Archives de la catégorie ‘Narcotrafic’

La police anti-stupéfiants a saisi quatre valises remplies de cocaïne cachées dans un conteneur.

Selon les autorités, la drogue était cachée avec d’autres produits et devait être exportées en Belgique.

Quatre grands sacs de voyages noirs contenant 131 paquets de cocaïne ont été interceptés en équateur. Ils étaient cachés à l’intérieur d’un conteneur de bananes.
Selon la brigade des stupéfiants équatorienne, cette marchandise était emballée à destination de la Belgique.
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DROGUE Au Moyen-Orient, en Afrique, les traces sanglantes de la cocaïne européenne

Titre choc pour enquête coup de poing : « Comment les nuits de cocaïne financent les décapitations ». Newsweek entraîne son lecteur sur les traces de la poudre blanche, l’informe d’où elle vient, où elle va et surtout par où elle passe : notamment par les intermédiaires en Afrique et au Moyen-Orient.

« Ce n’est pas une histoire de plus sur la façon dont la drogue vous fout en l’air. C’est l’histoire de la façon dont l’appétit de l’Europe pour les drogues fout des centaines de millions d’autres vies en l’air. » Le ton est donné, l’hebdomadaire veut choquer.

Le reportage qui fait la une est une plongée dans un univers dangereux, le business de la cocaïne, auquel le journaliste Alex Perry confère une dimension vertigineuse. S’étant engagé à ne presque donner aucun nom de ses interlocuteurs rencontrés au cours de l’enquête, il affirme que « plus on regarde ce business de près, plus il devient évident que, à chaque fois que l’un d’entre nous achète un gramme, nous aidons un pays d’Afrique à rester dans son trou et nous nourrissons des groupes comme ceux qui décapitent leurs otages à la télé ».

http://www.courrierinternational.com/une/2014/11/21/au-moyen-orient-en-afrique-les-traces-sanglantes-de-la-cocaine-europeenne

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Cannabis: Marisol Touraine ne veut pas changer la législation

La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, le 16 octobre 2014 à Paris

La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, le 16 octobre 2014 à Paris – Kenzo Tribouillard AFP

Il ne faut pas «banaliser la consommation de cannabis». La ministre de la Santé Marisol Touraine a réagi ce vendredi à un rapport parlementaire qui vient relancer l’idée de ne plus sanctionner que par une contravention l’usage du cannabis.

Le cannabis a un impact sur la santé

«Il ne me semble pas judicieux, comme message à envoyer, de dire qu’au fond, le cannabis, ce n’est pas si grave que cela. Je lutte contre toutes les addictions. Le cannabis a un impact sur la santé, évidemment moins important que d’autres drogues, mais je ne crois pas qu’il faille banaliser la consommation du cannabis», a-t-elle affirmé au micro de BFMTV/RMC.

SOURCE et Plus sur http://www.20minutes.fr/societe/1485283-20141121-cannabis-marisol-touraine-veut-changer-legislation

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Aviseur International

ENQUÊTE

La police judiciaire dévoile un rapport sur le visage des organisations criminelles en France…

Une importante saisie d'armes et de stupéfiants sur la commune de Cabriès (Bouches-du-Rhône).
Une importante saisie d’armes et de stupéfiants sur la commune de Cabriès (Bouches-du-Rhône). – Boris Horvat AFP
William Molinié

«Ils sont devenus des businessmen.» Ce n’est pas un cours de microéconomie, mais on y parle de «plan pertes bénéfices», de «secteurs stratégiques» et «d’adaptation à la mondialisation». Bienvenue dans la France de la criminalité hyperorganisée.

Ce lundi matin, la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a présenté pour la première fois à la presse une synthèse du rapport annuel du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco).(http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-actualites/2010/Service-de-lutte-anti-mafia)

Ce service recense les renseignements que détiennent les policiers et les gendarmes afin de mieux comprendre l’organisation des groupes criminels qui agissent sur le territoire français.

«Groupes mobiles et polyvalents»

Pour ce cru 2013-2014…

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Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 3)

Publié: 18 novembre 2014 dans 36, Cannabis, Cocaïne, DCRI, DGSI, DNRED, Douane, Gendarmerie, Héroïne, Informations générales, INTERPOL, Justice, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Police, Secret défense, Services de renseignement, Terrorisme, TRACFIN
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Aviseur International

ciaSUITE de

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1).

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2).

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (3)
par morice
mardi 18 novembre 2014

Au sommet de la pyramide, il y a toujours quelqu’un. Et l’histoire est là pour nous remémorer des faits étonnants arrivés jadis à un magnat d’entreprise australien, lui-même héritier d’un empire de presse et qui s’était retrouvé un jour au milieu d’un énorme scandale de trafic d’héroïne entre l’Australie et les Etats-Unis, tout en réussissant à passer au travers des mailles du filet de la justice US. L’homme avait la désagréable habitude de mépriser tout le monde, de croire toutes les personnes puissent être soudoyées, et s’était promené des années entières au travers de douanes les sacs remplis de billets (il…

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Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie

Publié: 16 novembre 2014 dans 2 - WORLDWIDE, 3 - POLITIQUE, 36, 4 - REGALIENNES, AFRIQUE, AMERIQUE, Cannabis, Caraïbes, CIA, Cocaïne, Costa Rica, DCRI, DEA, DGSI, DNRED, Douane, Economie, FBI, Gendarmerie, Héroïne, Informations générales, INTERPOL, Justice, Les tartuffes, Narcotrafic, NSA, OCGRDF, OCRTIS, Pentagone, Police, Secret défense, Services de renseignement, Société, Terrorisme, TRACFIN, Transport aérien, Transport maritime, USA, Washington
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Merci à Morice pour ses articles, car les grands médias ne parlent pas suffisamment de ces affaires!

Aviseur International

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (1)
par morice
samedi 15 novembre 2014

Au départ, en juin dernier, j’avais simplement été intrigué par l’événement. La saisie à bord d’un petit bimoteur d’une cargaison de 35 kilos d’héroïne, très loin, dans l’autre hémisphère. Une enquête menée pendant près de quatre mois à fini par me convaincre que j’étais tombé par hasard sur un événement majeur. La découverte d’une implication directe de la CIA dans un processus reprenant tous les schémas utilisés voici 30 ans par cette même agence, avec les mêmes sociétés factices et des cargaisons semblables, a un endroit où elle avait déjà sévi, jadis. Après avoir longuement décrit ici les turpitudes de l’Agence en Amérique du Sud ou en Afrique (ici même), il était devenu temps en effet de se pencher sur un autre continent. C’est l’Australie, cette fois, qui nous en offre l’occasion…

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Aviseur International

LU dansLogo El WatanLogo El WatanLogo El Watanhttp://www.elwatan.com/international/les-afghans-terrasses-par-l-opium-13-11-2014-277545_112.php

Les Afghans terrassés par l’opium

le 13.11.14 | 10h00

  	L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium et compte plus d’un million de consommateurs  L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium et…

Selon l’ONU, la dépendance à l’héroïne est passée en Afghanistan d’un niveau inexistant sous le régime taliban (1996-2001) à plus d’un million de personnes concernées aujourd’hui.

