Archives de la catégorie ‘Suisse’

Cellule44

 Lu pour vous sur RTSinfo
Des activistes issus de la gauche autonome ont affronté la police dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich. Sept agents ont été blessés. Les dégâts s’élèvent à plusieurs centaines de milliers de francs.

Voir l’article original 58 mots de plus

civilwarineurope

imageLa police a dû intervenir vendredi soir à Bâle pour maîtriser une manifestation contre l’OSCE à la fin de la réunion de deux jours qui s’est déroulée dans la ville rhénane. Des affrontements ont opposé agents et protestataires après une action qui a rassemblé quelque 500 personnes et s’était déroulée jusque-là sans heurts.

Issus de groupements anticapitalistes, les manifestants entendaient dénoncer les puissances qui cherchent à protéger leurs intérêts derrière des portes fermées.

Les affrontements ont débuté après 20 heures sur la Claraplatz, où s’achevait la manifestation autorisée. Bouteilles, pétards et autres objets ont été projetés contre les policiers, qui ont riposté par des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.

Des poubelles ont été incendiées et les transports publics ont été bloqués un long moment dans le secteur de la ville concerné. Le calme est revenu vers 21h30. La police, qui avait reçu des renforts de plusieurs cantons, n’a…

Voir l’article original 61 mots de plus

Solidarité Ouvrière

Le Matin, 7 décembre 2014 :

Les actions menées à Genève et Neuchâtel pourraient en entraîner beaucoup d’autres.

C’est gagné! Les employés des Transports publics genevois (TPG) sont habités par un immense sentiment de victoire. Leur action du 19 novembre dernier, couplée avec la menace d’une nouvelle grève cette semaine, a porté ses fruits: ils ont carrément obtenu la garantie qu’il n’y aura pas de licenciements jusqu’en 2018.

Voir l’article original 91 mots de plus

civilwarineurope

Cela s’est passé dans la ville de Fribourg en Suisse le 29 novembre. Tout va bien en Europe…

Voir l’article original

Le blog de Liliane Held-Khawam

Le 6 août 2011, l’agence de notation Standard & Poor’s dégradait la note des Etats-Unis. Pour la première fois, la superpuissance, le pays du tout est possible, perdait son triple-A. Le dollar s’est mis à chuter, l’euro aussi. Le 10 août 2011, un dollar valait moins de 71 centimes, un euro moins de 1,01 franc. Puis, comme par magie, le cours franc/euro s’est inversé, alors même que tout le monde sur le marché des changes connaissait la situation de la BNS, Banque nationale suisse

.Evolution cours dollar franc suisse

Avec ses achats visant à soutenir le cours de l’euro, elle avait massivement gonflé son bilan. Les « requins » ont flairé l’odeur du sang. Les macro-fonds américains, qui sont capables de décrocher le jackpot sur un asset moyennant des paris gigantesques, ont entrepris de tirer le cours de l’euro vers le bas. Et tout à coup, ils ont cessé.
Que s’est-il passé? Cette question…

Voir l’article original 1 188 mots de plus

Solidarité Ouvrière

ATS, 1 décembre 2014 :

Quelque 400 personnes ont manifesté samedi après-midi devant le siège de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) à Zurich. Protestant contre l’interruption des négociations salariales du secteur principal de la construction, elles ont érigé un mur sur le chemin d’accès au bâtiment.

Si la SSE oppose un mur aux revendications salariales, « eh bien on va l’emmurer », ont déclaré les protestataires, qui répondaient à l’appel du syndicat Unia.

Voir l’article original 40 mots de plus

 

Les Suisses disent « non » à la limitation de l’immigration

Le Mondeil y a 16 minutes
Les Suisses ont dit « non » à une nouvelle limitation de l’immigration, cette fois-ci au nom de l’écologie, selon les premières estimations du …
°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

compte suisse« Détenir un compte bancaire en Suisse ne constitue plus une sécurité absolue, plusieurs clients du groupe portugais Banco Espirito Santo sont en train d’en faire l’amère expérience. En 2010 et 2011, des clients importants domiciliés au Portugal ont été incités par leurs conseillers bancaires à placer leurs économies dans la filiale suisse, dédiée à la gestion privée. Cela ne faisait pas de différence, leur expliquait-on, tout en leur faisant miroiter le prestige de la place helvétique. Mais on le sait, en juillet dernier la deuxième banque du Portugal s’est déclarée en faillite. Elle a été recapitalisée à hauteur de 4 milliards d’euros par l’Etat, mais tous les clients ne retrouveront pas forcément leurs économies. Manque de chance pour les clients de la filiale suisse, ils subiront les plus fortes pertes, la plupart perdant la quasi-totalité de leurs dépôts. Banco Espirito Santo s’est en effet servi de cet argent pour l’investir…

