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top secret
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !C’est une édition spéciale, très spéciale que je vous propose aujourd’hui. Je vous emmène comprendre la marche réelle du monde, du monde dans lequel nous vivons mais vraisemblablement plus pour très longtemps.Je reproduis dans les lignes ci-dessous le compte rendu exclusif de la dernière réunion des Bilderberg, cette réunion qui se tient tous les ans et à laquelle assistent des personnalités de très haut niveau de tous les pays du monde. C’est dans ce genre de cénacle que, depuis des décennies, se façonne le monde de demain.Avant d’aborder l’essentiel de ce document qui a fuité, je vous propose de visionner cette vidéo du JT de 20 heures. Elle date de 40 ans ! Enfin presque, de 1977 très exactement, et pourtant…

video

Le groupe Bilderberg, vous connaissez?

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Compte rendu rencontre annuelle.

Classé Top Secret. À usage exclusif des membres

Discours de clôture du président de séance

« Au-delà du capitalisme. Franchir la nouvelle frontière »

« Si nous poursuivons le maintien du contrôle des masses par le travail salarié classique dans le cadre d’un système bâti sur la production de masse et la consommation de masse avec la solvabilisation des consommateurs par la répartition d’une partie de la richesse créée via le travail, nous avons tous désormais acquis la certitude que la survie à long terme de l’espèce humaine, la sauvegarde et la pérennité d’une biosphère viable et en harmonie avec les activités humaines nécessitaient une réorganisation totale de nos modes de pensée, d’organisation et de production.

Comme nous le savons tous, en réalité l’objectif que nous poursuivons n’est ni l’accumulation totalement vaine de nouvelles richesses ni même le sauvetage d’un système économique, fut-il utilisé depuis plus de 3 siècles et devenu incompatible avec notre vision du futur.

L’objectif que nous poursuivons est évidemment celui de la vie éternelle ou en tout cas le passage à l’homme vivant deux siècles et nous rejoignons ici les idées ambitieuses de transhumanisme que nous souhaitons développer, installer afin de favoriser l’émergence d’un nouvel être humain. D’un surhomme. De même que nos technologies nous permettent désormais de posséder des outils dits de « réalité augmentée », nos recherches ont parfaitement abouti en ce qui concerne « l’homme augmenté ». Nos technologies sont parfaitement au point. Nous sommes prêts pour vivre deux siècles. Nos nano-technologies nous permettent de réparer les corps de l’intérieur, le décodage du génome humain nous a permis de comprendre le fonctionnement du vieillissement cellulaire que nous sommes en mesure non pas de stopper totalement mais de ralentir considérablement. Notre maîtrise des cellules souches nous permet de refabriquer à la demande n’importe quel tissu cellulaire ou encore évidemment n’importe quel organe qui deviendrait défaillant.

Enfin, notre maîtrise du génome humain nous permet aussi bien de sélectionner les patrimoines génétiques les plus adaptés et les plus efficaces, sans oublier le fait qu’en en modifiant certains nous pouvons enfin augmenter aussi bien nos capacités physiques que mentales.

Nos illustres prédécesseurs des années 30 pensaient naïvement que nous pouvions transposer, pour l’amélioration de l’espèce humaine, les méthodes utilisées pour l’optimisation des races canines par des croisements savamment organisés. Pourtant, ces échecs du « nazisme » nous ont permis d’explorer de nouvelles voies et d’atteindre le succès que nous célébrons aujourd’hui. Nous avons enfin percé les secrets de la vie éternelle, ultime conquête de l’homme devenu enfin son propre dieu et son propre maître. Nous sommes, nous tous ici réunis, les Alpha et les Oméga de ce nouveau monde qui s’ouvre à nous et qu’il nous convient donc de façonner.

Évidemment, comme vous le savez, cela pose des problèmes de mise en œuvre absolument colossaux et c’était tout l’enjeu des travaux des différentes commissions auxquelles vous avez participé tout au long de ces jours intenses de séminaire.

Nous avons tous une conscience aiguë du fait que la planète et notre environnement ne peuvent évidemment pas supporter la vie éternelle de dizaines de milliards d’êtres humains qui consommeraient de la même façon qu’aujourd’hui. Nous savons tous qu’une croissance infinie y compris démographique dans un monde fini est une aberration intellectuelle. Nous avons tous compris que diviser le monde en deux castes, celle des mortels et des immortels, serait tout simplement impossible puisque dans un cas nous proposons de vivre et aux autres de mourir, mettant ainsi les masses laborieuses et populaires dans une situation où elles n’auraient plus rien à perdre, hors je vous rappelle que l’outil principal du contrôle des peuples passe par le fait d’octroyer des avantages calculés permettant de donner l’illusion d’une perte en cas de rébellion.
L’ensemble de ces données rendent le déploiement des technologies d’immortalité et d’amélioration de l’homme tout simplement impossible pour le moment.

Les groupes de travail ont donc soumis un certain nombre de propositions qui ont été discutées par le grand comité. Je vais donc vous livrer ici les mesures les plus importantes qui ont été votées à l’unanimité conformément aux usages de notre charte par nos Grands Maîtres. Il vous reviendra d’appliquer et de mettre en œuvre chacun, dans vos pays respectifs et zone géographique d’influence, les décisions suivantes.

