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Modifié à 15h15, le 24 mars 2015

Crash d'un Airbus A320 : "il n'y a aucun survivant"

EN DIRECT – Cet avion de la compagnie Germanwings effectuait la liaison Barcelone-Düsseldorf. « Il n’y aurait aucun survivant », selon François Hollande.

Un Airbus A320 de la compagnie Germanwings, effectuant la liaison Barcelone-Dusseldorf s’est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le secteur de Barcelonnette, selon les informations d’Europe 1. Deux hélicoptères de la gendarmerie ont confirmé à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avoir repéré l’appareil près de Prads-Haute-Bléone, entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, dans le massif de l’Estrop. Ce vol comptait à son bord 144 passagers et 6 membres d’équipages. Les causes de cet accident restent à déterminer.

Crash d'un Airbus A320 : "il n'y a aucun survivant"

© AFP

150 personnes, dont une majorité d’Allemands se trouvaient à bord

– La carcasse a été repérée dans une zone enneigée et difficile d’accès pour les secours.

– « Il n’y a aucun survivant« , selon le secrétaire d’État aux Transports.

– « Il n’y aurait pas de victimes françaises », selon François Hollande.

– Le « pôle accident collectif » du parquet de Marseille s’est saisi de l’enquête

Une zone de crash resserrée, mais difficile d’accès.

Selon nos informations, le lieu du crash a été très précisément localisé au dessus de Prads-Haute-Bléone. La zone s’étendrait sur environ un hectare. La carcasse de l’avion, totalement disloquée, a été formellement repérée et les débris n’apparaissent pas éparpillés, laissant penser que l’Airbus A320 n’a pas explosé en plein vol.

Les secours arrivent sur place.

Les secours sont arrivés sur place et ont confirmé qu’il n’y avait aucun survivant. « Trois-cent soixante sapeurs pompiers des départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, du Vaucluse, du Var, des Bouches-du-Rhone, des Alpes-Maritimes, et du Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille ont été envoyés pour renforcer le dispositif local. Des moyens logistiques et de désincarcération ont été également envoyé notamment de l’éclairage pour pouvoir poursuivre les opérations durant la nuit, a-t-on précisé.

Le parquet de Marseille saisi de l’enquête.

Le « pôle accident collectif » du parquet de Marseille s’est saisi de l’enquête sur le crash mardi d’un A320 de la compagnie Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui a fait 150 morts, a annoncé le ministère de la Justice. Il existe en France deux de ces pôles, à Marseille et Paris.

L’enquête en marche.

Pour les biens de l’enquête, deux hélicoptères doivent partir de Paris en début d’après-midi avec à son bord trois gendarmes de la Section de recherche de la Gendarmerie des transports aériens (GTA), chargée du volet judiciaire de l’enquête, et huit experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Un « convoi lourd » devrait par la suite acheminer plus d’experts et de matériel. Une quarantaine d’enquêteurs doivent ainsi être mobilisés. Le Bureau enquête et analyses (BEA) doit quant à lui prendre en charge l’analyse des boîtes noires afin de comprendre les causes de ce crash. Le lieu où s’est écrasé l’Airbus A320 a été « gelé pour le début de l’enquête », a-t-on appris auprès des secours.

Selon les premiers éléments de l’enquête, et contrairement à ce qui avait été déclaré dans un premier temps, l’équipage de la compagnie Germanwings n’a pas émis d’appel de détresse, a indiqué la Direction générale de l’aviation civile. « L’équipage n’a pas émis de ‘mayday’. C’est le contrôle aérien qui a décidé de déclarer l’avion en détresse car il n’avait plus aucun contact avec l’équipage et l’avion », a-t-elle expliqué.

« Il n’y a aucun survivant « , selon Alain Vidalies.

« Ce que nous savons pour l’instant, c’est que cet avion qui faisait la liaison Barcelone-Dusseldorf a donné un signal de détresse à 10h47, à un moment où il était déjà à une altitude très préoccupante de 5.000 pieds. Ensuite, cet avion s’est écrasé près de la commune de Prads. L’avion a été repéré. Il s’est écrasé dans un endroit qui est inaccessible par la route », a détaillé au micro d’Europe 1, le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies.

Le roi d’Espagne écourte sa visite d’Etat.

