Articles Tagués ‘djihadisme sahélo-libyen’

maghreb« Quel intérêt l’Algérie aurait-elle à être une pièce du dispositif euro-américain visant à contrôler la Libye et le Sahel ? », s’interroge Omar Benderra*.

Pour lui, la responsabilité de l’incendie jihadiste dans la région doit être assumée par « ces dirigeants éclairés, qui préfèrent dépenser des centaines de millions de dollars pour bombarder des pays sans défense plutôt que d’investir dans le développement, dans une région particulièrement déshéritée ».

L’annonce par la presse d’une opération militaire d’envergure dans l’ouest libyen a retenu l’attention de nombreux observateurs. Pour la première fois de son histoire l’Armée Nationale Populaire (ANP) a quasi-officiellement franchi les frontières du pays en contravention formelle avec un des principes sacro-saints de la politique étrangère de l’Algérie. La seule dérogation à la doctrine de non-projection de forces militaires en dehors du territoire a été l’envoi de troupes en Egypte entre 1967 et 1975. Même s’il y a eu des incursions hors du territoire, celles-ci se caractérisaient par leur caractère humanitaire (comme dans les années 1970 quand il s’agissait de porter assistance aux populations sahraouies en grave danger) ou extrêmement ponctuel et très secret quand il fallait contrer les plans de démembrement du Nigéria lors de la guerre du Biafra. En dépit de vives pressions, les autorités d’Alger ont toujours refusé d’engager l’armée dans les conflits au Sahel. Il semble bien que cette réticence appartienne au passé. Depuis l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine en janvier 2013 et la gestion désastreuse d’une crise qui avait débouché sur la mort de tous les otages et de leurs ravisseurs djihadistes, les dirigeants algériens sont contraints de réviser en profondeur leurs conceptions en matière de relations régionales et de défense.

La destruction du régime de Kadhafi en 2011 par La France sarkozyste appuyée par le Royaume-Uni et les Etats-Unis a créé une onde de choc de grande magnitude précipitant la déferlante djihado-sécessionniste au Nord-Mali et le démantèlement de l’Etat libyen. L’irrésistible avancée des commandos islamistes d’Ançar Eddine et du Mujao vers le sud du Mali et sa capitale Bamako a surtout justifié l’intervention militaire française de janvier 2013,visiblement préparée de longue date. Or, comme le montre le cours des événements, la présence militaire de l’ex-puissance coloniale et de ses supplétifs de la Françafrique ne suffit pas, loin de là, à ramener la paix et la sécurité dans une région immense où survivent dans une misère indescriptible des populations depuis longtemps abandonnées à des conditions de vie infrahumaines. Pour l’essentiel le sahel malien est une « zone grise » sans Etat ni administration. A l’évidence, la surveillance aéroportée des drones et des avions spécialisés pour être sporadiquement efficace n’est pas suffisante pour interdire les activités de groupes terroristes ou purement criminels qui sillonnent la région. Ces groupes peuvent compter sur le soutien d’une bonne partie des milices anti-Kadhafi qui régentent la Libye, notamment celles qui opèrent, conjointement ou de manière conflictuelle, au sud du pays.

Le bouillon de culture sahélien

La guerre « secrète » menée par l’Otan et l’armée algérienne

La guerre éternelle, avenir du Sahel ?

Qui est responsable du chaos sahélo-libyen ?

LIRE: http://www.maghrebemergent.info/contributions/opinions/item/38852-les-armees-francaise-et-algerienne-face-aux-djihadisme-sahelo-libyen-opinion.html

Cet article a été initialement publié dans une traduction arabe par Al Safir Al Arabi.

الاضطراب في ليبيا ومنطقة الساحل
من الانترنت

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تردّدت مؤخرا أخبار عن عمليات عسكرية واسعة النطاق تجري في غرب ليبيا، قيل أن قوات جزائرية تتولاها. وهذه هي المرة الأولى، منذ إرساله قوة مسلحة إلى مصر بين 1967 و1975، التي يخالف فيها الجيشُ الجزائري مخالفة صريحة مبدأ مقدسا من مبادئ سياسة الجزائر الخارجية وهو مبدأ عدم نشر وحداته خارج التراب الوطني. من الواضح أن القادةَ الجزائريين مجبرون على مراجعة عميقة لتصوراتهم في ما يخص مسألتي الدفاع والعلاقات الإقليمية منذ الهجوم على موقع تغنتورين الغازي في كانون الثاني/ يناير 2013 وإدارتهم الكارثية لهذه الأزمة التي كانت عاقبتُها موتَ كلّ الرهائن مع مختطفيهم «الجهاديين».

حرب سرّية

لقد تأتّى عن تدمير نظام القذافي في آب/ أغسطس 2011 مجموعةٌ من الهزات الارتدادية في المنطقة. فهو سرّع اجتياح الموجة الجهادية – الانفصالية الشمال المالي وتفكّك الدولة الليبية. وقد استُعمل تقدّم مجموعات «الكوماندوس» الإسلامية، أي مقاتلي «أنصار الدين» و«حركة الوحدة والجهاد في غرب أفريقيا» نحو عاصمة مالي، باماكو، كذريعةً بُرِّر بها التدخل الفرنسي في هذا البلد في كانون الثاني/ يناير 2013. لكن مجرى الأحداث فيه يدل على أن الوجودَ العسكري لفرنسا وللمؤتمرين بأمرها في مجال نفوذها إفريقيّاً ليس كافيا البتة لإعادة السلام والأمن إلى ربوع منطقة شاسعة لا إدارة فيها ولا دولة، يعيش سكانُها حياةً هي أشبه بالموت، في بؤس عصيٍّ عن الوصف. ومن البيِّن أن المراقبةَ الجوية التي تقوم بها الطائرات من دون طيار وغيرها من الطائرات المختصة، رغم ما تثبته من فعالية من حين إلى آخر، عاجزة عن منع نشاط المجموعات المسلحة التي تجوب المنطقة، الإرهابية منها والإجرامية المحضة. وتعوّل هذه المجموعات على دعم قسم لا يستهان به من الميليشيات التي أطاحت بالقذافي والتي تتحكم في مقاليد الأمور في ليبيا، وبخاصة منها تلك الناشطة في جنوب هذا البلد، سواء أكانت متصارعة أو متكاتفة مع بعضها البعض.

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