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Publié le 14 octobre 2015 par

Ce mercredi 14 octobre, les policiers ont manifesté Place Vendôme devant le ministère de la Justice. La préfecture de Paris a dit qu’elle trouvait le lieu « inapproprié » et, en un sens, elle n’a pas tort, puisque les policiers sont sous les ordres du ministre de l’Intérieur. Seulement, ils savent que le falot ministre de l’Intérieur, prolixe en beaux discours mais radin en actes efficaces, n’est pas pour grand-chose dans leurs malheurs. Ils ont voulu manifester contre celle qu’ils estiment être la cause et la responsable de leurs difficultés, de leur surcharge de travail qui devient intolérable, de la quasi impossibilité où elle les met d’exercer leur fonction, de la mort de ceux d’entre eux qui se suicident (47 en 2014), des blessures de ceux qui gisent sur des lits d’hôpitaux et garderont toute leur vie les marques de la nocivité qui double son incompétence : madame la ministre de la Justice.

Elle-même vient de se faire durement épingler par un rapport d’inspection interministérielle des inspections générales des finances, des services judiciaires et des affaires sociales, pour l’emploi dans son ministère de 40 500 personnes non déclarées, sans bulletin de salaire ni cotisations sociales, que l’on peut donc appeler « travailleurs au noir », mais comme elle y verra aussitôt une allusion raciste à sa grassouillette et courte personne (1,49 m), préférons le mot « esclaves ». La situation sera régularisée en 2016, affirme la chancellerie, et le ministère des Finances évalue le coût de cette régularisation à 500 millions, beaucoup plus en réalité puisque cela ne prend en compte que les charges sociales non payées jusqu’ici par le ministère de la Justice et pas le coût de l’embauche de 40 500 fonctionnaires supplémentaires.

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Mais ce n’est pas cela que lui reprochent les policiers, ce qu’ils lui demandent c’est de faire son travail de ministre de la Justice. Or, elle le fait puisque son travail consiste à gérer les moyens de la justice : personnel, parc immobilier et matériels ; préparer les textes de lois et règlements proposés par le gouvernement et les élus qui entrent dans son domaine de compétence ; prendre en charge les populations que lui confie l’autorité judiciaire, c’est-à-dire les délinquants – mineurs et majeurs – ; mettre en œuvre les décisions politiques concernant la justice ; aider et protéger les victimes. (1)

Le problème est qu’elle le fait mal : elle gère le personnel selon des critères trop ouvertement politiques ; elle ne se contente pas de « préparer les textes de lois et règlements proposés par le gouvernement et les élus » mais enterre au fond d’un tiroir ceux qui lui déplaisent et impose les siens, très marqués idéologiquement, en lieu et place ; elle estime que son travail est de relâcher les populations de délinquants qui lui sont confiées ; qu’elle a le droit de discuter la mise en œuvre des décisions politiques concernant la justice ; quant à aider et protéger les victimes, le « mur des cons » dont elle a toléré l’existence dans le local dédié au syndicat de la magistrature qu’elle héberge au sein du ministère en dit long sur ce qu’elle en pense.

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Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature devant le « mur des cons »

Dans une délicieuse litote, Céline Parisot, secrétaire nationale de l’Union Syndicale des Magistrats, a déclaré : « Aujourd’hui, la justice française n’est plus optimale, et nous n’avons pas les moyens techniques de l’améliorer ». Or, qui a la charge de gérer les moyens de la Justice ? « Le choix des contentieux doit être revu… On juge tout et n’importe quoi, notamment via la comparution immédiate. C’est une procédure qui mobilise trois magistrats, parfois pour un simple vol de canette de bière », ajoute une autre source judiciaire.

La Justice est devenue excessivement lente et laxiste. La lenteur lui est imposée par les procédures parfois ubuesques en vigueur et par un manque flagrant de moyens. Or qui a la capacité, si elle voulait bien se mettre au travail, de réformer les procédures pour que les tribunaux et les juges gagnent en efficacité et en vitesse ?

Le laxisme est imposé aux juges par les lois qu’ils ont la charge d’appliquer et dont les responsables sont ceux qui les votent, mais aussi les juges du Syndicat de la Magistrature pour qui la Justice est avant tout un acte politique, comme l’a fort bien démontré une jeune JAP (Juge d’Application des Peines) invitée récemment à C dans l’air expliquant qu’il fallait libérer le plus vite possible les prisonniers, même les plus dangereux, pour faciliter leur réinsertion (!). Les policiers présents avaient beau démontrer qu’un multirécidiviste – violeur ou braqueur – ne cherche que très rarement à se réinsérer dans la société mais à recommencer, la pécore ne démordait pas de sa position.
Il y a aussi les instructions que reçoivent directement des procureurs et les juges, pratiquement toujours par téléphone ou internet c’est-à-dire sans laisser de trace écrite et que nient les politiques qui les donnent, via le ministère : certaines plaintes qui concernent des ennemis politiques sont instruites dans l’heure qui suit, d’autres, celles qui mettraient en cause des amis politiques, trainent pendant des années.
Et puis il y a le rôle excessivement néfaste de ces associations grassement subventionnées pour harceler les ennemis politiques du pouvoir socialiste de plaintes sans cesse renouvelées.

Le résultat de cette politique de gribouille sectaire, c’est l’exaspération fort compréhensible des services de police.

Jusqu’en 1999, on dénombrait souvent plus d’une vingtaine de policiers tués par an. Mais après le passage de Jean-Jacques Queyranne à l’Intérieur, le nombre des victimes du devoir a baissé sensiblement pour se stabiliser entre 5 et 10 victimes par an. Cela peut s’expliquer par la modernisation et la dotation de moyens de protection et de défense individuels, gilets pare-balles, nouveaux bâtons de police, tasers, à une amélioration du parc automobile, et à une continuité des formations aux techniques professionnelles d’intervention et de défense.
Cela montre qu’un bon ministre de l’Intérieur peut améliorer les choses.

L’exaspération actuelle vient de ce que les morts depuis 2013 sont souvent dus à une mauvaise gestion des effectifs et des missions : travail administratif devenu démentiel, personnalités surprotégées, interdiction d’intervenir « pour ne pas stigmatiser » qui vous savez, mise en examen de policiers en état de légitime défense (2), réglementation empêchant une réactivité qui pourrait être salvatrice dans la défense personnelle des policiers, inculpations pour un mot de travers ou un comportement jugé raciste par une association quelconque (3), lois laxistes, etc.

Tout est fait pour que les policiers aient le sentiment justifié que leur mission de base « assurer la sécurité publique et protéger les citoyens en arrêtant ceux qui peuvent leur nuire » ne peut plus être remplie correctement parce que sous l’impulsion de la ministre de la Justice, la priorité aujourd’hui c’est de favoriser l’impunité des petits délinquants et le confort des grands « pour favoriser leur réinsertion », avec pour résultat une explosion incontestable de la violence criminelle.

« Christiane Taubira est allée au-delà de tout ce dont rêvaient les avocats pénalistes : suppression des peines plancher, instauration de la contrainte pénale, de la libération sous contrainte, et surtout la culture de l’excuse érigée au rang de principe du droit pénal. Criminels et délinquants ne s’y sont pas trompés : tant qu’elle restera au ministère, les priorités seront ailleurs » (François Teutsch, Boulevard Voltaire)

Les permissions de sortie et les aménagements de peines ne datent pas de Taubira. Celle-ci n’a fait qu’amplifier de manière totalement déraisonnable et irresponsable un système à manier avec prudence et circonspection. Cela correspond sans doute à son caractère impulsif, contestataire et pas vraiment républicain, d’une personne qui déclarait il n’y a pas si longtemps qu’elle préfèrerait – plutôt que de vivre en France -, « vivre au Brésil ou en Afrique du Sud » (où pourtant la chasse à courre aux Noirs non-bantous est devenue un sport national).

