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Le temps de la définition d’une véritable doctrine d’emploi des forces de sécurité non étatiques semble enfin à portée de cerveau

Contrairement à une idée reçue, les polices municipales font partie de notre histoire. Et si la République, au fil des révoltes ouvrières, les a partiellement placées sous son contrôle, elles n’ont été éradiquées que lors de l’étatisation totale voulue par le gouvernement de la collaboration durant l’occupation nazie.

Prononçant en juin 2015 un important discours devant la commission nationale consultative des polices municipales, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a acté le plus important bouleversement de leur rôle depuis cette funeste période.

Rappelant qu’il avait en mémoire les meurtres de Clarissa Jean-Philippe, le 8 janvier 2015 à Montrouge, et d’Aurélie Fouquet, assassinée le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne, le ministre a indiqué : “Face à la violence, à la délinquance et à la criminalité, les policiers nationaux, les gendarmes et les policiers municipaux sont donc tous en première ligne (…) Si la sécurité de nos concitoyens est avant tout une mission de l’État – et celui-ci assume pleinement ses responsabilités – je sais aussi combien est important le rôle joué par nos polices municipales dans leurs missions de prévention, de présence dissuasive, de médiation ou bien de répression (…) Nous sommes donc engagés dans un processus d’harmonisation des polices municipales qui respecte leur identité propre et leurs spécificités dans notre dispositif global de sécurité (…) Trop longtemps, les gouvernements successifs – de tous bords – ont tergiversé, il faut avoir l’humilité de le reconnaître. Il était grand temps d’avoir enfin le courage de prendre les décisions qui s’imposaient, notamment pour assurer la sécurité des hommes et des femmes qui s’engagent dans la police municipale. Des fonds conséquents ont été débloqués, qui marquent bien le volontarisme de l’État en la matière.

(…) Nous consolidons ainsi leur formation initiale et continue. Je souhaite ainsi notamment que la formation préalable au port des armes de catégories D soit rendue obligatoire. Une doctrine nationale de l’emploi des équipes cynophiles doit également être arrêtée pour que nous puissions élaborer une formation adéquate. Parallèlement, nous renforçons la coordination avec les services de police nationale et les unités de gendarmerie, ainsi que le partage d’information ou encore l’accès aux informations contenues dans certains fichiers qui sont utiles à l’action quotidienne des policiers municipaux.

“Trop longtemps, les gouvernements successifs – de tous bords – ont tergiversé, il faut avoir l’humilité de le reconnaître”

Une meilleure coordination permettra non seulement une plus grande efficacité sur le plan opérationnel, mais aussi une sécurité accrue des agents eux-mêmes, grâce au déclenchement d’alertes générales en cas d’agression. L’État subventionne ainsi à hauteur de 30 % l’achat de postes de radio par les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), et organise la mise en place de ces nouveaux dispositifs techniques.

Par ailleurs, les policiers municipaux pourront avoir un accès direct aux informations contenues dans certains fichiers nationaux tels que le Fichier des véhicules volés (FVV) – c’est déjà le cas – ou bien le Système d’immatriculation des véhicules (SIV), ou encore le Système national des Permis de conduire (SNPC). Pour ces deux derniers cas, les projets de modification des décrets et les dossiers techniques de mise en œuvre ont été adressés pour avis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), et nous avons d’ores et déjà saisi le Conseil d’État.

Par ailleurs, la CNIL a rendu un avis favorable pour un accès direct des policiers municipaux au nouveau fichier des immatriculations susceptibles d’être usurpées ou erronées. Surtout, désormais, l’État aide les municipalités et les EPCI qui en font la demande à doter leurs policiers de gilets pare-balles et d’armes de poing pour qu’ils puissent se défendre lorsqu’ils sont attaqués. L’État finance ainsi – depuis la circulaire du 13 mars – l’achat des gilets pare-balles jusqu’à hauteur de 50 %, grâce à une augmentation spécifique de 2,4 millions d’euros des ressources dont dispose le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). À ce jour, 81 départements ont sollicité le financement de 8 127 gilets pare-balles au profit de 206 communes.

Par ailleurs, l’État met gracieusement à disposition des collectivités qui le souhaitent des armes de poing pour leurs policiers municipaux, dans la limite du stock de 4 000 armes disponibles. À cet égard, nous respectons strictement le principe intangible de libre administration des collectivités territoriales : la décision d’armer leurs agents revient aux municipalités elles-mêmes, qui doivent prendre contact avec les préfets.”