Des victimes allemandes, espagnoles, et « sans doute » turques figurent parmi les 150 morts présumés du crash, a déclaré mardi le président François Hollande, précisant qu' »il n’y aurait pas de victimes françaises mais sans totale certitude ». Le président s’exprimait après avoir reçu le roi d’Espagne, qui a annulé la visite d’État qu’il venait d’entamer en France en raison de la catastrophe.

Merkel sur place mercredi. De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé qu’elle se rendrait mercredi dans les Alpes françaises où s’est produit mardi le crash. « J’irai demain (mercredi) là-bas pour me rendre compte par moi-même de la situation et parler avec les responsables locaux », a indiqué Mme Merkel lors d’une brève déclaration à la chancellerie à Berlin.

Les craintes de Valls, Cazeneuve sur place.

« Le ministre de l’Intérieur se rend immédiatement sur place et je viens de demander l’activation de la cellule interministérielle de crise », a indiqué Manuel Valls le chef du gouvernement peu après l’annonce de l’accident. La place Beauvau a par ailleurs indiqué avoir déclenché le plan Sater, pour Sauvetage Aéro-Terrestre, impliquant une forte mobilisation de moyens aériens de recherches et de secours.

Une liaison Barcelone-Dusseldorf.

L’appareil de la compagnie low cost de la Lufthansa, avait décollé de Barcelone, vers 10h01, et devait rejoindre Düsseldorf, dans le nord de l’Allemagne. L’avion a disparu des écrans radars aux alentours de 11h15. Des recherches sont actuellement en cours.

Selon le site de surveillance du trafic aérien en temps réel Flightradar, l’avion avait effectué le trajet aller sans encombre mardi matin. Il avait décollé de Düsseldorf à 6h45 pour se poser à Barcelone à 8h55. Le vol retour s’est toutefois déroulé anormalement, comme on peut le voir sur cette carte ci-dessous, où l’on constate que l’avion perd de l’altitude au niveau des Alpes.

Des Allemands de retour de vacances à Majorque.
Selon un porte-parole de la Lufthansa cité par le journal catalan la Vanguardia de nombreux passagers seraient des Allemands qui venaient de passer des vacances à Majorque. Une cellule de crise a été mise en place en Espagne, tandis que les proches des passagers qui attendaient l’arrivée du vol à l’aéroport de Dusseldorf ont été pris en charge.

A 11h50, sur Twitter et en allemand, la compagnie Germanwings a indiqué avoir appris le crash par les médias en précisant ne pas disposer d’informations propres. La compagnie renvoyait ensuite vers son site internet indiquant que celui-ci serait actualisé continuellement au sujet de cette situation. Le patron du groupe aérien allemand Lufthansa, Carsten Spohr, a quant à lui indiqué, toujours via Twitter « ne pas savoir ce qui s’était passé ». « Ma compassion la plus profonde pour les familles et les amis des passagers et de l’équipage (…). Si nos craintes sont avérées, c’est un jour noir pour Lufthansa, nous espérons trouver des survivants », a écrit le patron sur le compte de la société. Il s’agit du premier crash d’un vol low-cost en Europe, a précisé une source chez Air France à Europe 1.

source: http://www.europe1.fr/faits-divers/info-e1-crash-d-un-a320-de-la-compagnie-germanwings-pres-de-barcelonnette-2408243

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World News - Breaking International News Headlines and Leaks

An Airbus A320 carrying 150 people crashed Tuesday in Southern France. Calling it a « tragedy, » French President Francois Hollande said it’s likely that all were killed.

Germanwings Flight 4U 9525 was traveling from Barcelona to Dusseldorf when it sent out a distress signal.

It crashed near Barcelonnette, a town in the Alpes de Haute-Provence.The plane came down at 11:20 a.m. local time (6:20 a.m. ET), Oliver Wagner, Germanwings’ chairman, said in a statement.

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The budget airline is owned by Lufthansa. Wagner said there were 144 passengers and six crew members on board. Hollande said these included people from Spain, Germany and Turkey.

French police captain Benoit Zeisser told CNBC that official helicopters had located the crash site, which is not easily accessible. He said he expected the police and fire brigade to be at the location in a matter of hours.

France’s Interior Minister Bernard Cazeneuve was also headed…

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La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

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Dans une étude datée du 22 juillet 2013, le Commissariat général au Développement durable, montre que la contamination des cours d’eau français par les pesticides est « quasi généralisée ». 

