Articles Tagués ‘Europe’

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

otan organisation terroriste atlantique nordImmanuel Wallerstein, chercheur principal de recherche à l’Université de Yale, est l’auteur du Déclin de la puissance américaine : Les Etats – Unis dans un monde chaotique (NewPress).

L’article qui suit a été traduit et commenté par François Asselineau sur le site de l’UPR.

« Renoncer à l’OTAN comme structure serait un premier pas  sur le chemin de la raison et la survie de la planète », dit Wallerstein. On ne peut qu’approuver, tant sont stupéfiantes la folie et la perversité de ceux qui dirigent cette sanglante machine de guerre. Je vous renvoie à la dernière information d’un média allemand sur le sujet : Via la Turquie, l’OTAN alimente en armes et en fournitures l’Etat islamique (Daesh) en Syrie [voir ici la traduction en français]… OD

« La mythologie officielle veut qu’entre 1945 (ou 1946) et 1989 (ou 1991), les Etats-Unis et l’Union soviétique (URSS) se sont affrontés en continu…

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Ainsi que – de façon plus marginale – l’Algérie et le Venezuela. Une thèse que je trouve plus logique et plus cohérente avec les événements géopolitiques en cours que celle de la stratégie anti-pétrole de schisteOD

(Agence Info Libre, 30 novembre 2014)

– « La meilleure manière de casser un pays, c’est de l’intérieur. C’est une occasion inouïe d’essayer d’introduire en Russie une contestation plus une crise économique. Ils espèrent que cette Russie qui jusque-là a mené la valse diplomatique (…) va être littéralement asphyxiée… »

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Reportage>Angélique Kourounis, Correspondante en Grèce

Mis à jour le vendredi 28 novembre 2014 à 11h18

Mélina, la quarantaine, rousse flamboyante, est venue manifester avec sa copine, Maria, 53 ans. Elle a du travail, elle est professeure dans un grand lycée de la capitale, mais son amie est au chômage depuis deux ans. Cette dernière fait partie des 70 % de chômeurs à la recherche d’un emploi sans succès depuis plus d’un an.

Et la quinquagénaire ne se fait aucune illusion sur son avenir, « je ne vais pas retrouver du travail. Rien n’est prévu pour nous, juste la misère. »

La misère, s’est justement ce qui a poussé Mélina à manifester. Elle n’est pas syndiquée, et elle s’est abstenue de voter aux deux dernières élections. Mais le nouveau tour de vis qui se profile à l’horizon est la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli.

« Des enfants s’évanouissent faute de nourriture »

« La situation est insupportable en Grèce. Pour moi, c’est inacceptable que dans l’école où j’enseigne il y ait parfois des enfants qui s’évanouissent faute de nourriture. Qu’est ce qu’il attend ce gouvernement ?

lire: http://www.lalibre.be/actu/international/grece-les-voyants-sont-tous-au-rouge-54776c903570a0fe4c64a078

SOURCE: http://rannemarie.wordpress.com/2014/11/28/grece-les-voyants-sont-tous-au-rouge/

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15_nov_manif_3a_007.jpgLundi 24 Novembre 2014

 Crédit photo photosdegauche.fr (COSKUN Alparslan)

C’est cette semaine qu’on saura où a mené la stratégie de « bon élève » de François Hollande pour tenter d’écarter les sanctions européennes qui menacent la France. On attend en effet le verdict de la Commission européenne conformément au Traité négocié par Nicolas Sarkozy et ratifié par ses soins, sans en changer une ligne. La négociation menée en direct avec la droite allemande d’Angela Merkel aura au moins fait exploser la fiction d’une « Europe des règles », où les rapports de puissance auraient disparu.

L’un des résultats de la « négociation » menée par le gouvernement français dans la perspective de la décision européenne a été l’approfondissement d’un véritable « consensus austéritaire ». On y trouve un accord sur les objectifs poursuivis, sur les « réformes structurelles » à entreprendre, et des discussions à la marge sur le calendrier de mise en œuvre. Dans ce contexte, le projet de loi « Macron » n’est que le premier acte appliqué de la transposition desdites « réformes structurelles » au cas français. Le gel des salaires prôné par le récent rapport franco-allemand (Pisani-Ferry – Enderlein) constitue le but ultime de ces « réformes ».

Ce n’est pas un hasard si le pays qui a fait de ce « modèle » un produit d’exportation est celui de la Grande Coalition entre droite et sociaux-démocrates. C’est cette formule politique qui a cours au sein de la Commission européenne. C’est elle qui inspire l’attitude de François Hollande vis-à-vis du Medef dans notre pays.

Quel que soit son avis final, il y a donc tout le programme de la Commission européenne dans le projet de budget présenté par Manuel Valls. C’est pourquoi une stratégie de résistance passe par son rejet. Bien sûr, cela implique des parlementaires libres dans leur relation à l’exécutif, tout le contraire de ce que veulent les institutions de la Cinquième République. On comprend d’ailleurs pourquoi l’oligarchie refuse à toute force de les modifier. Pour l’heure, seuls les députés Front de Gauche et la députée de Nouvelle Donne joignent leurs gestes à leurs paroles en votant contre alors que les « frondeurs » du PS ou la majorité du groupe Europe Ecologie Les Verts continuent de s’abstenir. Leurs voix permettraient pourtant le rejet des projets de loi austéritaires. Un consensus ne se brise pas avec des mines navrées mais en y résistant, et donc en s’opposant.

source: https://www.lepartidegauche.fr/actualites/edito/le-consensus-austeritaire-30893

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banque-taux-interet-negatif« Au Luxembourg et en Allemagne, des banques se mettent à appliquer un taux d’intérêt négatif sur les comptes de dépôt, c’est à dire à facturer l’argent déposé sur un compte ! La DZ Privatbank au Luxembourg, la Deutsche Skatbank, un petit établissement bancaire coopératif du Land allemand de Thuringe l’ont récemment annoncé, et plusieurs banques allemandes s’apprêtent à faire de même. Le taux d’intérêt est de -0,25% pour la banque luxembourgeoise, ainsi 1.000 euros déposés deviennent 997,5 euros un an après. Le « Strafzins », le taux d’intérêt punitif, est ainsi devenu l’expression à la mode en Allemagne

Pourquoi un tel comportement ? Tout simplement, expliquent ces banques, à cause du taux de dépôt négatif pratiqué par la Banque centrale européenne (BCE) depuis juin 2014 et qui s’élève à -0,20%. Les banques perdent de l’argent en déposant leurs liquidités à la BCE, elles le répercutent donc à leurs clients. La seule façon d’y échapper consiste, pour ces clients, à placer leur argent sur des produits financiers de la banque (livret d’épargne, assurance-vie).