Espérons que les policiers en colère obtiendront quelque chose, mais c’est peu probable et certainement pas la tête de Taubira. C’est dommage, ils auraient rendu un grand service à la France. Cette manifestation, quel que soit son résultat, aura au moins servi à quelque chose : les Français savent que les policiers les ont rejoint dans leur exaspération contre la bande d’incompétents qui se trouve à la tête de l’État.

Aux dernières nouvelles, le premier ministre est intervenu avec Taubira à sa droite et Cazevide à sa gauche « pour rendre un hommage appuyé au travail des policiers« , faire quelques vagues promesses d’évolution législative (mais rien sur les moyens), et leur dire que François Hollande les recevra la semaine prochaine.

Autrement dit, pour le moment, c’est résultat zéro. Si les policiers l’ont compris, la prochaine fois ils iront peut-être plus nombreux (ils étaient officiellement 7 500) et plus agressifs place Vendôme, entourés de milliers de Parisiens ?

L’Imprécateur

1 : source Wikipédia

2 : sur ce point précis de la légitime défense, cf le § 31 du « PROJET DE GOUVERNEMENT » : « les forces de l’ordre opérationnelles bénéficieront de la présomption de légitime défense ». En cette période pré-insurrectionnelle, ce point à lui seul serait susceptible de rassurer les forces de l’ordre sur la volonté réelle du gouvernement de les soutenir et de les protéger dans leurs missions.

3 : les policiers ne sont pas responsables du fait, reconnu à l’émission de C dans l’air à laquelle a participé la JAP du Syndicat de la Magistrature, par le directeur d’une prison de la région parisienne, que « plus de 60 % des délinquants actuellement détenus sont de religion musulmane« .

source: http://www.minurne.org/?p=4283

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Taubira face à Caron à «ONPC» : jamais on n’a autant regretté Zemmour, Naulleau et Polony !

FIGAROVOX/HUMEUR – La ministre de la justice, Christiane Taubira, était l’invitée d’On n’est pas couché, présentée par Laurent Ruquier. Philippe Bilger, magistrat honoraire, a regardé l’émission pour FigaroVox.
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Chaque semaine, Philippe Bilger prend la parole, en toute liberté, dans FigaroVox. Il est magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole. Il est l’auteur de «Contre la justice laxiste», publié aux Éditions de l’Archipel (2014). Son dernier livre un roman judiciaire intitulé «72 heures» (Lajouanie) est disponible depuis le 4 décembre.

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L’émission du samedi soir, animée, plutôt absorbée par Laurent Ruquier, porte si mal son nom: On n’est pas couché!

Alors qu’il y a des moments où, au contraire, on se couche tout le temps.

J’ai été étonné quand j’ai lu que Christiane Taubira était l’invitée politique du 21 février parce qu’en général, elle s’est fait une spécialité non seulement de la rareté médiatique – en hommage personnel à son caractère précieux – mais de sa volonté, quand elle offre sa présence, d’échapper à toute véritable contradiction.

En l’occurrence je lui reconnais un grand mérite: elle avait compris ce qui l’attendrait.

Elle est venue, elle a parlé, elle a vaincu. Évidemment sans gloire mais avec la tranquille arrogance de qui domine par l’oralité et subjugue par l’incapacité où se trouve autrui de lui opposer la moindre réplique argumentée et compétente.

Le plateau était composé de telle manière, avec ce mélange vulgaire de promotion narcissique et corporatiste – la série Chefs étant vantée, la télévision se célébrant elle-même – et d’idéologie dominante et rigolarde, que la garde des Sceaux était assurée d’avoir des alliés et des admirateurs quasiment partout.

Philippe Torreton, dont la pureté revendiquée n’est pas contradictoire avec l’appétence médiatique, François Rollin dont on aurait pu espérer mieux, Aymeric Caron qui est demeuré dans sa ligne plus que favorable à Christiane Taubira et Léa Salamé qui en matière de justice ne pouvait faire qu’avec ce dont elle disposait. Plus Laurent Ruquier davantage préoccupé par ses bons mots réels ou prétendus que par l’instauration d’une contradiction authentique.

Univers exemplaire donc, si j’ose dire, incestueux par la connivence et la complaisance et gangrené par l’ignorance.

Quand on a la chance exceptionnelle d’avoir une Christiane Taubira en face de soi et qu’on maîtrise un peu la psychologie, on ne favorise pas avec enthousiasme et sans pudeur la double faiblesse de sa nature. D’une part la très haute opinion qu’elle a déjà d’elle-même – l’encens a été déversé avec profusion – et d’autre part sa propension à nous inonder de son verbe en nous faisant croire qu’il a été ou sera de l’action.

Difficile, il est vrai, de rompre le cours d’un monologue à peine troublé par quelques aimables et respectueuses interpellations cherchant à donner le change et à persuader les téléspectateurs que la ministre de la Justice était questionnée. Alors qu’elle n’était que courtisée.

On soutiendra que c’est la rançon de ce divertissement qui se pique de gravité et de pensée au cours d’une parenthèse de moins en moins crédible, plausible. Cela aurait été un miracle que la programmation publicitaire fasse apparaître un contradicteur de qualité sur le fond.

Je n’ai jamais plus regretté l’absence d’un Eric Zemmour, d’un Eric Naulleau, d’une Natacha Polony qu’au cours de cet entretien à la fois long et unilatéral. Rien ni personne n’ont entravé la marche irrésistible de Christiane Taubira vers l’adoration d’elle-même.

Avec une parole profuse, lyrique, emplie de généralités miséricordieuses et brillantes. Mais fuyant aisément la quotidienneté médiocre et dangereuse de sa politique pénale – on a été ravi d’apprendre qu’elle en avait une! – puisque sa logorrhée avait toute latitude pour échapper à la pauvreté dogmatique d’un bilan et au réquisitoire d’un peuple français oublié, méprisé dans ses peurs et ses attentes.

Je n’aurais pas accepté de demeurer ainsi devant un spectacle à la fois crispant et vide puisqu’il n’apprenait rien, ne prenait rien en compte de ce qui n’était pas lui dans son autarcie artificielle et, profondément, se moquait du citoyen. S’il ne s’était pas agi justement d’une exigence démocratique fondamentale: a-t-on le droit, pour se parer indûment des plumes de paon, de s’approprier une rigueur voulue par d’autres et des mesures dont on n’a pas approuvé la nécessaire sévérité?

Plus que jamais on est resté à la porte du débat qui aurait eu lieu d’être: sur l’état des prisons, sur la déplorable loi édictant non pas une contrainte mais une douceur pénale, sur le projet heureusement retardé visant à rendre encore plus molle et compassionnelle la justice des mineurs, sur l’abolition des rares dispositions à sauver du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Sur une philosophie doctrinaire et aveugle – le «marqueur de gauche» comme a dit François Hollande qui n’est pas dupe da sa tactique en l’occurrence cynique – aussi éloignée d’un état de droit ferme et honorable que Christiane Taubira d’un examen de conscience modeste et lucide sur elle-même.

A la longue, c’est une forme de nausée qui vous envahit. Cette manière honteuse dont le peuple français est exilé de son propre espace pour que lui soit substituée une communauté rêvée, fantasmée et arbitraire. La multitude dont Christiane Taubira a besoin. Des citoyens à éduquer et des transgresseurs à ménager.

Notre garde des Sceaux voudrait être une Antigone avec des mains. Mais c’est une Antigone habile et protégée au-delà de tout et ses mains n’ont pas saisi ni empoigné grand-chose.

Le comble est venu à la fin. Alors que tout s’était merveilleusement déroulé pour elle car rien de réel n’avait entravé l’enchantement d’elle-même et de sa singularité, on a donné le coup de grâce.

