Archives de la catégorie ‘Système bancaire’

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Michel Sapin aux côtés du directeur de Tracfin Bruno Dalles, et de prédécesseurs Pierre Fond, Jean-Bernard Peyrou, Jean-Marc Maury, Philippe Defins, François Werner, Jean-Baptiste Carpentier. Bercy Photo

Michel Sapin a inauguré le 1er décembre la journée anniversaire des 25 ans de Tracfin, à Bercy, en présence de son directeur, Bruno Dalles. L’occasion de retracer 25 ans de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

http://www.economie.gouv.fr/25-ans-tracfin-lutte-contre-blanchiment-et-financement-terrorisme

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Le fisc américain a infligé des amendes aux banques qui aident leurs concitoyens à frauder, notamment le Crédit agricole, BNP Paribas et la Société générale. De notre correspondant à Genève,
Publié le 19/12/2015 à 12:16 – Modifié le 19/12/2015 à 12:17 | Le Point.fr
Le fisc américain a infligé des amendes aux banques qui aident leurs concitoyens à frauder. Notamment à des banques françaises.
Le fisc américain a infligé des amendes aux banques qui aident leurs concitoyens à frauder. Notamment à des banques françaises. © AFP/ Klaus Ohlenschl‰ger

Les États-Unis ne font pas vraiment dans la nuance. Ils ont proposé le deal suivant aux banques suisses: si vous souhaitez éviter des poursuites judiciaires, il faut livrer à notre département de la Justice les relations clients, les noms et fonctions des employés, le montant des avoirs, les noms des clients. Et, en prime, accepter une forte amende. La place financière helvétique a appris à ses dépens que Washington ne plaisantait pas. En 2009, UBS a déboursé 780 millions de dollars ; en 2014, le Crédit suisse, 2,6 milliards d’amende.

En publiant ce samedi la liste des banques installées en Suisse les plus sanctionnées, La Tribune de Genève insiste sur le fait que « les établissements français basés à Genève écopent des amendes les plus élevées exigées par Washington ». Juste derrière la BSI, un établissement fondé à Lugano, en Suisse italienne (211 millions de dollars d’amende), arrivent en deuxième position le Crédit agricole (avec une amende de 99,2 millions de dollars) et BNP Paribas (59,8 millions). Vient ensuite en quatrième position la banque Edmond de Rothschild (45,2 millions). Cet établissement genevois très prospère appartient au Français Benjamin de Rothschild et à sa mère, la célèbre baronne Nadine de Rothschild, ancienne comédienne, auteur de La baronne rentre à cinq heures, et qui inspira à Georges Brassens « Une jolie fleur dans une peau de vache ».

Perdre ses mauvaises habitudes

Le département américain de la Justice déclare dans un communiqué que la banque Edmond de Rothschild a aidé « pendant des décennies des clients américains en ouvrant et en conservant des comptes non déclarés en Suisse et en cachant les avoirs et les revenus détenus dans ces comptes ». L’établissement gérait 950 clients américains, déclarés et non déclarés, avec des avoirs totaux de 2,16 milliards de dollars. De son côté, Edmond de Rothschild répond tranquillement que « le montant nécessaire a été provisionné » et que « l’amende n’aura pas d’incidence sur les résultats financiers ». Une simple broutille.

Malgré les très lourdes amendes infligées aux deux principaux établissements financiers helvétiques, UBS et Crédit suisse, la place financière peine encore à perdre ses mauvaises habitudes et continue d’accepter des clients à la situation fiscale trouble. Enfin, dans cette liste des mauvais élèves, selon les critères américains, la Société générale arrive en dixième position avec une amende de 17,8 millions de dollars. Les établissements français ne sont pas les seuls étrangers montrés du doigt, Deutsche Bank pointant en cinquième position et la Banque internationale à Luxembourg en dix-septième place.

Le million de Patricia Cahuzac à la BNP

D’aucuns pourront s’étonner que Bruxelles n’adopte pas la même attitude que les États-Unis vis-à-vis des places financières trop conciliantes (Andorre, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, Suisse). Mais, dans ce cas, il faudrait également mettre en cause la City et les îles anglo-normandes, tout aussi accueillantes pour les fraudeurs. L’Union européenne peut-elle engager un bras de fer avec le Royaume-Uni? Fort peu probable.

Ces dernières années, les banques suisses ont été régulièrement épinglées en France. Qu’il s’agisse d’UBS, mise au pilori pour « ces 600 milliards qui manquent à la France » par Antoine Peillon, grand reporter à La Croix, ou de la banque Reyl, à l’occasion de l’affaire Cahuzac, qui détenait dans cet établissement un peu plus de 600 000 euros. En revanche, lorsque Le Point a révélé que son épouse, Patricia Cahuzac, avait caché un million d’euros à la BNP à Genève, non seulement l’établissement n’a pas eu à subir l’opprobre de l’opinion publique, mais la justice française n’a pas souhaité inquiéter les responsables de la filière suisse de la banque!

http://www.lepoint.fr/economie/les-banques-francaises-en-suisse-championnes-de-l-evasion-fiscale-19-12-2015-2003981_28.php#xtor=CS2-238

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Periscope – BCE, Fed et Emploi US

Le Periscope fait à 1600 est en ligne dans la vidéo ci-dessous.
Philippe Waechter évoque les enjeux de la politique monétaire de la BCE, la stratégie de la Fed et le profil de l’Emploi américain pour le mois de novembre.