“Le temps est aussi venu d’avancer avec la recherche, l’Université, les organisations professionnelles et surtout la représentation nationale, sous le regard attentif de l’État”

Le temps de la définition d’une véritable doctrine d’emploi des forces de sécurité non étatiques semble enfin à portée de cerveau. Ainsi, le processus visant par petites touches successives à élargir le champ ne pouvait plus suffire. Le gouvernement a décidé d’avancer pour revenir aux fondamentaux de ce que pourrait être la véritable police de proximité, intégrant les dimensions d’une histoire déjà connue dans les années 60. Le temps est aussi venu d’avancer avec la recherche, l’Université, les organisations professionnelles et surtout la représentation nationale, sous le regard attentif de l’État.

Cela nécessite naturellement de repenser aussi le fonctionnement de la sécurité publique, ses missions et ses enjeux, au vu de l’investissement public en la matière.

Au-delà des polémiques sur les effectifs, le débat doit porter sur une définition précise de territoires cohérents (les bassins de criminalité et les flux criminels s’accommodant fort peu des découpages administratifs), des missions et des métiers. Puis enfin des effectifs, plutôt que l’inverse.

Le secteur privé, inventé par l’État, est aussi en attente des évolutions à venir, tout en constatant les importants progrès réalisés au cours des derniers mois.

L’État, les élus, les citoyens doivent pouvoir participer à la redéfinition de la police de paix publique dans un contexte tendu de terrorisme de proximité.

Chacun leur tour, Gilbert Bonnemaison, Jean-Pierre Chevènement, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy, Manuel Valls et encore plus résolument Bernard Cazeneuve, ont largement opté pour la coproduction. Elle ne pourra se réaliser qu’avec un strict contrôle administratif et citoyen. Celui-ci mérite un débat de qualité. L’évolution des mentalités le permet.

Par Alain Bauer

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source: http://www.lenouveleconomiste.fr/le-grand-retour-des-polices-locales-27692/

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Après la grande marche, les hommages. Mardi, le premier hommage sera aux policiers. François Hollande présidera un hommage solennel aux trois policiers tués dans les attentats de la semaine dernière à 11H00 à la préfecture de police de Paris. Fait exceptionnel, neuf policiers de New-York seront là pour témoigner du soutien des Etats-Unis.

Le chef de l’Etat prononcera un discours à l’occasion de cette cérémonie à laquelle participera également le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Franck Brinsolaro, 49 ans, chargé de la protection du dessinateur Charb, a été tué mercredi dans l’attentat contre

Clarissa Jean-Philippe, 27 ans

Clarissa Jean-Philippe, 27 ans, policière municipale. Elle a été abattue par Amédy Coulibaly le jeudi 8 janvier au matin peu après 08h00 alors qu’elle se rendait sur un banal accident de la route sur la commune de Montrouge. Martiniquaise, originaire de Sainte-Marie, elle était célibataire et sans enfant. Un responsable de la mission où elle avait suivi en 2008 une formation d’agent de sécurité l’a décrite comme « très motivée, très enthousiaste et désireuse de réussir ». Elle était partie pour la métropole en 2013 avant de rejoindre la police municipale comme stagiaire. Elle venait d’être titularisée. Selon ses collègues, elle était « volontaire, agréable », incarnant « la joie de vivre ».

Ahmed Merabet, 40 ans

Ahmed Merabet, 40 ans, brigadier en poste à la brigade VTT du commissariat du XIe arrondissement, le quartier où se trouve le siège de Charlie Hebdo. Arrivé peu de temps après sur les lieux du carnage, il a été blessé puis froidement abattu à bout portant par l’un des frères Kouachi. D’après sa famille, Ahmed Merabet était un « bosseur », qui était animé par un objectif: « Gravir les échelons de la société ». Il avait entamé sa carrière dans la police après avoir travaillé « au Mac Donald’s, à la SNCF et à Roissy ». Après huit ans passés au commissariat du XIe arrondissement, il s’apprêtait à devenir officier de police judiciaire, dont il avait réussi le concours. « Ce devait être son dernier jour » au commissariat, a témoigné son frère. Originaires d’Algérie, ses parents se sont installés à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) en 1955. Ses quatre soeurs et ses deux frères y habitent, tout comme lui, et tous dans la même rue. Ahmed n’était pas marié mais vivait en couple. L’hebdomadaire Le Point a fait sa Une samedi avec la photo de son exécution, tirée des images filmées par un témoin de la scène. Cette Une a suscité de nombreuses condamnations, dont celle du Premier ministre Manuel Valls qui a fait part de son « dégoût ».