François Rollin, comme un cheveu sur cette pantalonnade, une digression sur cette catastrophe, a porté aux nues Christiane Taubira parce qu’elle avait fait un beau discours – «sans notes» – lors de l’enterrement de Tignous. Voilà qui était décisif pour la qualité technique et démocratique d’une ministre de la Justice qui précisément se sert de la parole pour se détourner de l’intolérable présent!

On devine comme Christiane Taubira a été ravie de cet hommage ultime et intempestif. Avec un sourire qu’elle sait rendre merveilleux, elle a charmé Rollin en lui promettant de l’embrasser «dans les coulisses».

Le pire, le scandaleux, c’est que, tout au long de cette époustouflante supercherie intellectuelle et politique, celui qui est resté désespéré dans les coulisses était condamné au silence.

Le peuple français. Le vrai. L’insupportable.

SOURCE: http://www.lefigaro.fr/vox/medias/2015/02/22/31008-20150222ARTFIG00056-taubira-face-a-caron-a-onpc-jamais-on-n-a-autant-regrette-zemmour-naulleau-et-polony.php

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Christiane Taubira, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, le trio ministériel qui a entouré François Hollande. A l’Elysée, jeudi 8 janvier.

 

Christiane Taubira, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, le trio ministériel qui a entouré François Hollande. A l’Elysée, jeudi 8 janvier. | Vincent Isore/IP3 pour « Le Monde »

Faut-il renforcer l’arsenal législatif français en matière de lutte contre le terrorisme ? La question a été posée vendredi 9 janvier avant même que les deux auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo et le preneur d’otages de la porte de Vincennes, auteur du meurtre de la policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine), ne soient abattus par les forces de l’ordre.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/01/10/pour-manuel-valls-il-faut-envisager-de-nouveaux-dispositifs-en-matiere-de-securite_4553263_823448.html#hJWwgfYTWhVjrMiS.99
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Et si on essayait la compétence pour un ministre ?

Ce n’est pas ma participation, aux côtés de Bernard Tapie et de Fabrice Arfi, à l’émission animée par Franz-Olivier Giesbert « Les Grandes Questions », qui m’a donné envie d’écrire ce billet sur le choix des ministres, et plus précisément celui des gardes des Sceaux. Nulle influence, nulle contagion !

Ce désir m’est venu de la conscience que depuis 2007 nous n’avions pas été gâtés sur ce plan avec, essentiellement, ce trio qui, bien que peu homogène par sa tonalité politique, doit être réuni par un même échec et la déception qu’il a suscitée : Rachida Dati, Michèle Alliot-Marie et Christiane Taubira.

Cette lucidité guère bouleversante n’aurait rien mérité de plus que ce constat si nous n’avions eu, il y a quelques semaines grâce à François Hollande et tout récemment par un aveu de Nicolas Sarkozy, un éclairage inquiétant sur la manière dont certaines personnalités étaient imposées Place Vendôme.

Le président de la République avait dévoilé le fin mot de l’histoire quand, pour justifier la nomination et la reconduction de Christiane Taubira malgré un bilan aussi pauvre et dogmatique que son image d’elle-même était riche et flatteuse, il avait évoqué « le marqueur de gauche » qu’elle était. La pire gauche, celle qui n’avait pas encore fait son « Bad Godesberg français ».

Naïvement j’imaginais que la Justice, dans son appréhension et sa gestion, n’était pas réductible aux notions de droite ou de gauche mais qu’elle se devait de satisfaire les exigences d’efficacité, d’indépendance, d’impartialité tant pour elle que pour ceux qui l’administrent et la dirigent, d’écoute populaire et, à la fois, en matière pénale, d’humanisme et de rigueur.

Rien à voir, donc, avec une quelconque idéologie.

Mais il faut croire que l’idéologie n’aime pas être expulsée même d’un ministère si contradictoire dans son esprit et ses virtualités avec les préjugés. Au point de conduire un président de la République à l’y réinstaller avec la personne la plus apte à l’incarner dans ses extrémités : Christiane Taubira.

Un « marqueur de gauche » certes. Mais pas seulement. Aussi, celle qui, ministre de la République française, tweete avec partialité, ignorance, imprudence et impudence sur une affaire de la justice américaine à laquelle son inaction face aux tragédies nationales – l’augmentation de la criminalité et des délits contre les personnes, l’état des prisons, la pénurie affectant certaines juridictions et, sans ironie, sa propre loi sur la contrainte pénale – ne l’autorise en aucun cas à donner des leçons mélodramatiquement superficielles (Le Monde).

Dans un état de droit – et celui-ci n’est compatible, en dépit du poncif contraire, qu’avec une autorité de l’Etat affirmée, assumée -, Christiane Taubira, à la suite d’une telle foucade arrogante et déplacée, aurait été priée de regagner la société civile.

Mais contentons-nous de ce qu’on nous offre. C’est mieux que rien. Stéphane Le Foll, qui parvient à ne pas sombrer dans un gouvernement qui bat de l’aile, l’a recadrée. On verra si cela aura été utile (lefigaro.fr).

S’il ne s’était agi que de Christiane Taubira, j’aurais eu scrupule à énoncer ces banalités qui ne sont plus discutées par personne à l’exception de quelques chevaliers blancs qui raffolent des causes désespérées.

Mais Nicolas Sarkozy, lors d’une réunion, a vendu une autre mèche. Il ne nous a pas confirmé que Rachida Dati avait été choisie comme garde des Sceaux sous l’influence de son ex-épouse Cécilia ou de ce vibrion souvent de mauvais conseil Alain Minc, comme on l’avait allégué alors, tant il convenait de fournir une explication cohérente à cette distinction erratique.

Nous savons dorénavant que Rachida Dati a occupé la Chancellerie parce qu’elle avait eu la chance d’avoir des parents algérien et marocain. « Pour la politique pénale, cela avait du sens », dit Nicolas Sarkozy. Comment qualifier une telle absurdité ?

Je ne doute pas une seconde de l’honorabilité de ses parents et des vertus qu’ils ont tenté d’insuffler à la nombreuse fratrie Dati mais je m’interroge sur la validité de ce critère de sélection à ce poste prestigieux. Il est évidemment totalement inadéquat. On en a subi les effets.

Non pas que je doive être suspecté si peu que ce soit de racisme. A ma connaissance, Michèle Alliot-Marie est née de parents français et, on ne le sait que trop, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, elle a été, de loin, le pire ministre de la justice des trois : il ne faut pas en effet oublier Michel Mercier, qui a apaisé, n’a pas démérité parce qu’en réalité, il l’a admis, il n’avait plus qu’à laisser faire ou défaire). Ce qui démontre que l’origine des parents des personnes sollicitées est indifférente à la qualité ou à la médiocrité des ministres.

Point commun entre Nicolas Sarkozy et François Hollande : ils ont manqué de talent, d’intuition et d’objectivité pour le choix de leur ministre de la Justice. Une charge pourtant à ne pas confier à n’importe qui.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ne se sont jamais dit pour espérer ne pas se tromper : et si, pour une fois, on essayait, pour un ministre, la compétence ?

http://www.philippebilger.com/

Ma PhotoLa « gauche passéiste » est au sein du gouvernement…

Manuel Valls redevient très courageux. Il rejoint, enfin, le candidat de la Primaire socialiste qui n’avait pas sa langue dans sa poche et n’était soucieux que de faire valoir un point de vue, sans naïveté mais avec la volupté de se sentir à la fois minoritaire et en avance. En quelque sorte, le seul progressiste.

Comme le pouvoir est au fond du trou, le Premier ministre n’a plus la moindre précaution à prendre. Il cogne et bouscule de tous côtés. On le sent libéré. Quand il n’y a plus d’espoir dans le présent mais que l’avenir dans quelques années pourrait lui sourire, les prudences ne sont plus de mise et François Hollande, avec sa social-démocratie à l’efficacité quasi nulle, n’est pas loin d’être superfétatoire.