Voici 3 graphes que j’évoque dans la vidéo
USA-2015-novembre-emploi-compUSA-2015-Novembre-SalaireUSA-2015-novembre-txEmploi

Le Blog de Philippe Waechter

La BCE décide d’allonger la durée du QE jusqu’à Mars 2017 au moins si les anticipations d’inflation convergent vers 2%. Elle décide aussi de reinvestir les recettes issus des actifs détenus accroissant ainsi le montant du QE. Les actifs éligibles concrnent desormais aussi les actifs de marché des gouvernements regionaux et locaux de la eone euro.
les operations d’ajustement monetaire se feront à taux fixe et au montant souhaité par les intervenants jusqu’à la fin de 2017 au moins.
Le taux des facilités de dépôts est reduit de 10 bp à -0.3%.

La politique monétaire sera accommodante jusqu’à la fin 2017 au moins.

Voir l’article original

BOOOM!

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Le Monde.fr | 15.10.2015 à 11h01 • Mis à jour le 15.10.2015 à 15h47 | Par Jade Grandin de l’Eprevier

Christine Lagarde, en 2015. La directrice du FMI était ministre de l'économie et des finances à l'époque de l'affaire Kerviel.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/10/15/534×0/4789877_6_54a4_christine-lagarde-en-2015-la-directrice-du_26800424e672b27e2e353d0a5d702895.jpg

Un cadeau fiscal que certains ont encore en travers de la gorge. Jeudi 15 octobre, le tribunal administratif de Paris a ajouté sa pierre à la polémique des 2 milliards d’euros de deniers publics reçus par la Société générale dans l’affaire Kerviel. Une somme qui a compensé presque la moitié de ses pertes.

En 2008, la banque déclare 4,9 milliards d’euros de pertes dues à la fraude commise par l’ex-trader Jérôme Kerviel. La loi veut que dans ce cas, une entreprise bénéficie d’une créance d’impôt sur les montants perdus. Aussi l’Etat verse-t-il à la Société générale d’abord 1,7 milliard d’euros en 2009, puis 500 millions d’euros en 2010, pour un total de 2,197 milliards d’euros.
Demandes sans réponse

Depuis, le flou sur la responsabilité de la banque remet en question la légitimité de cette déduction fiscale. En effet, il faut que la fraude ait été commise à l’insu des dirigeants, et que ces derniers n’aient pas été, directement ou indirectement, à l’origine de la perte. Or, si en octobre 2010, Jérôme Kerviel est reconnu seul coupable au pénal et condamné à cinq ans de prison pour « abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système automatisé et de faux et usage de faux », de leur côté le Trésor et la Commission bancaire (devenue Autorité de contrôle prudentiel) pointent chez la banque de graves défaillances du système de contrôle et de hiérarchie.

Résultat, en mars 2014, la Cour de cassation casse le volet civil du jugement, renvoyé à janvier 2016. Elle annule ainsi les dommages et intérêts de 4,9 milliards d’euros dus par Jérôme Kerviel et rappelle « l’existence de fautes commises par la Société Générale [qui ont] concouru au développement de la fraude et à ses conséquences financières ». Enfin, en mai 2015, Nathalie Le Roy, qui était commandante de police à la brigade financière chargée des investigations sur l’affaire Kerviel assure avoir « la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier », dans des déclarations relayées par le site Mediapart.

L’administration fiscale a-t-elle mal ou trop vite agi ? La réponse pourrait se trouver dans un rapport interne réalisé en 2012, à Bercy, par la direction des Vérifications nationales et internationales (DVNI). Depuis deux ans, le conseiller régional EELV d’Ile-de-France Julien Bayou réclame sa publication. « Si ce rapport disculpe l’administration, très bien. Si, au contraire, il dit on n’aurait pas dû payer» explique ce jeune élu qui a saisi le juge administratif après des demandes restées sans réponse auprès de Bercy et de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Cité par l’AFP, Michel Sapin a estimé mercredi que ce n’était « pas à l’administration fiscale de reconsidérer elle-même sa position ». Le ministre des finances a invité à attendre le procès civil en appel de Jérôme Kerviel, qui doit se dérouler du 20 au 22 janvier 2016, expliquant qu’on pouvait « reconsidérer [ce crédit d’impôt] mais dans le cadre d’une décision de justice ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/15/affaire-kerviel-bercy-a-t-il-eu-tort-de-verser-2-milliards-d-euros-a-la-societe-generale_4789878_3234.html#6pq3lg4T4f3jDcMk.99

Lire aussi : Affaire Kerviel : sept ans de mystères

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Campaign created by Karoutas Andreas
Goldman Sachs a gagné 450 millions d'euros en ruinant la Grèce!
 To: Goldman Sachs

Goldman Sachs: remboursez le butin de 450 millions d’euros que vous avez récolté en ruinant la Grèce.