Voir l’article original 407 mots de plus

civilwarineurope

imageCinq ans après le référendum suisse qui a permis l’interdiction des minarets un clip provocateur et vindicatif prône une « révolution islamique » en Suisse et fait flotter un drapeau islamiste sur le pays.

Voir l’article original

Le blog de Liliane Held-Khawam

La stratégie de la fixation du taux plancher à 1.20 avec l’euro est étalée dans la presse anglo-saxonne. La Suisse est plus importatrice qu’exportatrice de biens avec l’UE.En optant pour le taux plancher avec l’euro, la BNS soutenue par le Conseil Fédéral a volontairement dénié au consommateur suisse une amélioration de son pouvoir d’achat. La BNS de ce fait a violé la neutralité de sa mission et de la Constitution qui est de ne pas pratiquer de favoritisme… Voici les chiffres impitoyables car ne peuvent être changés pour arranger les décisions politiques.

Imports exports UE et zone euros 2013Source: Administration fédérale des douanes (AFD) , année 2013

Selon les statistiques de l’AFD, en 2013, la balance commerciale pour les biens entre l’UE et la Suisse était excédentaires de près de 20 milliards de francs! La manne helvétique est conséquente pour Bruxelles. D’ailleurs, celle-ci ne s’en cache pas. Elle reconnaît l’apport de la Suisse en tant que…

Voir l’article original 347 mots de plus

Les banques centrales deviennent les garants d’un système financier : « je gagne-je garde, je perds-tu paies ». Cela n’est possible qu’à cause de l’ignorance et de l’épuisement d’un peuple éprouvé par la perte du pouvoir d’achat et la précarité de l’emploi que ces mêmes financiers couverts par les autorités n’hésitent pas à confisquer et délocaliser.

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Même en Suisse, ce modèle de démocratie directe, la souveraineté du peuple est menacée de confiscation… OD

or suisse bns

« Quand un peuple est invité à voter, il DOIT être informé ! Le peuple suisse est appelé à voter au sujet d’une couverture-or partielle du franc suisse. Le but est clairement de freiner la politique monétaire d’une banque centrale totalement dédiée à la haute finance internationale. Ce matin, un article de l’ATS publié dans le Nouvelliste nous relatait ceci :

« La force potentiellement explosive des renseignements fournis a, par conséquent, amené la SSR à revoir sa politique d’information interne. Les résultats des sondages effectués par l’institut gfs.bern étaient jusque-là préalablement relayés très largement au sein des nombreuses rédactions du diffuseur public.

Désormais, le cercle de diffusion sera restreint. But de la manoeuvre : diminuer le risque qu’une personne n’utilise ou ne transmette des informations non encore publiées à des fins mercantiles. »

Voir l’article original 1 057 mots de plus

Solidarité Ouvrière

20 Minutes, 19 novembre 2014 :

Le principal syndicat présent au sein des Transports publics genevois fait grève ce mercredi. L’impact sur le réseau est très important.

Les grévistes bloquent le dépôt du Bachet.

« Bus 2 – 04h36 – Mouvement social – Pas de service sur cette ligne ». L’application smartphone des Transports publics genevois annonce la couleur: pas moins de 31 lignes étaient affichées comme ne pouvant pas assurer de liaison ce mercredi matin à 7h. Bus, trolleys et trams sont concernés.

Voir l’article original 326 mots de plus

Le blog de Liliane Held-Khawam

Paypal dit non à l’initiative « Sauvez l’or suisse »! Le compte Paypal des initiants est bloqué sans autre explication depuis la fin octobre – et les fonds qui s’y trouvaient sont gelés.