Manuel Valls jette des pierres dans plusieurs jardins : ceux des frondeurs, de l’extrême gauche, des écologistes, de Martine Aubry, des nostalgiques du marxisme, de ceux qui n’ont rien appris et tout oublié. Il n’est pas faux de souligner qu’à ce rythme il pourrait devenir le meilleur candidat centriste !

Selon lui, en effet, « il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste… »

Il ajoute, suprême offense qui fait réagir les gardiens du temple de plus en plus branlant, en particulier Jean-Christophe Cambadélis qui dans sa fonction pourrait difficilement se taire, qu’on pourrait envisager de changer le nom du parti socialiste. Pourquoi pas ? C’est à la mode : FN, UMP et, demain, PS ? Cette réconfortante et stupide illusion qui fait croire qu’avec une autre étiquette, les flacons gagneraient en substance !

Tout cela est bel et bon mais je ne peux m’empêcher de reprocher à Manuel Valls d’avoir un discours pour l’extérieur et une pratique pour l’intérieur, un refus pour préparer et sauvegarder son futur mais une adhésion choquante dans son quotidien de Premier ministre.

Cette gauche « passéiste » qu’il dénonce, elle est sous ses yeux, au moins chaque mercredi, il l’entend, il a à la subir, il ne la conteste pas cependant, par son silence et son approbation implicite il la valide, il la consacre, il lui assure l’impunité. Il la flatte même.

Christiane Taubira, au sein de son gouvernement, bien au chaud, confortablement et durablement installée, est la représentante de cette gauche qu’il déteste. Il la tolère parce que François Hollande qui ne cesse de jouer sur l’ambiguïté entre une gauche pragmatique – si peu de gauche donc – et une gauche irénique et dogmatique – tellement de gauche donc – a qualifié Christiane Taubira de « marqueur de gauche ». Il serait inconcevable de priver les attardés du socialisme de la dernière branche qu’il leur reste.

Cette gauche, comme on n’ose plus la porter nulle part, elle est bien assez bonne pour le peuple français. Pour les choses sérieuses et quand il faut aller plaider à Bruxelles, on présente l’autre, on met en avant le réalisme et la lucidité.

Les citoyens, eux, n’ont droit qu’à Christiane Taubira. Elle n’a pas à leur plaire mais à un petit cercle qui ne tient plus qu’à un fil au pouvoir officiel.

Pour démontrer à quel point cette gauche du verbe et de l’exclusion – on a jeté le vrai peuple avec ses attentes, ses peurs et ses désespoirs au profit d’un autre fantasmé et commode – est désastreuse parce qu’elle est surtout inefficace, cette histoire martiniquaise est révélatrice : une prison, là-bas, était connue pour être dans un état indigne. Croyez-vous que l’Etat, le ministère, Christiane Taubira auraient bougé d’un pouce, d’une réaction ?

C’est un tribunal administratif qui, saisi par l’OIP ne se contentant pas d’éprouver une compassion unilatérale mais se battant pour que la matérialité de l’enfermement change, a ordonné des aménagements à opérer d’urgence pour que la décence et l’humanité trouvent droit de cité entre ces murs.

N’est-il pas scandaleux qu’une ministre vantée pour sa parole et qualifiée d’icône pour son inaction (elle ne se salit pas au contact du réel) puisse ainsi ne pas encourir les foudres d’un Premier ministre pourfendant la gauche « passéiste » ?

Manuel Valls en est à une contradiction près. Ce n’est pas sa faute.

source: http://www.philippebilger.com/

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photo: http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/imagecache/carousel_home/photoministre_taubira.jpg

La facile victoire de deux provocateurs : Lavrilleux et Taubira

Je suis obligé de revenir vers Christiane Taubira. Je la remercie du fond de l’esprit parce qu’elle a superbement démontré à quel point le président de la République avait été à la fois injuste, naïf et pour tout dire ridicule en la préservant, elle seule, de l’exclusion. Et le Premier ministre abusé.

Alors qu’on pouvait penser qu’elle n’avait pas dû cacher à Manuel Valls ses sympathies intellectuelles et politiques pour Arnaud Montebourg, sa mouvance et les Frondeurs, par « le fait du Président » elle avait bénéficié d’une grâce et de son maintien. Pourtant, selon un proche du Premier ministre, lors de sa rencontre avec celui-ci, elle avait manifesté son soutien total à la ligne économique et sociale du gouvernement. Qui croire ? Serait-elle, cette intègre affichée, une adepte du double jeu ?

Connaissant la psychologie de notre garde des Sceaux, je ne doute pas une seconde qu’elle a été en même temps comblée et presque humiliée par cette mansuétude qui faisait passer l’audace du côté de ceux qui étaient chassés. Plus que jamais tentée aussi d’exploiter une équivoque qui d’un côté lui garantissait un soutien officiel et de l’autre une aura de dissidente à bon compte.

Il était évident qu’elle n’allait pas en rester là. Par une provocation facile puisqu’elle ne ferait pas bouger à son détriment les chefs de l’exécutif, elle les tournerait pourtant en dérision l’un et l’autre.

Au cours de la matinée du 30 août, elle a rendu visite aux Frondeurs qui l’ont accueillie avec bonheur, ne lui tenant pas rigueur du fait de n’avoir pas été sacrifiée. Feignant de s’étonner devant l’émoi de sa venue, elle a déclaré notamment qu' »on a laissé se perdre le moral et les Français ne plus croire en leur avenir(…)on doit avoir le courage de s’interroger sur les choix politiques ». Elle a ajouté qu’elle « assumait les conséquences de ses déclarations face aux frondeurs »… « Nous n’avons pas le choix, ce matin j’ai pris ma partie et j’en tirerai les conséquences » (son propos rapporté dans un tweet d’un député PS).

Jérôme Guedj, dont l’alacrité intellectuelle et la passion de la discussion m’ont à plusieurs reprises séduit, se photographie avec elle : « Heureux d’avoir accueilli Christiane Taubira à la rencontre de « Vive La Gauche » à UEPS. Bravo Madame ». Pour le député François Lamy : « ça va faire mal ! ».

On sent bien que le souci à La Rochelle n’est pas la justice ni la sécurité des Français mais des jeux, des rapports de force internes, une profusion d’encens ou du mépris à foison.

Ce qui est indécent tient à la manière dont cette ministre repêchée spécule sur un double registre pour satisfaire sa vocation à être célébrée par les uns et par les autres, légitimistes et opposants. Par cette démarche qui survient quelques jours après Valls 2, elle affecte gravement une autorité dont le Premier ministre avait été crédité – une autorité de quatre jours, selon Eric Ciotti – et offense le président de la République qui se voit bien mal récompensé pour son aveugle obstination à la faire durer comme ministre.

Le pire est qu’elle sait ne rien risquer. Le gouvernement ne va pas s’engager dans une crise qui, après trois ministres, lui en ferait chasser, trop tard, un quatrième qui aurait dû l’être en même temps qu’eux si la cohérence avait été respectée et la compétence privilégiée. Mais il est vrai qu’il ne s’agit pas d’un garde des Sceaux mais d’une icône qui circule modestement à vélo ! Manuel Valls nous affirme que « la cohésion du gouvernement est maintenue ». Le Premier ministre n’entend vraiment que ceux qu’il a programmé d’écarter.

Je n’aime pas ces ambiguïtés calculées qui laissent forcément indemne. Ces provocateurs trop habiles. Christiane Taubira joue sur du velours : gagnante partout.

Le rapprochement que j’opère avec Jérôme Lavrilleux n’est pas incongru. Dans tous les partis, à gauche comme à droite, il y a des personnalités qui s’estiment tellement qu’elles sont prêtes à tout pour se garder.