Franck Brinsolaro, 49 ans

Franck Brinsolaro, 49 ans, brigadier, membre du service de la protection (ex-SPHP). Affecté à la protection du dessinateur Charb, il a été tué le mercredi 7 janvier par l’un des frères Kouachi dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo. Avant Charb, il avait notamment assuré la protection de deux juges antiterroristes, dont Marc Trévidic, et celle du président du consistoire israélite de France, Joël Mergui. Il avait effectué également plusieurs missions à l’étranger, au Liban, en Bosnie, en Afghanistan et en Afrique – où il avait été blessé – pour assurer la protection d’officiels. Il était marié à Ingrid Brinsolaro, rédactrice en chef de l’hebdomadaire « L’éveil normand », dont le siège se trouve à Bernay (Eure). Le couple s’était marié récemment et avait deux enfants, dont un de treize mois. Son frère jumeau est également policier, en poste à Marseille.

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11h59. A Paris, les trois cercueils quittent la cour de la préfecture de police.


11h52. François Hollande énonce trois principes : « La fermeté, c’est la condition de la sécurité ». « Le second principe, c’est d’agir avec sang-froid et sécurité, sans faiblesse mais sans précipitation. Enfin, l’unité qui est notre arme la plus solide, notre force. Ce que les Français sont capables de faire quand l’essentiel est en cause, qui nous rend plus solides pour affronter quelque péril que ce soit parce que nous sommes la France ».

La grande marche de dimanche était « la plus magnifique réponse qui soit », « le plus bel hommage possible à la police, à la gendarmerie, à tous ceux qui assurent notre sécurité », « les Français ont envoyé un message aux plus jeunes ». Il cite André Malraux : « sachez bien que si nous avons des blessés nous les relèverons, nous les enselevirons puis nous combattrons. parce que les victimes représentent la dignité humaine (…), l’humble honneur des hommes ». « Ces héros s’appellent aujourd’hui Franck Brinsolaro, Clarissa Jean-Philippe et Ahmed Merabet ». Il leur exprime « sa gratitude et sa fierté ». « Grâce à vous, la France est debout ».


11h50. François Hollande rend hommage aux forces de l’ordre, aux hommes qui ont mené les deux assauts : « Grâce à vous, c’est la liberté qui a gagné sur la barbarie ». « Nous n’en avons pas terminé avec la menace. Nous devons redoubler de vigilance, c’est ce qui a été fait en mobilisant toutes nos forces ».


11h43. Franck Brinsolaro « était entré très jeune dans la police », tout comme son frère jumeau Philippe. »A Kaboul déjà, il avait affronté le terrorisme », il a également travaillé au Cambodge, au Congo. Des expériences qui l’ont amené à être nommé à la protection rapprochée de Charb, rédacteur en chef de Charlie Hebdo « Une semaine sur deux, il l’accompagnait partout à la rédaction, il le laissait juste à la porte de la maison. Des relations d’amitié s’étaient nouées au fil des mois entre ces deux hommes, comme avec le reste de la rédaction ». « Il est mort l’arme au poing, les autres n’avaient que leur crayon. Il est mort pour la liberté, la liberté d’expression, celle qui va jusqu’à l’impertinence pour mieux exprimer l’indépendance ».


11h39. Ahmed Merabet « était promis à un bel avenir », « un policier exemplaire, un homme juste capable d’apaiser les situations les plus difficiles ». « Il a décidé héroïquement de leur barrer la route, touché une première fois par une salve de tirs, il a résisté et a été lâchement exécuté d’une balle dans la tête » « Il était très fier de représenter les valeurs de la République, la laïcité, qui fait que dans notre pays toutes les croyances sont respectées, toutes les religions sont protégées ». « Il svait mieux que quiconque que l’islamisme radical n’a rien à voir avec l’islam ». « Son sacrifice est aussi une leçon qu’il nous adresse », « là encore son visage, son souvernir continueront à nous éclairer ».