On peut comprendre que cette initiative dérange – ce ne sera ni la première ni la dernière fois. Mais qu’un organisme privé – et étranger – se permette de censurer un droit constitutionnel, voilà qui est exceptionnel. Cela mérite d’accorder encore un peu plus d’attention au contenu de ce texte soumis au vote du peuple, qui mobilise l’attention du monde de la finance et fait trembler l’Union européenne…

La dissolution du patrimoine national

Contrairement à d’autres objets de votes actuels, l’énoncé de ce texte a l’avantage d’être clair et facile à comprendre avec peu de risques de malentendus. Il modifie la Constitution elle-même sur laquelle s’appuie – en principe – la loi sur la BNS de 2003…

Voir l’article original 1 541 mots de plus

Perspectives Libérales Humanistes - Liberté. Responsabilité. Prospérité.

web_or--672x359

Le 30 novembre prochain le peuple Suisse se rendra aux urnes pour voter sur l’initiative populaire « Sauvons l’or de la Suisse ».

De quoi parle t-on?

La Suisse, par l’intermédiaire de sa banque centrale, a été l’un des plus importants détenteurs d’or physique au monde avec des réserves avoisinant les 2600 tonnes jusqu’au début des années 90. Historiquement, le Franc Suisse a été couvert à hauteur de 40% par des réserves d’or métallique, ce qui a permis à la Suisse de construire non seulement une place financière solide et digne de confiance mais aussi de développer une économie prospère, stable et d’être à la fois enviée et respectée à l’étranger.

A qui appartiennent ces réserves d’or?

La Banque Nationale Suisse (BNS) est un gestionnaire de fonds au même titre que n’importe quelle autre banque. L’argent et l’or dont elle dispose librement sont la propriété pour 2/3 des cantons, c’est-à -dire du…

Voir l’article original 3 753 mots de plus

Cellule44

Dans sa dernière vidéo, Peter Schiff fait appel directement aux électeurs suisses – envoyer un message en faisant passer le référendum « Save Our Gold Swiss » le 30 Novembre à votre gouvernement et au  monde entier. Ce vote historique obligerait la Banque nationale suisse à:

  1. Gardez 20% de son actif dans des lingots d’or physique (actuellement moins de 8% de ses réserves).
  2. Rapatrier tout  l’ or Suisse en Suisse.
  3. De ne plus vendre de l’or  suisse.

Suivez avec la transcription complète:

Salut, mon nom est Peter Schiff et je suis le PDG d’Euro Pacific Capital, un courtier et conseiller en placement aux États-Unis. Je me suis fait un nom  aux États-Unis en étant l’un des seuls professionnels de l’investissement  avec force et à plusieurs reprises à avoir mis en garde contre les dangers de la bulle immobilière et de la crise financière qui résulterait en la faisant éclater. Malheureusement, les problèmes…

Voir l’article original 2 282 mots de plus

Cellule44

 Vincent Peillon a enseigné la philosophie dans les lycées entre 1984 et 1997. | LP/Olivier Corsan

L’heure est à la rentrée des classes pour les anciens ministres. Après ,qui a commencé lundi une formation de quatre semaine dans une école de commerce pour devenir «haut dirigeant», c’est au tour de VincentPeillon de rejoindre les bancs de l’université.

Mais à la différence de l’ancien ministre du Redressement productif , l’ex-ministre de l’ nationale va officier en tant que professeur.

Comme l’annonce la Radio Télévision Suisse (RTS), Vincent Peillon enseignera la philosophie à l’Université de Neuchâtel (UniNE) à partir du 1er décembre prochain. Le député européen a été nommé professeur associé par le Conseil d’Etat neuchâtelois. Il sera rattaché à l’Institut de philosophie de la Faculté des lettres et des sciences humaines. Professeur agrégé et docteur en philosophie, Vincent Peillon avait enseigné au lycée entre 1984 et 1997, date à laquelle il avait été élu à l’Assemblée nationale.

Voir l’article original 182 mots de plus

La fin programmée du secret bancaire

Publié le 30-10-2014 à 08h16

Plus de quatre-vingt pays se sont engagés mercredi à Berlin à mettre en place un échange automatique d’informations financières d’ici 2017-2018, une mesure qui écorne le secret bancaire.