Jérôme Lavrilleux a osé : « Si on m’exclut de l’UMP, je parlerai ».

Comment comprendre autrement cette affirmation que comme une menace, un chantage à parti ouvert, un ultimatum sans fard ? Cela signifie à l’évidence que des secrets devraient être révélés, que la morale publique le justifierait, que des agissements et des turpitudes devraient être dénoncés, que l’honnêteté républicaine l’exigerait. Derrière cette intimidation, il y a la certitude d’un homme : il dispose de tout ce dont il aura besoin si jamais on en venait à ces extrémités regrettables pour le parti.

Si jamais une imprudente éthique incitait à le priver de l’UMP à cause de trop de scrupules et de conscience et contre un sage réalisme, quelle catastrophe tomberait non pas sur lui mais sur elle !

Provocateur facile, Jérôme Lavrilleux, car, comme il l’avait sans doute prévu avec cet avertissement même pas voilé, on a vite commencé à rentrer dans le rang à l’UMP, on s’est dit que Lavrilleux sera moins dangereux au sein de l’UMP qu’en dehors et « qu’il vaut mieux l’avoir avec nous que contre nous » (Le Parisien).

Son passage devant la commission des recours a déjà été reporté à sa demande et je suis persuadé, à moins que la justice se mêle efficacement de tous ceux qui ont trempé dans cette gravissime affaire de comptes truqués, que Jérôme Lavrilleux sera, dans un proche avenir, plus courtisé que dédaigné. Il va remonter dans l’estime à proportion des confidences explosives qu’il ne fera pas.

Il a des armes. Mieux vaut être Fouché, pour se sauver, que Louis XVI par exemple.

Reste que l’odeur démocratique de cet épisode et des coulisses qu’il laisse entrevoir n’est pas bonne et imposera le premier chantier du futur président de l’UMP. Celui de la propreté et de la tenue.

Avec l’obligation d’une parfaite exemplarité pour celui qui assumera cette mission, cet honneur.

Comme la provocation est facile et la menace commode quand l’une et l’autre ont victoire acquise !

SOURCE: http://www.philippebilger.com/

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logo_isranews_dark_302x67Erdogan le Magnifique, premier président turc élu au suffrage universel

Erdogan le Magnifique, premier président turc élu au suffrage universel

A 60 ans, M.Erdogan triomphe. Chef du gouvernement depuis 2003, il vient d’être élu président de la République turque dès le 1er tour avec quelque 52% des voix. Une belle victoire pour celui qui fait souvent référence à l’empire ottoman mais est souvent critiqué pour son autoritarisme.
«Aujourd’hui est un nouveau jour, une nouvelle étape pour la Turquie, c’est la naissance de la Turquie, qui va renaître de ses cendres», a lancé, modestement, Erdogan dimanche soir 11 août 2014 à ses milliers de partisans venus l’acclamer devant le siège de l’AKP à Ankara. Son compte twitter (non officiel) le présente déjà comme «président de la République de Turquie», ce qu’il ne sera officiellement qu’après la cérémonie d’investiture (le 28 août). Un professeur de l’université Bilgi d’Istanbul, Ilter Turan, dit d’ailleurs de lui : «depuis qu’il a pris le pouvoir, il a progressivement viré du pragmatisme à l’idéologie, du travail d’équipe aux décisions personnelles, de la démocratie à l’autoritarisme».

 

Lire l’article complet sur geopolis.francetvinfo.fr

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Gaza : Israël critique vivement le choix des membres de la commission d’enquête de l’ONU

William Schabas est un expert canadien de droit international dont le thème de prédiclection académique a été le génocide. Il est connu pour être très critique envers Israël et a durement attaqué l’Etat hébreu pendant l’opération Plomb durci à l’époque (2008-09). Il a salué le rapport publié par le Comité Goldstone à la suite de cette opération, et a déclaré que le président de la commission, Richard Goldstone, devait recevoir le Prix Nobel de la Paix. Goldstone était toutefois revenu sur son rapport quelques temps plus tard, après avoir eu de nouvelles informations.
Schabas a appelé dans le passé à poursuivre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et l’ancien président Shimon Peres devant la Cour pénale internationale à La Haye. Il y a quelques années, il avait déclaré que s’il y avait un acte d’accusation de la CPI contre le président du Soudan pour génocide, pourquoi un acte d’accusation semblable ne pouvait être délivré contre le président israélien pour les événements à Gaza.
Israël a qualifié la décision du Conseil de « parodie ». « Le Conseil devrait lancer une enquête sur la décision du Hamas de transformer les hôpitaux en centres de commandement militaires, d’utiliser les écoles comme dépôts d’armes et de placer des batteries de missiles à côté des terrains de jeux, des maisons privées et des mosquées », avaient déclaré les services de communication du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, dans un communiqué.
La résolution avait été déposée par l’Autorité Palestinienne et adoptée par 29 voix pour, 1 voix contre (les Etats-Unis) et 17 abstentions, lors d’une session extraordinaire du Conseil demandée par les pays arabes, et soutenue par la Russie, pour exiger le respect du droit international dans les territoires palestiniens.

Lire l’article complet sur i24news.tv

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Christiane Taubira se paye Arnaud Montebourg en Conseil des ministres

Ce devait être une formalité avant les vacances, le Conseil des ministres du 30 juillet a été plus agité que prévu. En cause, la salve lancée par Christiane Taubira contre Arnaud Montebourg, selon Le Canard Enchaîné en date du mercredi 6 août. La garde des Sceaux n’apprécierait pas la manière dont le ministre de l’Economie prépare sa loi sur les professions réglementées.
Le dernier Conseil des ministres avant la trêve estivale du gouvernement devait être l’occasion pour la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de présenter son projet d’ordonnance pour « simplifier et sécuriser la vie des entreprises ». Une fois l’ordre du jour tenu, la garde des Sceaux s’est alors lancée dans un recadrage en règle à l’adresse du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg.
Le Canard Enchaîné relate la prise de parole de la ministre, mercredi 6 août. « J’en profite, monsieur le Président, puisque j’ai la parole, pour dire que je ne suis pas du tout satisfaite de la façon dont le ministre de l’Economie prépare sa loi sur les professions réglementées », a asséné Christiane Taubira. Et la ministre adepte des déplacements en bicyclette de poursuivre : « Je n’y suis pas du tout associée, alors que les cas des avocats, des notaires, des huissiers relèvent de la tutelle de la ministre de la Justice et pas de celui de l’Economie. Je veux rester en responsabilité des professions juridiques. Je ne veux pas que ce soit le ministre de l’Economie qui se saisisse d’un dossier qui fait partie de mon domaine de compétence ».

Lire l’article complet sur terrafemina.com

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Un archevêque à Gaza témoigne du chantage du Hamas

Un archevêque catholique qui représente la minorité chrétienne à Gaza témoigne du chantage du Hamas.
« Le Hamas m’a forcé. Il a utilisé mon église pour envoyer des missiles sur Israel durant les 4 semaines de l’opération Bordure Protectrice. Je n’avais pas le choix.
L’islam est la règle dans Gaza. Ce que dit le Hamas, nous devons nous y plier sinon il y a des conséquences graves. » a déclaré l’archevêque Alexios à la télévision catholique. (Christian Broadcasting Network.)

Lire l’article complet sur blog.sami-aldeeb.com

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Hillary Clinton critique la politique étrangère d’Obama

L’ancienne secrétaire d’Etat reproche au président sa gestion de la crise syrienne.
C’est une critique sévère qui n’est pas passée inaperçue. Hillary Clinton, dans un entretien à l’hebdomadaire « The Atlantic » paru dimanche , a reproché à Barack Obama son refus, l’an dernier, de soutenir fermement l’opposition syrienne pour l’aider à s’organiser. Pour l’ancienne secrétaire d’Etat du président Obama, « le fait de ne pas aider à bâtir une armée crédible avec ceux qui ont été à l’origine des manifestations contre le président Bachar Al Assad – il y avait là des islamistes, des laïcs et tout ce qui se trouvait entre les deux – a créé un vide que les djihadistes ont aujourd’hui rempli ».