Why is this important?

La crise financière a dévasté la Grèce. Ma famille, mes amis et mes voisins luttent quotidiennement face à la pauvreté, au chômage de masse et à la perte de leur logement tandis que des jeunes comme moi ont dû quitter la Grèce pour trouver un futur.

C’est ainsi que les grecs survivent à la crise. Pendant ce temps, une grande banque comme Goldman Sachs a récolté un butin de 450 millions d’euros en ruinant l’économie grecque et ses citoyens.

J’en ai eu assez de ces grandes multinationales qui se font de l’argent en détruisant nos vies.

L’implication de Goldman Sachs dans la crise grecque date de 2001 au moment où la banque a créé un système complexe de produits financier toxics — les “Swaps” — dont l’objectif était de camoufler la dette grecque.

Le but était de permettre à la Grèce d’intégrer la zone euro et cela a bien “fonctionné” — la Grèce a rejoint l’euro suite aux manigances de Goldman Sachs. Cependant, cela a aussi permis à la Grèce de contracter des milliards d’euros de dettes alors que notre gouvernement était incapable de les rembourser.

Le clou de l’histoire est que, alors même que Goldman Sachs conseillait l’ancien gouvernement grec en camouflant le montant de sa dette, la banque spéculait dans le même temps contre la dette grecque sur les marchés financiers!

Aujourd’hui ce sont les citoyens grecs qui payent le prix — ma famille et mes voisins ont été ruiné sous le poids des politiques d’austérité pendant que Goldman Sachs jouit de ses profits réalisés sur le dos du peuple grec.

Il est choquant de savoir que Goldman Sachs a gagné 450 millions d’euros grâce à la crise, mais ce n’est en réalité pas si étonnant que ça de la part de cette banque — la multinationale de la finance est un leader dans le domaine des désastres financiers et possède une longue histoire de profits immenses réalisés sur la misère humaine. Goldman créé des bulles financières dans l’unique but d’engranger de substantiels gains, en vendant des produits financiers toxics tout en pariant dans le même temps sur leur faillite. De la spéculation alimentaire jusqu’à l’évasion fiscale, la banque est le symbole du désordre engendré par le capitalisme.

“La banque d’investissement la plus puissante du monde est une monstrueuse pieuvre vampirisant l’humanité en la cernant de toutes parts,” selon le célèbre journaliste Matt Taibbi,”enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent.”

Pendant que Goldman assèche notre économie, nos écoles et nos hôpitaux s’écroulent, et le taux de suicide atteint des sommets. 450 millions d’euros ne résoudront pas tous les problèmes de la Grèce, mais cela aidera — et cela permettra de corriger l’injustice qui permet à ceux qui ont causé la crise financière de s’en sortir tandis que les gens ordinaires en subissent les conséquences.

Je vous demande de faire face aux côtés du peuple grec et de pousser Goldman Sachs à prendre ses responsabilité dans la crise grecque.

https://www.facebook.com/robert.ferreres

https://community.sumofus.org/petitions/goldman-sachs-a-gagne-450-millions-d-euros-en-ruinant-la-grece-ils-doivent-rembourser-les-grecs-1/?sub=fwd

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Le Blog de Philippe Waechter

Dans sa décision de ne pas augmenter ses taux d’intérêt, la Fed suggère simplement qu’elle préfère agir plus tard que trop tôt. Elle a encore le sentiment, notamment au regard de l’environnement global et du risque qui y est associé, que c’est un peu trop tôt. Un choc sur l’économie globale pourrait modifier la trajectoire de l’économie US et cela la Fed ne le souhaite. Elle préfère que la trajectoire de cette économie soit plus robuste.

Est ce que les conditions auront changé en décembre ? Ou sera t il nécessaire d’attendre 2016? Il est encore trop tôt pour le dire mais la Fed ne semble pas pressée d’agir.

Voir l’article original

Trader John Santiago, center, works on the floor of the New York Stock Exchange, Monday, Aug. 24, 2015

Lundi noir: les marchés mondiaux s’effondrent

© AFP 2015. Richard Drew

16:14 24.08.2015(mis à jour 17:19 24.08.2015) URL courte

Le Dow Jones subit aujourd’hui une baisse historique. Jusqu’à ce jour, l’indice de référence américain n’avait jamais chuté de 1000 points en une seule journée. Le précédent record remonte au 29 septembre 2008, où le Dow Jones avait alors perdu 777 points.

La déroute des Bourses asiatiques, avec un lundi noir à Shanghai, continuait de faire des ravages, se propageant à Wall Street après avoir entraîné la chute des marchés européens, les investisseurs se montrant de plus en plus inquiets pour l’économie mondiale.

