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Après la grande marche, les hommages. Mardi, le premier hommage sera aux policiers. François Hollande présidera un hommage solennel aux trois policiers tués dans les attentats de la semaine dernière à 11H00 à la préfecture de police de Paris. Fait exceptionnel, neuf policiers de New-York seront là pour témoigner du soutien des Etats-Unis.

Le chef de l’Etat prononcera un discours à l’occasion de cette cérémonie à laquelle participera également le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Franck Brinsolaro, 49 ans, chargé de la protection du dessinateur Charb, a été tué mercredi dans l’attentat contre

Clarissa Jean-Philippe, 27 ans

Clarissa Jean-Philippe, 27 ans, policière municipale. Elle a été abattue par Amédy Coulibaly le jeudi 8 janvier au matin peu après 08h00 alors qu’elle se rendait sur un banal accident de la route sur la commune de Montrouge. Martiniquaise, originaire de Sainte-Marie, elle était célibataire et sans enfant. Un responsable de la mission où elle avait suivi en 2008 une formation d’agent de sécurité l’a décrite comme « très motivée, très enthousiaste et désireuse de réussir ». Elle était partie pour la métropole en 2013 avant de rejoindre la police municipale comme stagiaire. Elle venait d’être titularisée. Selon ses collègues, elle était « volontaire, agréable », incarnant « la joie de vivre ».

Ahmed Merabet, 40 ans

Ahmed Merabet, 40 ans, brigadier en poste à la brigade VTT du commissariat du XIe arrondissement, le quartier où se trouve le siège de Charlie Hebdo. Arrivé peu de temps après sur les lieux du carnage, il a été blessé puis froidement abattu à bout portant par l’un des frères Kouachi. D’après sa famille, Ahmed Merabet était un « bosseur », qui était animé par un objectif: « Gravir les échelons de la société ». Il avait entamé sa carrière dans la police après avoir travaillé « au Mac Donald’s, à la SNCF et à Roissy ». Après huit ans passés au commissariat du XIe arrondissement, il s’apprêtait à devenir officier de police judiciaire, dont il avait réussi le concours. « Ce devait être son dernier jour » au commissariat, a témoigné son frère. Originaires d’Algérie, ses parents se sont installés à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) en 1955. Ses quatre soeurs et ses deux frères y habitent, tout comme lui, et tous dans la même rue. Ahmed n’était pas marié mais vivait en couple. L’hebdomadaire Le Point a fait sa Une samedi avec la photo de son exécution, tirée des images filmées par un témoin de la scène. Cette Une a suscité de nombreuses condamnations, dont celle du Premier ministre Manuel Valls qui a fait part de son « dégoût ».

Franck Brinsolaro, 49 ans

Franck Brinsolaro, 49 ans, brigadier, membre du service de la protection (ex-SPHP). Affecté à la protection du dessinateur Charb, il a été tué le mercredi 7 janvier par l’un des frères Kouachi dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo. Avant Charb, il avait notamment assuré la protection de deux juges antiterroristes, dont Marc Trévidic, et celle du président du consistoire israélite de France, Joël Mergui. Il avait effectué également plusieurs missions à l’étranger, au Liban, en Bosnie, en Afghanistan et en Afrique – où il avait été blessé – pour assurer la protection d’officiels. Il était marié à Ingrid Brinsolaro, rédactrice en chef de l’hebdomadaire « L’éveil normand », dont le siège se trouve à Bernay (Eure). Le couple s’était marié récemment et avait deux enfants, dont un de treize mois. Son frère jumeau est également policier, en poste à Marseille.

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11h59. A Paris, les trois cercueils quittent la cour de la préfecture de police.


11h52. François Hollande énonce trois principes : « La fermeté, c’est la condition de la sécurité ». « Le second principe, c’est d’agir avec sang-froid et sécurité, sans faiblesse mais sans précipitation. Enfin, l’unité qui est notre arme la plus solide, notre force. Ce que les Français sont capables de faire quand l’essentiel est en cause, qui nous rend plus solides pour affronter quelque péril que ce soit parce que nous sommes la France ».

La grande marche de dimanche était « la plus magnifique réponse qui soit », « le plus bel hommage possible à la police, à la gendarmerie, à tous ceux qui assurent notre sécurité », « les Français ont envoyé un message aux plus jeunes ». Il cite André Malraux : « sachez bien que si nous avons des blessés nous les relèverons, nous les enselevirons puis nous combattrons. parce que les victimes représentent la dignité humaine (…), l’humble honneur des hommes ». « Ces héros s’appellent aujourd’hui Franck Brinsolaro, Clarissa Jean-Philippe et Ahmed Merabet ». Il leur exprime « sa gratitude et sa fierté ». « Grâce à vous, la France est debout ».