Plus de quatre-vingt pays se sont engagés à mettre en place un échange automatique d’informations financières MEHMET KAMAN/ANADOLU AGENCY Plus de quatre-vingt pays se sont engagés à mettre en place un échange automatique d’informations financières MEHMET KAMAN/ANADOLU AGENCY

Historique. A Berlin, la conférence internationale de l’OCDE, autour de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances et de Michel Sapin, son homologue français, a officialisé la fin du secret bancaire. Environ 80 Etats se sont engagés à mettre en place un « échange automatique d’informations à des fins fiscales ». En clair, ils promettent de communiquer toutes les données (solde des comptes, intérêts, dividendes…) sur les comptes bancaires de non-résidents aux administrations des pays d’origine. « Il apparaît que le secret bancaire n’a plus sa place dans un monde globalisé, alors qu’il a longtemps pu être utilisé par des citoyens pour échapper à leur devoir fiscal », a claironné Wolfgang Schäuble, dans une interview accordée à quatre quotidiens européens.

Places financières

Les paradis fiscaux ont cédé. La Suisse s’est engagée à mettre en place ces échanges avant 2018.  Pour les Français, il sera bientôt impossible de camoufler des fonds dans un compte en Suisse, l’administration fiscale helvète s’engageant à en informer le fisc. Idem avec le Luxembourg, qui avait réussi jusqu’alors à bloquer ce projet pour préserver sa place financière –141 banques, 300 milliards d’euros d’épargne. Les pays de l’Union se sont engagés à créer cet échange dès 2017, sauf  l’Autriche qui a demandé un an de plus.

LIRE: http://www.challenges.fr/economie/20141030.CHA9661/la-fin-programmee-du-secret-bancaire.html

00000000000000000000000000000000000

 

Le trafic des paiements de la Suisse finance-t-il la zone euro ? Par Liliane Held-Khawam

Les années 2007-2008 ont révélé la crise des subprimes mais aussi une sévère crise de liquidités de la zone euro. Les coûts de financement des dettes publiques européennes avaient pris l’ascenseur. Pire, certains pays n’arrivaient même plus à trouver de créanciers…

Les banques commerciales devenues détentrices du pouvoir de financer – ou pas – les États (1) n’avaient plus confiance dans la construction européenne ni dans sa monnaie. Elles se sont mises à refuser leur financement ou alors à des coûts prohibitifs. Le cas des fameux « PIGS » (2) dont notamment la Grèce devenait critique.

Les pays excédentaires de la zone euro et leurs alliés ont ainsi dû trouver un autre moyen d’éviter un défaut de paiement mortel pour la zone euro et sa monnaie unique. On découvre ainsi que la BCE aurait utilisé un moyen surprenant pour y remédier. Les excédents des pays exportateurs auraient servi à combler des déficits des balances des comptes courants de certains pays à travers un système servant normalement au trafic des paiements interbancaires…

Dès le 29 avril 2011, un éminent économiste allemand, membre du cabinet de conseil du ministre allemand de l’Économie et président d’un centre de recherche du nom de Hans-Werner Sinn, signait un article intitulé « La stratégie secrète de renflouage menée par la BCE » (3).

On y apprend que la BCE – qui statutairement n’a pas le droit de financer en direct un État-membre de sa zone – l’aurait quand même fait grâce au système « Target2 », un acronyme signifiant « système de transfert express automatisé transeuropéen à règlement brut en temps réel ». Il s’agit donc de la plateforme de trafic de paiement commune à l’ensemble de la zone euro, plateforme à laquelle tous les pays des « PIGS » avaient eu la bonne idée de se connecter en 2008…

Le professeur Sinn constate par exemple dans son article que les recouvrements du compte « Target » de la Banque centrale allemande étaient de 323 milliards d’euros en mars 2011, alors que les déficits cumulés des « PIGS » entre 2008 et 2010 s’élevaient à 365 milliards.

