Archives de la catégorie ‘Secret défense’

Aviseur International

Quelques opérations parmi d’autres!

Eté 1993

Quelques problèmes en mer d’Oman!

ile-de-SocotraL’intervention américaine en Somalie perturbe les plans de Claudio Pascuale Locatelli. Des avions de l’US Air force ne cessent de survoler la zone où le cannabis afghan enlevé dans la région de Gwadar, sur la côte ouest du Pakistan, devait être transféré à bord du Melor, entre l’extrême Est du Yémen et le Nord de l’île de Socotra.

Le cargo iranien qui avait chargé  dans le port pakistanais n’a pu attendre le Melor et a improvisé en transférant les trente-deux tonnes  à bord d’un discret boutre local qui attend sagement le navire Melor dans la zone de Obock, au nord-est de Djibouti, sans attirer l’attention des pilotes américains.

Obock.8

D’un saut d’avion, NS 55 (Marc Fievet) va rejoindre l’équipage en escale à Djibouti avant l’opération de chargement, et s’assure que tout est en ordre.

Le transbordement  s’effectuera le 14 juillet …

Voir l’article original 246 mots de plus

Aviseur International

vendredi 10 janvier 2014 – 16h45

Interrogé par nos soins à l’occasion de la diffusion prochaine de « Braquo » saison, 3,  Abdel Raouf Dafri, le scénariste des deux « Mesrine » ou encore du film de Jacques Audiard, « Un prophète », s’est exprimé sur le système de production des films français et du traitement réservé aux scénaristes dans l’hexagone.


La controverse soulevée par Abdel Raouf Dafri suite à la sortie du film Gibraltar

Lauréat d’un César pour Un prophète, Abdel Raouf Dafri est sans conteste l’un des grands noms du scénario en France. Mais il est également connu pour ses propos sans langue de bois. Ainsi, interrogé par nos soins sur le travail des scénaristes en France, il n’a pas pris de gants pour dévoiler le fond de sa pensée et livrer une vision virulente du système.

Morceaux choisis :

– « Aux Etats-Unis, le scénario c’est ce qu’il y a de plus sacré. »

– « Qu’est-ce que c’est que raconter une histoire ? Aujourd’hui en France, on a…

Voir l’article original 1 908 mots de plus

MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

Publié: 24 août 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, 4 - REGALIENNES, Cannabis, Cocaïne, Défense, DCRI, DGSI, DNRED, Douane, Gendarmerie, INTERPOL, Interviews, Justice, Maghreb, Maroc, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Police, Secret défense, Services de renseignement, Terrorisme, TRACFIN
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsVu ses révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue, on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal Echourouk “Echoroque”http://www.echoroukonline.com/ara/articles/209832.html

 

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignés?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsTous d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipe de m’avoir offert cette occasion, chose rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure contre toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.

Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. Au même temps, il n’existe pas de contrat constitutionnel qui protège les citoyens marocains contre les abus de ses officiers et puisque ces services ne disposent d’aucun contrôle judiciaire ni parlementaire, ils profitent de ce vide juridique pour réprimer et commettre des injustices et contourner la loi dans le cadre des tâches qui leurs sont confiées et puisque j’étais un agent de renseignement appartenant au service de la surveillance et la collecte de renseignements militaires, on était en communication avec plus de 12 organes de renseignements à l’intérieur du Maroc à leur tête la DGED (Direction Générale d’étude et Documentation) , c’est-à-dire les services secrets militaires, la DST (Direction de Surveillance du Territoire) les services secrets civils et la DAG, un dispositif de renseignement qui dépend du ministère de l’intérieur où j’ai été témoin de nombreuses opérations d’enlèvement, la torture et atteinte à la dignité des citoyens marocains, sans parler de la corruption, pots-de-vin et trafic international de la drogue dirigé par certains responsables de ces services …à la fin de l’année 2000, j’ai déclaré ma condamnation de ces violations et, moi et quatre autres officiers, on a envoyé une plainte au roi Mohamed 6 révélant l’ampleur de la corruption au sein des services de renseignement, y compris les prisons secrètes dans lesquelles se pratique la torture et l’homicide .. mais la réponse de sa majesté envers notre audace était l’emprisonnement sur des accusations de divulgation des secrets d’état.

Selon votre connaissance, qu’ils sont les dossiers les plus importants sur l’Algérie qui excitent et effraient l’establishment militaire et le Roi du Maroc?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsCette question, à mon avis, n’a pas besoin d’évidence pour la répondre… le problème qui existe entre les deux pays, la Maroc et l’Algérie n’est pas nouveau, ils sont les frères ennemis.. à savoir qu’ un des plus important dossier qui brouille les enjeux des services secrets et l’institut monarchique est l’affaire du Sahara… qui épuise la moitié (si mes spéculations sont corrects) du budget du royaume avec le soutien financier des boîtes noires, qui sont remplis par le commerce de la drogue et les transactions soupçonnées ; ici je fais référence à deux choses importantes : le plan mise en place pour contenir le dossier du Sahara c’est que la DGED surveille les développements du dossier du Sahara à l’échelon onusien et travail par tous les moyens pour attirer les responsables du Polisario pour les rallier au Maroc à travers des courtiers sahraouis recrutés pour cet objectif, comme le cas pour Omar El Hadrami et Ould Suelam et autres… en même temps, diplomatiquement il fonctionne à travers ses voies pour neutraliser la reconnaissance des pays au Polisario. On ce qui concerne la tâche assignée au dispositif de la DST, le service secret civil, c’est de surveiller ce qu’on appelle ‘les séparatistes de l’intérieur’, leurs mouvements, activités, leurs relations… où il travaille sans relâche pour acheter leurs âmes et les embaucher comme des espions contre leurs frères Sahraouis. La deuxième chose, l’état marocain, roi, gouvernement ou bien politiciens portent dans leur croyance que l’Algérie et ses services secrets travaillent sans cesse pour ternir l’image du royaume devant l’avis international au niveau des droits de l’homme et la démocratie. De même, l’Algérie est responsabilisée pour toutes les crises diplomatiques qui ont eu lieu récemment entre le Maroc et ses homologues en France, la Mauritanie et d’autres pays… il est à noter que le royaume du Maroc assume la responsabilité aux services secrets algériens pour le financement de l’opposition à l’étranger, quelque chose qui n’existe que dans l’imagination d’un régime dictatorial et politiquement malade, saturé par l’idéologie de ni guerre, ni paix..

Y at-il un lien entre les groupes terroristes et les services des renseignements marocains, comme c’est le cas avec Al-Qaïda au Maghreb islamique, et en particulier le groupe Tawhid et Jihad, et si oui, quels sont les liens entre les deux parties?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsJ’ai déclaré à maintes reprises que le mot terrorisme émanant des idéologies islamistes radicales est inexistant dans le royaume du Maroc… parce que les mouvements salafistes Djihadistes et ‘Hijra wa Takfir’ et autres ne sont que des scénarios produites par les services secrets marocains, profitant de l’implication de quelques ralliés de la guerre d’Afghanistan, nommés par ces organes  ‘les marocains afghans’ .. Et si nous analysons la situation logiquement, nous remarquerons que la plupart des opérations terroristes, entre parenthèses, n’avaient pas un objectif purement terroriste et elles n’ont pas couté la vie des responsables de l’état ou bien les cadres militaires… plutôt elles étaient politisés pour régler des comptes politiques ou attirer de l’argent par le dossier islamique pour faire croire aux pays touchés qu’il existe un terrorisme radicale transcontinentale.. d’ici on doit éclaircir que le Royaume ne dispose pas de ressources économiques tels que le gaz ou le pétrole.. mais son économie se limite sur la pêche qui est en voie de disparition, un peu de phosphate, quelque recettes de tourisme et le commerce (la mendicité) avec le dossier du terrorisme islamiste radicale… quant à la relation de la DGED, c’est sûr que cet organe à une relation indirecte dans le financement de Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) pour reprendre son activité dans la région afin de tuer deux oiseaux d’un seul coup : impliquer l’Algérie et la classifier comme un foyer et sponsor du terrorisme… et l’autre chose coller au Polisario l’étiquette d’organisation terroriste.

http://www.i-biladi.com/maroc/le-maroc-en-tete-des-producteurs-mondiaux-de-cannabis-onudc-2635

 

Est-ce que c’est le roi qui donne les ordres de la torture à l’établissement sécuritaire et est-ce qu’il a des revenues qui coulent sur son propre compte des recettes provenant de la vente de la drogue?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsC’est un menteur celui qui prétend que l’institution royale dirigé par Mohammed 6 n’est pas consciente des prisons, les enlèvements secrets, et la torture, je vais aller plus loin et je dirais que tous les pactes qui ont lieu entre les services secrets marocains et leurs homologues américains dans ce qui est connu dans le monde des renseignements comme ‘les voyages secrets de la CIA’ étaient bien évidement sur la connaissance du roi et la supervision de son ami d’étude et son conseiller sécuritaire Fouad Ali El Hemma où le petit aéroport triangulaire qui se trouve entre ‘le palais royale de Dar Essalam, le bureau de la Direction de la supervision Territoriale (DST) et le parc de zoo de Tmara’ et qui reçoit des voyages secrets d’avion « Golf Stream » en provenance de Guantánamo bay portant les disparus de la CIA pour être soumis à la torture et arracher les confessions par force dans la prison secrète de Tmara par des agents secrets marocains. Les évènements du 16 Mai 2003 témoignent des violations graves commises par les services secrets marocains et les organes sécuritaires avec la coopération judiciaire qui ont reçues un feu vert après le discours royale quand il a dit ‘ le temps de l’indulgence est fini avec ceux qui exploitent la démocratie pour porter atteinte à l’autorité de l’ état’ une allusion aux Islamistes. Ce discours a ouvert l’appétit à ces organes pour exercer l’abus de pouvoir, la détention, l’enlèvement et la torture de plus de 3000 citoyen marocains comme des offrandes au américains en contrepartie des dons et soutien financier comme quoi le Maroc combat l’extrémisme islamiste intercontinental et joue le rôle de gendarme dans la région ; ce qui veut dire que la Maroc attire l’argent au nom de la lutte contre le terrorisme ..et pour l’histoire, je peux assurer de cette plateforme que dans beaucoup de cas le roi Mohamed 6 supervisait des opérations de torture et il avait la décision finale dans l’arrestation, l’enlèvement et la torture de plus d’une personnalité marocaine soit-elle politique ou sportive… et le palais royal sur la route kilomètre 7 à Salé contient un centre de détention secret dans lequel les formes de torture les plus pires et laides sont pratiquées sous la supervision d’équipes spécialisées des services de renseignement de la gendarmerie envers les servants du palais et le hautes officiers militaires surnommés ‘les dénigrés du roi’. Concernant votre question sur les revenues du roi émanant directement de la drogue, il est logique, puisque que le produit de la drogue de cannabis extraite des plantes cultivées dans des champs sont une propriété propre du roi et par suite on n’a pas besoin d’un intelligence surnaturelle pour confirmer que l’une des richesse du roi est le commerce international de la drogue.

Maroc et Afghanistan, premiers producteurs de drogue dans le monde Selon l’ONUDC, 38.000 tonnes de cannabis ont été produits par le Royaume marocain en 2012.

Comment est-elle la relation du roi avec l’institut militaire et sécuritaire au Maroc ?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsla relation entre le roi et l’institution militaire et les corps de sécurité marocains est «similaire à celle qui lie le parrain et la Mafia» sauf lorsqu’ils appliquent la directive donnée par Hassan II aux officiers de l’armée après les deux tentatives de coup d’État de 1971 et 1972 ‘Intéressez-vous dans la collecte de l’argent et éloignez-vous de la politique

Le prince Moulay Hicham, le cousin du roi a dit qu’il y a ‘des lobbies qui monopolisent l’économie marocain’ comment ça se fait ?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsC’est sûr, aussi il ne faut pas exclure le prince Hicham personnellement de cela, il dispose également d’une part dans cette affaire mais l’institut monarchique reste le plus grand contrôleur de l’économie marocaine monopolisée par l’ONA qui est la plus grande institution commerciale affiliée au Holding Royale et classifiée au sommet (top) des plus grandes 500 entreprises en Afrique et qui est dirigée par son conseiller économique Mounir El Majidi, et donc il n’est pas permis à aucune entreprise commerciale étrangère qui veut investir dans le royaume sauf après l’accord du Holding Royale avec un bénéfice de la moitié des intérêts… aussi bien les membres de la famille royale ont une main dans le monopole de l’économie marocain et son contrôle… et à leur tête le prince Rachid, les princesses Meriem et Hasnaa, le prince Ismail, le frère de Hicham, et les princes Abdellah, Youssef, Najla et la tante du roi fatima Zahra et le prince Mehdi, le fils de la princesse Malika… Tous les susmentionnés et d’autres sont partenaires dans la corruption de l’économie marocaine où aucun deal ou bien accord commercial ne peuvent être accordés sans qu’ils détiennent 50% d’intérêts.

https://freedomsupport.wordpress.com/2014/07/21/maroc-revelations-accablantes-de-lex-officier-des-services-secrets-marocains/

00000000000000000000000000000000000000000000000000000000

La guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence. Mais, si l’on cesse ces inepties gouvernementales, à quoi les occupera-t-on ces budgétivores?