La culture du pavot à opium en Afghanistan a atteint un record en 2014 en termes de surface. Le pays reste ainsi de loin le premier fournisseur mondial (80% de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un très juteux trafic qui a tissé une toile dense à travers toute l’Asie.

224 000 hectares de pavot à opium y sont cultivés, soit une augmentation de 7% par rapport à 2013, indique à ce propos le rapport annuel du bureau des Nations unies chargé de la drogue et de la criminalité (Unodc) publié hier.
Cela représente plus de trois…

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Par Nicolas Beau | Journaliste et auteur

Un tiers de la cocaïne mondiale transite par le Sahel, alimentant la violence.

Rue89 publie les bonnes feuilles de « Papa Hollande au Mali » de Nicolas Beau.Le Sahara a toujours représenté une formidable zone de passage pour d’innombrables négoces. Depuis les indépendances africaines, les produits de première nécessité, subventionnés par les Etats pétroliers libyen et algérien, étaient revendus au marché noir dans le reste de l’Afrique. Plus récemment, les routes de la contrebande ont été utilisées pour acheminer les armes, les pneus, les pièces détachées et les cigarettes. Les Touaregs ont été à l’avant-garde de ces convois qui leur permettaient d’assurer leur survie.

Making of

« Papa Hollande au Mali », du journaliste Nicolas Beau, est l’un des premiers livres sur la guerre menée dans ce pays par les troupes françaises. Un livre très critique contre le rôle joué par la France dans les pays du Sahel.

L’auteur et l’éditeur, Balland, ont accepté de nous donner quelques « bonne feuilles ». Ce texte correspond au chapitre sept, « Coke à tous les étages ». Pascal Riché

Les mêmes pistes ancestrales sont empruntées aujourd’hui par les trafiquants de stupéfiants. A l’image des banlieues françaises les plus délaissées, gangrenées par le marché noir des drogues, mais à l’échelle d’une région semi-désertique de 8 millions de kilomètres carrés, ce commerce illicite constitue un formidable palliatif pour une économie en faillite.

Ces trafics juteux en direction de l’Europe, mais aussi de l’Egypte, du Moyen-Orient et jusqu’en Asie, représentent le fléau le plus grave de la zone sahélienne. Les cartels de la drogue bénéficient d’immenses complicités au sein d’administrations délabrées. Jusqu’à l’entourage de certains chefs d’Etat de la région, que cet argent facile a définitivement éloigné des réalités vécues par leurs peuples.

Premières alertes

Obsédée par les seuls djihadistes, la France n’a jamais pris la mesure de cette menace.

« Papa Hollande au Mali » de Nicolas Beau

Successivement ministre mauritanien des Affaires étrangères, ambassadeur de son pays aux Etats-Unis puis représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest en 2002 puis en Somalie en 2007, le Mauritanien Ahmedou Ould-Abdallah est catégorique :

« Les trafics de stupéfiants vont faire sauter le Sahel. Les rapports de l’ONU ont donné l’alerte dès le début des années 2000. Les Américains considéraient que les Européens Papa Hollande au Mali devaient agir. Mais ces derniers détournaient les yeux. »

Sollicité par les militaires français ou encore consulté par Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères, cet expert respecté avait été invité, à la fin du mois d’août 2012, à la traditionnelle Conférence des ambassadeurs qui réunit à Paris l’ensemble des représentants français à travers le monde.

Lors d’une discussion à bâtons rompus, quelques diplomates français l’interrogent sur les périls qui guettent l’Afrique.

« La drogue, assène Ahmedou Ould Abdallah, est bel et bien le problème numéro 1 de la région. – Que voulez-vous dire ? Que faites-vous du problème terroriste au Sahel ? », s’étonne Jean-Félix Paganon, un vieux routier du Quai d’Orsay chargé du Sahel depuis le mois de juin 2012 jusqu’à sa mise à l’écart par Laurent Fabius qui le nomme ambassadeur au Sénégal.

« Naturellement, répond le diplomate mauritanien, les combattants d’Aqmi qui ont investi le nord du Mali représentent un véritable danger, mais les trafics de stupéfiants, qui financent le terrorisme, constituent la principale menace pour le Sahel. »

Ces derniers mois, des mises en cause judiciaires se sont multipliées contre quelques très hauts dirigeants africains, notamment en Guinée-Bissau et au Sénégal. La pression de la Drug Enforcement Administration (DEA), la puissante administration américaine de lutte contre la drogue, a provoqué plusieurs arrestations spectaculaires.

Le 18 avril 2013, Antonio Indjal, le chef d’état-major des armées de Guinée-Bissau, un pays livré aux mafias de la drogue, est inculpé par les Etats-Unis de complot de narcoterrorisme. Ce gradé est accusé par la DEA d’avoir conspiré pour stocker puis transporter des stupéfiants.

Deux semaines auparavant, l’ancien chef de la marine de Guinée, José Bubo Na Tchuto, avait été arrêté par la DEA au Cap-Vert, un autre pays africain connu pour accueillir de gros chargements de cocaïne, puis inculpé aux Etats-Unis. Enfin, le 25 juillet 2013, le chef de la police du Sénégal, Abdoulaye Niang, est relevé de ses fonctions par les autorités de son pays suite aux accusations d’un trafiquant notoire.

Du hash au crack-cocaïne

Les routes de la drogue évoluent en permanence.

Les voies d’accès sont sans cesse modifiées. Autant hier, les ports africains de l’Atlantique et des aéroports improvisés dans le Sahara étaient privilégiés, autant aujourd’hui, le transport des stupéfiants se fait via des containers, par plus petites quantités.

Au Sénégal, en 2001, un policier en civil avec une saisie de cartons de cannabis du Maroc (SEYLLOU DIALLO/AFP)

La première des drogues à transiter par le Sahel aura été le haschich. Le Maroc, avec 7,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 10% de son PIB, en est le principal fournisseur.