17.10 — La bourse de New York pourrait être suspendue si la chute du S&P excède les 7%, a indiqué Sara Rich, une porte-parole de NYSE.

16.50 — En Asie, les lourdes pertes enregistrées la semaine dernière n’ont fait que se creuser.

A Shanghai, l’indice composite a clôturé en baisse de 8,49%, sa plus forte baisse journalière depuis février 2007, effaçant tous les gains enregistrés depuis le début de l’année.

A Tokyo, l’indice Nikkei a terminé la journée en baisse de 4,61%, à un plus bas de six mois.

Hong Kong a reculé de 5,17%, et Sydney de 4,09%, un plus bas en deux ans.

16.45 — La Bourse de Londres abandonne 5,51%, celle de Francfort 6,51% et Milan 7,12%. L’indice Stoxx 600, qui regroupe les principales valeurs européennes, perd 6,88%.

16.40 — Sur le marché parisien les valeurs les plus exposées à la croissance mondiale plongeaient.
ArcelorMittal perdait 11,33% à 6,54 euros, Renault 9,84% à 66,67 euros, PSA Peugeot Citroën 9,64% à 13,97 euros et Vinci 8,37% à 51,48 euros.

16.31 — Le CAC 40 perd 8%

16.30 — Le prix du pétrole chutait lourdement lundi à l’ouverture de Wall Steet. Le baril de « light sweet crude » (WTI) tombait à 38,41 dollars vers 14H10 GMT. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord coté à Londres s’échangeait à la même heure à 43,32 dollars. Le prix du pétrole est lesté également par une production très forte.

16.26 — La Bourse d’Athènes a accéléré ses pertes lundi en séance, l’indice général Athex perdant 11,3% une demi-heure avant sa fermeture.

16.25 — Apple, dont les investisseurs craignent qu’il soit touché de plein fouet par le ralentissement chinois, chutait de 4,29% à 101,28 dollars.

16.23 — La Bourse de Sao Paulo, la principale d’Amérique latine, chutait de 4,5% lundi matin.

16.21 — L’indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, reculait de 4,24% à 1.887,39 points.

16.20 — La Bourse de Paris en déroute, lâche plus de 8% après l’ouverture de Wall Street.

La Chine, première économie mondiale et première consommatrice de métaux industriels, a vu la Bourse de Shanghaï plonger lundi de 8,49%.

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Is there a stock I can buy that is responsible for red fonts?! That seems like a winner today.
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great-financial-crisis-ahead« La plupart des gens ignorent totalement que 2007-2008 n’était qu’un avant-goût de ce que nous allons bientôt connaître. Les 60 000 milliards $ supplémentaires de crédit et de monnaie imprimée depuis, ainsi que la baisse des taux d’intérêt à zéro, ont donné au monde l’impression que tout va pour le mieux à nouveau.

Je vais être très clair : rien ne va bien. Huit ans après le début de la Grande crise financière, l’économie de la bulle spéculative s’est maintenant étendue jusqu’à la deuxième plus grande économie, la Chine. La Chine a augmenté sa dette de façon exponentielle, en la faisant passer de 2 000 milliards $ à 28 000 milliards $ depuis le début de ce siècle. Une grande partie de cette dette a servi à financer des « éléphants blancs » et des villes fantômes. Il serait surprenant que le total des mauvaises dettes de la Chine soit inférieur à 10 000 milliards $ lorsque tout cela prendra fin.

Cette bulle a aussi infecté la plupart des marchés émergents. Avec une augmentation massive des dettes, un dollar plus fort et les prix des matières premières qui s’effondrent, presque toutes les économies émergentes sont au bord du précipice. Comme Michael Snyder, du Economic Collapse Blog, l’a récemment fait remarquer, 23 Bourses mondiales sont actuellement en train de s’effondrer. Parmi ces 23, 22 sont des économies émergentes, et la 23ème est la Grèce qui, définitivement, n’est pas émergente, mais qui s’enlise dans la Méditerranée. Mais ne croyez pas que cette épidémie n’affectera que les économies émergentes… Non, cette contagion s’étend déjà vers l’Ouest et nous verrons bientôt des marchés boursiers s’effondrer, ce qui étonnera beaucoup de personnes et provoquera une panique dans l’économie mondiale. Cet automne pourrait marquer le début de la fin de cette expérience, vieille de cent ans, de manipulation et de répression du système financier par les banquiers et les banques centrales.

La Grande crise financière de 2007-2009 va se transformer en Grande catastrophe financière. Cela pourrait se traduire par une remise à zéro majeure, mais plus probablement par un effondrement de l’économie mondiale, du système financier et du système mondial politique. Et cela ne se fera pas sans heurts. Cela prendra beaucoup de temps et il y aura des faillites de pans majeurs du système financier, même de plusieurs pays. Cela provoquera aussi des troubles sociaux, une hausse des conflits, de la pauvreté et de la famine.