Publié: 22 août 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 10 Downing Street, 3 - POLITIQUE, 36, 4 - REGALIENNES, Cannabis, Cocaïne, DEA, DNRED, Douane, Gendarmerie, Héroïne, INTERPOL, Justice, Kremlin, Les élus, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Paris, Police, Réflexions, Secret défense, Services de renseignement, TRACFIN, USA, Washington
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

innformant

Aviseur International

DEALa guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence
Publié le 20 août 2014 dans Amérique du Nord

Par Kevin Saab.

De nombreux éditorialistes de Contrepoints ont déjà démontré en long et en large la futilité du plan gouvernemental de Guerre à la Drogue actuellement en place aux États-Unis (cf ici, ici). J’aimerais cependant prendre le temps de démontrer encore une fois au lecteur dubitatif, en faisant appel à son bon sens de contribuable, pourquoi une telle approche prohibitive n’est qu’un gigantesque bûcher d’argent public.

Pour ce faire, plongeons sans tarder dans les dossiers de la Drug Enforcement Administration (DEA), la fameuse agence fédérale créée par Nixon en 1973 pour chapeauter le programme de Guerre à la Drogue (« War on Drugs…

Voir l’article original 370 mots de plus

Pentagon_January_2008

Asean Weaver For Business Blog

Le Sénat propose une feuille de route pour un « pivot » français vers l’Asie du Sud-Est – Zone Militaire.

La France est le seul pays européen à maintenir une capacité militaire permanente dans la zone Asie-Pacifique, avec les Forces Armées de Polynésie Française (FAPF) de celles de Nouvelle-Calédonie (FANC). Et cela est un atout dans la mesure où cette région est stratégique à plus d’un titre. « Notre prospérité est liée à celle de l’Asie, toute crise dans cette zone affecterait nos intérêts », affirmait, en avril, Philippe Errera, le directeur aux affaires stratégiques (DAS).

Le dernier Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale (LBDSN) a également évoqué importance en soulignant que la zone Asie-Pacifique « joue un rôle déterminant dans la mondialisation » en étant « le principal foyer de croissance du monde » mais constitue aussi « l’une des régions où les risques de tensions et…

Voir l’article original 68 mots de plus

THIBIRINE
Par Salima Tlemçani
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 24.07.14

Après une longue attente, le juge du pôle pénal spécialisé d’Alger, chargé de l’enquête sur l’assassinat des sept moines de Tibhirine, est autorisé à entendre, dans le cadre d’une commission rogatoire, deux anciens des services secrets français, à savoir Pierre Le Doaré, ancien chef d’antenne des services secrets français (DGSE) à Alger (1994-1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien officier du même service et ex-préfet du Var.

Le premier avait reçu un émissaire du GIA dans les locaux de l’ambassade de France à Alger, qui lui avait remis une preuve de vie des religieux en captivité, et le second avait été chargé par le président français, Jaques Chirac, de mener des négociations avec les auteurs du rapt, mais le Premier ministre, Alain Juppé, y a mis fin, ce qui a provoqué, selon Marchiani, l’exécution des sept otages par le GIA. Selon des sources proches du dossier, le juge algérien chargé de cette enquête pourra se déplacer en France pour entendre les deux personnages sur le volet relatif aux tractations entre les services secrets français et le GIA.

Cette audition se fera par l’intermédiaire du juge français, Marc Trévidic, qui instruit l’affaire depuis 2007 et qui avait déjà entendu, en 2012, les deux anciens responsables sur le sujet. Leurs révélations, dont quelques-unes ont été publiées par la presse française, n’ont fait que confirmer ce que de nombreux terroristes repentis, élargis et détenus, ont déjà affirmé, entre 2004 et 2005, lorsque le tribunal de Médéa avait rouvert le dossier. Ils avaient fait état de négociations entre Djamel Zitouni, alors émir du GIA, et la France, pour la libération des moines, sans que les autorités algériennes n’en soient informées. Selon Fethi Boukabous, le bras droit de Zitouni, des tractations ont été menées dans le dos des services algériens et ont permis l’envoi d’un émissaire français au QG même du GIA.

Rejet des négociations

Le guide qui a accompagné ce dernier a révélé l’avoir escorté depuis le quartier des Eucalyptus, où il lui a été remis par Hocine Flicha, le chef de la katibat El Maout (phalange de la mort) du GIA, qui activait à Alger, jusqu’au fief de Zitouni.
Ces négociations n’ont finalement pas abouti pour des raisons qui restent encore floues. Pour Marchiani, c’est son….

pOUR LIRE/ http://www.elwatan.com/actualite/un-juge-algerien-autorise-a-entendre-deux-anciens-des-services-secrets-francais-24-07-2014-265665_109.php

000000000000000000000000

gendarmerie jpg

« La complaisance amène les amis, la vérité fait naître la haine ».

Souvenez-vous de la DCN (Direction des constructions navales): La hiérarchie militaire a sanctionné pour des motifs fallacieux les deux gendarmes chargés de l’enquête sur la corruption à l’arsenal de Toulon. C’est ce qu’a estimé vendredi, devant le tribunal administratif de Nice, la commissaire du gouvernement, Dominique Terrazzoni, qui a conclu à l’annulation des sanctions. Saisi d’un recours par la gendarmerie, le tribunal doit rendre sa décision dans une dizaine de jours. S’il suit l’avis de cette magistrate indépendante, le ministère de la Défense se verrait de plus en plus suspecté d’avoir tenté d’étouffer l’enquête, au moment où elle s’approchait des hautes sphères militaires.

Les gendarmes, on les a mutés «dans l’intérêt du service», Caillet à Cherbourg, Jodet à Brest!

SOURCE: http://www.liberation.fr/societe/1999/06/23/arsenal-de-toulon-deux-gendarmes-trop-vite-mutes-selon-la-justice-ils-ont-ete-sanctionnes-parce-que-_275408

**************************************

GENDARMERIE : le premier qui dit la vérité doit être exécuté ! (par Jean-Marie Viardot)

 

Des Généraux de Gendarmerie transférés de leurs fonctions de directeurs à des postes de second plan.

 

 

par Jean-Marie Viardot

Chef d’Escadron de la Gendarmerie Nationale ER

Médaille Milliaire – Chevalier ONM

Pr. dpt des Retraités de la Gendarmerie

Pr. dpt du Souvenir Français

Pr. dpt des Marins Anciens Combattants

Délégué dpt de l’ASF

Viardot Jean-Marie.jpg
Cdt Jean-Marie Viardot

 

J’avais souligné mon admiration devant les Généraux placés à la tête de la Gendarmerie Nationale qui avaient osé dire en public dans quelles difficultés se débat l’institution.

J’avais assuré ces Directeurs de la Gendarmerie de mon (notre) soutien.

L’État de Pépère 1er dit le Président Normal n’admet pas que des Généraux de Gendarmerie puissent oser dénoncer des incohérences d’un système essoufflé, asphyxié dont il est le premier responsable.


 

Gén Renault.jpg

Général Pierre Renault

Le 26 février, par décision prise en Conseil des Ministres, le Général Pierre Renault, qui fut en poste à Montpellier, avait été démis de ses fonctions et remplacé par un CIVIL, inspecteur de l’administration. Quelle idée avait-il eu de dénoncer l’état déplorable des matériels de la Gendarmerie et plus particulièrement celui des casernements ! Il avait osé dire que le terme « indigne » pour qualifier certains logements de Gendarmes est approprié…

Voir et écouter l’audition du Général Renault en cliquant sur ce lien.


 

Gén Soubelet.jpg

Général Pierre Soubelet

 

Le Général Bertrand Soubelet vient d’être muté de la Direction des Opérations et de l’Emploi à la tête de la Gendarmerie de l’Outre-mer. Ce n’est pas une promotion surtout quand on a passé à peine deux années au poste prestigieux qu’il occupait. On lui reprocha d’avoir critiqué le système judiciaire français qui laisse les délinquants en liberté. C’était le premier à agir avec autant de franchise, sans langue de bois. La Ministre de la Justice et le Premier Ministre ont mis le temps pour réagir mais ils ont fini par obtenir des sanctions.

Voir et écouter son intervention en cliquant sur ce lien.


 

Gén Mazy.png

Général Philippe Mazy

 

Le Général Philippe Mazy, Directeur du Personnel de la Gendarmerie, s’est permis de souligner que l’écart entre le plafond des effectifs autorisés et les effectifs réellement présents sur le terrain provoque près de 1.800 postes de « trou à l’emploi » dans le ridicule de la création de 162 postes par an face à la réalité du sous-effectif existant depuis des années.

Voir et écouter l’audition du Général Renault en cliquant sur ce lien.


 

Général-Denis-Favier.jpg

Général Denis Favier

 

Nous avons aussi le cas du numéro Un, le brillant Général Denis Favier, Directeur Général, qui avait dénoncé devant la représentation nationale les difficultés qu’il avait à joindre les deux bouts ce qui nous avait permis de dire que la Gendarmerie était clochardisée. Ces Généraux vont-ils se retrouver, eux aussi, dans la charrette qui les conduira à l’échafaud ? Il est évident que ces derniers temps, dans notre République, on coupe facilement les têtes.

Lire les propos du Général Favier en cliquant sur ce lien.


La preuve est faite que les responsables de l’État n’admettent pas que des Généraux de Gendarmerie puissent faire autre chose que d’approuver leurs décisions, au garde-à-vous, même quand elles sont nuisibles à la Gendarmerie.

Aujourd’hui on peut s’inquiéter de l’avenir de deux autres Généraux qui ont osé dire la vérité sur l’état de l’institution.

Toute vérité n’est pas bonne à dire et quand on voit le sort réservé à des Généraux, on se rend bien compte que ce n’est pas demain que le Gendarme de base aura le droit de s’exprimer.

Messieurs les syndicalistes de la Police Nationale qui jalousez les Officiers de Gendarmerie, réfléchissez aux conséquences auxquelles vous vous exposez si vous obtenez satisfaction…

JMV

SOURCE: http://www.minurne.fr/gendarmerie-le-premier-qui-dit-la-verite-doit-etre-execute-par-jean-marie-viardot

**********************************************

*****

Des lois de plus en plus liberticides!

« Le gouvernement a décidé d’alourdir significativement l’arsenal antiterroriste, arguant de la menace djihadiste. Mercredi 9 juillet, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve doit présenter en conseil des ministres un projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ». Le texte doit être examiné par les députés de la commission des lois avant la fin juillet. »

dnredEffet d’annonce !!! Pour mémoire, Bernard Puyanet, le directeur de la DNRED, successeur de Joseph Le Louarn,  avait demandé à Philippe Galy, l’attaché des douanes françaises en poste à Londres, de menacer le British Customs de suspendre la coopération de reconnaissances aériennes si ces derniers ne revenaient pas à de meilleurs sentiments à l’égard de Marc Fievet, l’agent NS 55 DNRED.

Au final, les « perfides » expédièrent NS 55 vers le Canada pour un complément de vengeance avec l’aide de la RCMP-GRC!

*******************************

Cyber-risques - Cybercriminalité - NOUVEAU MONDE

Un représentant haut placé de l’administration américaine a menacé l’Allemagne de suspendre la coopération en matière de renseignement suite à l’arrestation d’un agent allemand soupçonné d’avoir espionné pour le compte des Etats-Unis, a annoncé samedi le quotidien New York Times.

Cette arrestation risque de « réduire à néant les efforts visant à rétablir la confiance » entre les deux pays après le scandale provoqué par le piratage du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel par les services secrets américains, a indiqué le représentant qui a requis l’anonymat.

La Maison-Blanche, la CIA et l’Agence de sécurité nationale des Etats-Unis (NSA) se sont refusées à tout commentaire.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé vendredi avoir convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, John Emerson, suite à la publication de l’information faisant état de l’arrestation d’un agent du Service fédéral de renseignement (BND) soupçonné d’espionnage pour le compte des Etats-Unis. Le ministère a…

Voir l’article original 57 mots de plus

facetwitter
Les échanges sur Twitter et Facebook seront examinés pour identifier les individus potentiellement mobilisables dans des luttes sociales et donc politiques.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

GLOBAL RELAY NETWORK

nsa-logoécouter>>>/Un évènement passe pour le moment totalement inaperçu des médias français, à savoir la mise sous tutelle des sciences sociales américaines par l’armée de ce pays. En effet, les outils théoriques et pratiques mis au point par l’opération Minerva viseront entre autres à modéliser les risques de contagion sociale pouvant menacer lesdits intérêts stratégiques des États-Unis dans le monde…

Le Pentagone avance l’argent pour les chercheurs qui se mettront donc en toute simplicité sécuritaire au service du ministère de la Défense américain afin de déterminer les risques de points de basculement sociétaux susceptibles d’engendrer des troubles civils. Des millions de dollars sont affectés à ce programme visant à court et long terme l’établissement d’une approche militarisée des différents contextes relevant selon ces théoriciens néo-conservateurs d’une politique de défense globalisée, le tout au service des hauts fonctionnaires, décideurs, et autres politiques impliqués potentiellement dans l’organisation de commandements militaires.

