sivens et un des assaillants qui avait alors dit qu’ils se réclamaient de « l’anarchisme ».

Jean-Luc Mélenchon a participé au rassemblement des opposants au barrage de Sivens, samedi.

« PAS TROP TARD », SELON MÉLENCHON

Le projet de barrage-réservoir de 1,5 million de m3 d’eau stockée est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu’il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu’une autre zone humide sera créée. Depuis les travaux de déboisement le 1er septembre, des échauffourées et des rassemblements ont régulièrement lieu. Les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu’à irriguer les terres d’un petit nombre d’exploitants pratiquant une agriculture intensive.

source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/26/echauffourees-en-marge-d-un-rassemblement-contre-le-barrage-de-sivens_4512545_3244.html

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