Je suis conscient que ces prédictions sont alarmistes et ressemblent à un scénario d’Apocalypse. J’espère sincèrement me tromper. Mais, malheureusement, le risque que cela se réalise, au moins partiellement, est très grand, après cent ans d’excès dans un monde bâti sur aucune fondation solide, mais plutôt sur un océan de dette et de monnaie imprimée. Tous ces prix Nobel d’économie, ces banquiers centraux, et les gens ordinaires se rendront compte, dans la douleur, que les morceaux de papier sans valeur qu’ils appellent « monnaie » ne peuvent pas créer de richesse véritable et durable.

Pour les quelques privilégiés qui ont un patrimoine à protéger, il est essentiel de posséder de l’or et de l’argent en-dehors du système bancaire. À la fin de cette remise à zéro, il est à souhaiter que l’on assiste à l’émergence d’un monde basé sur la récompense du vrai travail et du vrai investissement, ayant de réelles valeurs éthiques et morales, ainsi qu’un système monétaire sain. Mais le chemin pour y arriver sera long et difficile ».

Egon von Greyerz, GoldSwitzerland (via Goldbroker.fr), le 21 août 2015

SOURCE:https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/08/23/la-grande-catastrophe-financiere-e-von-greyerz/#more-32894

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la-mort-est-une-dette

par Michel Santi 

Ce fut une erreur lourde de conséquences que d’exiger de la République de Weimar le remboursement de ses dettes, au moment où l’Allemagne était précipitée dans un premier temps dans l’hyperinflation puis dans la dépression, vers la fin des années 1920 et le début des années 1930. Les dirigeants allemands de l’époque plaidèrent leur cause désespérée auprès des américains, qui leur consentirent certes un moratoire dans le règlement de leur dette. Trop tardivement car le chômage allemand massif, l’effondrement du système bancaire en 1931 et la fermeture des banques (comme en Grèce) aboutirent logiquement à Janvier 1933.

Ce fut également une erreur lourde de conséquences que d’exiger le paiement intégral de la dette russe en 1992, alors que Yeltsin devait tant bien que mal gérer les décombres d’une économie soviétique en ruine. Instabilité politique, fragilisation économique extrême, corruption et, en finalité, perte de confiance en cette démocratie russe naissante furent en effet les effets collatéraux prévisibles de l’intransigeance occidentale. La déroute de Weimar, l’instabilité politico-économique russe des années 1990 et même actuelle, tout comme la flambée nationaliste allemande des années 1930 et russe de ces vingt dernières années sont la résultante d’un principe absurde selon lequel la dette doit être intégralement remboursée.

Lire l’article: http://www.michelsanti.fr/la-mort-par-la-dette/

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Contenu reconnu d’Utilité Publique
« Quand nous avons filmé le directeur général, les téléphones ont commencé à sonner »
Au moins c’est clair : le journalisme d’investigation ne sied pas au nouveau propriétaire de Canal+ Vincent Bolloré. Non seulement ce dernier a empêché la diffusion d’un documentaire sur une filiale du Crédit mutuel, banque amie du groupe Bolloré, mais un projet de reportages d’investigation prévus deux fois par semaine au Grand journal a été enterré. Ces derniers épisodes donnent le ton de ce que sera la chaîne cryptée sous l’ère Bolloré.

On pensait que l’hypothèse de l’éviction des Guignols de l’info sur Canal+ était l’acte 1 de la reprise en main de la chaîne cryptée par son nouveau propriétaire Vincent Bolloré… or non. Bien avant le pataquès provoqué début juillet par le sort des marionnettes, Bolloré avait déjà mis son grain de sel sur les choix éditoriaux de la chaîne. Comme nous le racontions ici, en mai, ce dernier a empêché la diffusion d’un documentaire consacré à la banque Pasche, filiale du Crédit mutuel soupçonnée de favoriser l’évasion fiscale de certains de ses clients. Il aura suffi d’un coup de fil du nouveau propriétaire à la direction de Canal+ pour condamner cette enquête qui visiblement embarrassait la banque, partenaire financière du groupe Bolloré.

Livolsi

Un coup de fil… ou plutôt plusieurs. Geoffrey Livolsi, un des auteurs du documentaire, assure dans une interview donnée au Plus de L’Obs que c’est le patron du Crédit Mutuel, Michel Lucas, qui a d’abord téléphoné à Bolloré. Contacté par @si, le journaliste, par ailleurs auteur des enquêtes consacrées à la filiale du Crédit mutuel publiées sur Mediapart, détermine avec précision le moment où le documentaire a commencé à gêner : « à la fin de notre enquête qui a duré deux mois seulement, comme les responsables du Crédit mutuel avaient décliné toutes nos demandes d’interviews, nous avons fait comme Elise Lucet dans Cash investigation, à savoir intercepter les responsables à la sortie du restaurant. Nous avons ainsi filmé le directeur général de la banque Alain Fradin qui n’a pas apprécié. Il était blême et répondait à côté. C’est à partir de ce moment que les téléphones ont commencé à sonner ». Et que le sort du documentaire fut scellé.