La DoD ‘Minerva research Initiative’

Voir l’article original 764 mots de plus

Cyber-risques - Cybercriminalité - NOUVEAU MONDE

Attendues dès novembre 2013, les conclusions du rapport sur la cybercriminalité commandé par quatre ministères (Intérieur, Justice, Économie et Numérique) ont finalement été dévoilées en ce début d’été 2014. L’Express, qui s’est procuré le texte de 277 pages rédigé par le magistrat Marc Robert, a publié mardi 24 juin une partie des 55 propositions.
Contribuer à la surveillance préventive

Le rapport vise à renforcer la protection des internautes. Il s’agit, par ailleurs, de clarifier le droit relatif aux prestataires techniques, FAI et hébergeurs (l’irresponsabilité de principe au regard du contenu est réaffirmée) et de préciser les obligations des moteurs de recherche. Ces derniers seraient soumis aux mêmes exigences légales que les prestataires techniques, qu’ils soient français ou étrangers, en matière de prévention ou de sanction des contenus illicites. Les moteurs seraient donc appelés à contribuer à la surveillance préventive de ces contenus et à y mettre un terme à la…

Voir l’article original 22 mots de plus

Un dessin par jour

pyjama rayéNicolas Sarkozy gardé à vue à Nanterre puis mis en examen (dans l’affaire des écoutes), c’est du jamais vu dans la Ve République, ce n’est pas qu’un mauvais rêve dû à un pyjama en solde, et ce pourrait bien ne pas être la dernière affaire.

Voir l’article original

Cellule44

 Par IVOIREBUSINESS – Ecoutes de Sarkozy. Thierry Herzog, Gilbert Azibert, et P. Sassoust, placés en garde à vue.

Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy.

Thierry Herzog, l’avocat de Sarkozy, Gilbert Azibert, haut magistrat, et P. Sassoust, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de Cassation, ont été placés en garde vue lundi 30 juin au matin, à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la police judiciaire, selon BFM TV, l’AFP, et le journal Le Monde.
Le magistrat Gilbert Azibert a été arrêté tôt lundi matin à son domicile de Bordeaux.

Les trois hommes ont été interpellés dans le cadre de l’enquête pour « trafic d’influence » et « violation du secret de l’instruction » en relation avec les Ecoutes téléphoniques de Sarkozy par rapport à l’Affaire Liliane Bettencourt, enquête menée par les juges d’instruction Patricia Simon et Claire Thépaut…

Voir l’article original 542 mots de plus

dnred%20enqu%EAtePour Vincent Sauvalère, directeur des opérations au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ce calcul:

38 000 tonnes de cannabis (Made in Maroc), ca fait 1 900 camions de type semi-remorque!

00000000000000000000000000000000000

 

Aviseur International

MAROCSAHMarocRifCannabis

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Maroc et Afghanistan, premiers producteurs de drogue dans le mondeMalgré la baisse régulière et rapide des superficies sur lesquelles s’etend la culture de résine de cannabis, le Maroc reste le premier producteur mondial de celle-ci, relève le rapport 2014 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (l’ONUDC), présenté jeudi dernier à Hanoi au Vietnam.
Avec 38.000 tonnes de cannabis produits sur une superficie de 52.000 hectares en 2012, le Maroc continue à dominer un marché de 177 millions  de consommateurs de cannabis dans le monde, sous forme d’herbe ou de résine. Ce chiffre est situé, d’après ledit rapport,  au milieu d’une fourchette allant de 125 à 227 millions de consommateurs, soit entre 2,7 et 4,9% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans.
Le rapport 2014 de l’ONUDC rapporte que plus de 170 millions de personnes consomment du cannabis dans le monde contre 17 millions pour la cocaïne. Le nombre  total de…

Voir l’article original 160 mots de plus

Aviseur International

dnred_photo

2, mail Monique-Maunoury
TSA 90313
94853 Ivry-Sur-Seine Cedex

Téléphone : +33 9 70 28 10 00

°°°°°°°°°°°°°

La DNRED s’appelait à l’origine la Direction nationale des enquêtes douanières (DNED). Elle lutte contre l’importation illégale de produits sensibles comme les stupéfiants et les armes ou ceux qui sont l’objet d’une contrebande importante (tabac, contrefaçons). C’est en 1988 qu’a été adjointe une direction du renseignement.

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), rattachée à la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, des contrôles et de lutte contre la fraude de cette dernière.

dnred%20enqu%EAte

La DNRED compterait environ 740 agents. Elle comprend notamment trois directions fonctionnelles :

  • la direction du renseignement douanier (DRD – environ 120 agents), chargée de gérer et d’animer la collecte, le traitement et la diffusion du renseignement au sein de l’ensemble des services douaniers ;
  • la

Voir l’article original 84 mots de plus

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Voir ou revoir:

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/marc-fievet-j-ai-ete-lache-par-un-incompetent-assure-l-ancien-agent-infiltre-des-douanes-7764328366

http://marcfievet55.skyrock.com/3211526739-Mais-qui-est-donc-Francois-Auvigne-ancien-eleve-de-l-ENA-promotion.html

000000000000000000000000000000000

uncitoyenindigné

Il faisait plaisir à voir, Arnaud, le slip en vrac sur les chevilles, le pot de vaseline à la main, nous expliquant tout sourire qu’il venait de remporter une grande victoire patriotique en laissant l’américaine General Electric reprendre l’activité  énergie qui représente 70 % du chiffre d’affaires d’Alstom.

 Image

Depuis des semaines il nous bassinait avec l’allemande Siemens. Alstom plus Siemens allait permettre de construire un grand consortium européen de l’énergie dont Alstom serait l’âme, et même international, puisque le Japonais Mitsubishi y mettait lui aussi un pied. Quel ministre de l’économie on avait là, on ne fait pas mieux ! De surcroît il nous laissait entendre que le premier ministre Valls était hostile à ce projet mais il ne ferait qu’une bouchée du petit bonhomme, car plus patriote que lui, Arnaud, y a pas.

Et puis vendredi soir, il annonce tout faraud qu’il a gagné son bras de fer…

Voir l’article original 1 660 mots de plus

loi-colonisationLe 27 août 1904, Marchand, le plus célèbre conquérant colonial français, envoyait une très longue lettre à Meynier dans lequel on trouve cet axiome à méditer : « aujourd’hui chefs illustres ou connus : il n’y a pas de meilleurs soldats que les criminels ».