Une partie de cette production prend la direction de l’Espagne, par des convois de trois ou quatre voitures baptisés « go-fast », pour gagner les banlieues françaises à vive allure. Le reste de la résine marocaine se dirige vers le sud du pays, puis vers le Mali, le Niger et le Bénin, pour rejoindre les destinations lointaines comme le Golfe et le Moyen-Orient.

En 2005, la cocaïne sud-américaine fait une entrée spectaculaire dans la région. Les cartels colombiens contournent les ports européens, trop contrôlés, pour transiter par l’Afrique sahélienne. La région présente plusieurs avantages : une population locale peu solvable et donc non consommatrice de cocaïne, des routes déjà tracées pour transporter des marchandises illicites, des Etats faillis qui ferment les yeux. Les trafiquants de Colombie et du Pérou ont racheté des îles entières en Guinée-Bissau, un Etat totalement mafieux où les trafiquants évoluent comme chez eux. Leurs avions chargés de drogue gagnent les pistes d’atterrissage que les Américains avaient construites pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Nigeria et la Guinée-Conakry offrent également de nombreux ports d’accès hospitaliers pour les mafias en tous genres.

Rien qu’entre 2005 et 2008, 46 tonnes de cocaïne sont saisies en Afrique de l’Ouest. Ces chiffres ont quadruplé aujourd’hui. 40 tonnes de cocaïne sont destinées chaque année à l’Europe, qui représente 26% de la consommation mondiale et 34 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Après le haschich et la cocaïne, l’héroïne produite en Afghanistan commence à envahir, depuis 2009, les pays du Sahel. Cette fois, c’est l’Afrique de l’Est qui reçoit les containers venus d’Asie, d’après Pierre Lanaque, représentant de l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC). D’après ce spécialiste, « des échanges héroïne contre cocaïne » se produisent « entre les groupes basés en Afrique de l’Est et ceux d’Afrique de l’Ouest ».

L’Afrique n’est plus seulement une zone de transit, mais aussi une zone de production. Cinq laboratoires de fabrication d’amphétamine à destination de l’Asie du Sud-est ont été démantelés au Nigeria, pays préféré des gangs de trafiquants.

La mondialisation de la voyoucratie précède de loin la prise de conscience des Etats démocratiques. Or le commerce de la drogue, avec les ressources occultes qu’il draine, est un terreau favorable au développement de mouvements violents. Ce n’est pas un hasard si c’est dans le premier pays africain producteur de drogues dures, le Nigeria, que le péril djihadiste, sous la forme du mouvement Boko Haram (« l’Education à l’occidentale est un péché »), est le plus palpable.

Des Etats passoires

Face à cette gangrène, les Occidentaux restent passifs. Lorsqu’un officier chargé de la lutte antidrogue raconte que Bamako est devenu la plaque tournante mondiale de la drogue lors d’un déjeuner à l’ambassade de France en 2007, personne ne réagit.

« Il nous faisait un tableau sidérant, explique Danièle Rousselier, à l’époque attachée culturelle à l’ambassade, les informations me paraissaient capitales, mais j’étais la seule à m’en émouvoir. Les télégrammes diplomatiques ne reprenaient guère ces informations. »

Du moins jusqu’à l’affaire connue, en 2009, sous le nom d’« Air cocaïne ».

Un Boeing 727 avait décollé du Venezuela pour atterrir à Tarkint, au nord de la ville de Gao. L’avion aurait transporté entre deux et dix tonnes de cocaïne et sera détruit en plein désert après avoir été vidé de sa cargaison. Les Maliens soupçonnés sont immédiatement blanchis par la présidence. Certains sont même promus au Haut Conseil territorial, l’équivalent de notre Sénat. En 2011, deux ans après les faits, un malheureux français est arrêté, sans preuve. Son tort est de s’être rendu à l’aéroport de Bamako et de s’être intéressé à l’heure d’arrivée de ce fameux avion, qui devait finalement être détourné. La diplomatie française s’est mobilisée pour faire relâcher ce bouc émissaire.

Personne ne peut ignorer que des passerelles existent au Mali entre les plus hautes autorités des Etats, les cartels de trafiquants et les « narcoterroristes » qui financent leur djihad avec la dîme qu’ils prélèvent sur ces convois clandestins.

Un document des douanes maliennes fort instructif datant de 2012 illustre bien, à lui seul, les connivences de l’administration locale avec les trafics. Le bilan des saisies de stupéfiants, tel qu’il a été transmis à l’Organisation mondiale des douanes, n’est pas lourd. En une année, seize saisies seulement ont été effectuées, dont onze de cannabis et une seule de cocaïne, pour un poids total de 784 kilos.

Après les interpellations, la moitié seulement des trafiquants a été retenue. Ce bilan est dérisoire lorsqu’on sait que désormais, près d’un tiers de la cocaïne mondiale transite par le Sahel.

« Le trafic a érodé le système douanier en raison de la corruption et de la collusion entre les contrebandiers et les officiels », écrit Wolfram Lacher dans une passionnante étude de la Fondation Carnegie datant de septembre 2012.

Sur le territoire algérien que sillonnent de nombreuses cargaisons de stupéfiants, les contrôles sont légers et la répression rare. Les trafiquants s’approvisionnent en carburant pas cher en traversant la frontière qui sépare le Mali et la Mauritanie de l’Algérie, sous l’œil bienveillant de militaires algériens.

« Nous infiltrons les réseaux de trafiquants aussi bien en Mauritanie qu’au Mali, explique un diplomate algérien. Il faut éviter que les trafiquants ne s’érigent en contre-pouvoir face aux Etats. Le deal est clair : vous ne faites pas de politique, et nous fermons les yeux sur vos trafics 5. »

Accessoirement, le partage des profits permet aux militaires relégués dans le Sud algérien d’arrondir leurs fins de mois. Dans son roman policier « Panique à Bamako », le corrosif inventeur des SAS, Gérard de Villiers, est un des rares à lâcher le morceau avec l’humour qui est le sien.

Une Algérienne généreuse de ses charmes, Malika Ahmar, constitue le lien entre les trafiquants de drogue et les militaires algériens. Le célèbre héros de son livre, Malko, tombe sous le charme de cette correspondante du DRS (services algériens). Le créateur de SAS puise ses informations, depuis des années, auprès d’éminentes personnalités des services français. Le rôle des Algériens dans ces trafics n’est pas le seul fruit de son imagination.