L’objectif initial est donc la dépopulation massive en protégeant au mieux l’environnement, ce qui revient à exclure du champs de nos possibles tout usage des armes nucléaires qui reviendrait à infliger certains dommages irréparables à notre si petite planète. Les moyens dont nous disposons sont peu nombreux mais leur efficacité cumulée est certaine puisque en rentrant en résonance nous obtiendrons ce que les militaires appellent un « effet multiplicateur de force ». Il s’agit du triptyque effondrement économique, guerre civile et épidémies massives. L’utilisation de ces trois outils devrait nous permettre à terme de réduire la population mondiale de 7 à 10 milliards d’habitants. Nous pensons qu’atteindre notre objectif de 500 millions d’êtres humains en vie est illusoire et que malgré tous nos efforts de réduction, des poches de survivants subsisteront un peu partout à travers la planète. Néanmoins, ces poches ne devraient pas nous poser de problèmes majeurs, en tout cas dans un premier temps puisque leur désorganisation, leur isolement et leur incapacité à maîtriser l’ensemble des techniques ne serait-ce qu’actuelles en raison de leur faible nombre devraient limiter considérablement leur pouvoir de nuisance. Nous pensons qu’en quelques années beaucoup disparaîtront et que le peu qui subsisteront retourneront plus ou moins rapidement à l’état sauvage en quelques générations. Tout regroupement qui nous menacerait serait, dans tous les cas, traité de façon rapide.

Notre principal ennemi historique à la mise en œuvre de notre plan était évidemment les États nationaux. La mondialisation, la globalisation, les instances européennes, l’immigration massive ont été autant d’outils que nous avons utilisés avec un immense succès depuis 30 ans et désormais les identités nationales ou les sentiments d’appartenance ont été considérablement réduits, de même que les sentiments patriotiques. L’argent et la possession sont devenus les valeurs cardinales du plus grand nombre. La politisation des masses s’est considérablement réduite, les nations, comme nous le souhaitions, sont devenues fragiles et peuvent désormais être déstabilisées de l’intérieur.

Nous devons donc poursuivre avec constance la politique immigrationniste permettant de faire venir des masses considérables de pauvres du Sud dans des pays du Nord appauvris. Nous devons avec constance faire monter l’islam le plus radical afin d’attiser au maximum les haines et la désunion des peuples. Lorsque nous provoquerons l’effondrement économique, alors le communautarisme le plus absurde que nous avons développé dans chaque pays conduira la plus grande partie de ces pays vers des guerres civiles de grande ampleur où chaque communauté se chargera pour notre compte de tuer le plus grand nombre des membres de la communauté adverse. Noirs contre blancs aux USA, musulmans contre chrétiens en Europe, ces guerres civiles auront l’immense avantage de détruire les hommes sans que des affrontements entre pays dégénèrent en guerre nucléaire mondiale. Enfin, lorsque les guerres dévasteront les pays, nous en profiterons pour amplifier la diffusion de virus comme notre projet de e-bola 2.0 modifié génétiquement que nous testons actuellement avec efficacité puisque nous obtenons de précieuses données épidémiologiques, sociologiques (comportement des individus face à la maladie) mais nous visualisons également notre capacité à saturer des systèmes de soins qui seront, dans tous les cas, déjà considérablement dégradés par les guerres civiles que nous aurons créées sur l’exemple de la guerre entre les deux Ukraines.

L’ensemble de ces éléments, l’impréparation des peuples, leur dépendance vis-à-vis de tous les systèmes supports les rendront particulièrement vulnérables à nos différentes actions. L’effondrement économique devrait rapidement se propager à l’ensemble de la planète. La Chine s’effondrera sous le poids des troubles sociaux et la Russie, qui nous pose encore des problèmes à l’heure actuelle, devrait voir son problème réglé en 2015 comme nous l’espérons, mais disons que pour le moment c’est l’axe Russo-chinois qui oppose la plus grande résistance à notre vision de futur. Nous n’excluons pas, si nous n’arrivions pas à convaincre, à utiliser l’arme de l’assassinat ciblé à l’égard de personnalités refusant notre programme de dépopulation et l’adhésion à notre idéologie de la vie éternelle. »

Évidemment, pour tous ceux qui ne l’auraient pas compris, ce que vous venez de lire n’a aucun rapport avec la réalité et toute ressemblance avec un ou plusieurs personnages existants serait purement fortuite (ou pas…). Il s’agit bien sûr de science-fiction (ou pas tout à fait…). C’était juste une petite histoire, sortie de mon esprit fertile (ou d’ailleurs…), que je souhaitais vous raconter. Vous pouvez évidemment vous rendormir tranquillement.
Disons qu’il s’agit juste du point de départ de ce que pourrait être un roman (ou pas…) mais il n’en demeure pas moins que, comme toute histoire, cela pose de véritables questions.

La vie éternelle, qui est au cœur de la stratégie d’une société comme Google (dont les liens avec les instances les plus secrètes des USA comme la NSA ou la CIA ne sont plus à démontrer), pose la question de la possibilité de l’accessibilité de tous à la vie éternelle. Peut-on être 10, 20 ou 30 milliards d’humains à peupler la planète et à consommer ? La réponse est bien évidemment négative, alors dans un tel cas forcément hypothétique, que ferions-nous des hommes et des femmes en trop ? Lire ici un excellent article du JDD sur le dernier livre de Laurent Alexandre « la mort de la mort » détaillant la stratégie de Google.

Le transhumanisme n’est pas une vue de l’esprit, c’est même une idéologie fondamentalement profondément répugnante qui a toujours existé même si elle portait d’autres noms en d’autres temps. Le transhumanisme se développe même de façon relativement transparente à visage presque découvert et finalement, personne n’y trouve tellement rien à y redire, mais que restera-t-il de l’homme lorsque l’homme sera scientifiquement amélioré pour devenir un surhomme, et cela ne vous rappelle-t-il toujours rien ?

Autre question, on commence enfin à parler quelque peu du ravage que va provoquer l’arrivée de la robotique, et France 2 a même consacré un reportage à ce sujet au JT de 20 heures d’hier sur cette étude qui annonce la disparition de 3 millions de postes en France d’ici 2025 – mais je peux vous assurer que ce sera beaucoup plus et beaucoup plus vite – et qui nous donne vite une raison d’espérer en allant nous montrer une entreprise de aéronautique qui a même embauché en même temps qu’elle installait… un robot !