Au départ programmé le 18 mai pour Spécial Investigation puis reporté en juin, le documentaire sera finalement abandonné. Il a depuis trouvé refuge sur France 3 qui le diffusera en octobre dans Pièces à conviction. Pourtant l’enquête s’est déroulée sans accroc raconte Livolsi : « nous avons travaillé librement ». Seul petit doute au départ : l’équipe repère sur le site des actionnaires de Canal+ que le Crédit mutuel est actionnaire direct à hauteur de 3%. « On a tiqué mais la commande du documentaire a bien été passée ». Une commande à la société de production KM qui produisait par ailleurs Le Grand Journal avant de se faire évincer par la boîte de production Flab, filiale de Vivendi, qui avait déjà en charge La Nouvelle Edition, le programme de la tranche de midi.

Libération Bolloré

Avant cette éviction, la société KM productions, dirigée par Renaud Le Van Kim, avait décidé de mettre à l’honneur l’investigation comme le raconte Libération. Le format ? Deux plateaux de 25 à 30 minutes, deux fois par semaine, avec des reportages d’investigation de deux à huit minutes selon Livolsi qui devait faire partie de l’équipe recrutée pour l’occasion : « neuf journalistes avaient été enrôlés, certains issus de L’Œil du JT de France 2 et d’autres de la section documentaire de KM. La plupart des promesses d’embauche avaient été signées. Nous avions commencé à enquêter sur l’affaire Kerviel et la Société générale qui devait être le premier sujet de rentrée. Nous avons travaillé quinze jours avant que tout soit annulé. Pourtant le contrat de renouvellement du Grand Journal – qui mentionnait ces tranches consacrées à l’investigation – avait été validé en mai par la chaîne ».

« les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite » (Bolloré)

Un contrat résilié officiellement le 27 juillet selon Livolsi, qui ajoute : « Renaud Le Van Kim ne s’est pas couché et a défendu le documentaire jusqu’au bout. Il a tenu tête à Bolloré qui n’a pas apprécié ». D’où les représailles. Comme le rappelle Libé, le producteur a été « contraint de démissionner de sa propre société de production pour permettre à celle-ci de conserver, notamment, les cérémonies de Cannes et des César ». Officiellement, Bolloré soutient que Le Grand Journal – comme Les Guignols – coûtait trop cher : 100 000 euros l’unité selon Libé qui cite Challenges, 120 000 selon Society qui consacre dans son magazine en kiosque depuis le 24 juillet une longue enquête à Bolloré et qui, par ailleurs, a été le premier à révéler la censure du documentaire. « Cet argument sur le prix est défendable », convient Livolsi qui fustige cependant l’ingérence d’un actionnaire qui n’aime pas l’investigation : « ça risque de lui revenir à la figure comme un boomerang ». Encore que. Comme le rapporte un proche de Bolloré cité par Society, ce dernier aime à dire que « les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite ».

Mediapart Bolloré

L’arrivée de Bolloré semble cela dit doucher un (timide) engouement pour l’investigation dans les rangs de la chaîne cryptée. Jean-Pierre Canet, ancien rédacteur en chef de Cash investigation passé l’an dernier chez KM productions, raconte sur Mediapart que « Maxime Saada, alors directeur adjoint de Canal+ (aujourd’hui directeur général tout court, remplaçant de Rodolphe Belmer, qui a été débarqué sans ménagement par Vincent Bolloré) » tenait en août dernier « un discours extrêmement ambitieux sur la volonté de diffuser des documentaires d’investigation sur son antenne ». Et Canet d’ajouter : « dubitatif sur le moment mais animé par un état d’esprit constructif, je lui avais accordé le bénéfice du doute ». Peine perdue. Surtout maintenant que Bolloré se place aux commandes de son nouveau bébé. L’équipe dirigeante ne se faisait d’ailleurs pas d’illusion. A l’occasion d’une soirée, interrogé par Livolsi sur leur liberté de parole, Belmer, alors encore à la direction de Canal, admettait qu’ils allaient devoir apprendre à s’attendre à ce que des sujets soient « trappés » au dernier moment. Bienvenue sous l’ère Bolloré.

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Alors que la planète entière a les yeux rivés sur la Grèce, les banques italiennes nagent dans les crédits douteux. Le plus grand danger qui menace la zone euro n’est probablement pas la Grèce mais 2 de ses poids-lourds, à savoir la France et l’Italie.

C’est d’autant plus vrai pour l’Italie et plus particulièrement son secteur bancaire. Comme le note laconiquement DerStandard.at,

« En raison de la récession de ces dernières années et des faillites d’entreprises, les crédits douteux ne cessent d’augmenter en Italie. D’après l’association des banques d’Italie, le montant des prêts en défaut (NPL) s’élève en mai à 193,7 milliards d’euros, soit 25,1 milliards de plus par rapport au même mois de l’année précédente. Il s’agit des niveaux les plus élevés depuis 1996.