Il est plutôt rare qu’une entreprise punisse ses clients, mais cette bizarrerie valide le fait que le marché interbancaire en Europe est au point mort, car normalement une banque qui dispose de liquidités les prête à celles qui en ont besoin, moyennant une rémunération. Ces banques avouent ici les déposer en totalité à la BCE, en se privant ainsi d’une possibilité de gain, et ce pour une raison bien simple : elles sont certaines de retrouver cet argent, ce qui n’est pas forcément le cas en prêtant à la banque X. Cette précaution signifie qu’elles n’ont pas confiance dans le système bancaire, que le risque de faillite demeure significatif. Ces banques avouent que la crise financière n’est pas terminée, merci pour cet aveu.

Le client est incité à placer ses liquidités sur des produits d’épargne, comme des livrets ou de l’assurance-vie. Mais ceux-ci rapportent-ils vraiment ? Quasiment plus maintenant puisque les taux d’intérêts sont au plus bas. C’est aussi à cela que sert ce taux d’intérêt punitif : forcer, malgré tout, les déposants à migrer vers les produits de la banque, car ce sont eux qui la font vivre par les commissions qu’ils rapportent. Cette coercition en dit long sur le marasme de la banque aujourd’hui, il faut tordre le bras à ses clients pour continuer à vivre.

Au niveau macroéconomique on voit l’aberration que représente la politique de taux zéro de la BCE. Sensée relancer le crédit et la croissance, elle échoue misérablement, et en plus elle perturbe en profondeur le métier bancaire consistant à collecter l’épargne et à rémunérer ceux qui concourent ainsi au financement de l’économie. Quand plus aucun placement ne rapporte vraiment, la banque devient pour l’épargnant comme une nasse, un piège.

Enfin ne manquons pas de relever l’ironie d’une telle situation par rapport à l’or. L’un des principaux arguments qu’oppose un banquier lorsqu’un client lui parle d’acheter de l’or est que « ça ne rapporte pas d’intérêt ». Désormais c’est la banque en général (cash + produits d’épargne) qui ne rapporte plus d’intérêts, ou pratiquement plus. Et une banque, chacun le sait, s’avère nettement moins solide qu’un lingot d’or… Chacun en tirera les conséquences qui s’imposent ».

Philippe Herlin, Goldbroker.com, le 19 novembre 2014

histoireetsociete

19/11/2014

http://www.kpu.ua/ru/79350/ssha_gotovjat_cheshskyj_majdan_po_sverzhenyju_neugodnogo_prezydenta_zemana

Tout indique que les Américains tentent d’empêcher l’Europe centrale de coopérer avec la Russie.

Et ces jours-ci l’enjeu de la bataille est à nouveau Prague!

Quand on voit avec quelle ardeur les centres de diversion idéologique étrangers cherchent à déboulonner Milos Zeman (peu importe qu’il donne lui-même des armes pour se faire battre), je crois fermement que cette prédiction est vraisemblable. Prague serait au bout du compte divisée en secteur américain (ouest) et russe (rive orientale de la Vltava). Eh bien, nous allons voir combien de temps nous sépare de cette perspective.

Lettre de Prague

« Bon après-midi! Je demander pardon à l’avance pour cette « lettre fleuve », mais il c’est important. Je voudrais partager quelques impressions sur  les « manifestations antizeman » à Prague aujourd’hui sur les avenues  Nationale et Albert. Je ne vais pas entrer dans les détails au sujet de qui et comment a  officiellement appelé à la manifestation…

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Francis Wurtz

wurtz-l-humanite-dimancheÀ notre époque hyper-mercantiliste, où l’horizon des milieux dirigeants est borné par des considérations étroitement comptables et des calculs à court-terme, ce fut une revigorante bouffée d’air pur que de constater, le 12 novembre dernier, l’écho exceptionnel suscité, tant dans la communauté scientifique que parmi les citoyens en général, par le succès -certes pas total, mais néanmoins historique- de la mission de la sonde européenne Rosetta. Ce ne fut pas la stupéfaction universelle provoquée en son temps (1957) par le bip-bip du premier Spoutnik, ni l’émotion planétaire engendrée par les premiers pas de l’Homme sur la Lune (1969), mais l’événement du 12 novembre a positivement marqué les esprits -et, par les temps qui courent, c’est déjà un petit miracle. D’autant qu’il s’agit d’un événement européen ! Il est vrai que l’Agence Spatiale Européenne (ESA en Anglais) -dont relève la mission Rosetta- offre un tout autre visage de l’Europe que les…

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Un nouveau Guignol’s Band à la tête du Titanic européen Par Eric Verhaeghe

Un nouveau Guignol’s Band à la tête du Titanic européen Par Eric Verhaeghe
On n’en finit pas d’alarmer sur l’approche des icebergs autour duTitanic européen, mais le nouveau Guignol’s Band qui prend la tête de la Commission continue la route ouverte par l’équipe précedente toutes voiles dehors.