Tout cela nous amène à deux questions de fond. La première c’est que factuellement, en supprimant tous les postes et le maximum de travail pour optimiser les gains, les entreprises finalement se tirent toutes une balle dans le pied à terme puisque évidemment, il n’y aura plus de consommateur solvable et donc de profit alors pourquoi poursuivre cette politique, d’où l’idée qu’en réalité le système ne cherche pas à se sauver mais à se « dépasser » et, désormais, la frontière de partage entre les riches et les pauvres n’est plus tant l’argent que l’accès à la vie éternelle.

Autre grande question, corollaire des premiers éléments, vous ne pouvez pas ne pas voir que l’homme voit son « utilité marginale » s’effondrer. Mao disait qu’un homme c’était une bouche à nourrir mais deux bras (pour travailler). Calcul économique simple mais fondé. L’homme avec ses deux bras c’est une « force de travail ». D’ailleurs, toute notre économie est basée sur ce type de postulat. Pourtant l’on voit bien que l’homme devient inutile et le deviendra d’autant plus que les nouvelles machines qui arrivent permettront de tout faire ou presque sans intervention humaine. Les humanoïdes pourront nous remplacer pour 95 % des tâches, alors que restera-t-il à l’homme ?

Si j’aimerais croire à la capacité de l’humanité de partager et de dépasser tous ses défauts, soyons raisonnables, l’histoire humaine prouve qu’il y a assez peu de chance que nous vivions dans un monde de Bisounours où tout le monde serait gentil et où personne ne manquerait de rien… Alors que faire de tous ces bras en trop devenus parfaitement inutiles, je dirais même obsolètes. Comment régler le problème pourrions-nous dire pudiquement.

Si nous poussons au bout les raisonnements « environnementalistes » et « transhumanistes », il apparaît logiquement que seule une politique drastique de dépopulation viendrait à bout des problèmes auxquels nous sommes confrontés et ces raisonnements, aussi odieux soient-ils, sont intellectuellement imparables. Nous sommes devenus trop nombreux, la planète ne peut pas supporter le nombre d’humains actuel dans le système économique actuel, notre empreinte écologique est insupportable et nous n’avons plus du tout besoin de main-d’œuvre. Enfin, nous pourrions presque vivre éternellement, or la quête de l’éternité est évidemment une tentation humaine depuis la nuit des temps.

Alors bien entendu, tout cela est de la fiction pure… et pourtant… Si Mao disait qu’une bouche à nourrir c’était deux bras utiles, aujourd’hui il dirait qu’une bouche… c’est toujours une bouche de trop, surtout quand il y en a 7 milliards et que leurs bras, bientôt, ne serviront plus à rien. Et Mao, ce grand humaniste, qu’aurait-il fait dans un tel contexte ?

Il est déjà trop tard. Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

assemblee« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »
(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.lecontrarien.com/scoop-exclusif-le-rapport-classe-top-secret-de-la-derniere-reunion-des-bilderberg-28-10-2014-edito

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Ce n’est pas faute d’avoir hurlé dans le désert qu’il n’y avait pas de croissance. En tout cas, pas de croissance saine et autonome, ne reposant ni sur de nouvelles dettes, ni sur de nouvelles créations monétaires. Dans ce dernier cas, gardez présent à l’esprit que les politiques menées par nos mamamouchis ont abouties au résultat extraordinaire de dissocier la notion de croissance économique à l’idée de création de richesses. Nous vivons donc dans un monde où il y a statistiquement de la croissance (dettes plus création et injection de monnaie) mais pas de création de richesses… Et lorsqu’il n’y a pas de création de richesses nouvelles, tout cela fini par se voir.

Du coup les « marchés » s’inquiètent… et s’il n’y avait pas de croissance ?
Compte tenu des niveaux stratosphériques atteints par le prix des actions partout dans le monde (et des obligations), il n’en faut pas plus pour faire chuter les marchés et, cette fois-ci, il semblerait que le mouvement de correction confine au krach… Nous verrons bien.

Le piège infernal de la FED et de la remontée impossible des taux…

Autre élément, la FED est dans une position totalement intenable pour encore très longtemps. En expliquant que la banque centrale américaine va augmenter les taux, elle incite évidemment les investisseurs à ne pas investir… et à attendre que les taux montent pour placer leur argent à des niveaux plus élevés. Résultat ? Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’argent (faux) en circulation, l’attentisme des investisseurs provoque… les premières difficultés de financement !
Si au contraire la FED augmente ses taux… alors cela provoquera une nouvelle récession aux Etats-Unis au moment même où tout le monde, ou presque, a de bons gros doutes sur la réalité de la croissance économique mondiale (au mieux, atone comme je vous le répète depuis des mois et des mois).
Mais si la FED indique immédiatement qu’elle ne relèvera pas ses taux, alors cela veut dire que la situation est grave, qu’il n’y a pas de croissance et, qu’en plus, il y aura de plus en plus de monnaie… bref, cela provoquerait une ruée immédiate vers les actifs tangibles comme l’or et l’argent.
Le plus logique serait que la FED laisse la panique s’installer quelques jours et qu’elle intervienne massivement sur les marchés, y compris en annonçant un 4ème QE (plan d’injection de monnaie créé à partir de rien) sous la pression de tous les investisseurs et des autorités politiques effrayés par le spectre d’une nouvelle crise. Si la FED ne peut rien faire seule et si tout le monde est d’accord pour l’appeler à l’aide… elle devrait bien finir par accepter d’agir et sauver une nouvelle fois le monde.

Pas de panique, mais de la vigilance !