°°°°°°°°°

12 novembre 1898 : L’armée française entre dans Ouadougougou. 22 avril 1900 : Le drapeau français flotte sur le Tchad. 25 juillet 1900 : Le domaine attribué à la France entre Niger et Tchad devient le 3ème Territoire militaire. Comment cette conquête s’est-elle réalisée ?
Le texte ci-dessous s’appuie sur le livre que tout progressiste doit lire « Les fils de rois » basé sur une lecture rigoureuse des archives militaires.
1 Ouagadougou
En juillet 1898, le capitaine Voulet, chef du détachement chargé de marcher sur le Tchad, a prévenu par écrit ses supérieurs : « Il serait présomptueux de ma part de prendre quant aux régions à l’Est de Say d’autres engagements que celui d’assurer le succés ». Voulet, comme son second Chanoine, « tiennent des raisonnements sur les avantages de la terreur, prétextant que la guerre la plus « humanitaire », est la plus courte, donc la plus impitoyable. Ils avaient tous deux la prétention de gagner le cœur de leurs soldats en laissant libre cours à leurs plus bas instincts ».
Fin octobre 1898, en zone déjà colonisée, la troupe Voulet Chanoine stationne « à Ségou. Aucun nouveau commandant de région n’aurait cru bon de déroger aux coutumes de ses prédécesseurs. L’un d’eux eut six femmes attitrées dont cinq avaient de dix à quinze ans ». Comment les soldats se répartissaient-ils les femmes ? « La sélection s’effectuait ainsi : les femmes étaient rassemblées sur la place d’appel et, suivant son grade et son ancienneté, en commençant par les Européens, chacun choisissait la « moussa » qui lui plaisait… »
« Le 12 novembre, à 9 heures, le détachement entra dans Ouagadougou. Le retour de l’ancien conquérant pétrifia les indigènes… ». En 1896, « il faisait achever ses porteurs trop fatigués pour pouvoir aller plus loin. Blancs et Noirs de sa mission étaient tous des voleurs : les céréales et le bétail les attiraient. En plein jour, sur les grands chemins, dans les marchés et aux marigots, les uns après les autres, en riant, ils violaient toutes les femmes jeunes et gardaient les plus belles… Le jeune officier à la recherche de l’empereur Mog’Naba … faisait décapiter les vaincus quand il ne maniait pas la lame lui-même : les vaincus s’allongeaient devant lui et tendaient le cou, faute d’avoir su répondre. Partout, villages dévastés et incendiés signalaient son passage… Voulet avait fait tuer et éventrer des femmes enceintes dont il avait examiné, disait-on, à l’aide de sa canne ou de sa cravache, le contenu palpitant des entrailles. A Lergo… il avait fait décapiter quarante innocents ».
A Ouagadougou, la colonne prit le temps de grossir et de pourvoir à son ravitaillement : bœuf à bosse du Niger, moutons, chevaux, toiles, mil… « En quittant Koupéla le 24 novembre pour s’enfoncer dans le Gourma … Chanoine ne pouvait plus suivre la ligne télégraphique car sa construction avait déjà saigné le pays et il ne restait plus assez d’hommes valides pour porter plus avant la voix de la civilisation ». Il remonta donc vers Say et Sansonné-Haoussa.
2) Sansanné Haoussa
Le 5 janvier 1899, la colonne Voulet Chanoine campa à Sansanné Haoussa. A l’intérieur du campement, sur une île malsaine, « se trouvait le plus extraordinaire ramassis d’êtres humains : tout d’abord huit cents porteurs mossis parqués dans un espace entouré d’une haie d’épines. Puis les prisonniers capturés en cours de route, de Say à Sansanné Haoussa, ou lors des reconnaissances, entassés dans une autre enceinte ».
« La dysenterie rongeait les porteurs. Depuis qu’ils étaient sur ce tas de sable au bord du fleuve, ils avaient passé leurs nuits à trembler de détresse et de froid, nus, sans abri, sans même une couverture… Ils étaient, cela va sans dire sous-alimentés… Le docteur Henric les maintenait en quarantaine, car ils répandaient une odeur infecte ».
« Qu’on me foute la paix avec cette négraille ! hurlait le capitaine Chanoine… des porteurs ? Je vais vous en trouver, moi, des porteurs ! Il était aussitôt parti avec ses cavaliers. Quand ils étaient rentrés, ils ramenaient une centaine de gaillards hébétés. Ils avaient aussi pris quelques femmes, comme ça, pour se changer les idées ».
« Les razzias opérées dans les villages pour se procurer des porteurs se multiplièrent. A ses tirailleurs, Voulet avait appris à mettre un point d’honneur à rapporter le plus gros butin possible, le plus grand nombre de femmes, et surtout de réserve de mil ou de riz. .. quatre vingt prisonniers furent attachés au moyen de lanières qui les étranglaient presque. Ceux qui faiblissaient ou refusaient d’avancer étaient abattus. ».
« Le 9 janvier, le chef des Kourteï contemplait, impuissant, les cadavres de cent un hommes, femmes, enfants percés de coups de lance et de baïonnette… Sur les ordres de Voulet, les tirailleurs avaient rapporté les mains ou les têtes des ennemis, afin que l’on puisse contrôler, preuves à l’appui, les chiffres qu’ils avançaient ».
« Le sort de Sansanné Haoussa fut décidé. On commença par s’y fournir régulièrement et gratuitement, en légumes, en mil, en volailles et en poissons. Ensuite, quand les greniers et les jardins furent vides, que l’or se fit plus rare, on s’en prit aux jardiniers, à leurs enfants et, bien évidemment aux femmes. Celles-ci payèrent un lourd tribut. On en pendit quelques-unes, puis d’autres encore, enfin quelques dizaines après en avoir largement usé par escouades entières ».
3) La colonne en marche
« Le vendredi 13 janvier, la saison sèche commencée, l’armée passa de l’autre côté du fleuve pour marcher au Nord-Est. L’immense caravane occupait un front de plusieurs kilomètres… au centre du dispositif avançait le convoi des animaux de bât ainsi que le gros des porteurs… à droite marchaient les femmes ; elles allaient pour la plupart dans le plus simple appareil, portant sur la tête les ustensiles de cuisine et la vaisselle… A gauche, les troupeaux piétinaient ; des bergers foulbés, enlevés avec leurs bêtes, menaient bœufs, vaches, veaux et quelques chèvres… »
« Derrière la colonne, le long du Niger, de grands bâtons étaient plantés dans le sol. Des pécheurs, autrefois, y auraient mis leurs filets à sécher. Désormais, fichées au sommet de ces pieux, c’étaient des têtes qui pourrissaient au soleil, dévorées par les mouches… Liboré dut fournir chevaux, moutons et bœufs, ses habitants avaient été massacrés et les hameaux alentour incendiés ».
« La marche sur Hamdallaye fut terrible. La colonne s’étirait sous un soleil brûlant… en zone sahélienne… Quand un porteur venait à faiblir, un unique avertissement lui était signifié, sous la forme d’une grêle de coups. Inévitablement, le malheureux chancelait quelques mètres plus loin. Un coup de sabre ou une balle de révolver marquait pour lui la fin du voyage… A l’avant, Voulet ne daignait même pas se retourner sur ce piètre spectacle ».
« Hamdallaye fut pillé et brûlé après que les hommes exaspérés eurent massacré vingt cinq femmes et enfants. Voulet systématisa la politique de la terre brûlée : le 25 janvier, il dépêchait Peteau avec l’ordre de tout détruire dans un rayon de quinze kilomètres jusqu’au moindre grain de mil ».
« Le 27, la mission déboula à Dounga. Le soir, autour des feux, puis plus tard sous les tentes, ce fut à nouveau la bamboula. On fit ripaille, on se « maria »… Le nombre de femmes « autorisées » était passé de deux cents à huit cents, peut être mille »…
4) Les autorités françaises informées par plusieurs rapports
En avril 1899, la colonne Voulet Chanoine ravageait le centre du continent depuis déjà 6 mois. « La terre d’Afrique bruisse de mille échos ». Des rapports en informaient les autorités françaises comme celui du commandant Crave le 19 mars ou de « Monsieur Peteau » début avril. Le 17 avril, un rapport de Melle Corvin parvint au ministère des Colonies. Jusqu’à présent, le gouverneur du Soudan temporisait : « la prudence conseillait d’attendre les révélations verbales du commandant Crave, de faire la part des inexactitudes, des témoignages de deuxième main, de ne pas accuser Voulet à la légère ». Le 18 avril, il reçut un deuxième rapport du capitaine Granderye. Il affirmait que Voulet justifiait les réprésailles par l’action de Touaregs belliqueux ; or, il n’y avait aucun Touareg dans cette région. Prétexte.
« C’est pour excuser ses meurtres, son pillage et ses incendies… L’esprit des populations est excellent puisque, après les pillages commis par la colonne Chanoine, au lieu de s’enfuir elles sont restées tranquilles dans leurs villages ruinés, se contentant de réclamer, et encore timidement… A Kakou, les habitants hommes et femmes ont été déshabillés et laissés entièrement nus. Tout le mil encore sur pied a été coupé et brûlé pour ne laisser aucune réserve aux habitants… Dans le Tarodi, les cadavres des porteurs tués par ordre commençaient déjà à jalonner la route suivie par la colonne… Sur la rive gauche, toute la région a été mise à feu et à sang. Beaucoup de villages ont été brûlés… A Sansanné Haoussa … environ quatre vingt dix à cent vingt femmes et enfants furent assassinés à coups de baïonnette parce que les femmes étaient trop vieilles et les enfants trop petits pour suivre la colonne… A Hamdallaye, brûlé et pillé, vingt-cinq femmes nues noires et de petits enfants ont été massacrés à coups de baïonnette… A Karma, le capitaine Chanoine fit réunir tous les hommes sous prétexte de faire un cadeau au chef ; il en emmena 40 et fit exécuter 50 autres… Quant aux porteurs, chaque fois que l’un d’eux ne peut plus suivre, on l’abat à coups de sabre ou de baïonnette pour économiser les balles… A Say, une vingtaine de cadavres abandonnés ont été seulement jetés dans un bouquet d’arbustes… »
Les autorités françaises décidèrent alors d’envoyer une deuxiéme colonne dirigée par le colonel Klobb pour faire un constat sur l’action de la mission Voulet Chanoine. Cette unité aussi, va avoir besoin de porteurs et de nourriture ; cependant, ses rapports, aussi froids et neutres soient-ils, nous donnent aujourd’hui des informations irremplaçables.
5) La mission Voulet Chanoine Joalland à Birni n’Koni
Le 9 mai 1899, la troupe continua sa mission en direction du Tchad. Elle atteignit ainsi Birni n’Koni dont quelques « guerriers » essayaient de protéger l’accès à l’aide de flèches et de pavés. Les boulets de canon de Joalland en vinrent aussitôt à bout. Les habitants quittèrent la ville. « On les laissa sortir, les gens de Birni n’Koni. Pour peu, ils auraient cru que le salut se trouvait au bout de cette course effrénée. Mais Voulet les attendait. Les femmes et les enfants d’abord. Puis, les vieux, armés de leurs bâtons, les « chibanis » et les aveugles… On sabra jusqu’à épuisement… »
« On suivit les survivants dans la ville… l’intérieur ressemblait à une taupinière, avec des rues couvertes, des maisons fraîches et propres construites autour de patios, avec des logements pour les femmes, des bains, des serviteurs, des écuries, des greniers pleins de bonnes choses… Les boutiques regorgeaient de marchandises et de tant de monde qu’on ne savait plus qu’en faire. Les tirailleurs n’en croyaient pas leurs yeux. Les gosses : un coup de crosse suffisait à les faire taire, leur crâne explosait comme une noix. Les femmes qu’on ne gardait pas, on leur enfonçait la baïonnette « par le trou qui est fait exprès » comme disait le sergent Laury ».
« Il suffisait de pousser une porte du pied pour se trouver devant un vieillard en longue robe blanche… Un coup de sabre ou de baïonnette et il tombait en blatérant comme un chameau. Derrière, dans le noir, il y avait la douzaine de paires d’yeux des enfants qui vous regardaient… Les gosses, on les tuait à coups de crosse. C’était facile. Puis on sortait les femmes dans la cour. Et si on en avait envie, c’était le moment. On les écartait, on les dépiautait ; l’affaire était faite ! On prenait ce qui avait été épargné par la vérole… Les autres, on les saignait comme des brebis. Les hommes, ivres de sang et d’enthousiasme, étaient épuisés. Toute la colonne de combat avait disparu dans la ville et se donnait du bon temps… »
« On fit asseoir cinq à six mille prisonniers au soleil, en attendant de les trier. On dressa un enclos au bord du fossé. Puis un autre encore, plus petit, pour les femmes… On avait capturé le sultan … Chanoine le fit jeter à ses pieds et lui cracha au visage… le fit raser complètement… lui arracha ses vêtements… lui donna lui-même plusieurs coups de cravache ».
« Le soir, on « dépucela » toutes les femmes. Cette fois, l’honneur en revient aux artilleurs, qui l’avaient bien mérité… Les artilleurs de Joalland artillèrent donc, sous les acclamations de leurs camarades… On fit ripaille… Tard dans la nuit, on vit des tirailleurs ivres morts, vautrés dans leur butin. On ne mangeait plus mais on buvait encore… Le lendemain, il fallut dégager les cadavres des ruines, des cours et des rues. Il fallut cinq jours pour venir à bout de cette tâche macabre… Une terrible chaleur régnait sur la ville. L’odeur était infecte. On jeta les cadavres pêle-mêle dans les fossés, avant de les recouvrir de terre. Sept ou huit mille, on ne savait plus très bien… Le 15 mai, quatre corvées détruisirent toutes les cases et les magasins à mil »… Le 23, les officiers Joalland, Henric (médecin) et Bouthel (dont la compagnie est chargée des femmes dans le convoi) signent le rapport : « Le sergent major Laury fera mettre le feu aux cases et aux magasins ».
Quand la mission quitta Birni n’Koni, le 24 mai 1899, la petite ville, située sur la carte 2°49’ de longitude et 13°46’35’’ de latitude avait cessé d’exister. Pendant ce temps, le colonel Vimard, gouverneur du Soudan, avait longtemps temporisé, craignant pour ses galons, pratiquant la rétention des informations. Le 28 avril, il se décida enfin à « expédier » l’affaire à Chaudié, gouverneur de l’Afrique occidentale.

——————————————–

ne douloureuse illustration tirée de l’ouvrage La Gloire du Sabre de Vigné d’Octon (Flammarion, Paris, 1900), avec sa légende :

atroce-63561

Ainsi on alignait les têtes « comme à l’exercice »

————————————————————–

6) La colonne infernale
« Depuis Birni n’Koni, les deux chefs blancs s’étaient montrés d’une cruauté inouie. La terreur les précédait. Le 26 mai, on avait pris Darna… et brûlé, dans la foulée le village de Lalamé. Le 28 mai, on alla se divertir à Rima. Là, il y avait du monde, douze à quinze mille habitants… Pour fêter son départ du pays de Konni, la colonne Voulet Chanoine brûla Rima jusqu’à la dernière case. Le 29 mai, à Landazamé, on quitta la vallée du Goulbi n’Rima pour pénétrer dans le Gobir. Le 2 juin, la colonne entra dans Sabon-Birni… les habitants et leur chef avaient vidé les lieux. On y fit un long séjour. Chanoine, en mal de reconnaissance, châtiait ses hommes à tour de bras. Un jour, il condamna toute une section à recevoir vingt cinq coups de corde. De son côté, Voulet interrogeait et faisait décapiter les suspects les plus avares de renseignements… Le 23 juin la mission Afrique-Centrale était réunie au grand complet à Tibiri… Pour les soixante prisonniers locaux que Voulet avait sous la main … ce fut l’horreur ». Le 26 juin, Chanoine et Joalland campèrent à karangoni. Le lendemain, Chanoine déboucha sur Katiata. Le 30, Voulet le rejoignit.
« Tout au long du mois de juin, on avait baigné dans l’orgie. Chaque village, désormais, était mis à sac. On en était venu à ne plus savoir que faire des prisonniers. Captives et porteurs encombraient le convoi. Alors, on tuait. Systématiquement. On avait cessé de décapiter ; la force de l’habitude poussait les hommes à faire preuve d’imagination. On pendait, on assommait, on précipitait les corps dans les puits inutiles, on brûlait, on laissait pourrir les cadavres en plein champ. Une horde de chiens, sûrs de trouver leur pitance, suivait l’armée. La nuit, les hyènes venaient tirer les pendus par les jambes, attirées par cette excellente nourriture. Les cordes étaient longues, les arbres étaient bas. Le pendu mourait lentement, les pieds tournoyant à quelques centimètres du sol, espérant, jusqu’au bout, pouvoir enfin reprendre souffle et reposer les membres tétanisés. C’était un jeu.
« Le soir devenait morne à la popote des officiers. Voulet avait souvent des crises d’apathie… Chanoine souffrait épisodiquement de dysenterie… Il ne tenait plus de registres, ne noircissait plus de colonnes… Le 1er juillet, le détachement de combat se présentait à Koran-Kalgo… Chanoine fit exécuter des « prisonniers » : cent cinquante femmes et enfants. Le 7 juillet, la colonne de combat fit une reconnaissance vers Magarya, puis Guidam-Boultou.
7) La colonne Klobb- Meynier à la poursuite de la colonne Voulet Chanoine Joalland
« A partir de Lougou et Tongana », cette deuxième colonne constate de visu le passage de la première, assez peu de temps auparavant : des « objets divers abandonnés », des « villages incendiés » et des « ossements humains épars ». « Sur leur route, ce n’était plus que villages brûlés ou ruinés : Doundahé, Diuoane, Koulti, Bazaga »…
Le 26 juin, ils parviennent à Birni n’Koni où le colonel Klobb note que Voulet Chanoine et Joalland ont tué là « mille hommes ou femmes, pris les sept cents meilleures femmes, les chevaux et les chameaux ». Le lieutenant Meynier précise entre autre que des fosses communes, il a vu surgir « de ci de là, des débris humains sur lesquels s’exerçait la faim de grands chiens efflanqués ». ils remarquent tous deux que les fossés « avaient été remblayés pour servir de fosses communes ».
De Birni n’Koni à Gollelé « les villages étaient toujours désespérément vides, dévastés, brûlés, pillés de leurs vivres ». Le 3 juillet, la troupe quitta la forêt. « Les rives du Goulbi n’Sokoto étaient défrichées et, au milieu de très riches cultures, les voyageurs découvrirent de nombreux villages. Il n’en restait plus que des ruines. Comme les autres, Sabon birni avait été dévasté »… Le 5 juillet, après le passage dans Aragourni, Klobb nota froidement : « Voulet brûle tout exactement… les habitants terrorisés par son passage s’enfuient généralement en me voyant venir »…
Le 6 juillet on découvrit les cendres de Tibiri où le rapport note « Immense village avec beaucoup de vides ; complètement brûlé… Femmes pendues ». Klobb et Meynier font une sinistre découverte « des cadavres de dizaines de femmes pendues dans les bosquets environnants »…
11 juillet. La colonne atteignit Koran-Kalgo. « Horreur indicible ». « Arrivée dans un petit village brûlé rempli de cadavres. Deux petites filles se balancent au bout d’une branche (colonel Klobb). »
Les péripéties de la rencontre entre la colonne Klobb Meynier et celle de Voulet Chanoine Joalland n’ont pas d’intérêt ici. Notons seulement que les deux sont rassemblées sous les ordres de Joalland pour continuer la marche victorieuse vers le Tchad.
8) La colonne Joalland parvient au Tchad
Le regroupement des deux colonnes fournit une force militaire apte à apeurer toute l’Afrique Centrale . C’est ainsi que l’ancien sultan de Zinder qui avait résisté à une expédition française précédente fut décapité par la colonne Joalland, sa tête piquée au bout d’une haute perche. Quatre autres exécutions suivirent. « Ce geste d’autorité eut pour effet immédiat d’amener les petits chefs locaux à faire allégeance au nouveau sultan. Celui-ci prit « l’engagement d’approvisionner la garnison de Fort Cazemajou, femmes, serviteurs, esclaves et troupeaux compris ».
Le 13 octobre 1899, Joalland, Meynier et leur colonne atteignirent les rives du Lac Tchad à Ouidi. Joalland en rendit compte immédiatement : « Notre drapeau flotte sur les rives du Tchad… Notre mission a réussi complètement. Je suis fier d’être le chef de cette troupe qui se prépare à la conquête du Kanem ». La colonne, sans autre but précis que s’emparer du Tchad, commença par faire le tour du lac. Les Français s’emparèrent successivement de Nguigmi au nord, de Ngouri au nord est, puis de la rive sud est du lac. Pendant ce temps, la mission « saharienne » de Fernand Foureau et du commandant Lamy « pacifiait » définitivement les territoires traversés par les troupes françaises qui les avaient précédés.
Durant le mois de décembre, la colonne Joalland marcha vers le Sud pour faire sa jonction avec la colonne Gentil qui, selon toute vraisemblance, remontait du Congo. A la veille de Noël 1899, des troupes furent détachées sous les ordres de Meynier pour conquérir le Baguirmi (région entre l’erguig et la route d’Abéché) » ; loin vers le sud elles atteignirent Bousso puis Sahr. Le 3 janvier 1900, « pour fêter le nouveau siècle, Joalland prit Mao, à cent kilomètres au nord du lac », avant de revenir faire sa jonction avec Meynier à Guilbeï..
Le 22 avril 1900, la prise de Rabah (six kilomètres au nord de l’actuel N’Djamena) terminait la conquête du Tchad. « Un des tirailleurs de Joalland abattit le sultan dont la tête fut tranchée pour être exhibée aux vaincus. Meynier reçut une nouvelle blessure aux jambes ».
Le 7 décembre 1900, la Chambre des députés enterra l’affaire Voulet Chanoine. Une écrasante majorité de quatre cent neuf voix s’éleva contre la constitution d’une commission d’enquête. Le 25 juillet 1900, le domaine attribué à la France entre Niger et Tchad devint le 3ème Territoire militaire.
Le 27 août 1904, Marchand, le plus célèbre conquérant colonial français, envoyait une très longue lettre à Meynier dans lequel on trouve cet axiome à méditer : « aujourd’hui chefs illustres ou connus : il n’y a pas de meilleurs soldats que les criminels ».