Du Guignol’s Band Barroso au Guignol’s Band Juncker

Et voilà! mercredi 22 octobre, la commission Juncker a réussi son investiture au terme d’un parcours du combattant, et José Manuel Barroso faisait ses adieux au Parlement, après 10 ans d’échecs inlassables et devant un hémicycle quasi-vide: 170 députés sur 751 étaient venus assister à cette oraison funèbre digne du parti communiste de l’Union Soviétique. Barroso est notamment parvenu à ne pas prononcer une seule fois le mot « citoyen » dans son discours, qui a par ailleurs fait l’impasse sur les dégâts sociaux des politiques qu’il a méticuleusement menées. Pour celui qui fut le candidat des Britanniques, la boucle est donc bouclée.

Face à cette bonne tranche de rire, Juncker a tenté de faire bonne figure :

Le Luxembourgeois a pourtant tout fait pour susciter une adhésion. Humour pince-sans-rire, élan lyrique quand il a invoqué « une Commission de la dernière chance» et position assumée d’un exécutif européen qui sera « plus politique » et veillera à ce que l’Europe obtienne un « AAA social » : Jean-Claude Juncker s’est nettement démarqué dans son discours de politique générale de son prédécesseur, José Manuel Barroso.

L’exercice semble avoir laissé sceptique, puisque 67 députés de sa prétendue majorité se sont abstenus lors du vote. Il n’aura finalement récolté que 60% de votes favorables, alors que Barroso en son temps avait atteint 66%… Les défections sont venues du camp social-démocrate. Un excellent début, donc.
La farce commence très fort

Dès son discours d’investiture, Jean-Claude Juncker a renvoyé l’ascenseur à celle qui l’a assis sur son siège: Maman Merkel. Evoquant le traité transatlantique, il a annoncé qu’il ferait ce que l’Allemagne demande:

« L’accord que ma Commission soumettra en dernière instance à l’approbation de cette chambre ne prévoira rien qui limiterait l’accès des parties aux juridictions nationales ou qui permettrait à des juridictions secrètes d’avoir le dernier mot dans des différends opposant investisseurs et États ».

Il semblerait que le vice-président de la Commission, l’atlantiste (et social-démocrate) néerlandais Frans Timmermans, soit chargé de mettre en place cette décision tout à fait conforme aux revendications allemandes. On ne se plaindra pas forcément de cette hâte sur un sujet sensible, mais Juncker donne déjà la pleine mesure de sa subordination à sa bienfaitrice teutonne.
L’Italie montre les dents à la commission Juncker

Avant même d’avoir reçu son investiture, la Commission avait (illégalement) commencé à travailler, alors que son mandat n’entre en vigueur que le 1er novembre. C’est donc le nouveau commissaire à la rigueur budgétaire Jyrki Katainen, dont j’ai déjà rappelé quelques faits d’armes, qui a signé les courriers comminatoires aux mauvais élèves de l’Union sur leur déficit budgétaire (l’Italie et la France, mais aussi l’Autriche, la Slovénie et Malte, sans compter la Grèce qui est sous quasi-tutelle de la troïka et n’a donc plus besoin de courrier).

L’affaire de ces lettres a occupé la fin de semaine, puisque le Premier Ministre italien l’a immédiatement publiée, en montrant les dents, alors que François Hollande la jugeait tellement banale qu’il ne voyait pas l’intérêt de la rendre publique. Il faut dire que les deux pays ne sont pas exactement dans la même situation. L’Italie est bel et bien parvenue à mettre son déficit public sous la barre des 3% pour 2015, alors que la France, qui avait pris le même engagement, s’offre le luxe de rester à 4,4% (0,1 point de moins que l’année précédente), tout en ayant placé son ex-ministre des Finances au poste de commissaire aux Affaires économiques.

Cette petite différence rend évidemment beaucoup plus difficile pour la France la réponse tonitruante de l’Italie (qui exerce la présidence de l’Union en ce moment, rappelons-le…):

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a annoncé jeudi son intention de mettre sur la place publique le coût des institutions européennes, après avoir été sommé par la Commission européenne de revoir son projet de budget pour 2015.

« Nous allons publier les données sur tout ce qui est dépensé par ces palais. On va bien s’amuser, a-t-il lancé en marge du sommet des dirigeants de l’UE à Bruxelles. »

La communication cataclysmique de Hollande

Le dossier du déficit budgétaire aura donné une nouvelle preuve de l’incompétence profonde de François Hollande (et de son gouvernement) en matière de communication politique. Rappelons en effet que, la semaine dernière, Emmanuel Macron avait assuré que la France ne recevrait aucune remontrance de Bruxelles:

« Je suis totalement sûr à ce stade qu’il n’y aura pas d’avis négatif de la Commission parce que nous ne nous mettons pas dans cette situation », a déclaré le ministre de l’EconomieEmmanuel Macron, invité du « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ».

Bon, ben maintenant, quand Macron dira: « Je suis totalement sûr de… », on saura à quoi s’en tenir! Une fois la lettre envoyée, alors que Renzi la publiait, Hollande s’ingéniait à la banaliser et à vouloir la dissimuler. Mais comment cet animal politique peut-il encore imaginer qu’un argument du type: « c’est tellement anodin que je ne veux pas vous le montrer » ait une quelconque chance de convaincre?

Immédiatement, des députés de la majorité demandaient à voir le document en affirmant, une larme de crocodile à l’oeil:

« Le budget de la France relève de sa pleine souveraineté et aucune mesure visant à réduire notre déficit structurel [corrigé de l’impact de la conjoncture] et qui aurait comme conséquence d’empêcher la nécessaire lutte contre la déflation ne peut nous être imposée », ont jugé dans un communiqué Karine Berger, secrétaire nationale du PS à l’Économie, Yann Galut, Valérie Rabault, Alexis Bachelay et Colette Capdevielle.

Tôt ou tard, on reprendra les propos sur l’Europe tenus en leur temps par quelques-uns de ces députés, et on rappellera comment, il y a quelques années, ils appelaient à « plus d’Europe budgétaire ». Quels farceurs, ces frondeurs!