11h35. Le chef de l’Etat parle de chacune des victimes et débute par Clarissa Jean-Philippe. « Clarissa, elle aimait son île, elle aimait la France. Très jeune, elle rejoint la Métropole. Elle est impatiente, rayonnante, ardente, hâte de mettre en pratique les connaissances qu’elle a apprises à l’école. Elle venait d’être titularisée au moment même où elle a été assassinée. Une policière municipale qui avait à assurer la sécurité sur la voie publique (…). Elle a été lâchement atteinte dans le dos. Comment justifier que l’on puisse tuer lâchement une jeune femme de 26 ans, riche de totues les promesses de la vie, dévouée aux autres ? », s’interroge-t-il, parlant d’une « abomination », une « abjection ». « C’est en martyre qu’elle est tombée, jeune fille ultra-marine heureuse de servir son pays. Ce visage là nous éclairera pour toujours ».


11h33. « La France a montré sa force face aux fanatiques, son unité face à ceux qui veulent nous diviser », déclare François Hollande. « Trois fonctionnaires qui représentent la diversité des origines, des parcours, des missions. Trois policiers qui illustrent ce qu’est l’attachement aux valeurs qui fondent notre République », qui « sont morts pour qui puissions vivre libres ».


11h28. Après une minute de silence, François Hollande prend la parole à la tribune. « Nous sommes rassemblés pour rendre hommage à Clarissa Jean-Philippe, Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro, tombés mercredi et jeudi derniers sous les balles des terroristes. Ils sont morts dans l’accomplissement de leur mission, avec courage, bravoure et dignité. Ils sont morts en policiers. »


11h19. Les trois policiers, lieutenant Ahmed Merabet, lieutenant Franck Brinsolaro et brigadier Clarissa Jean-Philippe sont donc cités à l’ordre de la Nation, chacun avec la même introduction « policier dynamique, courageux, d’une haute conscience professionnelle d’un dévouement exemplaire, victime du devoir dans l’accomplissement de la misison qui lui était confiée ». François Hollande leur remet ensuite les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, « au nom de la République française ».


11h11. Franck Brinsolaro, Clarissa Jean-Philippe et Ahmed Merabet seront cités à l’ordre de la Nation – une distinction rare, accordée à ceux qui ont fait acte de dévouement exceptionnel, à titre civil ou militaire, au péril de leur vie – et faits chevaliers de la Légion d’honneur. Leurs dépouilles font leur entrée dans la cour de la préfecture de police de Paris.

http://lci.tf1.fr/politique/en-direct-les-depouilles-des-victimes-de-la-prise-d-otages-a-paris-8546048.html

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La préfecture de police de Paris rendra hommage, ce mercredi à 11h, à Ahmed Merabet, Franck Brinsolaro, et Clarissa Jean-Philippe les trois policiers morts lors des fusillades de Charlie Hebdo et de Montrouge la semaine dernière.

La cérémonie se déroulera dans la cour de la préfecture de police de Paris, 1 rue de Lutèce sur l’île de la Cité (4e arrondissement).

Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe. Capture d'écran/SIPA/SIPA

Franck Brinsolaro                          Ahmed Merabet                    Clarissa Jean-Philippe

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INFOS PLUS NEWS...

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Au lendemain de l’attentat ayant frappé « Charlie Hebdo », une jeune policière stagiaire, Clarissa Jean-Philippe, a été abattue froidement alors qu’elle régulait la circulation. Elle effectuait sa troisième semaine de stage.

Moins de 24 heures après le sanglant attentat contre le journal Charlie Hebdo, une fusillade a coûté la vie à Clarissa Jean-Philippe, une policière, jeudi au sud de Paris.

Les faits se sont déroulés en début de matinée à Montrouge, commune limitrophe de la capitale française. La victime est une stagiaire de 26 ans de la police municipale, célibataire et sans enfants.

Vers 8h00 se produit un banal accident de la circulation entre deux véhicules. La police municipale et la voirie sont appelées sur les lieux. Et peu après 9h00, des coups de feu éclatent, selon les premiers éléments de l’enquête.

Le mot-clé #JeSuisClarissa a déjà commencé à fleurir sur les réseaux sociaux, en écho à #JeSuisCharlie qui a été…

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