Articles Tagués ‘Blaise Compaoré’

media Ces élections doivent mettre fin à la transition au Burkina Faso.
Photo : Michel Kafando, le président de transition, le 23 septembre 2015. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le gouvernement burkinabè a confirmé mercredi la nouvelle date des élections présidentielle et législatives. Les Burkinabè sont appelés aux urnes le 29 novembre prochain. Il a aussi annoncé que des mesures avaient été prises pour assurer la sécurité du scrutin.

Après le choix de la date par tous les signataires de la transition, le gouvernement burkinabè convoque le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle et les législatives le 29 novembre prochain. « Le gouvernement a adopté la date du 29 novembre 2015. En conséquence de cela, il y a deux décrets qui ont été adoptés convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle et pour les élections législatives le même jour, indique Youssouf Ouattara, ministre de l’Administration territoriale. On est largement dans les délais pour prendre le décret ouvrant la campagne. »

Initialement prévues le 11 octobre, ces élections doivent mettre fin à la transition politique mise en place après l’insurrection populaire ayant chassé fin 2014 l’ex-président Blaise Compaoré, après 27 ans au pouvoir.

Interdiction des véhicules aux vitres teintées 

Afin de permettre une bonne tenue de ces élections après le coup d’Etat manqué de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle le 17 septembre dernier, les forces de défense et de sécurité mènent des opérations de sécurisation du territoire national. « Des dispositions sont prises pour que les élections puissent se dérouler dans des conditions acceptables, assure le ministre. Ce sont des dispositions qu’il faut prendre non seulement avant et pendant, mais aussi après les élections. »

Les ministères de la Sécurité et de la Défense viennent d’interdire la circulation de tout véhicule ne disposant pas de plaque d’immatriculation ainsi que ceux ayant des vitres teintées, sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement menace de sanctions toute personne ne respectant pas ces nouvelles dispositions.

http://www.rfi.fr/afrique/20151015-elections-burkina-faso-date-29-novembre-confirmee-legislatives-presidentielle

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le monde à l'ENVERS

(…) Une enquête d’Africa Mining reprise par le site reporterbf.net sur le pillage des ressources minières du Burkina Faso par le clan Blaise Compaoré avec la complicité de réseaux internes et externes.

THIERRY THANO COMPAORE

Il ressort que Guillaume Soro, le président de l’Assemblée Nationale de Côte, ex-chef de la rébellion ivoirienne, Thierry Tanoh, ancien Vice-président pour Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et Caraïbes, et Europe de l’Ouest de Société financière internationale, ancien Directeur General de la banque panafricaine Ecobank, actuel secrétaire général adjoint de la présidence de Côte d’ivoire et la Coris Bank de Côte d’ivoire sont partis prenante dans le pillage dans les ressources minières du Burkina.

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SOURCE le monde à l’ENVERS

La fuite sans gloire de Blaise Compaoré, « le tueur froid de Ouagadougou »

Le cortège  pendant sa fuite vers la frontière Ghanéenne

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La tentative de Blaise Compaoré de faire modifier la Constitution enflamme le Burkina-Faso. Une situation scrutée avec intérêt au Congo, où un même projet de révision constitutionnelle agite la classe politique.

Manif Ouaga oct 2014 bis

Jeudi noir à Ouagadougou. Au cri de « Blaise dégage ! », des milliers de manifestants ont saccagé et incendié l’Assemblée nationale où devait se tenir le vote d’une révision de la Constitution visant à prolonger le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. Après une journée d’émeute, l’armée a annoncé la dissolution du gouvernement et du parlement et le président burkinabé a été  déposé par les militaires. L’opposition a donc fini par faire plier Blaise Compaoré. Des événements qui ont un drôle d’écho à Kinshasa. Un président qui cherche à se maintenir au pouvoir en modifiant la Constitution et se fait renverser… certains à Kinshasa y pensent, d’autres le redoutent. Entre Kinshasa et Ouagadougou l’analogie est frappante.