La plateforme Target qui fournit quotidiennement les soldes des flux financiers des différents pays de la zone euro offre une information précise sur la balance des comptes des uns et des autres arrêtés ci-dessous au 21 Octobre 2014.

graphique

Nous retrouvons un schéma concordant qui valide le système de financement par le trafic des paiements. Ce graphe a été présenté dans le cadre d’une conférence donnée par un haut responsable de la BNS intitulée « la crise des balance de paiements » (4):

Target2

Et la BNS là-dedans? Celle-ci a la responsabilité légale d’assurer la gestion du trafic de paiement et de veiller à son bon fonctionnement. Or, ce processus a été sous-traité à un groupe privé dénommé SIX Group, qui bien qu’appartenant à près de 150 banques suisses, est détenu par UBS et CS à hauteur de 31% environ. Voici ce que les activités que le groupe présente sur son site:

« SIX fournit des services dans quatre secteurs d’activité: opérations sur titres, traitement d’informations financières et trafic des paiements sans numéraire. (5)»

L’activité de trafic des paiements est ainsi gérée par une sous-entité du groupe constituée en entreprise, laquelle porte le nom de « SIC » et se présente elle-même ainsi :

« Le système SIC traite les paiements d’une performance maximale en temps réel et 24 heures sur 24 depuis 1987, surveillé et géré par la Banque nationale suisse (BNS). Le plus important système de paiement en Suisse permet aux établissements financiers du monde entier de régler avec la plus grande rapidité et sécurité presque tous les engagements interbancaires, que les paiements portent sur de gros ou de faibles montants en francs suisses. (6)».

On se permettra de relever que le président de cette société n’est autre que le patron du « Head of Global Payments & Cash Management Services » de l’UBS. Une situation riche en potentiels conflits d’intérêts majeurs, qui ne semble toutefois pas poser de problème aux autorités monétaires suisses…

SIC a aussi développé une plateforme du nom d’ « euroSIC » que le groupe présente ainsi:

« En tant que non-membre de l’UE, la Suisse dispose avec euroSIC d’une interface vers le système RBTR des pays de la zone euro, TARGET2,… ».

La BNS est donc connectée à la fameuse plateforme Target via le système euroSIC. Une connexion directe entre la Suisse et Target2 securities (T2S) est quant à elle prévue pour juin 2015 (7). Est-ce là le signe avant-coureur d’une adhésion à la zone euro prévue pour cette même date, la Suisse n’ayant plus alors qu’à officialiser son intégration de fait à l’UE?

Quoiqu’il en soit, la BNS indique la chose suivante au sujet des « Target 2 securities » – ou « T2S » – dans son glossaire:

« Le système T2S, qui devrait être opérationnel en 2015, permettra de réduire notamment le coût des opérations transfrontières en Europe. Jusqu’à nouvel avis, le franc ne sera pas proposé comme monnaie de règlement dans T2S. ».

A suivre donc…

Pour le moment, la question brûlante reste de savoir si la BNS, à l’instar de ses voisines, utilise les soldes excédentaires de la balance des paiements de la Suisse pour financer – soit directement, soit via les banques commerciales – les déficits de pays membres de la zone euro (ou de l’UE ?)…(8)

Ci-dessous le tableau qui montre l’évolution des « liquidités dans le Swiss Interbank Clearing ». Cet indicateur correspond au montant du compte d’« avoirs des comptes en virements des banques en Suisse », qui figure au passif du bilan de la BNS, dont il représente la principale source de financement et de croissance.

On peut dire sans prendre de risque que la BNS s’appuie sur le trafic de paiement de la Suisse pour financer les obligations d’Etat qui représentent 85% de ses investissements et donc 45% des devises sont en euros… (9)

Liquidités SIC

Un tableau des transactions totales du trafic de paiement dans le Swiss Interbank Clearing, présenté sur le site de la BNS, nous permet de constater que le nombre total de transactions a doublé entre 2004 et 2013 (colonne1). Pourtant, les capitaux totaux échangés sur la plateforme SIC (colonne 4) diminuent de quelque 56% entre fin 2008 et fin 2013 et ce alors même que le PIB de la Suisse a, lui, continué à augmenter régulièrement sur cette période. (10)

La clé du mystère pourrait ainsi se trouver dans les notes1 et 2 du document :

  1. « A compter de janvier 2013 le nombre de transactions ne comprend plus les virements excédentaires et ne peut donc plus être comparés aux chiffres publiés jusqu’alors ».
  2. « A compter de janvier 2008, les montants ne comprennent plus les virements excédentaires et ne peuvent donc plus être comparés aux chiffres publiés jusqu’alors ». Remarque: Nous relèverons que la ligne horizontale figurant sur le tableau n’est pas un ajout mais existe dans le document fourni par le site de la BNS.