Résultat des courses, c’est Mediapart qui a publié le texte, évitant à François Hollande une peine inutile, et lui signifiant du même coup qu’il était bien naïf de croire qu’il pourrait esquiver cette demande.
La France entre dans un long cycle d’humiliations

Jyrki Katainen qui, rappelons-le, entre en fonction le 1er novembre, a demandé à la France d’indiquer quelles mesures elle comptait prendre pour respecter ses engagements avant le 24 octobre:

J’attends donc de connaître votre position dès que vous le pourrez, et si possible d’ici le 24 octobre. Cela permettrait à la commission de prendre en compte les positions françaises, dans la suite de la procédure.

Cet amical ultimatum conclut avec le sourire une semaine commencée triomphalement par Macron et Sapin à Berlin, où les deux Dupont de l’économie française sont allés faire une indigestion de Merkelwürst. Ce que la France présentait comme la préparation d’un pacte secret destiné à lui éviter une sanction bruxelloise a très vite tourné au fiasco. A Berlin, Macron a officiellement plaidé pour un échange « gagnant-gagnant » de 50 milliards d’économies en France et 50 milliards d’investissements publics en Allemagne, qui s’est heurté à une fin de non-recevoir au nom du « Schwarze Null« .

En revanche, il est à peu près clair que l’Allemagne profite de cette situation pour dicter à la France les mesures que le Gauleiter Valls doit exécuter sans barguigner, et si possible avec moins de scrupules que von Choltitz en 1944.

Cette mise en orbite de la France dans le Lebensraum de la collaboration avec l’Allemagne garantit-il nos intérêts nationaux? François Hollande le croit peut-être, mais peu d’analystes partagent son avis, en tout cas à Wall Street où un contrat a été placé sur la tête de la République:

« La Grèce a bu la potion amère, elle a restructuré ses obligations et son économie. Elle a cessé de vivre au-dessus de ses moyens. La France, elle, semble trop fière pour se réformer »

Cette déclaration de David Einhorn, PDG du hedge fund Greenlight Capital, en dit long sur les turbulences auxquelles la France s’expose.
François Hollande et le sado-masochisme

En attendant, François Hollande continue à se ridiculiser en organisant des sommets de chefs d’Etat sociaux-démocrates pour préparer les sommets européens, où n’ont plus le temps de venir ceux qui comptent (l’Allemagne et l’Italie). Cette pratique probablement héritée de ses années passées au Parti Socialiste (à moins qu’il n’ait mis en place cette réunionnite au Conseil Général de Corrèze), lui permet de s’agiter avec des revendications à trois balles d’ordinaire balayées par Maman Angela.

Par exemple, il a cette fois-ci demandé:

le président a indiqué que les dirigeants réunis jeudi à l’Elysée et lui-même souhaitaient l’application « avec le plus de flexibilité possible » du pacte de stabilité, selon la « règle » qu’ils se sont eux-mêmes fixée.
La France, pour sa part, a déjà repoussé à 2017 le retour de son déficit public sous la barre de 3% du produit intérieur brut prévue par le pacte.
François Hollande a également appelé à une « coordination des politiques économiques » accrue. « Il y a des pays qui doivent accélérer, amplifier leurs réformes structurelles parce qu’elles n’ont pas été menées en temps utile », a-t-il relevé, prenant l’exemple de son propre pays.
« Mais il y a d’autres pays qui, ayant fait ces réformes il y a plusieurs années doivent dès lors qu’ils ont des situations meilleures, encourager la reprise de l’investissement », a-t-il enchaîné, citant cette fois l’Allemagne.

Mais pourquoi François Hollande aime-t-il tant lancé des idées qui n’ont aucune chance d’aboutir? Un plaisir sado-masochiste sans doute… A moins qu’il ne soit déjà parti dans ses rêves et ne parvienne plus à voir la réalité.
La Grèce et la Grande-Bretagne font leur crise d’adolescence

Si on souhaite bon courage à Jean-Claude Juncker pour gérer le cas François Hollande, d’autres petits soucis avec des Etats membres s’annoncent.

Au premier rang, on mettra quand même David Cameron qui a décidé d’organiser un referendum sur la sortie de la Grande-Bretagne hors de l’Union, et qui, dans la perspective de ce « Brexit » veut renégocier les termes de la relation britannique avec l’Europe. Dans l’immédiat, Cameron fait de la résistance… à la petite note de 2 milliards et quelques que la Commission Européenne lui présente pour boucler son budget 2015. Cette demande inattendue a donné lieu à quelques jolies passes d’armes:

«Je ne paierai pas cette addition le 1er décembre. Et si certains pensent que cela va arriver, ils vont voir», a lancé Cameron lors d’une conférence de presse, après la demande de Bruxelles d’une rallonge de dernière minute au budget 2014 de l’UE. «Nous n’allons pas sortir notre chéquier», a fulminé le Britannique.

Ce serait dommage puisque, miraculeusement, la France devrait pour sa part épargner 1 milliard€, et l’Allemagne 780 millions€.

Du côté grec, la demande est un peu différente: le gouvernement Samaras continue à penser que si la Troïka le maintient sous tutelle, il perdra les élections. Samaras voudrait donc retrouver sa liberté et mettre un terme au « plan d’aide » de l’Union. Quelle bonne idée pour les marchés, qui craignent tous cette issue où la Grèce reprendra ses vieilles habitudes de déficit…
Panique boursière et sueurs froides à la BCE

Ces fameux marchés sortent d’une quinzaine éreintante où le gouffre s’est ouvert sous leurs pieds, calmé par les sirènes de la BCE qui ont annoncé une intervention d’urgence. Le problème est que la BCE, qui a réduit son bilan depuis 2012 et souhaite le regonfler à hauteur de 3.000 milliards€ contre 2.000 milliards€ actuellement ne trouve guère d’actifs à acquérir à cette hauteur.

Les marchés sont pourtant à l’affût de cette intervention miraculeuse qui reviendrait à injecter 1.000 milliards€ d’argent frais dans l’économie (quand Juncker déploie un plan de relance de 300 milliards…). La politique initiée cette semaine de rachat d’actifs sécurisés n’a eu que peu d’effets sur les marchés, et il est maintenant question que la BCE fasse directement ses emplettes sur le marché obligataire des entreprises pour soutenir le crédit.