Complicités mauritaniennes

La Mauritanie profite des retombées de l’économie de la drogue davantage encore que l’Algérie. L’implication des plus hauts dirigeants dans de telles mafias ne date pas d’aujourd’hui. Durant la dictature d’Ould Taya, qui régna de 1984 à 2005, le pouvoir prélevait sa dîme sur l’ensemble des trafics qui avaient lieu en territoire mauritanien, haschich, armes et cigarettes. Cet « impôt » alimentait une cagnotte secrète qui permettait au chef de l’Etat d’acheter la paix sociale lorsque certaines tribus commençaient à bouger.

Dès la fin des années 90, des accords s’étaient dessinés entre des représentants du régime mauritanien, les djihadistes algériens, regroupés à l’époque au sein du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), et les combattants du Polisario, las de cette guerre sans fin avec le Maroc pour la reconquête du Sahara.

Après le coup d’Etat en 2005 contre le dictateur corrompu qu’était Ould Taya, les arrestations de trafiquants se sont multipliées. Trois ans plus tard, l’arrivée au pouvoir du général Aziz, qui fit ses classes à l’époque de la dictature, se solde par l’élargissement des principaux suspects.

« Durant l’année 2010, écrit le chercheur Simon Julien, les autorités mauritaniennes ont opéré près de 276 arrestations de trafiquants de drogue, dont 202 ressortissants étrangers. Pourtant les 103 opérations de police menées n’ont permis la saisie que de 20 kilogrammes de cocaïne et de 1,2 tonne de chanvre indien. »

C’est peu ! Les « mafias d’Etat », comme les appelle notre chercheur, sont constituées « de segments venus du monde des affaires, de la haute administration, de la parentèle et du premier cercle d’amitié du président et de personnes issues du monde politique ». Ces réseaux sont pour beaucoup dans l’impunité générale qui se manifeste à Nouakchott. Le 15 février 2011, Aziz libère par décret plusieurs trafiquants, dont Eric Walter Amegan, extradé du Sénégal vers Nouakchott où il devait être jugé. Le décret présidentiel du 15 février 2011, fait étrange, n’est jamais paru au Journal officiel.

Un autre trafiquant notoire, Sidi Ahmed Ould Taya, officiellement commissaire de police chargé de la coordination avec Interpol, est lui aussi relâché, à la demande de la présidence.

Interrogé sur la situation au Sahel sur la chaîne Arte, le député écologiste Noël Mamère affirmait que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz était impliqué dans des affaires de trafic de drogue :

« Est-ce que vous imaginez que les djihadistes vont disparaître et qu’ils ne vont pas se réfugier en Mauritanie, où il y a un président qui est le parrain d’un trafic de drogue par exemple ? »

Cette déclaration fracassante a fait l’effet d’une bombe en Mauritanie. Interrogé par le site mauritanien d’information Mauriweb, le député français réitère ses accusations :

« Les propos que j’ai tenus concernant le président de la Mauritanie ne font que confirmer ce qui est de notoriété publique. »

En effet, les relations du président mauritanien avec Hamdi Boucharaya, consul général de Guinée-Bissau, plaque tournante du trafic de la région, sont avérées.

« On ne compte plus, poursuit Noël Mamère, les visites de ce dernier au palais présidentiel de Nouakchott. C’est véritablement un secret de polichinelle que de savoir qu’il a pignon à la présidence mauritanienne et que le président Aziz ne lésine pas sur les marchés publics attribués en sa faveur. »

Et ce n’est pas tout. Le 15 décembre 2010, Aziz avait reçu officiellement Antonio Indjai, l’actuel chef d’état-major des armées de Guinée-Bissau, inculpé officiellement par la DEA le 18 avril 2013 pour trafic de drogue et d’armes.

Si la France s’était intéressée un peu au marché de la drogue au Sahel, l’ignorance des services de l’Etat serait moins grande sur l’acheminement de stupéfiants sur le marché hexagonal.

« Au fond, reconnaît un des patrons des douanes à Bercy, nous ignorons comment les drogues parviennent d’Afrique vers leur destination finale en Europe. Nous savons que le Sahel est approvisionné depuis le Maroc ou l’Amérique du Sud. Il faudrait chercher par quelles voies ces cargaisons arrivent sur le marché européen via l’Espagne, les Balkans, la Grèce, à l’exception du haschich marocain qui est bien tracé. Le port de Marseille, par exemple, est une véritable boîte noire. »

Dans la cité phocéenne, la plupart des règlements de compte sanglants (vingt-quatre victimes pour la seule année 2012, un nombre équivalent d’assassinats pour l’année 2013) sont dus à des guerres de territoires entre gangs de trafiquants. La fin de l’impunité pour les assassins qui courent les rues marseillaises commence par le renforcement de la lutte contre les grandes mafias sahéliennes, dont la France est un des débouchés.

Encore faudrait-il connaître les routes que prend la drogue. Or, confronté à la rigueur budgétaire, le ministère de l’Intérieur stabilise les effectifs de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS) et réoriente les enquêteurs vers le travail de terrain dans les banlieues. La décision, voici deux ans, d’envoyer un douanier français dans chacune des capitales du Sahel, Bamako, Niamey et Nouakchott, constitue une initiative dérisoire face à l’ampleur des trafics et à l’impuissance des États concernés. Le gouvernement français doit admettre l’idée simple que les stupéfiants n’arrivent pas de nulle part.

Le Pacte national contre les trafics de drogue réclamé par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, suppose d’investir des moyens importants pour comprendre la géopolitique des stupéfiants et de s’attaquer enfin aux réseaux mafieux.

Infos pratiques
« Papa Hollande au Mali »
De Nicolas Beau
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DNRED (Douane française): saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique

Publié: 7 novembre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, Caraïbes, Cocaïne, Communiqué de presse, DNRED, Douane, Informations générales, Justice, Narcotrafic, Services de renseignement, TRACFIN
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Aviseur International

Publié le : vendredi 7 novembre 2014
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique | © Douane
Saisie effectuée à bord d’un voilier, fruit d’une collaboration des services douaniers français (DNRED) et des services de police britannique (NCA).

Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, tiennent à féliciter les services douaniers français de l’importante saisie, le 3 novembre 2014, de près de 250 kg de cocaïne, à bord d’un voilier battant pavillon de la Grande-Bretagne.

Fruit de plusieurs mois d’enquête en collaboration avec les services britanniques, cette saisie a été conduite conjointement par l’échelon de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Fort-de-France et le service de police britannique National Crime Agency (NCA).