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Pire encore, les réserves du sous-sol sont également atteintes. Selon l’étude :

« les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE). Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l. Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. »

Dans les zones de cultures intensives comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les conséquences sont maintenant factuelles. Ainsi, ma commune, Saint Jean-de-la-Ruelle (~17000 habitants), au Nord Ouest dans l’agglomération d’Orléans, était « branchée » sur un approvisionnement en eau potable arrivant de la fameuse nappe de Beauce. Mais suite à la pollution, en 2008, un accord a du être signé avec la ville d’Orléans et le Maire communiquait ainsi :

Une décision responsable dans l’intérêt des stéoruellans
Depuis le 4 juillet, les habitants de Saint Jean de la Ruelle sont approvisionnés en eau potable par la ville d’Orléans, à partir des ressources de l’usine du Val.
En effet, l’eau fournie par les forages de la ville présentait une teneur croissante en nitrates et dépassait les normes prescrites par la DDASS, de façon permanente sur 2 forages. Par ailleurs, la ville n’avait pas de solution interne, tous les forages étant condamnés car non protégeables. Après des études et de nombreux débats, il était de notre responsabilité d’agir et nous avons pris la seule décision possible à court terme, permettant de fournir aux habitants une eau de qualité.
Il s’agissait pour les élus du conseil municipal, d’une question de responsabilité et de santé publique et je me félicite qu’aujourd’hui les stéoruellans puissent consommer une eau de qualité.
Par ailleurs, ainsi que je m’y étais engagé, la distribution de l’eau potable à Saint Jean de la Ruelle reste et restera un service public municipal géré en régie directe.

Votre maire,
Christophe Chaillou

Conséquences : afin d’équilibrer les dépenses dues au changement de mode d’approvisionnement du réseau d’eau potable, une hausse des tarifs a été nécessaire. Elle fut lissée sur trois ans pour en réduire l’impact sur les budgets des ménages. Le tarif de l’eau et le droit d’abonnement ont augmenté de 6.90% en 2008, mais cette hausse fut compensée cette année-là par la baisse de la redevance pollution (!).

En 2012, année de sécheresse, le Président de la FNSEA, Xavier Beulin, demandait la création de retenues d’eau qu’il présentait comme une réponse pérenne à la sécheresse en se plaignant de « tracasseries administratives » et de « l’écologie punitive ».

A priori, monsieur Beulin, la punition ne vient pas de l’écologie, mais d’une agriculture intensive épuisant nos ressources, dont vous êtes le fier héraut.

Les écologistes lui avaient répondu de manière factuelle et documentée, par la voix de Gilles Deguet (Vice-Président au Conseil de la Région Centre) :

« Notre système agricole est confronté à un double défi : il faut d’une part produire de l’alimentation pour nourrir la population, et d’autre part il faut le faire dans un contexte où les facteurs de production (eau, sol, énergie fossile…) sont et seront de plus en plus rares.

« Depuis les années 60 l’agriculture a augmenté sa productivité, mais le modèle qui a été utilisé repose sur une forte consommation d’eau, de produits phytosanitaires (néfastes pour la santé et le bon état des écosystèmes) et d’engrais de synthèse produits à partir d’énergie fossile. La Politique Agricole Commune a largement contribué à l’adoption de ce modèle de production.

« Aujourd’hui, ce modèle n’est clairement plus adapté : les ressources fossiles s’épuisent, les ressources en eau qui sont déjà largement surexploitées risquent de diminuer du fait du changement climatique. Les consommateurs qui achètent les produits et les citoyens qui paient pour la PAC veulent une agriculture qui préserve leur santé et leur environnement et non l’inverse. C’est malheureusement très loin d’être le cas.
« Ainsi, Le Commissariat Général au Développement Durable évalue le coût complet du traitement annuel des excédents en nitrates et pesticides d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau entre 54 et 91 milliards d’euros par an ! Soit cinq fois plus que le solde positif de notre balance agroalimentaire ! »

Monsieur Beulin a une bête noire : les écologistes, comme le montre ses petites interventions politiciennes, comme un accusateur encart dans la République du Centre en période électorale où il expliquait tout le mal que représentait EELV à ses yeux.

Les écologistes ne s’axent pas en terme de bêtes noires, mais d’objectif : améliorer le quotidien de chacune et chacun dans le respect de toutes et tous. Voilà notre grande différence.

Article paru sur :

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