Petit problème, cette intervention directe va définitivement transformer la BCE en bad bank, en incluant dans son bilan des actifs de plus en plus risqués. Pour Mario Draghi, la situation est donc de plus en plus complexe à gérer, avec des outils trop légers pour relancer l’économie, et des risques trop grands à prendre pour améliorer son arsenal. Le banquier central européen en est donc réduit à lancer d’innombrables appels à l’aide à l’Allemagne:

« En 2011-12, nous avons évité l’effondrement de la zone euro grâce à un effort commun. Nous devrions à nouveau nous atteler à agir en commun pour éviter une rechute en récession », a observé le président de la BCE.

Pour ce faire, il faudrait évidemment que l’Allemagne investisse, etc. Bref, l’Union tourne en rond et se heurte à la résistance farouche des Walkyrie.
Les banques ont encore fait plier le pouvoir politique

Dans cet état d’extrême tension, la publication des « stress tests » bancaires tombe au plus mal et devient un exercice hautement politique, là où le nouveau régulateur bancaire européen avait annoncé que jamais cela ne se produirait. De fait, si des résultats trop négatifs devaient être publiés, il est évident que l’angoisse s’emparerait des marchés et que, dans la minute, la crise systémique tant redoutée éclaterait. La BCE est condamnée à limiter les dégâts et à intervenir de façon indirecte sur les marchés en rassurant de façon fallacieuse sur l’état de santé de notre système bancaire.

La rumeur a donc circulé cette semaine, selon laquelle 25 des 130 banques européennes testées auraient échoué au test, dont aucune en Allemagne et en France! 10 d’entre elles seulement devraient procéder à une augmentation de capital. Pour les marchés, cette nouvelle est rassurante, mais il n’est absolument pas sûr qu’elle convainque du sérieux de ces tests eux-mêmes.

En attendant, Christian Noyer a pu jubiler en se déclarant très serein pour les banques françaises.
L’Union va payer pour l’Ukraine

Toute cette agitation politico-financière dissimule à l’opinion publique la défaite diplomatique subie par l’Europe sur le front ukrainien. La Russie a en effet formulé une dernière offre sur la dette gazière de l’Ukraine, avec un rabais de 100 dollars pour 1.000 mètres cubes. Après un dernier roulement des mécaniques, Barroso a donc dû ravaler son chapeau etsortir son chéquier pour aider l’Ukraine à payer sa dette (et 800 millions€ partis en fumée). Jusqu’au bout le Guignol’s Band sortant aura fait sonner les cuivres.
BY · 26 OCTOBRE 2014

http://www.eric-verhaeghe.fr/nouveau-guignols-band-tete-du-titanic-europeen/

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Barroso sans l'UE la Russie n'aurait fait qu'une bouchée de la Bulgarie et des pays baltes(source : Euractiv via Les-crises.fr)

Autre déclaration savoureuse de l’ex-leader maoïste récupéré et reformaté par la CIA :

« En réalité, l’UE est l’entité qui fait preuve du plus de cohérence au niveau de la politique mondiale » (sic).

Rappel :  Vladimir au Club Valdaï : La fin du monde unipolaire

Voir l’article original

Ras-le-bol russe, l’UE à la croisée des chemins

Un article d’Entrefilets.com.

Ras-le-bol russe, l'UE à la croisée des chemins

« Cette fois, les Russes en ont marre. L’interminable campagne d’agressions du Bloc atlantiste, jusqu’à la vulgarité des injures proférées ces derniers jours, ont convaincu Moscou qu’il n’y avait plus rien à espérer de l’Ouest. Le dégel n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant connu pour sa pondération, le premier ministre Medvedev l’a signifié en s’interrogeant publiquement sur la «santé mentale» d’Obama après que celui-ci ait osé ranger la Russie dans la catégorie des «menaces contre l’humanité», avec Daesh et l’Ebola (1). Poutine himself a ensuite été jusqu’à lancé un avertissement, certes encore à fleuret moucheté mais néanmoins très clair, sur un risque de conflit nucléaire (2). Sourd et aveugle, le Bloc atlantiste n’a rien compris de ce revirement. La rupture entre les deux géants est pourtant consommée (3). Coincée entre les deux, l’Europe est à la croisée des plus importants chemins de son Histoire.

Trois grandes options

«Toutes les options sont sur la table», aiment à répéter à l’envi les va-t’en guerre de l’Empire. Nous, nous dirions que les options qui restent se réduisent désormais à peau de chagrin.

Constat préliminaire : Les Etats-Unis sont effrayés par leur déclin et la montée en puissance des pays du BRICs. A travers l’agression en cours de la Russie, c’est aussi la Chine qui est visée, une Chine qui vient d’ailleurs de devenir la première puissance économique mondiale (4).

L’agression de la Russie, planifiée bien avant l’Ukraine (5) (campagne de dénigrement dès 2011), n’a jamais eu pour seul objectif que d’empêcher la constitution d’un bloc concurrent Euro-Asiatique qui entraînerait instantanément l’effondrement de la puissance US. La stupidité et la compromission des élites européennes, ajoutées aux troubles calculs allemands (6), ont permis le succès du plan américain jusqu’ici.
Sauf qu’au lieu d’affaiblir la Russie, cette nouvelle donne l’a convaincu de se détourner définitivement de l’Ouest et d’accélérer comme jamais la réorientation de sa politique vers un partenariat complet avec la Chine (7) et les pays du BRICs en général.
Partant, trois grandes options restent sur la table.

Première option, la pire de toute, que nous évacuons d’entrée de jeu un peu par superstition : l’Occident poursuit dans son hystérie jusqu’au-boutiste et la conflagration survient. Les Etats-Unis s’imaginent peut-être que, comme avec la Seconde Guerre mondiale, ils vont pouvoir tirer leurs marrons du feu à moindre coût et emporter la mise en pilotant Trente nouvelles Glorieuses. Sauf que leurs marrons aussi risquent fort d’être irradiés et qu’en vérité, tout a de forte chance de s’arrêter dans un grand éclair blanc pour tout le monde. Fin de la partie.