Les crédits non productifs représentent 10,1 % de tous les crédits accordés par les banques italiennes, d’après l’association. Les PME sont particulièrement sous pression ce qui signifie qu’il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore. Les sociétés italiennes subissent de plein fouet les effets de la plus longue crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale ce qui les met en incapacité de rembourser leurs crédits. »
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Si ces calculs sont corrects, cela signifie que les prêts en défaut ont augmenté d’environ 15 % en un an en Italie, durant une période qui ne fut pourtant pas la pire même si l’Italie a connu une nouvelle contraction économique.

Comme le montre le graphique ci-dessous (malheureusement nous n’avons rien trouvé de plus récent), les crédits en défaut de paiement en Italie s’élevaient à 165 milliards au premier trimestre 2014. Cependant, ce graphique prend également en compte d’autres crédits douteux qui ne sont pas encore en défaut mais qui présentent des risques d’impayés.

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Et tandis que les banques italiennes croulent sous les créances douteuses (sur base du graphique ci-dessus, on peut probablement affirmer sans trop s’avancer que le montant actuel tourne autour des 350 milliards d’euros), le fardeau de la dette du gouvernement a lui aussi augmenté. Bien sûr, la dette italienne est considérée comme « sans risque » depuis que nous sommes entrés dans la 4e dimension suite au début de l’« Eurothon » de la BCE.  (…)

Cependant, en termes de créances douteuses dans son système bancaire, l’Italie n’est pas le plus mauvais élève de la classe européenne. Comme le montre le graphique ci-dessous, la Grèce se trouve sans surprise en tête du classement européen suivie par l’Irlande, la Slovénie et l’Italie. Dans la plupart de ces pays, des mesures ont été prises (la création de « bad banks ») afin de contrôler le problème. L’Italie semble avoir disparu des écrans radars mais risque de faire un retour tonitruant lorsque la pseudo embellie économique artificiellement créée à base de liquidités s’effacera pour laisser place à une nouvelle chute.

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Conclusion : la Grèce n’est qu’un souci secondaire. La zone euro est criblée de problèmes qui ont le potentiel de déboucher sur des catastrophes. Aussi bien la dette privée que publique en Italie est problématique, ce n’est probablement qu’une question de temps avant que son gouvernement devienne un sujet de préoccupation ce qui mettra les banques italiennes dans une situation intenable vu qu’elles ont accumulé les obligations d’État depuis 2012. (…)

Source : acting-man

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SOURCES:

http://reseauinternational.net/litalie-le-bidon-dessence-qui-se-deversera-sur-le-feu-de-la-zone-euro/

http://www.chaos-controle.com/archives/2015/07/17/32372613.html

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Boycott

Natacha Valla est au service de Goldman Sachs.
Elle surveille la politique du premier ministre !

La preuve consiste en deux courtes vidéos, l’une extraite du C dans l’air du 8 juillet 2015, sur France 5, où l’on nous apprend que Natacha Valla est une économiste qui est actuellement « au service » du premier ministre, et l’autre est un extrait d’une émission d’iTélé intitulée Les clés de l’éco, qui date du 5 juin 2011, où l’on nous apprend que Natacha Valla est tout simplement chef économiste de Goldman Sachs.

L’article et les vidéos sont au lien ci-dessous :

Ce qui fait qu’en plus de Macron, l’homme de main de Rothschild qui surveille la politique de l’Élysée, on sait maintenant qu’il y a aussi Natacha Valla qui surveille pour Goldman Sachs la politique du premier ministre !

QUESTION : y a-t-il un lien entre Rothschild et Goldman Sachs ? Goldman Sachs est-elle…

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Avec un peu plus de 60% des votes, le « non » l’a largement emporté lors du référendum en Grèce tenu le 5 juillet.
Alexis Tsipras, qui avait claqué la porte des négociations le vendredi 26 juin, a renforcé son poids en Grèce puisqu’il avait appelé à voter « non » aux réformes et contraintes proposées par le la troïka. Le grand vainqueur du référendum c’est lui.

La difficulté maintenant va être de revenir dans la négociation avec la troïka, mais avec un rapport de force qui n’est plus du tout le même. En d’autres termes, les négociations, si elles reprennent, prendront en compte le résultat du référendum. Si la troïka suggère que les termes qui avaient été validés doivent être repris au début des nouvelles négociations alors il y aura un désaccord immédiat puisque les grecs souhaitent d’abord intégrer la réduction de la dette dans la négociation (et pas simplement une restructuration comme suggéré par la troïka).
Le refus de la Grèce de participer à la négociation dans ces conditions pourrait forcer sa mise à l’écart ou forcer la troïka à revoir ses conditions pour ne pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce. C’est ce dernier point qui est exposé systématiquement par Alexis Tsipras qui a indiqué, tout au long de la semaine, qu’un vote négatif serait un moyen de forcer le passage.
La troïka peut ne pas rentrer dans ce jeu et indiquer, comme l’a fait la semaine dernière Sigmar Gabriel le vice chancelier allemand, qu’un « non » massif poussait la Grèce vers la sortie de la zone.