SIC_Trafic des paiementsIII

Que signifie ce terme de « virements excédentaires »? Peut-on dresser un parallèle avec les soldes excédentaires vus plus haut avec Target ? Les fonds en question seraient-ils redirigés vers d’autres pays, comme le fait par exemple l’Allemagne pour renflouer les pays déficitaires de la zone euro?

Le problème d’une telle pratique est qu’elle aurait pour effet d’assécher les capacités de crédit à l’intérieur de la Suisse pour éviter l’inflation. Une banque centrale qui a opté pour ces mesures appelées « non conventionnelles » met ainsi en difficulté le financement du tissu économique local (PME, indépendants…) et de ses emplois. Dans tous les cas cela expliquerait potentiellement la politique restrictive en termes de libération de la LPP et l’accès à la propriété…

L’article du professeur Sinn expliquait aussi que ce genre de politique de financement via Target équivalait à de l’exportation forcée de capitaux. Il est troublant du coup de voir que les dernières statistiques de la BNS sur les investissements directs (imports et exports de capitaux) publiées sur son site semblent bien s’être arrêtées en 2012…

La BNS participe déjà à renflouer généreusement les pays déficitaires de l’UE en faisant directement l’acquisition d’obligations d’État plus ou moins pourries. Cette politique expansionniste fait fondre les fonds propres qui ne sont plus supérieurs à quelques pourcents, mettant ainsi sa crédibilité en jeu… Alors, jusqu’à quel point ses fonds propres pourraient devenir négatifs? Se pourrait-il qu’elle compte sur l’épargne et les capitaux LPP des citoyens Suisses pour garantir sa politique de sauvetage de la zone euro? Est-ce que cette pratique n’équivaut pas à une redistribution des richesses avec les pays de l’union européenne? N’est-ce pas le principe qui a cours aujourd’hui entre les pays « riches » de la zone euro et les autres? Et que signifie le message du chef économiste de UBS qui dit dans une émission radio que la Suisse pourrait à elle seule racheter toute la dette européenne? (11)

Une chose est sûre c’est que si les fonds propres de la BNS devaient devenir négatifs, une recapitalisation devrait avoir lieu. Elle prendrait la forme soit de souscriptions obligatoires, soit d’impôts supplémentaires, soit d’un financement direct par la Confédération qui irait s’endetter sur le marché…privé.

Enfin, il ne faut pas oublier d’ajouter à tout cela les garanties illimitées offertes aux « too-big-to-fail » sans aucune exigence en contrepartie, une mesure dont le FMI a pourtant relevé le contresens économique… (12) En revanche, les autorités monétaires ont déjà légiféré pour autoriser à l’image de Chypre les confiscations de l’épargne des citoyens….

Alors après les risques systémiques des banques too big to fail, voici le risque systémique des pays de la zone euro dans lequel la Suisse s’est enchaînée volontairement. Les autorités monétaires suisses l’ont fabriqué de toutes pièces. Toute personne désignée garante de cette construction a le droit de poser la question ultime. Pourquoi ?…
Liliane Held-Khawam

Références :

1. La loi qui a permis la financiarisation à haut risque de la BNS, Le Blog de Liliane Held-Khawam

2. « PIGS » = Portugal, Irlande, Espagne et Grèce

3. https://www.project-syndicate.org/commentary/the-ecb-s-secret-bailout-strategy/french

4. http://www.iconomix.ch/fileadmin/user_upload/docs/agenda/121114/presentation_tille_JEP2012.pdf

5. http://www.six-group.com/about/fr/home/who-we-are/at-a-glance.html

6. http://www.six-interbank-clearing.com/fr/home/payment-services/sic.html

7. « By signing the T2S Framework Agreement in 2012, 24 Central Securities Depositories (CSDs) committed themselves to be part of T2S and introduce prioritized harmonization initiatives.