« Un signal fort »

Depuis plusieurs mois, le débat fait rage à Kinshasa sur le possible projet de la majorité présidentielle de modifier la Constitution pour pouvoir permettre à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de briguer un troisième mandat. Blaise Compaoré voulait modifier l’article 37 de sa Constitution, alors que Joseph Kabila pourrait « déverrouiller » l’article 220 qui l’empêche de se représenter à la présidentielle de 2016. L’opposition est vent debout contre le projet de « tripatouillage » conditionnel que préparerait les proches du camp Kabila. Alors forcement, les événements en provenance du Burkina Faso sont suivis avec la plus grande attention au Congo. L’opposition en tête, pour qui la mobilisation anti-révision au Burkina-Faso est « un signal fort ». Sur les réseaux sociaux, Vital Kamerhe (UNC) ou Martin Fayulu (Ecidé) donnent le ton :

Dans la majorité présidentielle, on suit l’évolution de la situation avec inquiétude. Officiellement, c’est silence radio. Mais hors micro, on reconnaît que « ce qui se passe à Ouagadougou aura bien évidemment un impact sur la situation politique à Kinshasa ». Car en RDC, le président Kabila ne s’est pas encore exprimé. Ni sur ses intentions réelles pour 2016, et encore moins sur la situation Burkinabè. Car, si le projet de modification de l’article 220 de la Constitution congolaise a été avancé par des proches du président, certains pensent qu’après les événements du Burkina, « il paraît peu probable que le parti présidentiel s’obstine à modifier la Constitution ». D’autant qu’il reste de nombreux scénarios possibles pour permettre à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir (voir notre article).

Un sit-in prévu le 3 novembre

Mais attention. Si aujourd’hui la situation est encore confuse à Ouagadougou et l’issue encore incertaine sur l’avenir du président Blaise Compaoré, les manifestations de masse contre la révision de la Constitution dans la capitale Burkinabé pourraient donner des idées aux opposants congolais. Depuis cet été, l’opposition tente difficilement d’imposer des manifestations et des marches régulières contre le projet de révision constitutionnelle dans la capitale congolaise. A chaque fois, les forces de sécurité parviennent à réprimer et disperser les manifestants, qui n’ont jamais dépassé quelques milliers (voir notre article). Avec le « succès » des manifestations de Ouagadougou, les opposants congolais pourraient se voir pousser des ailes et mobiliser des dizaines ou des centaines de milliers de Kinois. La capitale congolaise compte près de 10 millions d’habitants et vote régulièrement pour l’opposition aux différentes élections. Hasard du calendrier, l’opposition appelle à un sit-in, avenue des aviateurs, le 3 novembre prochain à Kinshasa. Un rendez-vous qui sera particulièrement observé.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

Journaliste, réalisateur de documentaires TV. Anime depuis 2007

le site AFRIKARABIA est consacré à la République démocratique du Congo (RDC)
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Burkina: l’armée prend le pouvoir après une journée d’émeute contre Blaise Compaoré

Ouagadougou (AFP) – L’armée a pris le pouvoir jeudi soir au Burkina Faso, annonçant la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée et instaurant un couvre-feu, après une journée d’émeute contre le régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans.

LIRE: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141030.AFP9553/burkina-mairie-et-siege-du-parti-presidentiel-incendies-a-bobo-dioulasso-2e-ville-du-pays.html

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Une colonne de véhicules blindés de l'armée burkinabè dans les rues de Ouagadougou le 30 octobre 2014

Une colonne de véhicules blindés de l’armée burkinabè dans les rues de Ouagadougou le 30 octobre 2014 
Issouf Sanogo

Le pouvoir était jeudi soir aux mains de l’armée à Ouagadougou, après l’incendie dans la matinée du Parlement et la prise d’assaut de la télévision publique.

Lors d’une conférence de presse, l’armée a annoncé la dissolution du et de l’. Les pouvoirs exécutifs et législatifs seront assumés par un organe de transition, avec l’objectif d’un retour à l’ordre constitutionnel «dans un délai de douze mois». Un couvre-feu national a été instauré de 19 heures à 6 heures pour «préserver la sécurité des personnes et des biens». Le communiqué, lu par un officier, émane du chef d’état-major des armées Nabéré Honoré Traoré.

Un flottement avait précédé cette conférence de presse. Un mail a priori envoyé de la présidence burkinabée en fin de journée à l’AFP n’avait pas été clairement authentifié par l’AFP. Un texte, sans entête officielle, dépourvu de date, portait une signature Blaise Compaoré différente de son paraphe habituel et annonçait la dissolution du gouvernement.

LIRE et video: http://www.leparisien.fr/international/burkina-faso-l-armee-fomente-un-coup-d-etat-et-instaure-le-couvre-feu-30-10-2014-4253307.php

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