11h50. François Hollande rend hommage aux forces de l’ordre, aux hommes qui ont mené les deux assauts : « Grâce à vous, c’est la liberté qui a gagné sur la barbarie ». « Nous n’en avons pas terminé avec la menace. Nous devons redoubler de vigilance, c’est ce qui a été fait en mobilisant toutes nos forces ».


11h43. Franck Brinsolaro « était entré très jeune dans la police », tout comme son frère jumeau Philippe. »A Kaboul déjà, il avait affronté le terrorisme », il a également travaillé au Cambodge, au Congo. Des expériences qui l’ont amené à être nommé à la protection rapprochée de Charb, rédacteur en chef de Charlie Hebdo « Une semaine sur deux, il l’accompagnait partout à la rédaction, il le laissait juste à la porte de la maison. Des relations d’amitié s’étaient nouées au fil des mois entre ces deux hommes, comme avec le reste de la rédaction ». « Il est mort l’arme au poing, les autres n’avaient que leur crayon. Il est mort pour la liberté, la liberté d’expression, celle qui va jusqu’à l’impertinence pour mieux exprimer l’indépendance ».


11h39. Ahmed Merabet « était promis à un bel avenir », « un policier exemplaire, un homme juste capable d’apaiser les situations les plus difficiles ». « Il a décidé héroïquement de leur barrer la route, touché une première fois par une salve de tirs, il a résisté et a été lâchement exécuté d’une balle dans la tête » « Il était très fier de représenter les valeurs de la République, la laïcité, qui fait que dans notre pays toutes les croyances sont respectées, toutes les religions sont protégées ». « Il svait mieux que quiconque que l’islamisme radical n’a rien à voir avec l’islam ». « Son sacrifice est aussi une leçon qu’il nous adresse », « là encore son visage, son souvernir continueront à nous éclairer ».


11h35. Le chef de l’Etat parle de chacune des victimes et débute par Clarissa Jean-Philippe. « Clarissa, elle aimait son île, elle aimait la France. Très jeune, elle rejoint la Métropole. Elle est impatiente, rayonnante, ardente, hâte de mettre en pratique les connaissances qu’elle a apprises à l’école. Elle venait d’être titularisée au moment même où elle a été assassinée. Une policière municipale qui avait à assurer la sécurité sur la voie publique (…). Elle a été lâchement atteinte dans le dos. Comment justifier que l’on puisse tuer lâchement une jeune femme de 26 ans, riche de totues les promesses de la vie, dévouée aux autres ? », s’interroge-t-il, parlant d’une « abomination », une « abjection ». « C’est en martyre qu’elle est tombée, jeune fille ultra-marine heureuse de servir son pays. Ce visage là nous éclairera pour toujours ».


11h33. « La France a montré sa force face aux fanatiques, son unité face à ceux qui veulent nous diviser », déclare François Hollande. « Trois fonctionnaires qui représentent la diversité des origines, des parcours, des missions. Trois policiers qui illustrent ce qu’est l’attachement aux valeurs qui fondent notre République », qui « sont morts pour qui puissions vivre libres ».


11h28. Après une minute de silence, François Hollande prend la parole à la tribune. « Nous sommes rassemblés pour rendre hommage à Clarissa Jean-Philippe, Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro, tombés mercredi et jeudi derniers sous les balles des terroristes. Ils sont morts dans l’accomplissement de leur mission, avec courage, bravoure et dignité. Ils sont morts en policiers. »


11h19. Les trois policiers, lieutenant Ahmed Merabet, lieutenant Franck Brinsolaro et brigadier Clarissa Jean-Philippe sont donc cités à l’ordre de la Nation, chacun avec la même introduction « policier dynamique, courageux, d’une haute conscience professionnelle d’un dévouement exemplaire, victime du devoir dans l’accomplissement de la misison qui lui était confiée ». François Hollande leur remet ensuite les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, « au nom de la République française ».


11h11. Franck Brinsolaro, Clarissa Jean-Philippe et Ahmed Merabet seront cités à l’ordre de la Nation – une distinction rare, accordée à ceux qui ont fait acte de dévouement exceptionnel, à titre civil ou militaire, au péril de leur vie – et faits chevaliers de la Légion d’honneur. Leurs dépouilles font leur entrée dans la cour de la préfecture de police de Paris.

http://lci.tf1.fr/politique/en-direct-les-depouilles-des-victimes-de-la-prise-d-otages-a-paris-8546048.html

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La préfecture de police de Paris rendra hommage, ce mercredi à 11h, à Ahmed Merabet, Franck Brinsolaro, et Clarissa Jean-Philippe les trois policiers morts lors des fusillades de Charlie Hebdo et de Montrouge la semaine dernière.

La cérémonie se déroulera dans la cour de la préfecture de police de Paris, 1 rue de Lutèce sur l’île de la Cité (4e arrondissement).

Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe. Capture d'écran/SIPA/SIPA

Franck Brinsolaro                          Ahmed Merabet                    Clarissa Jean-Philippe

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