T2S will be implemented in four waves between 2015 and 2017, beginning with the first wave in June 2015. SIX SIS Ltd, part of SIX Securities Services, is among the first CSDs migrating to T2S. »

8. 8. http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/annrep_2013_komplett/source/annrep_2013_komplett.fr.pdf  page 63

9. Les liquidités disponibles sur la plateforme SIC évoluent dans les mêmes proportions que l’acquisition de « placements de devises » à l’actif du bilan de la BNS, dont le montant atteignait les 401 milliards de francs à fin 2013… Ce compte peut donc être considéré comme la source principale du financement de la croissance des actifs de la BNS…

Les comptes de virement ci-dessous démontrent très clairement ce lien en explicitant les compositions respectives de l’actif et du passif du bilan de la BNS:

Composition - Bilan BNS

http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/annrep_2013_komplett/source/annrep_2013_komplett.fr.pdf  page 115

10. Bulletin mensuel de statistiques économiques de la BNS, document C1, septembre 2014:

http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/pdf/defr/C1_Zahlungsverkehr_SIC.pdf

11. http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/6134684-cours-de-l-euro-la-bns-pourrait-elle-introduire-des-taux-negatifs-18-09-2014.html?f=player%2Fpopup

12. Un récent « Rapport sur la stabilité financière globale » du FMI consacrait un chapitre entier (sur trois) aux problèmes générés par les garanties étatiques offertes aux établissements considérés comme TBTF. Il y est très clairement expliqué que les banques qui bénéficient de ce type de garantie « ont peu d’incitation à surveiller et punir les prises de risque excessives ». Elles bénéficient par ailleurs de conditions d’emprunt plus avantageuses que ne le justifierait leur profil de risque, ce qui peut leur permettre d’augmenter leur niveau d’endettement pour « s’engager dans des activités plus risquées ». Ces établissements sont ainsi encouragés à rechercher une rentabilité à brève échéance, au détriment de leur viabilité à plus long terme.

The implicit government protection of these banks distorts prices and resource allocation. Because creditors of SIBs do not bear the full cost of failure, they are willing to provide funding at a lower cost than warranted by the institutions’ risk profiles. They also have little incentive to monitor and punish excessive risk-taking. SIBs then may take advantage of the lower funding costs to increase their leverage and engage in riskier activities. Banks may also seek to grow faster and larger than justified by economies of scale and scope to reap the benefits of the implicit funding subsidy granted to TITF institutions.

Source : http://www.imf.org/External/Pubs/FT/GFSR/2014/01/pdf/text.pdf , p.102

A DECOUVRIR en allemand: Umsetzung und Auswirkungen der Geldpoliti

http://www.snb.ch/de/mmr/speeches/id/ref_20130321_mo/source/ref_20130321_mo.de.pdf

source: http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2014/10/23/le-trafic-de-paiement-de-la-suisse-finance-t-il-la-zone-euro-par-liliane-held-khawam/

0000000000000000000000000000000000000000000000000

le monde à l'ENVERS

La Suisse a décidé de ne lever le secret bancaire qu’en 2018.

CREDIT SUISSE

Elle offre ainsi un sursis inespéré de quatre longues années aux bailleurs de fonds du terrorisme.

Voir l’article original 443 mots de plus

Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Suisse : Le référendum sur l’or sauvera-t-il le système financier ? Par Egon Von Greyerz

Le 30 novembre 2014, les citoyens suisses auront l’opportunité de déterminer non seulement le destin de leur système financier, mais aussi d’agir comme catalyseur pour le retour à une monnaie saine dans le monde occidental. 