Lire l’article complet sur Les Echos

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Plus sur: http://isranews.com/#

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p bilgerLe Général, le particulier et l’illusion

Le Conseil constitutionnel a amputé le pacte de compétitivité mais presque validé la réforme de Christiane Taubira. Apparemment, il se montre plus regardant pour le social que pour le pénal !

Au sujet de ce dernier, on n’a pas assez dénoncé la promotion-sanction du général Soubelet appelé à diriger la gendarmerie d’outre-mer. On lui a fait scandaleusement payer sa lucide intervention – alors qu’il était le numéro trois dans la hiérarchie de la gendarmerie – devant une commission parlementaire de l’Assemblée nationale : il avait notamment souligné « le décalage entre la progression des interpellations de délinquants (+ 4%) et la diminution du nombre des incarcérations (-33%). Ce constat accablant pour le garde des Sceaux n’a pas plu au ministre de l’Intérieur Valls qui désirait qu’elle fût ménagée (Le Figaro Magazine, Valeurs actuelles).

Comment ne pas approuver ce général surnommé « général courage », tant aujourd’hui il convient de féliciter celui qui ose proférer les vérités même les plus criantes, les plus évidentes ?

Deux tragédies criminelles récentes, chacune avec sa spécificité de lieu et d’action, ont montré à quel point la France endure le hiatus entre une réalité trop souvent terrifiante et un humanisme conseilleur mais des victimes pour payeurs.

A Dolomieu (Isère), après le braquage d’un tabac-presse le 29 juillet commis par deux malfaiteurs, Hugo Villerez, courageux client, était abattu parce qu’il tentait d’intervenir à l’extérieur pour permettre l’interpellation de l’un d’eux.

Mukaël Erdem, qui s’est vu reprocher cet acte, a été mis en examen, notamment pour vol accompagné de violences ayant entraîné la mort, puis incarcéré. De même que Morgan Vert qui l’accompagnait et s’est malheureusement suicidé en se pendant (jdd.fr).

Une troisième personne qui aurait fourni l’arme a été mise en examen du chef de complicité et placée sous contrôle judiciaire (le Figaro).

Un immense émoi après ce désastre humain : près de 700 personnes aux obsèques de la victime.

A l’Alma, dans un quartier de Roubaix déshérité dont les habitants se sentent abandonnés par les pouvoirs publics, un père de famille de 27 ans unanimement apprécié, courageux – il avait sauvé quelqu’un d’une noyade – a été tué par deux jeunes gens qui faisaient des rodéos en pleine nuit avec une voiture volée et qu’il avait interpellés de sa fenêtre pour les faire cesser.

Ulcérés, ils l’ont cherché puis trouvé dans cet immeuble délabré et au moins un coup de couteau dans la gorge lui a été porté avec un effet mortel.

Rapidement, l’un des protagonistes a été interpellé puis l’autre s’est livré plus tard : petit délinquant pour le premier, selon le procureur adjoint de Lille, et jeune majeur au casier chargé pour le second.

Le nouveau maire UMP de Roubaix Guillaume Delbar est conscient de « devoir reprendre le pouvoir dans ces quartiers que l’on a abandonnés », où la police n’ose plus aller de peur de susciter des réactions de rejet avec la conséquence que des drames comme celui dont Ahmed Boudaoud a été victime se produisent (Le Parisien).

Mukaël Erdem a écrit une lettre à la mère d’Hugo Villerez pour exprimer ses remords et expliqué qu’il avait tiré, « paniqué », parce que celui-ci venait vers lui. Selon son avocate, sa démarche était spontanée et sincère et il désirait l’accomplir immédiatement.

Je n’ai aucune raison de considérer ce geste comme tactique, d’abord parce qu’il est très rarement mis en oeuvre à ce stade initial alors qu’en cours de procédure et avant l’audience, il risque d’être perçu pour seulement habile. Que ce jeune homme ait éprouvé le besoin de s’adresser à cette mère donne de sa personnalité une image que le crime n’a pas totalement dégradée.

Mais il n’y a aucun rapport avec ce mouvement intime que la procédure va intégrer et cette justice « réparatrice » qui pousserait victimes et condamnés à se rencontrer et à dialoguer. Cette éventualité est réglementée par une longue procédure et, à supposer que la psychologie de certains y trouve son compte, peu appréciée par l’administration pénitentiaire puisque seule la Maison Centrale de Poissy en permet la réalisation depuis 2010 mais en confrontant des groupes, sans lien direct entre un criminel et sa victime.

Il paraît que, l’un en face de l’autre, le criminel avouerait pourquoi il est passé à l’acte et, devant la victime prendrait conscience des faits.

Stéphane Jacquot qui a créé l’Association nationale de la justice réparatrice prétend que cette interrogation et cette exigence sont « très peu développées au cours d’un procès », ce qui est totalement faux.

Le plus souvent, sauf à l’égard de faits délictuels ou criminels simples et utilitaires, le prévenu ou l’accusé ont du mal à démêler les motivations profondes de leurs agissements et s’ils n’y parviennent pas à l’audience malgré son caractère irremplaçable, ils demeureront encore plus inconnus à eux-mêmes en face de leurs victimes.

Parlons net : cette justice réparatrice est, au pire un gadget pour curiosités malsaines, au mieux une relation qui n’aura aucune incidence sur le cours de la justice pénale puisqu’elle se déroulera, la sanction infligée.

Il y a bien mieux à faire en suivant l’avertissement du général Soubelet et tant de pistes seront à explorer quand un pouvoir prendra enfin l’univers pénal au sérieux : défendre la police, ne pas la noyer sous une bureaucratie étouffante, refuser qu’une certaine magistrature défasse ses réussites ou rende vaines ses enquêtes, instaurer ou restaurer confiance et estime du citoyen à l’égard des magistrats qui auront beaucoup de chemin à faire, réfléchir à une articulation plus cohérente entre justice et police sur le plan ministériel, construire des prisons, rendre l’exécution des peines enfin efficace…

Il ne suffira pas de succéder à Christiane Taubira : il conviendra de refaire là où elle a défait et de faire là où elle n’a rien fait.

SOURCE: http://www.philippebilger.com/blog/2014/08/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-le-particulier-et-lillusion.html

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Lutte contre l’insécurité : Général Bertrand SOUBELET, directeur des opérations et de l’emploi de la Gendarmerie Nationale
Intégralité de l’audition du 19/12/2013 à l’Assemblée Nationale

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uncitoyenindigné

Le business familial de Christiane Taubira.

Gouverner, c’est prévoir. Gérer son patrimoine aussi. Christiane Taubira, femme avisée, a pourvu ses quatre enfants d’un terrain idéalement placé à Cayenne et acheté dans les meilleures conditions. De même a-t-elle eu le nez creux en mettant fin à une de ses sociétés deux jours avant son entrée au gouvernement. Prenez un garde des Sceaux, ses enfants, son ex-époux, ajoutez du business et de la politique à la mode guyanaise, et vous aurez la famille Taubira au complet.

Certes, Cayenne, préfecture de la Guyane, n’est pas Cannes ou Menton. L’immobilier n’y atteint pas les sommets que l’on connaît sur les bords de la Méditerranée. Mais là comme partout, les prix grimpent. Prenez le terrain de 290m2 que Christiane Taubira s’est offert en 1987. A l’époque, elle l’a acquis pour 205.000 francs, soit 31.252,05 euros. Un achat qui n’a pas nécessité l’intervention d’un agent immobilier…

Voir l’article original 1 119 mots de plus

A peine a-t-on dénoncé une justice d’exception à Cayenne qu’up bilgerne autre affaire vient – dans un tout autre registre car criminel – mettre en cause le fonctionnement de la justice ordinaire à Nanterre au cours de l’année 2013.