On ne part jamais en vacances avec des positions boursières non protégées (couvertes contre les risques de baisse) ou non closes… c’est une règle de base que tout épargnant se doit d’appliquer pour bronzer tranquillement, tant les crises ces dernières années aiment à se dérouler l’été !
Ensuite, j’attire votre attention sur le fait que normalement l’investissement en bourse ne se fait que sur une petite partie de son patrimoine financier et qu’actuellement il faut surpondérer les actifs tangibles pour la simple et bonne raison que les entreprises valent beaucoup trop cher, que les obligations ne valent pas tripettes et que les placements, soit disant sécurisés et disponibles type livret A, ne rapportent plus rien !!! Quitte à ne rien gagner ou pas grand-chose, autant ne pas prendre de risque.

L’or devrait chuter fortement, or il se maintient de fort belle manière. Le dollar monte ce qui est logique, puisqu’encore une fois les investisseurs vendent leurs actions et se précipitent pour acheter des obligations américaines… libellées en dollars (phénomène connu sous le vocable « fly to quality »). Le pétrole s’effondre ce qui sera bon pour votre plein d’essence et aussi le plein de la cuve pour le chauffage cet hiver…

Quoi qu’il advienne dans les jours à venir, que nous assistions à un véritable krach, ce qui est probable, ou au contraire à une simple correction, ce qui est encore possible, la réalité c’est qu’il n’y a pas de croissance économique en Europe comme aux Etats-Unis et pas plus en Chine. La réalité c’est que les mensonges finiront par se fracasser sur le mur de la vérité.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !!

Charles SANNAT – Economiste contrarien et insolent

source: http://www.loretlargent.info/economie/grosses-inquietudes-sur-la-croissance/16103/?utm_source=Le+Contrarien+Matin&utm_campaign=47e6dd6d3d-le_contrarien_matin_krach_chinois_08_2015&utm_medium=email&utm_term=0_b6dd3f3e5f-47e6dd6d3d-45345309

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multi merkel

« Les teutons flingueurs… »
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Au moment où j’écris ces lignes, le « NON » est donné vainqueur en Grèce à hauteur de plus de 60 %, ce qui n’est pas rien.

La victoire de la démocratie et du courage d’un peuple !

C’est sûr qu’une semaine, c’est court, trop court pour organiser une campagne de propagande efficace pour « inciter » les gens à bien voter… Remarquez, même avec un peu de temps parfois cela ne fonctionne pas. Souvenez-vous du référendum en France sur la Constitution européenne. Le « non » l’emporta aussi car finalement, les citoyens ne veulent pas de cette Europe-là.

Alors malgré les menaces, malgré des banques fermées, malgré les promesses d’apocalypse pour l’ensemble du peuple grec, ces derniers massivement ont voté non.

Le grand déni européen a été de croire ou de vouloir croire que l’on pouvait cacher indéfiniment la poussière sous le tapis. L’heure des comptes et des décisions a enfin sonné et ce sont les Grecs qui viennent de remettre les pendules à l’heure.

Les « teutons flingueurs »…

N’imaginez pas que ce jeu de mots soit totalement gratuit, au-delà du trait d’humour, il est profondément révélateur.

Retenez ceci.

Aucune réaction de la Commission européenne.
Aucune réaction de l’Eurogroupe.
Aucune réaction du Conseil de l’Europe.
Aucune réaction du Parlement européen.

L’Allemagne ne voulait pas porter la responsabilité historique pour la troisième fois de la destruction de l’Europe, même si cette fois il s’agit d’une destruction économique.

L’Allemagne a enfin l’occasion de se débarrasser de la Grèce en faisant endosser cette responsabilité à la Grèce, conséquence logique du vote populaire sur ce référendum.

Les Allemands veulent donc flinguer la Grèce. Cela va créer un précédent. Le maillon le plus faible sortant, le dernier de la classe prendra la place du maillon le plus faible et les marchés l’attaqueront. C’est donc le détricotage de l’euro qui va bel et bien commencer.

L’Europe suspendue aux négociations franco-allemande de demain

À moins que demain, en recevant Angela Merkel à l’Élysée, François Hollande réussisse en une journée ce qu’il n’a jamais réussi à faire depuis son accession à la présidence, à savoir infléchir la position allemande.

C’est pour cette raison précise que vous n’aurez strictement aucune déclaration demain. Il ne se passera rien dans l’attente du résultat des discussions Merkel-Hollande.

Soyons clair et sans ambiguïté : si la position allemande de refus de négocier avec la Grèce l’emporte, alors l’euro est condamné à brève échéance et la France également car nous serons soit obligés de sortir de l’euro dans la pire des situations économiques et avec un endettement massif lié à notre faible croissance, conséquence d’une monnaie étouffante, soit nous serons obligés de faire la course à l’échalote avec l’Allemagne. Une course à l’austérité, mortifère pour l’avenir de notre pays et que nous n’avons en aucun cas les moyens de gagner.

J’aurais tendance, comme je l’ai fait lors de mon intervention sur BFM, à pronostiquer une débâcle française et l’expulsion de la Grèce de la zone euro (risque que l’équipe de Tsipras et de Varoufakis ont désormais en tête à chaque instant).

Toutes les instances européennes attendent le résultat du choc des titans France/Allemagne.

La seule façon pour François Hollande de faire plier Angela Merkel est de refuser la politique allemande même si cela signifie faire éclater l’Europe. Le problème c’est qu’il est rare qu’un homme habitué des motions de synthèse sache renverser la table et taper du poing dessus.

Si le président ne sait pas le faire demain, alors la France sera totalement isolée et les conséquences économiques et politiques pour notre pays seront dévastatrices.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

(pour m’écrire charles@lecontrarien.com)

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

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À propos de l’auteur

Charles Sannat est diplômé de l’Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran – Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d’affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, ‘Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique’.

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Édition du Lundi 29 juin 2015
L’édito de Charles :

this is the end

« Grèce… La fin ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Ce qui se passe actuellement ne devrait surprendre aucun lecteur du Contrarien. En effet, je n’ai jamais cru, contrairement à la propagande à laquelle nous sommes tous soumis, que l’équipe Tsipras était à chaque fois en train « de manger son chapeau » ou de se « renier ».