Après plusieurs jours de surveillance ayant mobilisé un large dispositif aéro-maritime, les agents des douanes ont procédé…

Voir l’article original 195 mots de plus

En Colombie, les hauts fonctionnaires ne sortent jamais sans gardes du corps. C’est donc sous protection rapprochée que Juan Ricardo Ortega donnait une interview, au printemps dernier, dans un restaurant de Bogotá. Le chef de la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN), expliquait qu’il enquêtait sur l’or colombien utilisé comme moyen pour blanchir l’argent de la drogue. Où est envoyé cet or sale, demandait-il aux journalistes ? Aux Etats-Unis… et en Suisse.

Entre 2005 et 2012, les exportations d’or colombien vers la Suisse n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre les 17 000 kilos, soit 682   millions de dollars. Au même moment, le prix du métal était multiplié presque par quatre. Et à Bogotá, ce sont d’abord ces chiffres qui ont attiré l’attention. Comment la bourgade d’Alto Baudó, au sud-ouest de Medellín, où le sol n’a jamais donné une seule pépite, a-t-elle pu produire une tonne du précieux métal, début 2010 ?, s’étonne le journal Dinero.

Alertées, les autorités vont de surprise en surprise et découvrent que le même miracle s’est produit dans d’autres régions comme Antioquia, Bolivar ou Cauca. Ces zones rurales ou montagneuses, ont en commun d’accueillir des groupes paramilitaires comme les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ceux-ci contrôlent les deux tiers de la cocaïne produite dans le pays.

Une fois l’argent encaissé, le circuit de blanchiment est simple: les trafiquants achètent des lingots d’or au Panama ou au Venezuela. « Puis ils l’amènent sur leurs terres notamment par bateau, via les fleuves comme l’Atrato ou le Rio Magdalena », continue Jean-Pierre Gontard, ancien médiateur suisse en Colombie. Contre de grosses enveloppes, des fonctionnaires déclarent la marchandise comme locale. Ne reste plus qu’à la vendre à des exportateurs.

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Soupçons de blanchiment

En Colombie, l’enquête est explosive. Le ministère public, secondé par la DIAN, est suivi de près par des agents américains et anglais. De nombreuses personnes et entreprises sont dans le viseur des autorités. Parmi elles, il y aurait notamment les négociants Fundiciones Escobar, selon une source proche de l’enquête. Une enseigne que la presse colombienne, dès 2011, soupçonne de blanchiment. A Medellín, les fonderies Escobar sont aujourd’hui en liquidation, après 75 ans d’existence. Acculée par les autorités de Bogotá, l’entreprise revend aujourd’hui tout son mobilier et ses machines sur Internet, même si son site officiel est toujours consultable.

Le soupçon est là: au bout de la machine à blanchir, on trouverait les trois principales raffineries suisses. Avec, en première ligne, celle d’Argot-Heraeus, située à Mendrisio (TI). D’après un document que «Le Matin Dimanche» a pu obtenir, qui liste les clients des plus gros exportateurs colombiens, l’entreprise tessinoise aurait raffiné l’or d’Escobar SA jusqu’en 2012, pour des montants astronomiques – 261 millions de dollars en 2010, par exemple.

Jusqu’en 2012 également, une partie de l’or des fonderies Escobar aurait également été acheminée vers la raffinerie Valcambi, non loin de Lugano (TI). Il aurait été livré pour 27 millions d’or en 2011 et 6 millions en 2012. Confrontée à ces éléments, l’enseigne répond qu’elle « identifie tous ses clients conformément à toutes les régulations en vigueur suisses et internationales. Donc tous les contrats en lien avec nos activités sont légalement corrects. »

Comment expliquer que les fonderies suisses aient acheté de l’or colombien, alors que le circuit de blanchiment a été mis au jour dès 2009? Malgré plusieurs sollicitations, Argon-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Dès 2013, pourtant, l’ONG ASK, le groupe de travail Suisse-Colombie, alertait plusieurs raffineries de ces risques et réclamait plus de transparence. « Elles nous ont répondu de manière vague, explique Stephan Suhner membre de l’association. Et ne savaient même pas qu’Escobar était en liquidation. » L’initiative «or responsable» pilotée par le SECO pourrait-elle bientôt être mise en place en Colombie? Même si c’est le cas, cela ne concernerait pas les mines illégales, qui sont au cœur du problème.valcambi21

Un autre géant suisse des matières premières a longtemps traité de l’or colombien. Metalor, dont le siège mondial est à Neuchâtel, en a raffiné pour des dizaines de millions, chaque année, entre 2008 et 2013. C’est dans son usine américaine que la marchandise était transformée. Problème: Metalor se fournissait auprès de l’entreprise colombienne C. I. Goldex, qui a récemment avoué avoir acheté de l’or jusqu’en 2009 à un dénommé Jairo Rendón. Condamné aux Etats-Unis pour narcotrafic et blanchiment, celui-ci est aussi connu pour être le frère des deux trafiquants les plus craints du pays, «Don Mario» et «El Aleman», tous deux arrêtés depuis.

Activités suspendues

C. I. Goldex, dont le fondateur a reconnu ses torts, a définitivement fermé ses portes il y a quelques semaines. Chez Metalor, la porte-parole Véronique Vergriete affirme que l’entreprise a suspendu ses activités avec Goldex dès 2013, quand les premiers articles sont sortis. «Et ce, bien que Metalor ait reçu la confirmation écrite des autorités colombiennes que Goldex ne faisait l’objet d’aucune investigation ni d’aucune accusation fondée», précise-t-elle.

En Colombie, le volontarisme des autorités a déjà porté ses fruits: la production de métal jaune commence à retrouver un niveau réaliste. En 2013, les exportations d’or colombien en Suisse ont chuté de 36% par rapport à 2012. Pour le moment, aucune demande d’entraide judiciaire n’a été déposée à Berne sur ce dossier. A Bogotá, on nous confirme que l’enquête est maintenue. Quelques semaines après cette médiatique déclaration de guerre, Juan Ricardo Ortega annonçait qu’il quittait la DIAN. Chez les narcotrafiquants, sa tête était mise à prix à 3 millions de dollars.

Article publié dans Le Matin Dimanche

SOURCE: http://mariemaurisse.net/2014/10/26/trois-raffineries-suisses-fondent-pour-lor-des-cartels-de-la-drogue-colombiens/

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Michel_%28juge%29

33 ans après, contre-enquête sur l’assassinat d’un magistrat marseillais
De novembre 1980 au 21 octobre 1981, de Palerme à Marseille…
300 pages séquencées comme un polar, des dialogues précis et percutants.
« La mort du juge Michel »
Le nouveau document de Thierry Colombié
Editions de La Martinière
30 octobre 2014

Les coulisses enfin révélées d’un terrible drame de l’histoire de France.