Référendum sur le « Gold Initiative », le 30 novembre 2014

Le 30 novembre, les Suisses voteront sur :

1. Le rapatriement de leur or détenu à l’étranger.

2. L’obligation pour la Banque Nationale Suisse de détenir 20% de ses actifs en or physique.

3. L’interdiction de toutes ventes futures d’or. 

Alors, pourquoi ce référendum est-il si important ? Parce que la Suisse, depuis des centaines d’années, a été un bastion de politiques monétaires saines et d’inflation modérée. Mais tout cela a changé, progressivement, lors des 100 dernières années, depuis la création de la Réserve fédérale (Fed), aux États-Unis, et surtout ces…

Voir l’article original 1 470 mots de plus

civilwarineurope

image«Mais ce que t’es con! C’est pas le but!», hurle une très jeune femme à la rue Gourgas. Un homme masqué vient de briser la vitre d’une BMW pour y enfourner un fumigène. Il est 15h50 ce samedi et ce qui était annoncé comme une «parade festive» contre le défilé du bicentenaire de la police vient de basculer du côté obscur. Depuis 15h, une soixantaine d’individus sur les 300 que comptait la manifestation à son départ de la plaine de Plainpalais tentaient d’en découdre avec les forces de l’ordre. Ils y parviennent enfin, les participants s’éparpillent, les plus irréductibles construisent des ébauches de barricades dans la rue des Bains, la police tire à deux reprises des gaz lacrymogènes, c’en est finit du cortège.

Outre la BMW incendiée, la police dénombre cinq autres véhicules endommagés à la rue Gourgas, et deux bus visés par des engins pyrotechniques. A la plaine de…

Voir l’article original 337 mots de plus

civilwarineurope

imageLe service secret d’un pays «ami» a prévenu le Service de renseignement de la Confédération (SRC) que trois Irakiens avaient l’intention de commettre un attentat en Suisse, rapporte le Tages-Anzeiger dans son édition de ce mercredi 24 septembre.

Les terroristes présumés, qui étaient en train de monter une cellule de l’État islamique, se trouvent depuis le printemps en détention préventive dans plusieurs prisons bernoises.

Le service secret partenaire, qui surveillait les communications des trois hommes, a fait savoir à ses confrères helvètes qu’il y avait des indices sérieux selon lesquels ils allaient lancer une attaque contre la Suisse.

La police judiciaire s’est alors mise à son tour à écouter le trio et s’est décidée à intervenir lorsqu’il s’est avéré qu’il essayait de se procurer du matériel pour des actes terroristes. Fin mars 2014, les Irakiens ont été arrêtés.

Les trois terroristes présumés ont entre 28 et 33 ans. Un vit…

Voir l’article original 75 mots de plus

Cellule44

Les cantons et la Confédération devront faire sans le milliard de dividendes en provenance de la BNS. La cause?  9 milliards de perte en 2013. Pourtant, une convention signée en mars 2002 (1) avec le DFF (département fédéral des finances) prévoyait de distribuer annuellement 2.5 mia aux actionnaires publics sur une période de 10 ans. Cet accord fut prolongé de 10 ans en mars 2008, soit jusqu’en 2017. Pourquoi alors la BNS ne distribuera-t-elle pas de dividendes en 2013?

Lors de la vente de l’or et de la réforme de la loi sur la BNS, les provisions disponibles présentaient des excédents. Il a été alors convenu de créer un compte spécial appelé réserve pour distributions futures. Plutôt que de verser d’un coup la somme totale, ce compte  devait jouer « le rôle d’amortisseur et permettre d’assurer la constance des versements de la BNS en faveur de la Confédération et des cantons »

Voir l’article original 1 171 mots de plus

1397530958_6f5bbd7560_o

Cellule44

L’information a été publié dans « 24 heures », aussi bien que dans « La Tribune »: Bern serre la vis aux banques russes. (Curieusement,) l’information est place dans la rubrique « Conflit en Ukraine » Je vais la citer ….. « Au vu de la situation en Ukraine, la Suisse serra la vis contre des banques russes. Le Conseil fédéral a précisé l’arsenal de mesures pour éviter que le territoire helvétique ne serve à contourner les sanctions décidées par l’Union européenne contre Moscou.»

La question se pose si des maintenant la Suisse décide d’abandonner à tout jamais le principe de neutralité, pourtant fixe dans la Constitution. Ces mesures sont-ils juste la façade des choses, ou la Suisse a décidé d’agir dorénavant autrement…

Ce n’est pas le premier cas d’action des banques suisses vis-à-vis de ses dépositaires. On peut citer Evgueni Adamov, commissaire à l’énergie atomique…

Voir l’article original 1 676 mots de plus