Non, l’équipe de Tsipras, et on peut ne pas l’aimer ou être opposé à certaines de ses convictions, fait de la Politique avec un grand « P ».

Comprenez-moi bien. Je pense que le communisme est un système qui ne peut pas fonctionner puisqu’il ne ne dispose pas « d’incitation positive ». En clair, celui qui travaille et prend des risques n’a pas plus que celui qui ne fait rien du tout. Au bout de quelques décennies, évidemment, et en l’absence d’incitations positives, plus rien n’avance ou ne se crée et tout finit par s’effondrer. À l’autre extrémité, je ne crois pas plus à l’efficience du capitalisme pour une autre raison simple : la somme des intérêts individuels n’est pas forcément égale à l’intérêt collectif.

Néanmoins, pour en revenir à Tsipras en Grèce, le fait qu’il soit communiste ou d’extrême gauche peut en agacer certains mais pour le moment, son « idéologie » politique n’est pas particulièrement visible.

Alors que les Grecs meurent de faim ou faute de soins, réclamer un peu de sous pour acheter des médicaments (que l’on refuse aux Grecs mais que l’on offre généreusement à tous les migrants d’Afrique) n’est tout de même pas du communisme le plus extrémiste mais un simple acte humanitaire et d’humanité sur lequel nous devrions tous être d’accord sans même avoir à invoquer que les Grecs sont des méchants-vilains qui ne payent pas d’impôts.

On ne prête pas à un pays qui ne sait pas lever les impôts !

Le prêteur est responsable du prêt qu’il octroie. C’est son problème. C’est son risque. Prêter à la Grèce, un pays qui ne « sait pas lever l’impôt », est une absurdité financière liée à l’euro. Les « zinvestisseurs », les banquiers ont cru à raison qu’en prêtant à la Grèce, membre de l’eurozone, ils ne risquaient plus rien car la solidarité de tous fonctionnerait. Ils ont eu raison.

Désormais, ce ne sont plus les banquiers qui détiennent les créances grecques mais nous, les contribuables européens, à qui ils ont refilé le bébé avec la complicité de la classe politique de chaque pays et de nos europathes de Bruxelles.

Je rappelle au passage qu’en droit, il existe la notion de « soutien abusif bancaire »… En clair, un banquier n’a pas le droit de prêter à quelqu’un qui n’est pas solvable ou qui n’est pas en mesure de rembourser. Et c’est exactement ce que prouvent les avocats dans les cas de surendettement des gens en France, pour obtenir l’abandon de l’obligation de remboursement par l’endetté. Et vous comprendrez aussi que c’est exactement la situation de la Grèce. Dans cette histoire, tout le monde est responsable.

Nous aurions pu choisir le chemin de la générosité et du partage (même assorti de conditions difficiles mais justes) et l’Europe aurait pu réussir et fonctionner, donner de l’espoir et être respectueuse de la démocratie et des peuples.

Nous avons choisi, sous la pression allemande et américaine, le chemin de la crise et, disons-le, désormais de la destruction de la monnaie unique.

Contre nous de la tyrannie européenne !

Vous vous souvenez, il y a quelques années, le gouvernement grec de l’époque avait voulu convoquer un référendum. Celui-ci fut tout simplement refusé par l’Europe. Europe qui ira encore plus loin en déposant Berlusconi en Italie et en choisissant le nouveau Premier ministre italien Renzi.

L’Europe n’est plus une démocratie mais une tyrannie.

Ce week-end, l’Europe a viré la Grèce de l’Eurogroupe, la virant presque ainsi de la zone euro officiellement. D’ailleurs, de plus en plus de responsables politiques de premier plan disent que le Grexit est désormais presque certain, sauf que je ne suis pas sûr, en l’état actuel des choses, que la Grèce sorte de l’euro à très court terme car rien légalement ne va l’y obliger, et c’est bien là le tour de con que l’équipe de Tsipras va pouvoir jouer à nos europathes, comme je l’expliquais dans mon édito d’il y a quelques jours consacré à « la stratégie secrète de la Grèce ».
Bref, l’Europe n’est plus une démocratie mais une tyrannie.

L’autisme de nos mamamouchis…

Encore une fois, il y a une différence entre dire une crétinerie et ne rien dire ou presque.

Ce week-end donc, notre ministre de l’Emploi nous a expliqué que la « chômage baisserait à la fin de l’année »… Mais avec la sortie de la Grèce et les 68 milliards que le défaut grec pourrait nous coûter, je ne suis pas bien sûr que cela soit favorable à la reprise de l’emploi… Mais bon, si un ministre c’était utile, cela se saurait depuis longtemps.

Puis c’est carrément Manu, oui Manu, c’est pas un imbécile le Manu, mais il y a encore un abruti de communicant autour qui lui a expliqué ce qu’il fallait qu’il dise…

« Le Premier ministre Manuel Valls a assuré, dimanche 28 juin, que l’économie française « ne serait pas affectée » par une sortie de la Grèce de la zone euro. « Une sortie de la Grèce serait grave pour le peuple grec, mais l’économie française ne serait en revanche pas affectée », a déclaré le chef de gouvernement lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous (Europe 1, iTELE, Le Monde). « Mais je ne veux pas me résoudre à ce scénario, il faut tout faire pour que la Grèce » reste dans l’euro. »

Donc la première partie c’est une énorme bêtise… L’économie française aurait beaucoup de mal à se remettre d’un défaut grec car nous en avons pour 68 milliards d’euros dans nos comptes… Ce serait plus que douloureux, presque impossible à financer.

Mais la deuxième partie de la phrase est la clef de l’histoire. Il faut que la Grèce reste dans l’euro pour sauver la France.

Le combat à mort entre la France et l’Allemagne pour le leadership européen… l’Allemagne a gagné.