Deuxième option, le plan US marche, la Russie, ratant sa réorientation vers l’Est, s’effondre à nouveau lamentablement ; la Chine apeurée se soumet d’instinct aux vertus occidentales après quelques coups de parapluie ; et le Bloc atlantiste renait comme un seul homme de ses cendres à la tête du meilleur des mondes avec, tout en haut, juste sous le soleil, un eurodollar qui flamboie pour mille ans.
Vous y croyez ?
Moi non plus.

Troisième option : le plan US échoue, l’Europe se ressaisit ou éclate et la Russie, avec le soutien des pays BRICs, réussit à faire mourir l’Empire dans son lit (8). C’est le basculement «en douceur» des centres de pouvoir de la planète et l’arrivée de l’Asie aux commandes. On peut compter sur le réalisme des Russes et des Chinois pour offrir ensuite une session de repêchage à l’Europe, mais plus l’Europe sera restée solidaire de son geôlier américain dans sa chute, plus l’addition sera salée.

Presque en post scriptum, ont pourrait aussi ajouter une quatrième option, sorte de cadeau Bonus de l’Empire du Chaos, avec un lent pourrissement de toutes les situations dans le plus complet désordre et, à terme, l’effondrement global du Système sans passation de pouvoir aucune.

Toutes les options sont en effet sur la table.
Toutes impliquent un gigantesque séisme ».

Entrefilets.com, le 17 octobre 2014

(1) Medvedev pose la question de la santé mentale d’Obama

(2) L’avertissement de Poutine : “We hope that our partners will realize the futility of attempts to blackmail Russia and remember what consequences discord between major nuclear powers could bring for strategic stability.”

(3) Niet à la coopération contre Daesh

(4) La Chine, désormais première puissance économique mondiale

(5) Enfumage ukrainien: contre-propagande

(6) Les troubles calculs allemands

(7) Vers la création d’un bouclier antimissiles russo-chinois ?

(8) L’empire, le docteur Kübler-Ross et la Syrie

SOURCE: http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/10/19/ras-le-bol-russe-lue-a-la-croisee-des-chemins/

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azouzimedblog

Recrutement pour le jihad sur Internet: une réunion au sommet pour l’enrayer

Vingt-huit ministres de l’Intérieur dont Bernard Cazeneuve ainsi que les principaux responsables d’Internet comme Google, Facebook, Twitter et Microsoft sont réunis ce jeudi au Luxembourg. Au programme: la lutte contre le processus de recrutement des terroristes, et notamment du jihad, sur la Toile. « Il est important que l’on puisse faire en sorte que des codes de bonne conduite soient mis en œuvre, qui permettent d’éviter que cette propagande ne soit diffusée », a déclaré Bernard Cazeneuve.

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Possible départ en Syrie d’une famille de onze: le cri de détresse du grand-père

Onze membres d’une même famille auraient quitté la région niçoise pour se rendre en Syrie faire le jihad. Le grand-père de la famille qui a donné l’alerte est désemparé. Sa femme, ses deux filles, son fils et ses petits-enfants sont partis depuis une dizaine de jours et depuis…

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http://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Asselineau

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STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Un accord commercial majeur, en cours de négociation, entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis (US) menace les pouvoirs dont disposent les gouvernements pour protéger les populations et l’environnement des nouvelles technologies à risque telles que la fracturation hydraulique (fracking en anglais). A la veille des rassemblements qui se tiendront le 11 octobre 2014, et suite à la première partie, nous publions le deuxième épisode qui porte sur l’opposition croissante à la fracturation hydraulique aux États-Unis et en Europe.

Aux États-Unis, une opposition croissante à la fracturation hydraulique

L’usage de la fracturation hydraulique est très répandu aux États-Unis. L’industrie pétrolière et gazière en fait l’usage – ou prévoit de le faire – dans 31 États, avec plus de 500 000 puits de gaz naturel actifs à travers le pays. Les États les plus concernés sont : la Pennsylvanie, l’Ohio, la Virginie Occidentale, l’Oklahoma et le Texas. L’usage…

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SOURCE:
http://enjeuxenergies.wordpress.com/2014/08/13/alors-que-le-monde-etait-captive-par-la-mannschaft-merkel-a-ouvert-la/

http://www.express.be/business/fr/economy/alors-que-le-monde-etait-captive-par-la-mannschaft-merkel-a-ouvert-la-voie-pour-le-fracking-en-europe/207059.htm

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Ce mois de juin, pendant que le monde entier était fasciné par les performances de la Mannschaft, la chancelière allemande Angela Merkel a fait avancer le projet de l’introduction du «fracking» en Europe à pas de géant. Tandis que les Allemands abattaient les obstacles sur la route qui les a menés à la finale, Merkel menait des négociations avec l’administration Obama qui sont passées quasiment inaperçues. Ainsi, les quelques articles parus dans leWashington Post, NeoPresse et EU Observer ont été complètement ignorés par les médias.

Dans un document confidentiel, Non-paper on a Chapter on Energy and Raw Materials in TTIP, émanant du Conseil de l’Europe, l’Union européenne a réclamé rien de moins qu’une «garantie d’accès au pétrole et au gaz américains ».

Depuis les chocs pétroliers de la première moitié des années septante du siècle passé, les États-Unis ont interdit les exportations de pétrole. En cas d’assouplissement de cette interdiction, les producteurs américains pourraient bénéficier d’un accès plus large au marché international. Des compagnies pétrolières américaines (ExxonMobil Corp et Wintershall, une filiale de BASF), se sont déjà positionnées pour explorer les gisements éligibles au fracking en Allemagne.

Le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (« Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP)) crée un cadre juridique qui ouvre la voie pour permettre aux entreprises d’énergie américaines d’exploiter la technique du « fracking » au cœur de l’Europe.