http://tchadonline.com/index.php/colonisation-francaise-du-niger-et-du-tchad-par-la-colonne-voulet-chanoine-joalland-un-crime-contre-l%E2%80%99humanite/

http://www.gauchemip.org/spip.php?article103

LIRE aussi:http://ldh-toulon.net/la-colonne-infernale-de-Voulet.html

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

billets

Du petit jeu comparé à:

Bygmalion_groupe

00000000000000000000000000000

Cyber-risques - Cybercriminalité - NOUVEAU MONDE

Une cyberattaque du nom de « Luuuk »

C’est Kaspersky, une société spécialisée dans la sécurité des systèmes d’information, qui a repéré l’attaque. Plus précisément des virements frauduleux allant de 1.700 à 39.000 euros. Au total les pirates ont réussi à détourner 500.000 euros en une semaine.

Kaspersky a immédiatement contacté les forces de l’ordre et l’établissement concerné, ce qui a permis d’ouvrir une enquête. Les victimes seraient essentiellement des personnes résidents en Italie et en Turquie.

En revanche les auteurs de l’attaque ont pris soin d’effacer toutes les traces de leur activité et restent introuvables.

Lire

Voir l’article original

  « Pentagone français »: deux hommes, dont un officier, mis en examen

Le marché avait été attribué au groupe Bouygues. « Bouygues constate que cette enquête ne la vise toujours pas, ni de près ni de loin », a déclaré à l’AFP Me Antonin Lévy, avocat du groupe.

e173d4fd6c80a0a0b28909954c5b8868852efadbPar AFP, publié le 13 Mai 2014 à 20:41

Deux hommes, dont un officier, ont été récemment mis en examen dans l’enquête pour corruption autour de l’attribution du chantier du futur ministère de la Défense, le « Pentagone français », a indiqué mardi une source judiciaire qui confirmait une information du Canard Enchaîné.

Ces deux quadragénaires ont été mis en examen il y a environ deux semaines, a indiqué cette source.

Le militaire, un capitaine en poste au ministère de la Défense, est soupçonné d’avoir fourni des documents à l’autre homme, un intermédiaire franco-tunisien, a-t-on poursuivi.

LIRE:http://www.directmatin.fr/france/2014-05-13/pentagone-francais-deux-hommes-dont-un-officier-mis-en-examen-677491

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L’attribution à Bouygues par le ministère de la Défense d’un contrat de 3,6 milliards dénoncée dans un rapport secret

Le Canard Enchaîné 15 mai 2013 – Hervé Liffran et Christophe Nobili – Extraits

Ce rapport « confidentiel-défense » dévoile les efforts de Gérard Longuet, alors ministre de la Défense de Sarkozy, pour bloquer l’enquête sur l’attribution du marché à l’ami Bouygues. Un contrat de 3,6 milliards…
gerard-longuet-nicolas-sarkozy
Un soupçon en béton
Pression sur des hauts fonctionnaires, enquête bidon, cachotteries à la justice… Gérard Longuet, l’ancien ministre de la Défense de Sarkozy, et son entourage auront tout essayé pour étouffer l’affaire du « Balardgone »* c’est ce que révèle un rapport estampillé « confidentiel-défense », dont disposent, depuis début avril, les juges d’instruction Guillaume Daïef et Serge Tournaire. Ces magistrats enquêtent sur les conditions d’attribution à l’entreprise Bouygues du fabuleux contrat de 3,6 milliards pour la construction et l’entretien du nouveau siège des armées dans le quartier parisien de Balard.
LIRE:http://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/05/21/lattribution-a-bouygues-par-le-ministere-de-la-defense-dun-contrat-de-36-milliards-denoncee-dans-un-rapport-secret/
Lire aussi :
* Ministère de la Défense: l’attribution du marché fait l’objet d’une information judiciaire pour « corruption » (France Info 7/12/11)
Les frais de Gérard Longuet, actuel ministre de ma Défense, « pris en charge » par Ben Ali en 2006  (Les Inroks– 30/5/11)
Gérard Longuet dément s’être offert une maison avec des timbres rare (20 minutes 25/9/10)
Diplômé d’études supérieures (DES) en sciences politiques en 1968, Gérard Longuet, en 1964, prend part, en compagnie d’Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, groupuscule d’extrême droite souvent impliqué dans des affrontements violents contre l’extrême gauche.
1488576_3_9758_gerard-longuet-aurait-ete-remunere-en-2009-par_1300003056En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d’extrême droite Occident d’avoir été un des instigateurs d’une expédition violente contre des étudiants d’extrême gauche à l’université de Rouen (l’un de ces derniers étant laissé dans le coma après l’attaque), Gérard Longuet est inculpé et condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d’amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation», en même temps que douze autres militants d’extrême droite, dont Alain Madelin, Alain Robert et Patrick Devedjian. Il est amnistié en juin 1968.
Après la dissolution, par le Conseil des ministres, d’Occident en octobre 1968, il rejoint le Groupe union défense (GUD), groupuscule d’extrême droite mené par Alain Robert, dont il écrit la charte, puis Ordre nouveau, destiné à rassembler les nationalistes. Il fera partie en 1971 avec Claude Goasguen de la direction de ce mouvement, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin 1973  pour « atteinte à la sûreté de l’État ».
Il entre à l’École nationale d’administration (ENA) en 1971 et en sort en 1973 (promotion François Rabelais). Entre temps, en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année. De ses engagements à l’extrême droite dans les années 1960-1970, il dit : « J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompé sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer ». (Wikipédia)

0000000000000000000000000000000000000000000000000

irak

Comment ne pas repenser à Charles Pasqua?

 

« Pétrole contre nourriture » : fin de partie judiciaire pour PASQUA

EXTRAIT:

« Entre eux, le numéro de duettiste est rodé. Le jour de leur interrogatoire, Guillet chauffe la salle. Il retrace ses liens avec l’Irak. Raconte son intimité avec Tarek Aziz, alors vice-Premier ministre de Saddam Hussein, un « chrétien comme lui », qui le recevait régulièrement à Bagdad. Quand Tarek Aziz a voulu remercier Pasqua de l’avoir accueilli quelques années plus tôt sur ses terres dans les Hauts-de-Seine, en lui allouant des barils de pétrole, Bernard Guillet reconnaît avoir d’abord accepté, avant de se raviser. « Je veux le dire publiquement à Charles Pasqua : je suis désolé de l’avoir entraîné, même involontairement, dans cette affaire. » Soucieux de dédouaner publiquement son patron, il développe la thèse du complot géopolitique visant à punir la France, qui avait menacé de mettre son veto à l’invasion de l’Irak, en compromettant une de ses personnalités politiques de premier plan. »

LIRE:  http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20130708.OBS8491/petrole-contre-nourriture-fin-de-partie-judiciaire-pour-pasqua.html/

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Resistance71 Blog

Excellent article de Thierry Meyssan qui apporte un angle d’analyse inédit sur la partition en cours du Moyen-Orient en accord avec la carte du projet de « Grand Moyen-Orient » des criminels néo-cons yankees et qui utilisent le système de guerre par proxy de Zbigniew Brzezinski. Le Moyen-Orient est en pleine guerre d’influence des compagnies pétrolières Exxon-Mobil (Rockefeller) et ARAMCO (Arabie Saoudite) pour le pétrole et les hydrocarbures volés en Syrie et en Irak et revendus en parallèle. Une chose très importante dite par Meyssan au sujet des prix spéculatifs du pétrole, le barril étant retourné à 115 US$ comme en 2013, ce n’est pas à cause de l’offre, Meyssan nous confirme que les « marchés sont excédentaires », mais à cause de l’approvisionnement et la fermeture des oléoducs.

Une chose à dire ici de nouveau: Si nous voulons en finir à tout jamais avec la spéculation pétrolière dont les entreprises criminelles pétrolières font…

Voir l’article original 1 220 mots de plus

Entre les lignes entre les mots

C’est maintenant ou jamais : François Hollande et Jean-Yves le Drian doivent briser la loi du silence et nous devons nous mobiliser pour obtenir la vérité.

En 1994, le génocide des Tutsi au Rwanda a fait entre 800 000 et 1 million de victimes, massacrées pour la seule raison qu’elles étaient tutsi ou opposées au génocide. Des dirigeants politiques et militaires français ont apporté leur soutien aux génocidaires avant, pendant et après le génocide.

20 ans après, toute la lumière doit être faite sur la politique de la France au Rwanda.

Depuis 20 ans, les travaux de nombreux chercheurs, journalistes, juristes, organisations de la société civile et des rescapés et de leurs familles, ont démontré l’implication française dans le dernier génocide du XXe siècle. Des procédures judiciaires sont en cours, mettant potentiellement en cause des Français (enquête sur l’attentat contre l’avion du président rwandais, plaintes de rescapé-e-s tutsi…

Voir l’article original 205 mots de plus

0000000000000000000000000000000000000000

000000000000000000000000000000000000000

BGARZON

GARZON°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

03.wir.skyrock.net

 

Le refus de témoigner de mon infiltration dans l’organisation de Locatelli durant l’opération DINERO  (et non Deniro…. ) est démontré!
—————–
Pourtant dans la même période,
la DEA me transmettait des documents diffusés par
INTERPOL
IINTERPOL
CONFIDENTIEL
A l’usage exclusif de la police et de l’autorité judiciaire.
GARZON1
00000000000000000000000000000000000

La demande de révision de Marc Fievet AKA NS 55 DNRED

RCMP

La réponse de Maître Eric CLEMOT, LL.D. Avocat, Ministère de la Justice du Canada, Groupe de la révision des condamnations criminelles, 284, rue Wellington (222 Queen, 11ième étage -OTTAWA, Ontario – K1A OH8) pour rejeter ma demande de révision.