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Africa and Asia: The Key Issues

The wars of Africa are fueled by narcotics. That is an exaggerated over-simplification, but what is less well known than it should be is that many of the internal conflicts of today’s Africa are driven in part, sometimes  a substantial part, by profits being made from the trafficking of hard drugs and precursor chemicals. The battles in Mali, in the Central African Republic, in the Democratic Republic of Congo, and Somalia are influenced by criminal drug syndicates allied to al-Qaeda-linked insurgents. The Boko Haram insurgency in Nigeria also has its narcotics component. “Follow the money” is an aphorism relevant for Africa as well as the Middle East.

It is clear to investigators that al-Qaeda in the Maghreb  (AQIM), the terrorist collective that operates in Mauritania, Mali, Niger, Algeria, and Libya (and perhaps in Tunisia), finances itself by trafficking drugs across the Sahara from south to north, and from capturing and…

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La police a affirmé mercredi avoir arrêté l'un des principaux trafiquants de... (Archives Bloomberg)
Agence France-Presse
Madrid

La police a affirmé mercredi avoir arrêté l’un des principaux trafiquants de drogue en Espagne après avoir découvert une cinquantaine de kilos de cocaïne cachés dans une cargaison de bananes en provenance de Colombie.

Les policiers, aidés par des chiens renifleurs, ont découvert 54 kilos de cocaïne de très bonne qualité cachée dans des caisses de bananes qui étaient déchargées d’un navire dans le port de Marin en Galicie.

Six personnes qui se sont rendues au port pour réceptionner la cocaïne ont été arrêtées ainsi que trois autres à Dilar qui faisaient partie du réseau de trafiquants à l’origine de cette livraison de drogue, selon un communiqué de la police. Les personnes arrêtées sont originaires d’Espagne, de Russie, de Colombie, du Pérou, d’Argentine et du Mexique.

Parmi les trafiquants arrêtés, la police affirme avoir mis la main sur Antonio Manuel B.I., un citoyen espagnol, décrit comme «l’un des plus importants trafiquants de drogue d’Espagne».

Selon la police, il était en fuite depuis sa condamnation en 2006 à 17 ans de prison pour trafic de drogue et d’autres crimes. Outre l’utilisation de faux documents d’identité, et les services de gardes du corps, ce gros trafiquant «changeait souvent d’apparence physique pour assurer sa sécurité et celle de ses opérations», explique-t-elle dans son communiqué.

La proximité de l’Espagne avec les côtes d’Afrique du Nord, importante source pour les importations de haschich, et ses liens étroits avec ses anciennes colonies en Amérique latine, pays clés dans la production de cocaïne, en ont fait une des principales voies d’accès à l’Europe pour le trafic de drogue.

source: http://www.lapresse.ca/international/europe/201410/29/01-4813948-espagne-saisie-de-cocaine-dans-une-cargaison-de-bananes.php

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Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED)

Publié: 27 octobre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, Cannabis, Cocaïne, DNRED, Douane, Gendarmerie, Informations générales, Justice, Narcotrafic, OCRTIS, Police, Réflexions, Secret défense, Services de renseignement, TRACFIN
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Aviseur International

J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.

Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, Roberto Severa que j’ai connu , Loredana Ferraro que j’ai bien connue, Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).

Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi…

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Felina avait choisi d'informer les Mexicains sur la réalité des cartels. (Capture d'écran Valor Por Tamaulipas)

Sur les réseaux sociaux, elle se faisait appeler « Felina » et voulait informer les citoyens sur les dangers des cartels de la drogue. Cette jeune docteure aurait été assassinée à la mi-octobre par des narcotrafiquants dans l’Etat de Tamaulipas, au Mexique, après avoir tweeté à propos des violences liées aux cartels, selon le site d’information américain The Daily Beast

Dans cette région du nord du Mexique, particulièrement touchée par le narcotrafic, les journalistes sont réduits au silence. Felina avait donc choisi, avec plusieurs collègues, de mener une croisade en faveur de l’information en communiquant sur les multiples fusillades, assassinats et enlèvements… sur le site local participatif Valor por Tamaulipas (« courage pour Tamaulipas »), très suivi sur les réseaux Twitter et Facebook. D’après le Daily Beast, Felina, qui conservait son anonymat en tweetant sous le compte @Miut3 (fermé depuis), était notamment connue pour la publication d’alertes sur des incidents violents.

Un tweet annonçant sa mort sur son propre compte

Les narcotrafiquants ont toutefois voulu connaître l’identité de la jeune informatrice. Il y a un an et demi, ces derniers avaient même proposé une prime d’environ 600 000 pesos (35 000 euros), rappelle The Daily Beast, en échange de l’identité de la jeune fille et de celle des administrateurs de Valor por Tamaulipas.

Les menaces étaient persistantes au début du mois. Le 8 octobre, un tweet a été adressé au média : « Nous arrivons très près de toi, attention Felina. » D’autres messages d’alerte ont suivi. La journaliste citoyenne a toutefois continué à informer les jours suivants.

A l’aube du 16 octobre, un tweet a été posté à partir du compte @Miut3 piraté : « A mes amis et ma famille, mon vrai nom est Maria Del Rosario Fuentes Rubio. Je suis médecin. Aujourd’hui, ma vie a pris fin. » Deux photos ont ensuite été envoyées sur Twitter : l’une de la jeune femme face à un appareil photo, la seconde représentant la docteure allongée au sol, le visage ensanglanté. Le procureur de l’Etat de Tamaulipas a confirmé l’enlèvement le 15 octobre de la jeune femme, selon The Daily Beast. Mais, pour les autorités, cette affaire reste aujourd’hui un kidnapping, le corps de la jeune femme n’ayant pas été retrouvé.

Le fondateur de Valor por Tamaulipas a déploré sur son site la perte d’« un ange qui a tout donné, sa vie, son avenir, sa sécurité » pour les « bons citoyens de notre Etat ». Le site se promet de continuer à informer, malgré le meurtre de la jeune femme.