Alors qu’un jugement du tribunal correctionnel de Cayenne a condamné à neuf mois de prison ferme une prévenue exclue du Front national parce qu’elle avait comparé Christiane Taubira à un singe, Sofiane Rasmouk avait été placé sous le régime de la semi-liberté le 12 avril 2013.

Quand une action engagée par une association co-fondée par Christiane Taubira a donné lieu à une citation directe approuvée par cette dernière et a abouti à cette sanction disproportionnée à Cayenne, le 7 août 2013 Sofiane Rasmouk avait agressé avec sauvagerie, en lui portant de multiples coups et en tentant de la violer, Priscilla A., âgée de 32 ans, la laissant pour morte, le cerveau gravement endommagé.

Avant que les magistrats de Cayenne condamnent financièrement le Front national pour sa responsabilité parce qu’il aurait dû s’assurer préventivement des convictions républicaines d’Anne-Sophie Leclère, dans cette même soirée du 7 août, Rasmouk avait tabassé et violé à deux reprises Sandra G., une jeune fille de 20 ans, qui survivra.

Avant que cette argumentation politique aberrante soit développée à Cayenne, Sofiane Rasmouk avait regagné son centre de détention à neuf reprises « avec un retard important sans justification », avait fourni de fausses excuses, n’avait pas dormi une nuit à la prison, avait été absent sans motif durant deux jours dans un emploi d’insertion au service d’une supérette et s’était adonné à l’alcool.

Alors qu’à Cayenne, la justice se félicitait d’avoir montré de quoi elle était capable, Ghislaine Stenger, la mère de Priscilla, s’était angoissée parce que l’agresseur de sa fille n’avait pas été réincarcéré, alors qu’il n’avait pas respecté les règles de sa semi-liberté et qu’il avait ainsi pu s’en prendre violemment à elle et à Sandra.

Tandis que d’aucuns, rares, n’ont pas hésité à vanter cette choquante application de la loi à Cayenne, Ghislaine Stenger a déposé plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et déclaré avoir « renoncé à une partie de moi-même pour me consacrer à ma fille, elle est mon trésor, ma fille unique » (Le Parisien).

Quand l’effervescence médiatique a accompagné l’injustice exceptionnelle de Cayenne, qui, vraiment, suivra l’information ouverte à Bobigny chargée de faire la lumière sur ce constat : on n’a pas peur de libérer contre toute prudence sociale mais on répugne à remettre en prison par paresse, par inconséquence ou indifférence. On fait sortir de prison parce qu’on se sent bien indulgent et compréhensif mais on ne réincarcère pas parce qu’on est fatigué de tirer les conclusions de ses propres règles. On se préfère négligent que sévère.

Justice d’exception à Cayenne, justice ordinaire à Nanterre. Contraste entre une comparaison odieuse et de gravissimes offenses. Entre une atteinte raciste et des crimes, des corps, des sensibilités détruites.

Certes, on n’est plus sûr de rien. Lola a menti mais est déséquilibrée. L’ex-Femen n’a pas été tondue.

Mais Sofiane Rasmouk réincarcéré seulement le 12 août 2013, Priscilla et Sandra constituent, eux, un trio qu’on n’oubliera pas.

Parce que le premier doit beaucoup à la justice et que les secondes ne lui doivent rien.

source: http://www.philippebilger.com/blog/2014/07/scandale-%C3%A0-cayenne-scandale-%C3%A0-nanterre-.html

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photo_bilger_1Il est dommage que le président de la République fasse tellement confiance à Christiane Taubira, ou qu’il ait tellement peur d’elle, que la justice et ses réformes lui demeurent totalement étrangères.

Certes ce pourrait être une forme de sagesse de ne pas intervenir dans un domaine qu’on maîtrise mal mais à condition qu’on ne laisse pas la bride sur l’esprit à un ministre dont le seul carburant est l’entêtement idéologique.

Mais, après tout, pourquoi s’arrêterait-elle sur le chemin du désastre puisque personne ne s’oppose à elle et que les velléités d’opposition de Manuel Valls ont fondu comme neige au soleil ?

Après une loi calamiteuse sur les majeurs, une future réforme sur la justice des mineurs qui, réformant l’ordonnance de 1945, va amplifier la mansuétude éducative et élargir aux majeurs de 18 à 21 ans les règles et les principes aujourd’hui fortement contestés de la spécificité pénale appliquée aux jeunes transgresseurs de 13 à 18 ans.

Il paraît que l’inspirateur de Christiane Taubira en l’occurrence serait Pierre Joxe. On peut respecter ce dernier sans considérer pour autant que son nouveau métier d’avocat spécialisé dans la défense des mineurs le qualifierait plus que la réalité pour servir de base à une réflexion politique pourtant nécessaire.

Les tribunaux correctionnels pour les mineurs de 16 à 18 ans, excellente initiative de la présidence Sarkozy, ont été supprimés et il apparaît qu’il n’est plus rare de voir des garçons ou des filles de moins de 13 ans commettre des infractions.

S’il était parfaitement légitime d’opérer une remise à plat de l’ordonnance de 1945, le paradoxe est d’aggraver son caractère inadapté en refusant de tirer les leçons d’une évolution faisant apparaître une délinquance de plus en plus précoce et de plus en plus violente (Le Figaro).

Il n’est pas honteux, au regard de l’humanisme, de souligner cette banalité sociologique que le mineur d’aujourd’hui, dans sa réalité et ses comportements, n’a plus rien à voir avec l’adolescent abstrait de l’optimisme républicain.

L’innovation principale de ce projet – j’ai déjà évoqué l’élargissement déplorable et l’abolition regrettable – se rapportera à la césure du procès qui deviendrait la norme pour la justice des mineurs : déclaration de culpabilité et instance civile puis bien plus tard sanction. Cette fausse bonne idée aura pour effet de battre en brèche l’obligation admise par tous de faire connaître précisément et rapidement ce qu’il aura à subir au mineur incriminé. Ce délai d’attente sera, sur ce plan, catastrophique, laissant la bureaucratie compliquer la justice et la psychologie des jeunes transgresseurs vivre comme une absolution cette culpabilité décrétée mais sans impact répressif.

Comment ne pas ressentir devant ces démarches qui prennent tout à l’envers l’impression que ce pouvoir se veut délibérément sourd et que, s’abandonnant à une fuite en avant suicidaire pour la société, il cultive son petit jardin dogmatique et irénique seulement pour se faire plaisir ? Après lui, le déluge en matière de justice !

Ou alors serait-ce une propension à la contradiction poussée jusqu’à l’absurde ? Parfois je me dis que peindre la société, le réel, le peuple, ses attentes et ses peurs, en rose, serait le meilleur moyen pour inciter le pouvoir à prendre enfin au tragique ce qui crève les yeux de chacun dans sa quotidienneté ? Il prétend tellement fuir les évidences qu’il conviendrait de les dénaturer pour le convaincre.

Affligeant de devoir en arriver là, de Charybde en Taubira !

SOURCE:http://www.philippebilger.com/blog/2014/07/de-charybde-en-taubira-.html

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Il ne faut pas abuser.

Il y en a qui se permettent tout avec moi.

Il y en a même qui se prennent pour moi.

Un certain Thomas Guénolé n’a rien trouvé de mieux, dans le Figaro Vox, que de juger mon gouvernement comme s’il était moi. Il l’a évalué, a donné des notes aux ministres et comme il s’est beaucoup trompé, je ne peux pas laisser croire que si peu que ce soit, je serais prêt à valider cette intempestive usurpation.