Au début du mois de Juin, le journal suisse Le Temps a rapporté que le Bundestag allemand devait approuver cette année une loi qui permettrait l’extraction de gaz de schiste à partir de 2015. L’Allemagne, qui a fait en 2011 le choix de l’abandon du nucléaire, qui couvrait un cinquième de sa production électrique, importe 35% de son gaz à la Russie. La crise ukrainienne a mis en exergue cette dépendance du pays à l’égard des livraisons russes. De plus, la hausse continue des prix de l’énergie a suscité un regain d’intérêt pour l’exploitation des gisements de gaz de schiste.

Les industriels européens payent leur électricité deux fois plus que leurs homologues américains et 20% plus que leurs concurrents chinois. De plus, les prix du gaz naturel sont 3 à 4 fois plus élevés en Europe qu’aux Etats-Unis ou en Russie, et 12% plus élevés qu’en Chine.

Quelques semaines avant que l’avion du vol MH17 ne soit abattu au dessus de l’Ukraine, Merkel avait déjà décidé que l’Allemagne devait se débarrasser de sa dépendance du gaz russe. La notion que les Etats-Unis pourraient devenir le principal fournisseur d’énergie de l’UE faisait partie des négociations secrètes que les deux blocs ont engagées pendant des mois dans le cadre de l’accord sur le libre-échange.

Merkel semble être une visionnaire ; en effet, cette semaine, le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a annoncé vouloir faire voter une loi de sanctions contre la Russie par le parlement ukrainien incluant une interdiction pour la Russie de faire transiter des marchandises russes à destination de l’UE (y compris le gaz russe) à travers le territoire ukrainien. Mardi, le parlement ukrainien a approuvé cette série de sanctions contre la Russie. L’UE a rappelé à l’Ukraine que l’interdiction de transit du gaz russe était susceptible de lui nuire, et le gouvernement ukrainien cherche maintenant à faire conclure des accords entre la société de gaz d’Etat ukrainienne Naftogaz et les sociétés russes opérant dans le domaine du transport de gaz et qui ne figurent pas dans la liste des entreprises sanctionnées par l’Ukraine. On ne sait pas non plus si les géants de l’énergie russes, Gazprom (à qui l’Ukraine doit plusieurs milliards de dollars) et Transneft, sont concernés par ces sanctions. Il est aussi douteux que la majorité des Européens aient compris les implications possibles de cette nouvelle loi pour eux.

Selon Neopresse, plusieurs études publiées sur les dangers du «gaz de schiste» et du «fracking » ont disparu des sites web des organismes officiels et aujourd’hui, ils affirment qu’ils sont « aussi sûrs que l’énergie nucléaire ».

EU Energy Non-paper

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je me souviensNous ne reconnaissons donc plus l’autorité suprême, sur nos lois et sur notre territoire, de Sa Majesté la Reine Elizabeth II.

 

lesindignesduquebec

Sophie Doucette Sophie Doucet

À l’heure où 85% des citoyens Québécois ne veulent plus de la monarchie et du lieutenant-gouverneur (représentant la Reine d’Angleterre) au Québec, et tandis que s’amorcent de grands changements sociaux qui sont palpables dans la société, les Indignés du Québec ont décidé de publier à nouveau le texte du MANIFESTE POUR UNE RÉELLE DÉMOCRATIE AU QUÉBEC, adopté en novembre 2011. Pour le bénéfice de nos nouveaux membres nous en reproduisons le texte intégral:

« Depuis la fin de 2010 nous assistons à un soulèvement citoyen, à la fois éclairé et pacifique, qui prit naissance d’abord en Islande pour ensuite s’étendre dans le monde Arabe. En Tunisie avec la chute de Ben Ali ; en Égypte (chute de Moubarak) ; et en Europe, une vague de prises de parole citoyenne se fait entendre sur les places publiques des différentes villes de Grèce, du Portugal, d’Espagne, d’Irlande, de France jusqu’en Amérique. L’émergence d’une conscience citoyenne…

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Un dessin par jour

la parité mais pas pour nousJean-Claude Juncker s’inquiète du trop petit nombre de candidatures féminines qui lui parviennent pour former la prochaine Commission, mais il faut souligner que ce ne sont pas les personnes qui sont elles-mêmes candidates, mais leur pays qui les présentent, et à ce titre la France ne fait pas mieux que les autres. La parité, oui, mais pas chez moi.

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

usa guerre chaos tyrannie« L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme de ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen…

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Résistance Inventerre

Le Monde. | 26.07.2014  | Par Adam Michnik (directeur du quotidien polonais « Gazeta Wyborcza »)

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Des militaires ukrainiens à un barrage près de Sloviansk, en Ukraine, le 19 juillet. | REUTERS/GLEB GARANICH
L’hypocrisie, la bêtise et le silence de l’élite intellectuelle, des artistes, des scientifiques et des médias face à l’avancée des régimes totalitaires nazi et stalinien resteront à jamais dans nos mémoires, resteront à jamais l’un des tristes souvenirs du XXe siècle.
Avoir fermé les yeux sur l’annexion de l’Autriche, sur celle de la Tchécoslovaquie, et sur celle des pays baltes sera toujours un motif de honte pour l’Europe. Personne ne parla avec autant d’éloquence qu’Hitler et Staline de la paix et du droit international, et personne ne commit autant de crimes que ces dictateurs.
Aujourd’hui, l’Europe garde le silence devant la politique impérialiste agressive de Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie. L’Occident tolère en…

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histoireetsociete

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«La dernière décennie du XXe siècle a connu un changement tectonique dans les affaires mondiales. Pour la première fois, une puissance non-Eurasienne a émergé, non seulement comme un arbitre clé des relations de pouvoir en Eurasie, mais aussi comme pouvoir suprême dans le monde. » (p. xiii)

http://www.les-crises.fr/reprise-le-dilemme-de-poutine/

« Maintenant, une puissance non-Eurasienne est devenue prééminente en Eurasie. – Et la primauté mondiale de l’Amérique dépend directement de la durée et de l’efficacité de sa prépondérance maintenue sur le continent eurasiatique » (p.30)
Extraits du livre Le Grand Échiquier : la Primauté Américaine et ses Impératifs Géostratégiques, Zbigniew Brzezinski, Basic Books, 1997

« On nous avait promis à Munich, après la réunification de l’Allemagne, aucune expansion de l’OTAN n’aura lieu à l’Est. Ensuite, l’OTAN s’est élargie en ajoutant les anciens pays du Pacte de Varsovie, les anciens pays de l’URSS, et j’ai demandé: “Pourquoi faites-vous cela ? ” Et ils…

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les AZA subversifs

On en a pas fini avec la CIA! Que nenni!