Au Mexique, 22 322 personnes sont portées disparues, selon les autorités, un chiffre lié notamment aux violences des narcotrafiquants, et qui ne cesse d’augmenter. Près de 80 000 personnes sont mortes depuis le lancement d’une offensive militaire contre les narcotrafiquants en 2006.

source: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/10/23/une-femme-tweete-contre-les-cartels-mexicains-ils-tweetent-son-assassinat/

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Aviseur International

Arte explore le circuit mondial du narcotrafic

C. G. Publié le mardi 21 octobre 2014 à 09h26 – Mis à jour le mardi 21 octobre 2014 à 09h31

Video

Médias/Télé

Désormais, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent agir dans une relative impunité à l’échelle mondiale. En cause : la dérégulation des marchés et l’obsession du profit qui régit les milieux financiers. C’est le blanchiment qui permet au trafic de drogue de perdurer, affirme tout de go le documentaire « Narco-finance, les impunis »**. L’enquête menée par Agnès Gattegno, qui sait installer un climat sulfureux dans son film, sert de point de départ éclairé au débat animé à 22h20 par Andrea Fies sur Arte.

La première étape de ce voyage dans le monde des narcotrafiquants nous emmène au Mexique. La réalisatrice rappelle, par le biais de ses multiples interlocuteurs (il…

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USA: la police anti-drogues dans le viseur de Facebook

Le site rappelle aux autorités que l’usage de faux profils pour mener à bien des enquêtes est interdit

AFP« US Drug Enforcement Administration (DEA) Agents at a Tactical Training Facility »AFP

Le chef de la Sécurité du site Facebook, Joe Sullivan, a demandé vendredi dans une lettre adressée à la chef de la Drug Enforcement Administration (DEA), Michele Leonhart, que les organismes d’Etat suivent les mêmes règles que les utilisateurs traditionnels sur Facebook, notamment en matière d’interdiction d’utiliser de faux profils pour mener des enquêtes, a rapporté l’Associated Press.

La lettre de Joe Sullivan fait suite aux déclarations de Sandra Arquiett, une Newyorkaise qui prétend que la DEA a utilisé son identité et ses photos sur Facebook pour surveiller des trafiquants de drogue.

Sandra Arquiett affirme que les autorités ont récupéré les photos de son téléphone portable en juillet 2010, son appareil lui ayant été confisqué après son arrestation dans une affaire de trafic de drogues.

Son identité aurait ensuite été usurpée par la DEA pour traquer et échanger avec « des personnes dangereuses qui faisaient l’objet d’une enquête ». Arquiett demande aujourd’hui une indemnité de 250 000 dollars.

« Facebook a toujours fait savoir que l’Etat devait se soumettre à cette politique », a écrit Sulliban. « Nous considérons le comportement de la DEA comme une violation grave des règles et conditions d’utilisation fixées par Facebook ».

Le département américain de la Justice a initialement donné raison à la DEA, estimant que la jeune femme avait indirectement « consenti à la création d’un faux profil à partir de ses informations, puisqu’elle avait accepté de permettre aux autorités d’utiliser les informations contenues dans son téléphone portable dans le cadre d’enquêtes en cours ».

La semaine dernière, la justice a estimé que le dossier devait faire l’objet d’un nouvel examen.

source: http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/47849-141019-usa-la-drug-e

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« Extra pure » (Zéro,Zéro,Zéro) de Roberto Saviano

Publié: 16 octobre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, 4 - REGALIENNES, Administration pénitentiaire, Canada, Cocaïne, Communiqué de presse, Culture, DCRI, DEA, DGSI, DNRED, Douane, Gendarmerie, HM Customs and Excise, Informations générales, INTERPOL, Justice, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Police, RCMP-GRC, Secret défense, Services de renseignement, TRACFIN, UK, USA
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Roberto Saviano, auteur de « Gomorra », revient avec un nouveau livre : « Extra pure : voyage dans l’économie de la cocaïne » (Gallimard)Sortie le 16 octobre chez Gallimard. Présentation, sur le site :

«Se plonger dans les histoires de drogue est l’unique point de vue qui m’ait permis de comprendre vraiment les choses. Observer les faiblesses humaines, la physiologie du pouvoir, la fragilité des relations, l’inconsistance des liens, la force colossale de l’argent et de la férocité. L’impuissance absolue de tous les enseignements mettant en valeur la beauté et la justice, ceux dont je me suis nourri. Je me suis aperçu que la coke était l’axe autour duquel tout tournait. La blessure avait un seul nom. Cocaïne. La carte du monde était certes dessinée par le pétrole, le noir, celui dont nous sommes habitués à parler, mais aussi par le pétrole blanc, comme l’appellent les parains nigérians. La carte du monde est tracée par le carburant, celui des mœurs et des corps. Le pétrole est le carburant des moteurs, la coke celui des corps.»

Après Gomorra, Roberto Saviano poursuit son travail d’enquête et de réflexion sur le crime organisé. Mais, cette fois, il sort du cadre italien pour penser à l’échelle mondiale. D’où le crime tire-t-il sa force? Comment l’économie mondiale a-t-elle surmonté la crise financière de 2008? Une seule et même réponse : grâce à l’argent de la cocaïne, le pétrole blanc. Pour le comprendre, Extra pure nous convie à un voyage du Mexique à la Russie, de la Colombie au Nigeria, en passant par les États-Unis, l’Espagne, la France et, bien sûr, l’Italie de la ‘ndrangheta calabraise. Au fil de cette exploration, l’auteur raconte avec une puissance épique inégalée ce que sont les clans criminels partout dans le monde. Et il va plus loin encore, car c’est tout le fonctionnement de l’économie qu’il démonte impitoyablement.
Extra pure n’est ni une enquête ni un essai, ni un roman ni un récit autobiographique, mais tout cela à la fois et bien plus encore. Pour Roberto Saviano, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir, de se confier, d’évoquer avec gravité et sincérité le danger et la solitude, le désir de mener une vie comme celle des autres et la détermination à poursuivre son combat.

source:

http://www.francemusique.fr/emission/la-chronique-litteraire/2014-2015/extra-pure-de-roberto-saviano-10-16-2014-09-09

 

PGR/AFP

Aviseur International

Vicente Carrillo Fuentes, dirigeant du cartel de Juarez, était l’un des criminels parmi les plus recherchés

Suspected Juarez drug cartel leader Vicente Carrillo Fuentes, alias « Suspected Juarez drug cartel leader Vicente Carrillo Fuentes, alias « Suspected Juarez drug cartel leader Vicente Carrillo Fuentes, alias

Vicente Carrillo Fuentes, dirigeant du cartel mexicain de la drogue de Juarez et criminel parmi les plus recherchés du pays, a été arrêté par la police, a annoncé jeudi la Commission nationale de Sécurité mexicaine.