Je suis bien allé sur RMC où Jean-Jacques Bourdin a été pugnace mais ne m’a pas trop taillé de croupières. Je peux donc me permettre un droit de réponse, juste pour faire connaître ma pensée profonde, mon opinion véritable sur ce gouvernement qui est le mien, seulement le mien : sur ce plan, DSK a raison. Comme je regrette de n’avoir pas eu l’opportunité de le battre à la primaire socialiste. On me fatiguerait moins aujourd’hui avec cette lassante et humiliante nostalgie : « Ah si DSK était président »! Alors que la France et le monde seraient devenus avec lui une immense partouze !

J’aurais mis 17 sur 20 à Christiane Taubira. Ce Guénolé est tombé sur la tête. Elle me fatigue, je la crains. Mais elle est utile : elle est ce qui reste quand le socialisme a été oublié. Du vent, du verbe, de la compassion mal placée. Du vide.

Valls, 16 sur 20. Il m’énerve. Je ne décolle pas et il ne descend pas assez. Je m’ennuie moins avec lui qu’avec le dévoué Ayrault. Valls est trop énergique, parle trop fort pour que je l’oublie ou le néglige. Il y a du Sarkozy en lui alors que je me flatte d’avoir du Mitterrand en moi.

Le Drian, 16 sur 20. Cette manie des ex aequo! Comme si la vie était comme ça ! Un ami, un roc, un solide, mon bras armé. Je lui en veux tout de même un peu pour m’avoir rendu ridicule avec son insistance sur la Bretagne. Je n’aime pas céder.

Najat Vallaud-Belkacem. Encore 16. C’est une manie ! Je lui ai confié un fourre-tout. Son sourire doucereux, sa voix suave me tapent sur les nerfs. On dirait que la France est une nursery dont je serais l’infirmier.

Stéphane Le Foll, 14 sur 20. Heureusement qu’il est là ! Fidèle mais pas seulement. Quand je l’écoute parler avec sincérité, comme porte-parole, de mon action et de celle de ses collègues, je finis presque par me laisser persuader. Ainsi elles seraient bonnes ?

Arnaud Montebourg, 13 sur 20. Il est talentueux et exaspérant. Son matelas de la primaire socialiste lui fait une couche républicaine royale. Le cadeau que j’ai dû lui faire pour Alstom ! Il ne cesse pas d’exprimer le besoin que j’ai de lui. Son orgueil vaut le mien.

George Pau-Langevin, 13 sur 20. L’Outre-Mer, une manière élégante et française de l’avoir éloignée. Je suis content de moi. Et donc d’elle.

Sylvia Pinel, 12 sur 20. Comme j’attendais le pire, je ne suis pas déçu. Elle est plus douée pour l’entreprise des autres que pour l’auto-entreprise !

Marisol Touraine, 11 sur 20. J’éprouve une angoisse à chaque fois que je l’entends parler d’une réforme. Elle disserte, on a l’impression que tout est ficelé et à chaque fois ça coince. Cette histoire du tiers payant généralisé va nous créer des ennuis. Ce serait bien, un gouvernement vraiment réduit !

Laurent Fabius, 9 sur 20. Note stupide. C’est au moins un professionnel. Il a parfois raison d’être satisfait de lui-même. Mais je n’oublie rien de sa condescendance méprisante d’hier. J’ai une mémoire d’éléphant.

Benoît Hamon, 9 sur 20. Il vaut bien plus. Déjà comment ne pas apprécier son sens de la solidarité qui l’a conduit à remiser ses envies de fronde ! Il est devenu banalement socialiste. Très bien, son refus de la note sanction : notre identité n’est-elle pas de détruire le meilleur pour que le pire ne puisse plus être comparé ?

Bernard Cazeneuve, 9 sur 20. Je peux compter sur lui. Ni Sarkozy ni Valls, lui-même. Il parvient à agir sans se donner en spectacle. On a l’impression qu’il songe à son ministère avant de penser à lui. Une rareté. Je vais le garder au chaud.

François Rebsamen, 7 sur 20. Evaluation indécente. Il en a avalé des couleuvres. Jamais une protestation sauf pour le cumul des mandats. Le pire, je le fais nommer à un poste dur où il n’est pas spécialement compétent en le privant de l’Intérieur où il aurait été parfait. C’est doux d’avoir des fidèles comme lui. Le pouvoir c’est d’avoir le droit de faire subir sans donner le droit de réagir.

Aurélie Filippetti, 7 sur 20. J’aurais mis moins. On le saura qu’elle a eu un père communiste. Je lui concède que Jack Lang a tué le métier mais tout de même, elle n’est pas brillante. Si je la supporte, c’est qu’au fond, malgré les apparences à la Julie Gayet, je me fiche de la culture comme de la justice !

Ségolène Royal, 5 sur 20. Cette évaluation est le comble du grotesque. La mère de mes enfants. Une battante, une insubmersible. Je n’aurais jamais dû écouter Valérie. Je suis heureux de l’avoir près de moi, politiquement parlant bien sûr. Parfois un frisson de regret, de nostalgie. Un bout de tendresse dans un monde qui l’interdit. Il ne faut pas que je devienne sentimental.

Michel Sapin, 2 sur 20. Et pourquoi pas un zéro pointé ! Je sais que jamais il ne me manquera. Il a fait évidemment une ou deux promesses inconsidérées. Quand la réalité déçoit, il faut bien l’enjoliver par des engagements, des rêves qui ne font plaisir qu’à celui qui les profère. Les amis, c’est nécessaire. L’amitié est un sadisme consenti.

Marylise Lebranchu, 2 sur 20. Si elle existe, comme ministre elle a eu du mal à le démontrer (JDD). Mais je lui aurais cependant épargné le bonnet d’âne, la compétition aurait été rude pour cet honneur pervers !

Et moi qui préside, je me donne combien ? Comme je suis terriblement, obstinément secret, je garderai ma note pour moi.

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/blog/2014/06/le-droit-de-r%C3%A9ponse-de-fran%C3%A7ois-hollande.html

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reforme-penale-senat-1Réforme pénale : comment le Sénat a changé le texte de Taubira

Les sénateurs ont adopté jeudi la réforme pénale portée par Christiane Taubira en modifiant considérablement le texte, quitte à la rendre moins consensuel.

Ni au Sénat ni à l’Assemblée, les débats n’auront été explosifs. La réforme pénale a été adoptée jeudi par les sénateurs, après deux jours et demi de débats. La ministre de la Justice a assisté à l’examen du texte dans un hémicycle très clairsemé. Elle n’a cessé de répondre à la droite, notes à l’appui, parfois agacée par les procès en laxisme dont elle a déjà fait l’objet à l’Assemblée nationale. Mais la garde des Sceaux n’a pas non plus hésité a glissé des notes d’humour dans ses interventions à l’endroit des sénateurs de l’opposition dont l’un deux, Jean-René Lecerf soutient la réforme. Globalement, l’atmosphère était plutôt détendue.

Sur le fond, les sénateurs ont considérablement modifié le texte. Ils font de la contrainte pénale – cette peine en milieu ouvert pour les délits passibles de 5 ans de prison et moins – la peine principale pour une série de délits (la filouterie, les « dégradations et détériorations ne présentant pas de danger pour les personnes commises sans circonstance aggravante », les délits de fuite, d’usage de stupéfiants, d’occupation des halls d’immeubles, conduite sans permis). Autrement dit, pour certains délits, la contrainte pénale ne s’ajoute pas à la palette de sanctions dont dispose le juge mais en devient la peine principale. Les juges ne pourront donc plus prononcer des peines de prison. Les violences aux personnes ne sont pas concernées. La droite crie au laxisme et l’Union syndicale de la magistrature (USM) dénonce un projet « idéologique » et « dogmatique ».

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