Et dans ce reportage qui peut parfois paraître tirer en longueur, il est assez consternant d’apprendre comment cette agence a infiltré la culture durant la Guerre froide et comment d’intellectuels européens eussent travaillé pour la CIA.

Une opération qui a coûté des millions de dollars de l’époque (qui ne valaient donc pas des peanuts comme à l’heure actuelle!) et qui s’appuie sur une fondation du nom de «Congrès pour la liberté de la culture». On voudrait se foutre de la gueule du monde qu’on ne s’y prendrait pas mieux! Bref, cet organisme a son siège à Paris, capitale culturelle stratégique pour le monde entier et tente de soustraire les artistes et autres intellectuels de gauche afin que ces dernier-ères se rallient à la cause américaine.

(Il y a d’ailleurs des moments qui ne sont pas piqués des vers, notamment…

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europe-map

Il y a quelques temps, dans le «Frankfurter Allgemeine Zeitung» du 21 mai, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a présenté une esquisse dans ses plus belles couleurs, d’un projet d’une Europe-UE s’approchant de plus en plus d’une construction étatique pour lui opposer une Russie plutôt sombre et rétrograde. Il renoue ainsi avec une image narrative jouant un rôle important, dans la campagne occidentale contre la Russie. Pour cela, on aime donner la parole à des auteurs russes, tel que l’a fait le «Frankfurter Allgemeinen Zeitung» du 26 mai avec Victor Erofeev. Cette initiative doit paraître particulièrement authentique et persuasive, cependant l’objectif reste d’empêcher les gens de penser. «Si c’est un Russe qui le dit, cela doit être la vérité!» Pourtant, il faut se méfier.
Tout comme le ministre allemand des Finances, Erofeev tente de dessiner un double portrait:

LIRE: http://philippehua.com/2014/06/26/leurope-ne-seffrite-pas-a-lest-mais-a-louest/

Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4308

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A British frigate was dispatched to track a mysterious battleship that covertly sneaked in close to Denmark’s coast. The ship turned out to be Russian stealth corvette conducting a complex checkout of battle systems, according to British media.

Russian naval drills in the Baltic Sea drew some heat after British HMS Montrose (a type 23 frigate) had to establish line-of-sight range with an unidentified warship cruising off the territorial waters of NATO-member Denmark on June 19.

In harsh conditions of 30 knot winds, British sailors identified the warship as Russia’s 104-metre-long RFS Soobrazitelny (Project 20381), Steregushy-class stealth corvette, armed with a vast arsenal of anti-ship and air-defense missiles, and anti-submarine torpedoes.

Steregushchy lead ship (RIA Novosti / Aleksey Danichev)

Steregushchy lead ship (RIA Novosti / Aleksey Danichev)

“We picked up a vessel on our radar that was not showing any of the normal behavior expected of merchant vessels or allied warships,” said Lieutenant Chloe Lea, HMS Montrose’s watch officer, as quoted by the Daily Mail.

« We have seen the Russians operate a lot in this area, but this is the closest we have seen them,” she said.

The Royal Navy’s HMS Montrose, based in Plymouth, has a crew of 205 and is armed with Sea Wolf missiles, Harpoon missiles, and Sting Ray torpedoes.

READ: http://rt.com/news/168340-corvette-russian-british-hustle/

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L'Observatoire du Grand Remplacement

Suisse

La Suisse doit rétablir des contingents pour tous les étrangers à partir de quatre mois de séjour. Le Conseil fédéral (gouvernement) a opté vendredi pour une application stricte de l’initiative sur l’immigration de masse acceptée de justesse le 9 février par le peuple. Le conflit avec Bruxelles est programmé.

Le gouvernement a chargé les départements compétents de demander l’adaptation de l’accord sur la libre circulation des personnes. Mais l’UE a déjà dit qu’il n’était pas négociable. Les quotas et les priorités nationales vont à l’encontre des traités de l’UE, répète la Commission européenne depuis la votation.

Le Conseil fédéral en est conscient. Il cherche à provoquer une nouvelle votation: le peuple devrait alors choisir entre dénoncer la voie bilatérale ou remodifier la constitution pour supprimer l’article constitutionnel ajouté le 9 février… […]

Quel que soit le sens dans lequel on retourne la question, on constate qu’il est impossible de concilier…

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L'Observatoire du Grand Remplacement

La Suisse, qui a décidé le 9 février dernier par référendum de mettre fin à « l’immigration massive », a dévoilé ce vendredi les grandes lignes de sa future nouvelle politique dans ce domaine, avec l’établissement de contingents pour les courts séjours des étrangers, pour les frontaliers, et aussi pour ceux qui veulent s’installer dans le pays.

Ces dispositions ont été annoncées par Mme Simonetta Sommaruga, ministre suisse en charge du dossier, au nom du gouvernement, et ont pour objectif la mise en œuvre du référendum du 9 février, une obligation selon le système de démocratie directe suisse, car c’est une décision du peuple, et le peuple est souverain. Actuellement, il n’y a aucun quota pour les frontaliers, qui peuvent actuellement travailler en Suisse pour autant qu’ils décrochent un contrat d’embauche, ni pour les travailleurs saisonniers. En outre, Berne a indiqué vendredi que les cantons pourront prendre des mesures supplémentaires, pour protéger…

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