Nous confirmons l’arrestation de Vicente Carrillo Fuentes par la police fédérale à Torreon, dans l’Etat de Coahuila (nord), a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission.

Cette arrestation constitue une victoire pour le gouvernement du président Enrique Peña Nieto, alors que le pays est secoué par l’affaire de la disparition de 43 étudiants dans le sud du Mexique à la suite d’une attaque menée par des policiers locaux et des criminels d’un petit cartel régional.

Le Vice-roi, frère du…

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Las autoridades venezolanas han detenido a casi un millar de personas por delitos relacionados con el contrabando desde que se lanzó hace un mes y medio un plan para luchar contra este delito, informó la fiscal general venezolana, Luisa Ortega Díaz.

fuente: http://www.elespectador.com/noticias/elmundo/un-millar-de-detenidos-lucha-contra-el-contrabando-vene-articulo-520454

Aviseur International

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/gif/VENEZUELA.gifLe Venezuela est-il en train de devenir un narco-Etat?

Au mieux, l’Etat semble se désintéresser de la lutte contre le trafic de drogues, n’y mettant pas tous les moyens nécessaires.

Le 11 septembre 2013, un vol d’Air France au départ de Caracas atterrit à Paris-Roissy avec plus de 1,3 tonne de cocaïne répartie dans une trentaine de valises. En France, l’opinion s’intéresse à la «plus grande saisie de drogue» jamais réalisée en métropole, l’équivalent de 50 à 300 millions d’euros à la revente. Au Venezuela, on s’étonne à peine de voir le principal aéroport international du pays servir de rampe de lancement au narcotrafic. Les forces de sécurité vénézuéliennes sont réputées pour compter parmi les plus corrompues au monde, ce pour quoi les autorités européennes ont monté toute l’opération «Air France» sans prévenir leurs collègues…

Voir l’article original 1 579 mots de plus

Aviseur International

19/09/2014 à 12:14 Par Marie Villacèque
 José Granero, ancien patron de la lutte antidrogue, en 2004.José Granero, ancien patron de la lutte antidrogue, en 2004. © HUGO VILLALOBOS / AFP

Pourquoi des trafiquants de drogue appelaient-ils périodiquement au téléphone le siège de la présidence argentine ? La police a mis en évidence des complicités au plus au niveau dans un vaste trafic d’éphédrine.

Des narcotrafiquants appelant leurs amis à la Casa Rosada, siège du gouvernement ? La scène paraît irréelle. Elle a pourtant eu lieu. Et à plusieurs reprises. C’est ce que la juge María Servini de Cubría a révélé début septembre.

Plusieurs postes étaient périodiquement appelés par les narcos, dont ceux du secrétariat pour la Prévention de l’addiction à la drogue et la lutte contre le narco­trafic (Sedronar) – un comble ! -, ainsi que le secrétariat privé de la présidence.

La juge Servini a demandé avec insistance à la présidente Cristina Kirchner d’aider la…

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Aviseur International

dnredPlus d’une tonne de cocaïne saisie grâce à la coopération

  • Martinique 1ère
  • Publié le 27/09/2014 | 14:06, mis à jour le 27/09/2014 | 14:06

La marine Irlandaise vient d’intercepter, au large de ses côtes, un voilier en provenance du Venezuela. Plus d’une tonne de cocaïne saisie et trois britanniques arrêtés, grâce notamment à la coopération des services des douanes basés à la Martinique.

Plus d'une tonne de cocaïne saisie sur un yacht au large de l'Irlande par les membres de la marine irlandaise © bbc.com
© bbc.com Plus d’une tonne de cocaïne saisie sur un yacht au large de l’Irlande par les membres de la marine irlandaise

La marine de l’Irlande a intercepté, mercredi dernier (24 septembre), au large de ses côtes, « le Makayabella », un voilier de 15 m battant pavillon des Îles vierges britanniques, en provenance du Venezuela. Les militaires ont saisi plus d’une tonne de cocaïne d’une valeur de 41 millions d’euros. Une drogue pure qui coûte beaucoup plus chère à la revente sur le marché européen.

Le voilier Makayabella, arraisonnée avec plus d'une tonne de cocaïne à bord © Irish defence forces
© Irish defence forces Le voilier…

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Aviseur International

Deux Espagnols âgés de 24 et 31 ans ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi près de Lisbonne alors qu’ils se trouvaient à bord d’un voilier transportant 450 kilos de cocaïne, ont annoncé les autorités portugaises.

Un des deux suspects, qui devaient être présentés à un juge vendredi après-midi, possède également la nationalité française, a appris l’AFP de source policière.

La drogue a été détectée « à l’intérieur d’un voilier battant pavillon belge qui naviguait dans l’estuaire du Sado », rivière qui se jette dans la mer près de Setubal, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lisbonne, a indiqué la Police judiciaire dans un communiqué.

Cette saisie s’est déroulée « dans le cadre d’une opération plus vaste visant à détecter, combattre et démanteler les réseaux criminels organisés qui introduisent de la cocaïne en Europe en utilisant des embarcations de plaisance, en provenance en général de l’Amérique du sud…

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MAROC: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Publié: 23 septembre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, 4 - REGALIENNES, Administration pénitentiaire, Cannabis, Cocaïne, Corruption, DNRED, Douane, Gendarmerie, INTERPOL, Justice, Narcotrafic, OCRTIS, Police, Services de renseignement, Société
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Abdelaziz Bennani Bennani, général dénoncé par l’auteur

Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.
Diplômé à l’Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000.
Dans son livre « Mémoires d’un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves accablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue.
Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02 heures et finissait à 02h00 du matin. « En maintenant le même horaire, les trafiquants savaient que jusqu’à 21h00 et à partir de 02h00, il n’y avait aucun risque d’être importunés dans leur activité », écrit Issou dans son livre.
Devant cette apparente complicité entre ceux qui ont fixé l’horaire des patrouilles de surveillance et les narcotrafiquants qui transportait le haschisch des montagnes du Rif jusqu’à la côte pour l’embarquer à bord des hors-bord direction l’Espagne, Abdelila Issou a transmis ses doutes au Capitaine Bana qui commandait sa compagnie.
Son patron l’a alors sommé de «ne pas plus parler de l’affaire ni avec lui ni avec quiconque parce que les horaires et le calendrier est décidée par l’état-major de la Zone Sud du Sahara occidental, à 1.190 km de là selon les instructions et directives données par le général Abdelaziz Bennani « .
Source : El Mundo, 21/09/2014
DIASPORA SAHARAUI, 21/09/2014
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