Allez. Disons la vérité. Cela nous changera. Aux naïfs qui pensent que le monde est gentil… passez votre chemin.

Non, le monde n’est pas gentil.

La France a deux ennemis qui sont des « amis ».

Le premier ce sont les États-Unis d’Amérique qui se battent pour le leadership mondial et la préservation de leur hégémonie.

Le deuxième c’est l’Allemagne qui se bat pour la même chose mais au niveau européen.

Si la Grèce fait défaut et sort de l’euro, soyons clairs, cela ne fera rien à l’Allemagne qui « a les moyens », mais cela va ruiner notre pays qui est exsangue.

Alors, oui, Manu, il faut que la France protège la Grèce car en protégeant la Grèce, nous protégeons la France et c’est aussi l’une des raisons pour laquelle Jacques Chirac s’est roulé par terre pour faire rentrer la Grèce dans l’euro, il fallait que l’euro ne soit pas trop allemand. Pourtant, pour le moment, c’est bien l’Allemagne qui a gagné et la France est menacée directement désormais de passer sous un double protectorat économique. Américain et allemand.

Les Grecs ne payent pas d’impôts mais si vous ne les sauvez pas alors nous coulons aussi.

C’est ça que vient de déclarer Valls, j’espère que vous avez bien compris la portée de sa déclaration. Si nous ne réussissons pas à protéger la Grèce, nous sommes les prochains sur la liste des Allemands.

Cela arrangera aussi les USA.

L’explosion de l’euro, c’est la force du dollar par opposition dans un système de change flottant. Même si toutes les monnaies tendent vers 0, souvenez-vous l’histoire des parachutistes… Tous finissent au sol, mais pas en même temps et dans le jeu pour la domination mondiale, être le dernier à perdre c’est gagner. Surtout si la FED veut augmenter ses taux. La défiance dans l’euro va propulser les flux vers les États-Unis.

L’explosion de l’euro ça arrange aussi l’Allemagne qui, dans un continent ruiné, sera la seule économie debout.

Comment vous préparer ?

Cela fait des années que je vous explique comment les choses vont finir (mal) et ce qu’il faut faire.
Les grands principes, c’est le moins d’argent possible à la banque.
C’est une réserve de cash à la maison.
C’est des pièces d’or et d’argent.
C’est un PEBC, le plan épargne boîtes de conserve, qui vous permet de manger même si les banques sont fermées comme à Chypre et bientôt en Grèce avec contrôle des capitaux.

Mais vous devez comprendre que tout est « politique ». L’économie c’est comme la diplomatie, c’est la poursuite de la guerre par d’autres moyens. Et nous sommes en guerre contre l’Allemagne et les USA. Nous ne sommes évidemment pas en position de force. Nous sommes même particulièrement affaiblis et sans connaissance des enjeux, nos concitoyens sont bien en peine de faire les sacrifices nécessaires à la victoire. C’est pour cette raison là que nous allons vers une débâcle économique monumentale.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

(pour m’écrire charles@lecontrarien.com)

http://www.lecontrarien.com/

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Et en plus, Mario Draghi est tout content de lui… !

Der Italiener Mario Draghi, neuer Präsident der Europäischen Zentralbank (EZB), lächelt am Donnerstag (03.11.2011) während der EZB-Pressekonferenz in Frankfurt am Main. Der Rat der EZB hat bei seiner turnusmäßigen Sitzung überraschend den Leitzins auf 1,25 Prozent gesenkt. Mitten in der Schuldenkrise hat Draghi das Amt des obersten Währungshüters in der Euro-Zone übernommen. Foto: Arne Dedert dpa/lhe +++(c) dpa - Bildfunk+++

Der Italiener Mario Draghi, neuer Präsident der Europäischen Zentralbank (EZB), lächelt am Donnerstag (03.11.2011) während der EZB-Pressekonferenz in Frankfurt am Main.

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Remarquez, Mario Draghi n’est pas le seul mamamouchi à être content de lui et de ses résultats. Par exemple, notre grand chambellan élyséen, surnommé « Rainman » par certains esprits pluvieux et grincheux, est lui aussi très content de lui… Rendez-vous compte, la solde est bonne, le gîte plutôt agréable, et le couvert assez convenable semble-t-il surtout lorsque les repas coûtent la modique somme de 3 000 euros par tête de pipe (avec votre pognon évidemment, c’est cela être socialo en l’an 2015, bien bouffer mais aux frais des pauvres de plus en plus nombreux).

Bref, François aussi est content de lui à Matignon, Manu aussi est content de lui. Et puis regardez, Sapin qui nous explique naturellement que Hollande sera le candidat naturel de la gôche en 2017… Ben oui quoi, la bouffe est bonne on vous dit, et à 3 000 euros le repas… c’est sûr que ça peut être bon, 3000 euros de bouffe pour moi ce n’est pas un repas, c’est un budget alimentation annuel… Mais bon, je suis un sans-dents !

Donc dans la famille « contents d’eux » je demande « Mariole » Draghi, mamamouchi en chef de la BCE.

« Le président de la BCE Mario Draghi a salué jeudi l’efficacité de sa politique monétaire ultra-accommodante mais aussi signalé que des taux très bas de manière prolongée pouvaient présenter « l’effet secondaire » de faire épargner plus et consommer moins… »

Bon, il reconnaît quand même qu’il y aurait des effets négatifs… Et lesquels je vous prie ?

Je vous rappelle que le grand poilu de la Banque centrale européenne rachète pour 60 milliards d’euros chaque mois d’actifs sous forme de dettes publique et privée et que ces rachats doivent se poursuivre jusqu’à au moins septembre 2016.

