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Publication: 27/10/2014 09h55 CET Mis à jour: 27/10/2014 10h43 CET
CHAKIB KHELIL

L’affaire des pots-de-vin présumés versés par Saipem, filiale ingénierie du groupe parapétrolier italien ENI, à des responsables algériens dont l’ancien ministre de l’énergie, Chakib Khelil, est de retour en Italie avec une demande d’enregistrement de preuves formulé par le parquet de Milan.

Une demande dont le contenu a été publié dans la presse italienne révélant les détails des montants de pots-de-vin versés en contrepartie de l’obtention de chaque contrat.

Le parquet de Milan en charge de l’affaire a présenté une demande d’enregistrement de preuves et des interrogatoires de Pietro Varone, ancien DG de Saipem et de SnamProgetti et de Tullio Orsi, ex DG de Saipem Contracting Algerie. Le juge Alphonsine Ferraro va devoir trancher, après les objections de la défense, d’accéder ou non à la demande du procureur Fabio De Pasquale Giordano Baggio et Isidoro Palma et, le cas échéant, fixer la date.
LIRE AUSSI: Corruption, mauvaise gestion : ce que Chakib Khelil a coûté à l’Algérie

Le procureur veut accéder à l’ensemble des documents et des courriels en relations avec l’affaire de 8 responsables de Saipem et ENI ainsi que Farid Bedjaoui, présenté comme l’homme de confiance de l’ancien ministre algérien de l’énergie.

La procédure vise l’ancien PDG d’ENI, Paolo Scaroni, Pier Franco Tali, en qualité de PDG de Saipem, Alessandro Bernini, ex-directeur financier de Saipem puis d’ENI, Pietro Varone, ancien DG de Saipem et de SnamProgetti. Tullio Orsi, en tant que PDG de Saipem Contracting Algerie et Antonio Vella, en qualité de responsable Eni pour la Nord-Afrique.

La demande vise du côté algérien, Farid Bedjaoui, « ‘homme de confiance personne de l’ancien ministre algérien de l’énergie Chakib Khelil » et Samyr Ouraied, « représentant fiduciaire de Bedjaoui ».

Selon la demande présentée par le parquet, citée par Borsa Italia, l’accusation porte sur une affaire de « corruption internationale» pour « procurer avantages indus aux sociétés’ Eni et Saipem » dans des opérations économiques d’un montant de plus de 8 milliards d’euros.

L’accusation détaille les contrats obtenus et les montants versés. Ainsi Eni a pu obtenir le droit d’exploiter le champ gazier CAFC (Central Area Field Complex) en contrepartie « de versement de pots-de-vin et d’avantages à des fonctionnaires officiels du gouvernement algérien ».

Pour le ministre, la famille et les proches

Des versements qui ont été effectués par Saipem et certaines de ses filiales pour la Pearl Partners Limited, basée à Hong Kong et prorpité de Farid Bedjaoui pour un montant de « 197 934 798 € ».

Ces versements correspondent à plusieurs contrats : « 8,5 millions d’euros pour des Medgaz projet, 14,6 millions pour le projet (UTB Hassi Messaoud), 8,6 millions pour LZ2 (de Hassi R’mel-Arzew), 77,4 millions pour le GNL Gl3z (Arzew), 34,5 millions pour l’usine de traitement GPL (Hassi Messaoud), 41,4 millions de Menzel Ledjmet Est et 13 millions pour le gazoduc GK3 lot 3″.

La demande d’enregistrement de preuve fait état également de versements de grosses sommes d’argent à titre de paiement d’exécution de contrat qui ont été « gonflés » et versés à Bedjaoui à Hong Kong.

Des versements au « profit du ministre algérien de l’énergie, Chakib Khelil« , de « membres de sa famille » ou de son « entourage proche ». L’ancien directeur de cabinet du PDG de Sonatrach, Reda Hemche a reçu 1,75 millions de dollars dans un compte à Genève. Un autre agent de Sonatrach, Omar Habour a bénéficié d’un versement de 34,3 millions de dollars dans son compte à la banque Audi Saradar port de Beyrouth).  »

Pour rappel, Chakib Khelil, qui se trouve aux Etats-Unis, fait formellement l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne mais dont l’applicabilité parait très improbable. L’ancien ministre de l’énergie se trouverait aux Etats-Unis.

source: http://www.huffpostmaghreb.com/2014/10/27/algerie-corruption-saipem_n_6052408.html

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Le parquet de Milan demande la collaboration d’Alger

L’enquête se recentre sur Chakib Khelil

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le 27.10.14

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 © Lyès. H.

La justice italienne, pour qui les liens entre Chakib Khelil et l’ancien patron de l’Eni, Scaroni, sont désormais évidents, relancera les auditions début novembre et sollicite la collaboration de son homolgue algérienne pour la suite de l’enquête.

Rome
De notre correspondante

Le sort de l’ancien administrateur délégué de l’ENI, Paolo Scaroni, et celui de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, sont scellés. Les juges milanais sont convaincus qu’une grande partie de l’argent versé aux Algériens a été récupéré par l’ancien patron de l’ENI.       D’anciens dirigeants de Saipem seront interrogés probablement le 3 novembre prochain.
Les magistrats du pôle anticorruption ont lancé huit commissions rogatoires adressées aux autorités des pays suivants : Algérie, Suisse, Luxembourg, Abu Dhabi, Liban, France, Hong Kong et Singapour. Les investigateurs italiens sont certains que la société-écran Pearls Partners, appartenant au neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, n’était en réalité qu’une caisse noire par laquelle transitait l’argent des pots-de-vin généreusement versés par les dirigeants de Saipem (la filiale dont l’ENI détient la majorité des actions) aux responsables de Sonatrach et aux fonctionnaires algériens, entre 2007 et 2010, pour décrocher sept contrats d’une valeur totale de 11 milliards d’euros.

plus sur http://www.elwatan.com/une/l-enquete-se-recentre-sur-chakib-khelil-27-10-2014-275707_108.php

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