Vous prétendez aujourd’hui que vous agissiez à l’époque en qualité d’informateur des Douanes dans la lutte que se livrait l’Etat français contre le trafic de stupéfiants. Vous dites que vous avez été recruté en 1988 par le D.N.R.E.D. et que vous étiez enregistré sous le N° : NS 55. Vous avez commencé à travailler pour les Douanes françaises le 5 mai 1988. Vous n’étiez pas un agent des douanes et étiez rémunéré pour toute information menant directement à une poursuite judiciaire. Vous prétendez que vous étiez à l’époque en contact avec les autorités douanières jusqu’à une date antérieure à votre arrestation, le 23 septembre 1994.
Il ressort cependant de votre dossier que les autorités Douanières françaises n’étaient pas au courant de vos activités à l’exception de celles pour lesquelles vous étiez payées. Vous auriez reçu de l’administration des douanes françaises une somme de 2 125 000fr pour vos bons et loyaux services rendus à l’Etat français. Votre réputation auprès des douanes n’était plus à faire puisque les renseignement que vous aviez fournis auraient soit disant entraîné la saisie de 18 tonnes de résine de cannabis, 149 kg de cocaïne, 500 cartons de cigarettes et la saisie de 32 vaisseaux et véhicules auraient permis d’arrêter 97 personnes en flagrants délits entre 1988 et 1994. Vous avez même permis soit disant l’identification d’un membre important de l’IRA. Vous prétendez encore que de février 1993 à septembre 1994, période correspondant à votre infiltration dans l’organisation mafieuse LOCATELLI, vous auriez signalé aux autorités canadiennes et anglaises d’importantes quantité de stupéfiants qui furent saisis (ex: Navire Almeer III, Opération Belt-RCMP, Opération Camberra). Votre rôle consistait donc à procéder à l’achat de différents navires destinés au transport de substances stupéfiantes pour le compte d’organisation des narcotrafiquants, et ce avec l’entente et le soutien constant des services des douanes françaises pour lesquels vous travailliez à l’époque.
Vous nous informez également que les douanes françaises ont, notamment, par l’intermédiaire de deux de ces agents, MM. Christian Gatard et Michel Rotard, pris en location aux côtés de votre épouse, le restaurant Saint-Georges que vous exploitiez à Estepona dans le sud de l’Espagne, afin de vous assurer une couverture de premier choix et permettre l’infiltration d’autres agents.
Vous prétendez avoir subi des pressions des autorités françaises à l’époque afin que vous plaidiez coupable et ne révélez pas aux autorités Canadiennes votre véritable statut d’informateur auprès des douanes françaises. Votre fille, Muriel Fiévet, et votre épouse prétendent également avoir subi à l’époque des pressions pour vous inciter à plaider coupable. En retour, on vous aurait laissé croire que les choses s’arrangeraient lorsque vous seriez extradé vers le territoire français.
Nous constatons que vous avez effectivement plaidé coupable devant le juge canadien à un complot d’importation au Canada de 5419kg de cocaïne, sans l’assistance d’un avocat. Vous avez été condamné, suite à votre plaidoyer, à une peine maximale d’emprisonnement à perpétuité sans peine minimal à servir. Vous avez décidé, par conséquent, de purger votre peine d’emprisonnement en France, comme vous en aviez la possibilité en vertu des conventions passées entre les deux pays.
Vous prétendez maintenant que vous avez plaidé coupable en Angleterre et le 5 août 1997 au Canada sur l’insistance des autorités douanières françaises. Vous prétendez avoir reçu la visite au pénitencier de Renous des fonctionnaires français, Messieurs Bernard Roux, de l’ambassade de France à Washington-DC, Christian Gatard, représentant de la Direction Générale des Douanes de Paris et Olivier Arribe, Consul Général de France à Moncton qui vous ont incité à plaider coupable. Vous prétendez également que dés le lendemain, soit le 6 août 1997, suivant les conseils de vos émissaires, vous auriez demandé votre transfert en France, croyant aux promesses des autorités françaises quant à une prise en considération de votre qualité d’informateur auprès du service des Douanes françaises afin de vous octroyez une réduction de votre peine au minimum.
Vous n’avez donc pas révélé votre qualité d’informateur des douanes françaises devant le juge canadien lors de votre plaidoyer de culpabilité sur la recommandation de ces autorités. Vous auriez d’ailleurs reçu, tout au long de votre détention en Espagne, Angleterre et finalement au Canada, la visite de hauts fonctionnaires des douanes françaises et du corps diplomatique français dans le but de vous encourager à plaider coupable afin de ne pas révéler votre action dans la lutte contre les narcotrafiquants. En contre partie, vous prétendez que ces hauts fonctionnaires vous auraient assuré une libération rapide dès votre retour en France. Vous prétendez enfin ne pas avoir révélé au tribunal votre véritable identité afin de préserver la sécurité des membres de votre famille à l’égard d’éventuelles mesures de représailles du milieu.
Une fois transféré en France, vous avez été écroué à la maison d’Arrêt de Seine St Denis, le 10 juillet 1998, en application de l’accord bilatéral Franco-Canadien sur le transfert des personnes condamnées. Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine Saint Denis) a été saisi de votre cas, le 22 janvier 1999, afin de substituer à la peine d’emprisonnement à perpétuité la peine correspondante en droit français pour ce genre d’infraction. La peine d’emprisonnement à perpétuité a donc été commuée en une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie d’une peine de sûreté de 10 ans. Votre peine de sûreté a cependant été ultérieurement annulée par le tribunal correctionnel de Nantes, le 20 mars 2002, au motif qu’elle était sans fondement juridique. Les autorités judiciaires françaises se déclarent aujourd’hui incompétentes pour statuer au fond du dossier, en vertu des règles du droit international et se cantonnent à l’application du jugement canadien exécutoire en France.
Or, il s’avère qu’aujourd’hui vous êtes toujours en détention dans un pénitencier français, alors que vous auriez pu bénéficier d’un régime de permissions de sortir plus favorable et d’une libération conditionnelle plus tôt si vous étiez resté au Canada. Après une longue grève de la faim qui s’est terminé à l’hôpital et une grâce présidentielle refusée en mars 2001, vous placez dorénavant votre espoir dans la réforme de votre jugement canadien puisque les juges français, refusent de toucher au fond du dossier. C’est dans ce contexte que votre fille, Muriel Fiévet, a présenté en votre nom, le 9 septembre 2001, une demande de révision auprès du Ministre.
Elle prétend que vous auriez du être informé avant votre transfert sur la manière dont les autorités françaises vous feraient servir votre peine, selon les dispositions prévues par les accords internationaux en l’espèce. Vous n’auriez jamais signé votre transfert sachant qu’une telle démarche aurait entraîné une augmentation de votre peine à servir. Vous prétendez enfin que certaines autorités politiques ont essayé en vain de vous aider.
Au regard de votre dossier, force est de constater que l’affaire Fiévet a fait couler beaucoup d’encre et fait l’objet de nombreuses coupures de presse dans les journaux français. Un auteur Yves Bonnet, ancien chef du contre-espionnage français vous aurait même paraît-il consacré un chapitre de son livre qu’il intitula ; « La Cour des Miracle » dans lequel on peut lire:
« Il représente l’éloquente démonstration d’une malhonnêteté d’Etat (…) La déontologie non écrite – et d’autant plus exigeante – applicable à ce genre d’opérations commande à la douane de tirer son aviseur du mauvais pas où il se trouve. On a clairement le sentiment en prenant connaissance de l’histoire de Marc Fiévet que la DNRED agit avec une incroyable légèreté. L’ennui, le seul peut-être, mais il est de taille, est que ce service se conduit de manière plutôt irresponsable et qu’il ne répond pas de ses actes devant la justice ».
Vous prétendez dans votre lettre adressée au Groupe de la révision des Condamnations Criminelles (G.R.C.C.), en date du 4 août 2002, que les autorités douanières françaises auraient pu vous sauver à deux reprises : avant votre arrestation, en déclarant leur enquête au Procureur de la République comme la loi les y obligent et après, en vous laissant dévoiler devant les autorités judiciaires votre qualité d’agent infiltré et la totalité des faits.
Vous prétendez que MM. Christian Gatard et Michel Rotard, agents des douanes qui procédaient à la surveillance au moment où vous avez infiltré l’organisation mafieuse LOCATELLI, n’ont pas informé le Procureur de la République française et ont menti délibérément aux autorités anglaises et italiennes qui posaient des questions précises sur cette action d’infiltration à l’époque. L’organisation LOCATELLI avait prévu de faire livrer 10 tonnes de cocaïne sur la France.
Vous prétendez avoir porter plainte avec constitution de partie civile, le 6 août 2001, devant Madame Sophie Clément, juge d’instruction à Paris, pour complicité de trafic de stupéfiants et subornation contre les douanes françaises. Vous nous avez fait parvenir par retour du courrier certains documents portant sur votre constitution de partie civile, que nous ne pourrons pas prendre en considération puisque ces documents ne sont pas officiels et ne sont pas signés par personne.

Et ma réponse:

Numéro de Dossier : 19-341066
Réf: NS 55- 11 – 012 -VAL
Maître,
J’ai bien reçu votre long courrier du 28 septembre 2004, mais, il m’apparaît toutefois que des affirmations importantes de votre part ne sont que suppositions, qui pourtant vous entraînent à des conclusions qui vous amènent au rejet de ma demande.
Si vous le voulez bien, reprenons votre analyse page par page:
Page 1 : No comment !
Page 2 : No comment !
Page 3 : No comment !
Page 4 :
Il est bon de souligner que l’enquête a généré une preuve de plus de 60 000 pages concernant surtout la partie québécoise de l’organisation italo-canadienne chargée de réceptionner une partie de la marchandise.
Dans les quelques 3 000 pages qui m’ont été fournies par le gendarme Fournier, seules preuves auxquelles j’ai eu accès, il s’avère que je n’ai trouvé aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandez Reumbeaut en place à Montréal au moment des faits.
J’ai pourtant eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, j’ai pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.
Oserais-je vous demander les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour condamner Carlos Hernandez-Reumbeaut ? (Relaxé et aujourd’hui libre en Colombie !)
Page 5 :
Vous me présentez comme le blanchisseur de fortes sommes d’argent sur un compte ouvert a Gibraltar mais, cette opération avait été signalée à mon officier traitant, Monsieur Christian Gatard ainsi qu’à Joseph Le Luarn, le patron de la DNRED France. Que devais-je faire de plus ?
D’ailleurs, un procès verbal a été établi par les douaniers de Gibraltar contre le chauffeur du véhicule qui transportait cette importante somme d’argent. Les Douaniers de Gibraltar n’ont verbalisé que l’importation illicite de matériel électrique….Quelques mètres de câbles électriques !!! L’argent, comme on le sait est toujours le bienvenu à Gibraltar! La DNRED avait déclenché ce contrôle pour connaître l’identité du passeur.
Vous me présentez comme l’instigateur principal d’une opération de narcotrafic écartant totalement ma qualité d’agent infiltré pour le compte de la DNRED française, seule raison expliquant ma présence au sein de cette organisation.
A qui ferez-vous croire que j’aurais pu prendre le contrôle de Locatelli et de l’ensemble de son organisation ?
Vous soulignez à juste titre que ma seule préoccupation fut de ne pas me faire condamner à un temps minimum à servir en prison, malgré le désir ardent des gendarmes Fournier, Degresley et du Procureur Bertrand qui voulaient à tout prix une réclusion criminelle à perpétuité.
L’Honorable Juge F. Arseneault a précisé d’ailleurs dans son jugement que la Couronne ne demandait pas de minimum à servir, mais alors que, depuis mon retour en France, j’ai informé, j’informe et je continuerai à informer les autorités judiciaires françaises de ces propos tenus, je n’ai obtenu jusqu’à ce jour de la part des magistrats français que des : « C’est vous qui le dites ! » et le refus de prendre en compte cette décision de justice.
Page 6 :
Les quelques commentaires que j’ai formulés à la demande du juge n’était que circonstanciels et ne servaient qu’à soutenir ce plaidoyer de culpabilité fictive qui arrangeait surtout le procureur Bertrand. Le document que j’ai remis au juge m’avait été suggéré par Carlos Hernandez Reumbeaut à la prison de Renous, pour demander la clémence de la Cour, et il m’avait fait rédiger cette déclaration fictive sur le fond.
J’avais prévu de faire une déclaration nettement différente et lorsque j’ai soumis cette idée au Consul général de France, Monsieur Olivier Arribe, de Moncton, NB, il m’a déconseillé d’agir comme je le souhaitais, m’incitant à ne pas remettre en question les propos tenus par Monsieur Christian Gatard lors de sa visite au pénitencier de Renous. (« Et surtout, ne t’avise pas d’emmerder les Autorités canadiennes si tu veux garder le soutien des autorités françaises ! » SIC)
Page 7 :
Vous prétendez que je prétends avoir plaidé coupable sur l’insistance des autorités douanières françaises. Je pense qu’à la lecture d’une copie d’un courrier envoyé par mon avocat à la chancellerie française le 10 juillet 2003 (Copie N° 1, Pages 6,7 & 8)), vous pourrez admettre que si j’ai plaidé coupable, c’est bien à la demande des autorités douanières françaises.
Page 8 :
Vous prétendez que ma fille prétend que j’aurais dû être informé avant mon départ du Canada des conditions auxquelles les autorités françaises me feraient servir ma sentence. J’affirme que je n’ai jamais signé le moindre document m’informant des conditions françaises qui m’attendaient et je pense que vous pouvez accepter qu’il faudrait être intellectuellement déficient et particulièrement stupide de rentrer en France pour servir une sentence dans des conditions de détentions moyenâgeuses tout en augmentant sa durée. Acceptez que je n’accepte point que vous prétendiez que je prétende. C’est un fait indiscutable. Jamais, je n’aurais accepté un transfert qui aggravait, de fait, une sentence déjà exemplaire dans sa durée. La « Life sentence » reçue avait pour fin de peine au Canada le 5 août 2012…La France m’a condamné à une peine se terminant le 5 août 2017 !
A mes questions, maintes fois formulées, au Consul de France, j’ai eu pour toute réponse : « Marc, ne faites pas de difficultés, acceptez de partir sur la France où là, au moins, vous aurez des interlocuteurs qui pourront prendre en compte votre situation. »
D’ailleurs, j’en ai parlé aussi aux deux agents de la RCMP de Montréal qui ont passé plus de quatre heures avec moi, le 8 juillet 1998, à la prison qui m’accueillit pour 48 heures avant mon transfert, lors de mon transit au Québec, qui eux aussi m’ont dit : « C’est mieux de vous taire et d’attendre que les douanes françaises vous fassent sortir discrètement ! »
Jusqu’à ce moment-là, tout correspondait aux engagements pris par mon officier traitant auprès de mon épouse par ces mots qu’il lui tint quelques jours après sa venue au Canada et pour lui annoncer l’envoi d’un viatique de 100 000 F.: « Pour Marc, c’est mieux de plaider coupable, faites en sorte qu’il le comprenne; qu’il pense à votre sécurité ! Il faudra environ un an pour le faire rentrer du Canada et après, en six mois, on arrangera sa situation ! » (SIC)
Page 9 :
Je maintiens que jamais, les autorités douanières françaises n’ont respecté les procédures juridico administrative en ce qui me concerne. Est-ce une raison suffisante pour que je sois considéré comme un narco ?
Vous prétendez que j’ai parlé au procureur Bertrand de ma qualité d’aviseur, agent infiltré pour le compte des autorités douanières françaises. Sachez que c’est faux ! Jamais je n’ai dit, ni abordé avec Maître Bertrand ce volet de mon action. L’enregistrement qui a été réalisé peut d’ailleurs vous permettre de constater de la véracité de mes dires.
Pour moi, agent infiltré, le but n’était pas de faire rater un procès, croyant encore que Carlos Hernandez Reumbeaut ne pourrait que se servir de ma position d’agent infiltré pour s’en sortir….Je n’imaginais pas que j’aurais droit par la suite aux menaces de mort transmises par les gendarmes Fournier et Degresley pour que je me taise, permettant ainsi l’acquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut !
Sachez aussi que lorsque je suis arrivé au Canada, après avoir eu droit à une magnifique orchestration médiatique ; cet accueil orchestré par la GRC avec les Médias m’avait paru assimilable à un communiqué de presse policier de nature à influencer le sort d’un procès en provoquant un procès préalable dans l’opinion publique. Doit-on considérer ceci comme une atteinte à la bonne administration de la Justice, car les informations orientées données par la GRC, seront amplifiées, déformées et utilisées pour dramatiser une situation d’un point de vue journalistique. Je n’ose m’aventurer à parler de libellé diffamatoire comme le définit l’Art. 298.
D’autre part, je me suis fait « subtilisé » par le Gendarme Fournier mon dossier de défense, qui m’aurait autorisé à le qualifier de « dossier juridique intercepté », je citerai le cas // « Michaud contre sûreté du Québec » – JE 93 – 209 – CS. Tous les documents personnels du requérant ont été saisis par les policiers afin d’y trouver des éléments incriminants à l’encontre de ce dernier, mais la Cour supérieure a jugé qu’il était tellement évident que certains de ces documents étaient de nature à contenir des informations confidentielles et privilégiées qu’il est inconcevable qu’on les ait saisis sans procéder par le biais de l’Art. 488-1 // (Ce dossier ne me sera rendu que cinq mois après le procès par Les gendarmes Fournier et Degresley.)
Le Gendarme Fournier qui m’a dit être très surpris de mon arrivée au Canada puisqu’il n’avait pas encore fait les documents d’extradition.
Durant les semaines de total isolement, dans une cellule ne portant aucun numéro, au pénitencier de Maximum sécurité de Renous, j’eus un seul contact téléphonique avec le sergent Degresley de la Bathurst Drug Section, Royal Canadian Mounted Police, 900 Vanier Blvd, BATHURST, New Brunswick Canada – E2A 3N2 qui m’affirma qu’il étudiait ma situation mais qu’il ne pouvait pas prendre de décisions dans l’immédiat en me disant : « On n’achète pas un sac de patates sans savoir ce qu’il y a dedans ! » (SIC) Propos non suivis par d’autres contacts !
Il est vrai que la RCMP-GRC savait parfaitement que tout son dossier de plus de 65 000 pages ne tiendrait pas si je dévoilais mon action d’agent infiltré, ayant signalé mon infiltration auprès de mon service, la DNRED, et ayant signalé la totalité des personnages composants cette organisation, y compris aux autorités douanières anglaises. Carlos HERNANDES-RUMBEAUT avait été signalé au Custom anglais dés juin 1992. Dois-je vous rappeler que la défense d’Entrapment existe et pour conforter cette défense d’Entrapment (Art. 8), je citerais :
 » R c Leduc 1993 – 3 RCS 641″ – Le pouvoir d’ordonner un arrêt des procédures pour cause d’abus de procédure ne doit être exercé que dans les cas les plus clairs et lorsqu’il; est démontré que la conduite reprochée a violé les principes de justice fondamentale qui sous-tendent le sens collectif du franc-jeu et de la décence; Le fait de forcer l’accusé a subir son procès ne doit pas être oppressif où vexatoire. »
Egalement dans R. c. Lazaratoz – RJPQ 83 127C.S.: «En matière d’Entrapment, le remède approprié consiste à ordonner l’arrêt des procédures et non à acquitter l’accusé. »
Lors du procès, Maître Bertrand, pour la Couronne a demandé une sentence exemplaire qui pourrait servir de leçon et d’avertissement, précisant que » Aucun des autres coaccusés n’a jamais été identifié comme une tête dirigeante, nul n’a été impliqué dans le financement autant que Monsieur FIÉVET et nul n’a participé au transbordement. C’est très rare que nous puissions mettre la main sur une tête dirigeante, et que, même le clan italo-québécois DIVITO ne constituait pas une éminence criminelle de l’envergure de Marc FIÉVET » (SIC)
Sans vouloir diminuer l’importance du remarquable travail d’intelligence de la GRC, d’après, Maître Bertrand, j’étais la tête dirigeante… Ou Maître Bertrand mentait magistralement ou il fut désinformé délibérément! Comment peut-on imaginer que j’étais le « boss » d’une opération de narcotrafic de cette importance pour laquelle je n’avais pas les connexions, pas les moyens financiers et en ayant prévenu mon service de l’identité et de l’activité des gens qui composaient l’organisation que j’infiltrais!
Vu la tournure des événements et la visite des autorités françaises, j’optais donc pour ce plaidoyer de culpabilité totalement silencieux qui m’offrait au moins la sécurité pour les miens et moi-même, tout en souhaitant ne demander au procureur que ne me soit pas imposé de minimum à la perpétuité que le Gendarmerie Royale et son procureur Bertrand voulaient à tout prix.
Avant la déclaration de mon plaidoyer de culpabilité, j’ai donc demandé à rencontrer le Procureur Bertrand devant les gendarmes Fournier et Degresley qui enregistrèrent la totalité de la conversation. Jamais, je n’ai révélé mon rôle d’agent infiltré pour le compte des douanes françaises et lorsqu’à la fin de mes demandes de non minimum à servir sur la perpétuité et de non retenu sur le territoire canadien, j’ai voulu donner quelques informations au Procureur Bertrand, le gendarme Fournier m’a coupé immédiatement en me disant que ça ne servirait à rien si ce n’est qu’à compliquer les choses.
Vous précisez que le Procureur de la Couronne Bertrand, en sa qualité d’officier de justice, aurait averti la cour s’il avait considéré qu’un tel fait aurait pu affecter ma responsabilité pénale et aurait alors dû être porté à la connaissance du tribunal en l’espèce. Le procureur Bertrand, s’il savait mon appartenance à la DNRED française ne pouvait pas de lui-même, vu sa qualité d’officier de justice, me sachant sans avocat, écarter cette information auprès du juge, qui n’aurait pas hésité alors à me poser des questions. Je pense qu’avec les gendarmes Fournier et Degresley, s’il était au courant, il a délibérément tu cette part importante de mes possibilités de défense et d’explication de mon implication dans ce réseau et en bas de page 9, lorsque vous me dites que j’ai reconnu moi-même l’avoir informé dans un courrier écrit à Me Bernard Aubé le 21 mars 2002, il convient d’abord de relire le paragraphe de cette lettre que vous citez pour déclarer que j’ai informé le procureur Bertrand:
« Pourtant aujourd’hui vu la situation que je vis, je souhaite rouvrir ce procès pour que les éléments restés dans l’ombre et délibérément cachés par le représentant de la couronne, le procureur Michel BERTRAND et les gendarmes DEGRESLEY et FOURNIER apparaissent enfin au grand jour et que la justice ne soit plus la parodie qu’elle fut à BATHURST. »
Voilà donc le paragraphe que vous avez retenu pour déclarer que j’avais informé le procureur Bertrand alors que je ne faisais qu’une supposition que le Procureur, bien qu’informé par ses gendarmes, (ce qui me semblait normal), avait délibérément choisi de taire ma qualité qui « foutait en l’air » son procès ! Je répète et j’affirme que je n’ai jamais personnellement parlé au Procureur Bertrand de mon infiltration ni de mon action pour les douanes françaises, répondant en cela aux désirs de la DG des douanes françaises représentées par Messieurs Christian Gatard et Bernard Roux qui me dirent aussi: « Et surtout, ne t’avises pas d’emmerder les Canadiens si tu veux garder le soutien des autorités françaises à ton retour. » (SIC) Pour moi, il n’était pas besoin de me faire un dessin pour m’expliquer que c’était ces « emmerdes-là » que ne voulaient pas les autorités canadiennes; et, en ma qualité d’agent infiltré engagé dans la lutte contre le narcotrafic, il n’était pas concevable que je mette en péril ce procès. Pour tout le monde, côté canadien, il était souhaitable et indispensable que je passe pour le numéro 2 de l’organisation que j’avais infiltré!
Page 10 :
Concernant les déclarations des douanes françaises qui précisent qu’elles n’étaient au courant que des activités pour lesquelles j’étais payé…Ce genre de déclaration ne peut convaincre personne. Comment imaginer que mes informations n’aient pas permis de me faire suivre par l’ensemble des services spécialisés dans la lutte contre la drogue. Vous le soulignez d’ailleurs vous-même, j’étais manifestement bien connu de l’ensemble des services européens.
Je peux sans problèmes vous faire parvenir la liste des opérations non rémunérées par les services officiels et qui ont pourtant permis d’importantes saisies.
Page 12 :
Vous prétendez que mon dépôt de plainte conforte encore plus votre décision de rejet de ma demande. Vous me permettrez de trouver totalement surréaliste et invraisemblable que vous supposiez un seul instant que la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières des douanes françaises soit impliquée dans un trafic quelconque de drogue. C’est hallucinant que vous puissiez seulement énoncer ce genre de propos. Jamais, le Ministre Michel CHARASSE, le directeur des Douanes Jean Dominique COMOLLI et les dirigeants de la DNRED ne m’ont demandé de faire du trafic de drogue. Les Douanes françaises m’ont seulement recruté pour infiltrer des réseaux de narcotrafiquants existants, pour en tirer le maximum d’informations qui permettaient d’obtenir des résultats spectaculaires. La déclaration de l’attaché des Douanes françaises à Madrid, Monsieur Jean Paul Garcia ne laisse absolument aucun doute sur le fait que j’agissais comme agent infiltré. “The Defence in its alegations, opposes the extradition, stating that the defendant is a customs informer, acting as an undercover agent, verified by documents and by a statement made by Jean Paul GARCIA, Customs Attaché at the French Embassy in Madrid, ant that according to his statement he declared this in the name of the director General of Customs in France.” Cette déclaration a été faite devant les magistrats de l’Audience nationale de Madrid.
Effectivement, s’il est vrai que j’étais beaucoup plus intéressé par la réalisation d’une grande « sauterie » (arrestation générale) en France, où, là, au moins, j’étais sûr de pouvoir en recueillir les dividendes, ça ne transforme pas pour autant les Douanes françaises et moi-même en trafiquant de drogue.
Je continue à regretter que les cibles que nous avions en Europe continuent à s’ébattre librement sans avoir jamais eu à répondre des trafics qu’elles continuent d’organiser en toute impunité et je ne comprends toujours pas que moi, l’agent infiltré, je pourrisse en prison. Me reste en travers de la gorge, l’acquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut. Mais pour la justice du Nouveau Brunswick, qu’importe le flacon puisqu’elle connût l’ivresse d’une « Life sentence » avec moi.
Je maintiens mon souhait d’un procès où l’ensemble des éléments délibérément tus à Bathurst soit mis en évidence et exposé devant une Cour formée d’un juge avec Jury durant lequel je citerai comme témoins les personnalités suivantes:
Messieurs…
• Michel CHARASSE – Ex Ministre du Budget – Sénateur – Paris – France
• Christian GATARD – Ex D.R des Douanes, Receveur Paris – France
• Jean Henri HOGUET – Ex Directeur DNRED Paris – France
• Joseph LE LUARN – Ex Directeur DNRED Paris – France
• Bernard PUYANET – Ex Directeur DNRED Paris – France
• Jean PUONS – Ex Directeur DNRED Paris – France
• Jean Paul GARCIA – Ex attaché des Douanes Françaises à Madrid, Espagne
• Marc LERESTRE – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
• Philippe GALY – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
• Bernard ROUX – Ex attaché à l’ambassade de France à Washington, D.C – USA
• Jean Dominique COMOLLI – Ex D.G des Douanes Françaises – Paris – France
• Hervé MAIGNIER – Divisionnaire des Douanes – France
• Jo LE SQUERE – Adjoint au Chef de l’Echelon DNRED de Nantes – France
• Michel RIBATET – Douanes françaises
• Jean Pierre CAZET – Douanes françaises
• Ernest WHILLEY – Chef du bureau consulaire français de Gibraltar
• Olivier ARRIBE – Consul général de France en poste à Moncton (N.B.) au moment des faits.
• Loïk HENNEKINNE – Ambassadeur de France à Ottawa au moment des faits.
• Andrew COSMA – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
• Les BENNETT – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
• Graham TITMUSS – Custom Officer – Londres (UK)
• John HECTOR – Custom officer – Londres (UK)
• Ian ANDERSON – Custom officer Chef du Département Cocaïne – Londres (UK)
• David MAY – DEA – Ambassade des Etats Unis d’Amérique – Paris – France
• Fernando MUÑOZ – SVA (Servicio Viligencia Aduanera) – Algésiras – Espagne
Pour ces plus de dix années passées en prison, personne ne pourra me les rendre; fasse que vous puissiez agir pour qu’au moins, la France et ses autorités prennent enfin en compte les dates de début de sentence décidées par l’Honorable Juge à Bathurst et ne me refusent pas encore et toujours d’étudier mes demandes de libération conditionnelle soi-disant, maintenant, à cause des accords franco-canadiens.
Val de Reuil, le 15 novembre 2004
Marc François-Xavier Fiévet
_________________
Le refus de déclassifier mon dossier classé « SECRET DEFENSE »
Avis n°2005-03 du 27 janvier 2005
COPIE Page 1 sur 1
J.O. 35 du 11 février 2005 J.O. disponibles Alerte mail Lois, décrets codes
AdmiNet
Ce document peut également être consulté sur le site officiel Legifrance
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR : CSDX0508078V
Vu la loi no 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ;
Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clément; vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises;
La commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,
Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenus dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.
Fait à Paris, le 27 janvier 2005
Pour la commission consultative
Du secret de la défense nationale :
Le président,
P.Lelong