Mais selon lui, cela entraîne les taux vers le bas…Bon, je ne sais pas si « Mariole » a regardé les tableaux de taux ces derniers jours… mais c’est vraiment en hausse là, et pas qu’un peu… Mais bon, passons et disons que même que ça baisserait…

Eh bien « évoquant « les effets secondaires » d’une politique continue de taux d’intérêt très bas, M. Draghi a signalé qu’il fallait être attentif à son impact sur la distribution des richesses et les allocations de ressources. « Il devient important que ces conséquences soit identifiées, pesées et y remédier quand nécessaire », a-t-il affirmé.

M. Draghi a mentionné qu’il fallait « être conscients du fait qu’une période trop prolongée de très bas taux d’intérêt réels peut avoir des conséquences indésirables dans des sociétés vieillissantes » où de nombreux ménages sont préoccupés à long terme par leur épargne-retraite.

« Pour ces retraités ou ceux qui épargnent pour la retraite, des taux bas d’intérêt ne sont pas un encouragement à consommer », a-t-il souligné. « Au contraire, cela motive à économiser davantage pour compenser le ralentissement de l’accumulation d’actifs », a poursuivi le patron de la BCE. »

Les retraités, inquiets des taux bas, ne consomment plus…

C’est sûr qu’avec des pensions qui baissent, des impôts en hausse et des placements qui ne rapportent plus rien, les retraités n’ont plus forcément envie de mener grand train mais il n’y a pas que cela : il y a aussi le fait que les retraités d’aujourd’hui assument beaucoup de dépenses des « jeunes » y compris de… 50 ans !!
Cela porte le nom de « transfert intergénérationnel » et pour que les retraités dépensent plus, il faudrait juste que la situation le leur permette. Entre ceux qui ont juste de quoi faire face et ceux qui ont plus qu’il n’en faut et en profitent pour aider les enfants ou petits-enfants qui n’ont pas assez, il ne reste pas grand-chose pour la « con-sommation » et donc pour la croissance. C’est une évidence.

Vous remarquerez, encore une fois, que le système par capitalisation suppose que les rendements existent pour vous servir une rente de retraite. Or aujourd’hui, les rendements sont même négatifs…

Le problème de Draghi en réalité n’est pas les vieux, il s’en fiche comme d’une guigne, de la même façon que le père Hollande qui s’empiffre à 3 000 balles le repas en se disant de gôche, ce qui insulte la partie de mon cerveau gauchiste. Je rappelle que j’ai deux hémisphères, un de droite et un de gauche… c’est comme ça !!

Ce sont les compagnies d’assurance et les banques qui inquiètent Draghi…

Ben oui, comment qu’elles vont faire les banques et les compagnies d’assurance pour verser des rentes à 3 ou 4 % avec des taux à moins quelque chose… Ça va pas être facile…

Bref, si l’on résume, le système des retraites par capitalisation est mort puisque qu’il ne peut plus rien capitaliser vu que les taux sont négatifs.

Le système par répartition est mort vu qu’il y a tellement de chômeurs qu’il n’y a plus de cotisants, surtout par rapport au nombre de retraités qui augmente…

En fait, où que vous regardiez, ce système est moribond. Encore une fois, personne ne veut l’admettre, et c’est assez logique car cela veut dire siffler la fin de la partie pour rentrer dans l’inconnu et vraisemblablement une forme plus ou moins forte de chaos économique. Personne ne le souhaite, mais ne pas le souhaiter ne veut pas dire que l’on peut encore l’éviter.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.lepopulaire.fr/france-monde/actualites/economie-politique/eco-finances/2015/05/15/bce-draghi-evoque-les-effets-secondaires-des-achats-d-actifs_11440978.html

À propos de l’auteur

Charles Sannat est diplômé de l’Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran – Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d’affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, ‘Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique’.

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je suis charlie sur écoute

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je vous dis régulièrement que nous faisons face à un mouvement mondial de réduction des libertés individuelles, que nous assistons à un recul sans précédent de la démocratie.

Vous le voyez en France où, sous couvert de lutte légitime contre le terrorisme, on cherche en réalité à encadrer et à terroriser le citoyen un peu pétochard qui « n’a rien à se reprocher ou si peu » plus qu’à nous protéger des méchants vilains. Pourquoi peut-on affirmer cela ? Pour une raison très simple. Si les paiements en espèces sont prohibés au-delà de 1 000 euros pour un résident fiscal français, ils restent autorisés jusqu’à 10 000 euros par transaction pour un non-résident fiscal. On se fiche donc ostensiblement aussi bien du financement des filières terroristes que de notre protection. Non, ce qui compte c’est bien évidemment la répression financière, la répression fiscale. Le fait que personne ne puisse échapper à l’État.

Ne soyons pas naïfs, c’est évidemment pour notre bien. Aucune politique de réduction des libertés ne saurait être acceptée par les populations si c’était pour réduire leur liberté. Alors on vous explique que c’est pour votre bien, que c’est pour lutter contre les vilains terroristes ou encore contre les très vilains fraudeurs fiscaux sans doute comme Thévenoud – dont plus personne ne parle mais qui siège toujours sur les bancs bien socialos et bien-pensants de notre gôche moralisatrice pour les autres et nettement moins pour elle-même.

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Une justification idéologique évidente : construire l’Europe, augmenter la productivité, globaliser l’économie

Vous devez comprendre, mes chers amis, que lorsque l’on veut construire une Europe des multinationales qui n’a rien à voir avec l’Europe de la paix et de l’amour universel entre les peuples, la démocratie comme l’a si bien dit le ministre allemand de l’Économie c’est assez pénible.

Lorsque l’on veut avancer dans une mondialisation qui n’arrange que les multinationales et les méga-riches et dont personne ne veut, les libertés individuelles ce n’est pas très pratique.

Lorsque l’on veut vous réduire vos « acquis sociaux », vos 35 heures, vos machins formation, ou encore votre sécu ou augmenter le prix des soins, vous laisser protester c’est assez difficile à supporter.

Lorsque l’on veut vous rendre compétitif face à un petit Chinois des champs ou même des villes payé au mieux 500 euros par mois pour les plus chers mais généralement 90 dollars et 10 bols de riz pour la grande masse, enrégimenté et qui n’a pas le droit de grève mais le droit de crève, ce qui n’est pas du tout pareil, les syndicats européens, le droit du travail ou le code du même travail sera toujours trop épais pour un capitaliste exploiteur ne voulant au mieux que vous donner ce que Marx appelait déjà un salaire de « subsistance ».

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L’excellence du modèle chinois

Alors face à tout cela, face à cette compétition mondiale, c’est la Chine qui a prouvé l’excellence de son modèle. D’ailleurs, la conclusion intellectuelle c’est qu’il n’y a aucune façon de lutter contre l’efficacité du modèle chinois dans une économie mondiale globale et ouverte sans adopter les mêmes techniques ou sans changer les règles, c’est-à-dire sans fermer l’économie.

Le modèle chinois c’est une dictature politique, avec un parti unique qui n’a rien d’une démocratie, avec la peine de mort pour les vilains y compris ceux qui sont juste pas d’accord avec les mamamouchis de là-bas. C’est l’absence presque totale de droit social ou de droit de grève ou même de droit tout court puisque l’une des plus jeunes professions en Chine c’est… avocat !

Bon, le temps de travail on s’en fiche, le salaire minimum aussi, les normes de sécurité… itou, bref, un paradis pour capitaliste la dictature communiste et c’est ainsi que la boucle fut bouclée et que de l’affrontement entre le capitalisme et le communisme sortit vainqueur non pas le capitalisme, comme tout le monde le pense depuis la chute de l’URSS et l’effondrement du mur de Berlin, mais un nouveau système à l’efficience redoutable, l’hybride mis au point par la Chine que j’appelle le « Co-capitalisme ». Tous les attributs de la dictature communiste mis à la disposition du capital pour produire au meilleur coût et avec la plus grande des efficacités. La seule liberté laissée au peuple étant la liberté de consommer, qui était d’ailleurs absente du monde communiste et qui fut l’une des principales causes de l’échec du système communiste.

Les peuples se fichent pas mal de leur propre liberté. Il leur faut simplement, depuis l’antiquité, du pain et des jeux. La version moderne c’est la télé-réalité et la consommation. L’hyper-consommation. Celle qui abrutit et lobotomise les masses laborieuses.

Alors pour nous adapter à ce nouveau monde, nous devons non pas refuser ce nouveau monde, protéger nos valeurs ou encore nos libertés, nous n’avons pas le droit de penser ou d’imaginer d’autres chemins (sans être taxés de tous les termes euthanasiant la pensée).

Non il n’y a « pas d’alternative », vous dira Macron. « Il faut bien accepter de réduire vos libertés », a ainsi déclaré il y a quelques jours Nicolas Sarkozy dans une confession d’une rare honnêteté et laissant apparaître au grand jour le grand mobile des « réformes » en cours qui, loin d’être uniquement économiques, concernent également chaque jour vos libertés futures et celles que vous laisserez à vos enfants.

Comme je vous le disais, ce mouvement est mondial, il est aussi européen.

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Tollé au Portugal face au retour de la censure

Ainsi cet article d’Euronews, qui est loin d’être un organe de presse fasciste, explique que c’est la « bronca des médias au Portugal face au spectre du retour de la censure ».

Un nouveau texte de loi est en discussion pour que les médias soumettent leur plan de couverture du scrutin à la commission électorale et à l’entité de régulation des médias portugais.

Il est également demandé aux journalistes de s’abstenir « de tout commentaire ou jugement de valeur »… ce qui revient à dire qu’en période électorale, le droit à la liberté d’expression – qui est l’un des attributs d’un régime dit démocratique – serait suspendu le temps de la campagne puisqu’il ne pourrait plus y avoir aussi bien commentaires que jugements de valeur…

Vous imaginez à quel point les peuples honnissent désormais leurs dirigeants pour que ces derniers passent ce type de lois, ou encore à quel point ils veulent vous faire avaler de futures couleuvres pour vous empêcher ainsi tout droit de protestation ?

Inutile de vous dire qu’avec une telle loi, il serait impossible d’écrire ce simple billet, oui ce simple article que vous êtes en train de lire. Il est rempli de commentaires et de jugements de valeurs que vous avez d’ailleurs parfaitement le droit de rejeter, de combattre ou d’approuver. D’ailleurs, cela porte le nom d’ »édito ».
Uniquement le droit de dire oui, uniquement le droit de dépenser, uniquement le droit d’acheter des actions…

Je ne sais pas combien de temps durera le crépuscule de ce monde. Ce que je sais c’est qu’il est condamné comme l’était l’URSS car ces systèmes sont devenus fous.

Si vous regardez avec objectivité, la politique des banques centrales n’amène qu’à une obligation d’acheter des actions… puisque cela ne baisse jamais.

Cela est une obligation à utiliser votre épargne et donc à consommer puisque les taux d’intérêt sont à zéro et seront bientôt négatifs, ce qui est la négation de la définition d’une monnaie qui doit être capable de conserver de la valeur dans le temps.

Politiquement, vous n’aurez prochainement que le droit de dire oui. Pour le reste, si vous dites non, vous serez au choix un terroriste, un fasciste, un anarchiste, un criminel, un délinquant ou un individu relevant de la psychiatrie. C’est génial la psychiatrie. Un simple préfet peut vous enfermer sans procès directement en institution sans recours, sans tambour ni trompette. D’ailleurs, l’ex-URSS affectionnait particulièrement ses psychiatres.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

À propos de l’auteurCharles Sannat est diplômé de l’Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran – Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d’affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, ‘Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique’.

source: http://www.lecontrarien.com/la-democratie-en-europe-une-vaste-plaisanterie-27-04-2015

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