http://www.admi.net/jo/20050211/CSDX0508078V.html
15/04/2005
_________________________________________________________________________________________________________
Résumé de l’infiltration au sein de l’organisation Locatelli, alias Mario Marroni ; infiltration débutée en février 1993.
Signalement à Christian Gatard de Mario Marroni en février 1993.
Signalement du premier chargement par Melor de 1 600 kg de cannabis à destination du sud Italie à Christian Gatard qui ne signalera pas ce voyage aux autorités italiennes.
Intervention de Jean Paul Garcia, attaché des douanes à Madrid, en charge des relations avec Malte, pour faire en sorte que le navire Melor soit relâché.
Signalement d’un chargement à destination de l’Angleterre de 12 tonnes de cannabis
Signalement de l’acquisition par Mario Marroni (Locatelli) du Poseidon en avril 1993 à Barcelone à Christian Gatard et Jo Le Squére.
Signalement du deuxième voyage de 2 000 Kgs de cannabis sur Cagliari (Sardaigne). Christian Gatard refusera de faire « sauter » le bateau Melor à ma demande invoquant qu’il avait déjà répondu aux autorités italiennes ….qu’il ne me connaissait pas…
Signalement du chargement de 32 000 Kgs de cannabis au large de Djibouti par transbordement.
Signalement du rendez-vous avec le « sponsor » canadien à l’Hôtel Meurice, Paris et Le Luarn le patron de la DNRED refusera de couvrir le rdv. (Dixit Gatard)) Gatard fera descendre des hommes de Nantes et Lille qui n’avaient pas les contacts avec le portier et le personnel de cet hôtel. En final, l’australien Graham et son acolyte Gil ne seront même pas pris en photo…
Septembre 1993 : Gatard m’annonce que Marroni n’est autre que Locatelli…Alors que Locatelli était déjà poursuivi par les autorités françaises depuis plus de 5 ans…
Signalement de la mise en route d’une opération consistant à charger de la cocaïne pour les USA, via le Canada d’une quantité de + ou – 5 000 Kgs avant de recharger 10 000 Kg prévus pour « atterrir » à Propriano en Corse. Le bateau chargé de cette action est alors le Poseidon, déjà signalé.
Rendez-vous en novembre avec Le Luarn et Gatard au Concorde Lafayette de Paris au cours duquel, le voyage « en route » a été abordé et il a été convenu qu’il semblait indispensable que je réclame une « part » du gâteau à Locatelli à la réussite de la livraison intermédiaire, celle qui devait délivrer 5 000 Kgs au Canada. Le Luarn était parfaitement d’accord pour me blanchir 2 000 000 US$ que j’estimais normal de réclamer à Locatelli, sachant que jusqu’à ce jour, je n’avais jamais demandé une participation financière à la réussite de ses entreprises, me rendant suspect à ses yeux. Le nom du banquier Weber avait été retenu comme ancien DG des douanes pour assurer la transaction. J’ai demandé à Le Luarn qu’il me fasse sortir de cette infiltration qui était devenu une spirale infernale que je ne contrôlais plus. Le Luarn n’a même pas relevé…me rétorquant seulement que ce serait préférable que je fasse atterrir la quantité prévue sur Propiano, sur Marseille où, là, me dit-il, il disposait de moyens plus conséquents. A la suite de cette réunion, le douanier Francis Geoffroy était en charge de me conduire à Orly pour reprendre un avion pour rentrer sur Gibraltar où je devais présenter l’avocat Ciolla de Locatelli au Banco Atlantico pour faire blanchir quelques milliards de lires destinés à l’acquisition du Pacifico. Messieurs Le Luarn et Gatard savaient parfaitement cette transaction. Ils connaissaient l’ensemble du dossier. Francis Geoffroy, toujours en poste à la DNRED Nantes, m’avait demandé à la sortie de cette réunion, si j’aurais la possibilité de l’aider à quitter la Douane pour s’installer une salle de Gym. A cette demande, je lui avais dit que si les opérations intermédiaires réussissaient et que si Locatelli me verser plus ou moins 2 millions de $ US qu’avait accepté de me blanchir Le Luarn, ce ne serait pas un problème pour moi, mais devant notaire, lui avais-je dit. (J’ai cherché à rencontrer Francis Geoffroy dernièrement à Nantes….sans succès puisqu’il lui est interdit par sa hiérarchie de m’approcher). Gatard en me raccompagnant dans le hall de cet hôtel parisien me dira : « Fais gaffe aux Anglais, ils veulent se venger… » (Pour mémoire les propos tenus par Jean Henri Hoguet dans la première émission « le vif du sujet » qui reconnaît implicitement que les Anglais ont monté un « chantier » pour se venger allant jusqu’à utiliser un bateau au nom prédestiné puisqu’il s’appelait « Avenger »)
Lorsque le Poseidon est arraisonné au milieu de l’Atlantique par l’Avenger, un destroyer anglais, Locatelli m’emmène en « cavale » avec lui et Gatard, que je préviens et avec qui je garde des contacts, puisque je lui demande de faire en sorte de dire aux autorités anglaises de ne pas me « ménager », vu la précarité de ma situation d’infiltré, sait aussi que Locatelli a fait acheter par un hollandais du nom de Ralph De Groot, un cargo de 150 mètres à Gdansk (Pologne), puisqu’il sait que je devais être au Banco atlantico de Gibraltar, le lendemain de notre rendez-vous au Concorde Lafayette, pour blanchir des lires en provenance de Locatelli…Gatard sait aussi que Locatelli, après l’arraisonnement du Poseidon par les autorités anglaises, a substitué le Pacifico au Poseidon et qu’il m’a fait acheter un yacht du nom de Sea Harmony à Palma de Majorque et il envoie Hervé Maignier à Jersey pour faire noircir la photocopie de mon passeport établi au nom de Charles Henri de Bossieu. Maignier rencontre les responsables du Customs de Jersey et réussit à rendre invisible ma photo sur ce document établissant ma propriété de ce yacht qui devait être utilisé pour transborder les 10 000 kilos de cocaïne du cargo Pacifico vers la Corse.
Au sujet de ces 10 000 kilos de cocaïne destinés à l’Europe via la Corse, les enquêteurs de la GRC (Gendarmerie canadienne) joindront au dossier à charge contre le capitaine Jurgend Kirkkhof du bateau Pacifico, les enregistrements des conversations téléphoniques entre Locatelli, Carlos Hernandez Reumbaut ( signalé en 1992 aux autorités anglaises et à Marc Lerestre, l’attaché des douanes françaises en poste à Londres : Carlos Hernandez était le fournisseur de la tonne de cocaïne qui devait transiter par l’IRA en 1992), tous deux au Canada, et les expéditeurs colombiens pour que « dans la foulée » le Pacifico charge les 10 tonnes pour l’Europe, mais cette fois-là, par transbordement. Le plan était de faire charger de la marchandise générale au USA pour le Liban et enlever ces 10 tonnes de cocaïne au nord Est des Iles caraïbes avant de faire route sur le Liban via le détroit de Gibraltar où, une fois en Méditerranée, entre Sardaigne et Sicile, le Yacht Sea Harmony irait récupérer sur le bateau mère Pacifico les 10 tonnes de cocaïne destinées à être livrées en Corse. C’est là que la « grande sauterie » devait intervenir et c’était la raison, pour simplifier l’opération, qui avait poussé Gatard a envoyé Maignier noircir ma photo, pour que la saisie du Yacht Sea Harmony avec cette quantité de cocaïne, n’inquiète que Charles Henri de Bossieu, une identité créée de toutes pièces, qui ne permettrait pas de faire engager des poursuites contre Marc Fievet (photo méconnaissable). Cette communication téléphonique a été enregistrée par la GRC à Montréal quelques jours après l’enlèvement des 5 tonnes 400 larguées en mer des Caraïbes.
Lorsque le Pacifico a été intercepté en février 1994, par les autorités canadiennes, j’ai téléphoné à Gatard à 03 H 00 pour l’en informer et sa seule réponse a été de me dire : « Mais bon sang, c’est pas possible, vous êtes infiltrés… » A la suite de cette interception, j’ai demandé à Gatard de rencontrer les responsables du DEA, ce qui a été fait puisque j’ai continué à donner les informations en ma possession sur Locatelli aux enquêteurs du DEA Paris, du DEA Rome et de la police italienne, que j’ai rencontré au minimum 4 fois sur Paris. (A l’époque, le DEA me défraya à hauteur de 10.000$ US en deux versements en cash faits devant les douaniers Le Squére et Maignier à l’ambassade américaine de Paris. J’étais entré à l’ambassade avec mon identité de Charles Henri de Bossieu accompagné de Lesquére et Maignier. Le reçu de ces versements a été établi au nom de Marc Fievet, sans qu’il me soit donné un double.
Rencontre avec le nouveau patron de la DNRED, Bernard Puyanet en compagnie de Gatard, courant mai, dans un café de la Bastille. Puyanet me proposera 3.000.000 de francs si je réussis à faire charger quelques tonnes de cocaïne sur le Sea Harmony.
• En conclusion, la déclaration de la direction générale des douanes stipulant que les autorités françaises n’étaient pas au courant de la livraison intermédiaire du Pacifico est un mensonge caractérisé.
• Premièrement, Le Luarn et Gatard étaient au courant d’une livraison intermédiaire à celle qui nous intéressait. (Les 10 tonnes sur Propriano) – Il est vrai que la position , latitude, longitude, date, heure n’avaient pas été communiqué, mais Ils ne me l’ont pas demandé et pour cause, puisque, seule l’opération finale sur la Corse les intéressait.
• Deuxièmement, Le Luarn était d’accord pour utiliser les services de Weber (Crédit Mutuel d’Alsace) pour me blanchir l’argent à venir sur la réussite du voyage intermédiaire. Le Luarn se vantant que « pour vous blanchir çà, pas de problèmes, on sait faire… »
• Tertio : On ne peut pas prendre la photo d’un moment « T » sans visionner la totalité du « «film ». Agir de la sorte est malhonnête et démontre un manque total d’éthique.
• En quatre, si ces messieurs de la Douane française suivaient mes faits et gestes au jour le jour, comme il me semble normal qu’ils le fissent, ils savaient parfaitement les opérations que je signalais et qu’ils ne signalaient pas aux autorités des pays concernés par ces opérations. Serait-ce une des raisons du « secret défense » ?

00000000000000000000000000000000000000000000000000