La situation, en Grèce et en Zone Euro, a besoin de clarification politique. Il faut que les responsables européens prennent des positions politiques sur ce qu’ils désirent faire de l’Europe. Il faut sortir du calcul d’épicier constaté pendant les négociations pour indiquer clairement ce que pourrait être l’Europe que l’on souhaite.
Qu’est ce que l’on veut faire politiquement et pas simplement sur la dimension économique et financière. Il faut une sorte de discours fondateur pour définir définitivement le cadre politique souhaité pour la zone Euro.
Cette première étape pourrait se faire dans le cadre de la réunion de l’Eurogroup mardi prochain.

La deuxième question portera sur l’attitude de la BCE. Celle ci doit se réunir lundi pour décider du prolongement ou pas des conditions d’apports de liquidité au système bancaire grec. Celui ci dispose de moins en moins de cash à distribuer aux grecs. Une éventuelle réduction des apports de la BCE (diminution des montants ou haircut supplémentaire) se traduirait par l’incapacité des banques à rouvrir mardi prochain (quoiqu’il arrive les banques auront du mal à rouvrir le 7 juillet).
Les grecs seraient alors encore plus pénalisés alors que le cash manque et que les magasins se vident de façon inquiétante créant alors davantage d’incertitude et d’inquiétudes.

Le système bancaire en difficulté majeure pousserait alors à la possibilité de créer une nouvelle monnaie.
Soit c’est une monnaie interne utilisée par le gouvernement pour payer les fonctionnaires mais sans remise en cause, au moins à court terme, de l’appartenance à la zone Euro. Je ne crois pas à cette solution qui apporterait surement plus d’instabilité que de solutions durables
L’autre solution pour disposer de davantage de marges de manœuvre est de créer sa propre monnaie, la Grèce de façon endogène créerait alors sa propre monnaie et sortirait de la zone Euro d’elle même.
Les pressions sur la BCE vont s’accentuer, de toutes les façons, car la Grèce doit rembourser 3.5 Mds à la BCE le 20 juillet.

Un dernier point à souligner sur le référendum est qu’a priori le vote ressemble à celui des jeunes. Les plus de 55 ans semblaient plus favorables au « oui » alors que les jeunes plébiscitaient le  « non ». Ce passage vers les jeunes est peut être un signal d’une économie et d’une société qui veut se reconstruire suivant de nouvelles règles. Si cela se met en place ce sera un élément clé positif pour la Grèce.

La situation a changé en zone Euro. Le vote « non » oblige nécessairement à repenser le cadre européen. Le précédent créé par les grecs peut renforcer d’autres voix divergentes dans d’autres pays de la zone.
C’est pour cela qu’il faut définir un nouveau cadre politique.

Une dernière remarque est de souligner que la zone Euro, sans ce cadre politique, oblige chacun des pays à avoir des attitudes similaires sans aucune marge majeur d’ajustement. C’est l’idée que l’Europe doit « rouler » avec exactement les mêmes règles et peu ou prou à la même vitesse. Dans une union monétaire sans ajustement via les mouvements de population ou via des politiques budgétaires coordonnées, les pays doivent suivre le rythme imposé par la banque centrale. L’absence de cette dimension politique est clairement un handicap pour la zone Euro. Cela doit pouvoir permettre des comportements économiques un peu différents. Cet élément que l’on constate dans tous les régimes fédéraux est nié en zone Euro. Il faut l’introduire. Et là la zone Euro disposera d’un cadre plus flexible avec une dimension qui ne se résume pas simplement à la politique monétaire de la BCE.
Le vote en Grèce doit avoir la possibilité de créer une réflexion sur cette question.

La sortie de la Grèce de la zone Euro ne doit pas être considérée comme une conséquence mécanique du vote sur le référendum. L’Europe est un peu plus complexe que cela. Elle ne peut pas se résumer à sa politique économique et à sa monnaie.
Le Grexit peut être une conséquence du vote hellène mais il ne doit pas y avoir de caractère automatique.
Ceux qui sont déçus par le résultat doivent se demander si la zone Euro fonctionnait bien jusqu’alors et si la politique budgétaire avait un rôle fort dans les ajustements macroéconomiques. Ils doivent aussi s’interroger sur l’absence de reprise significative de la croissance au sein de la zone depuis 2011. C’est ce type de question qu’il faut évoquer aujourd’hui et profiter de l’instant grec pour penser l’Europe et la zone Euro comme un cadre susceptible de redonner de la vigueur et de la dynamique à la zone.
Le référendum doit être une source de renouveau, l’obligation de repenser notre propre construction afin de lui donner une dimension politique plus marquée. Si cette étape n’est pas franchie, des forces centrifuges au sein de chaque pays de la zone pourraient faire pression sur un modèle qui manque de capacité à s’adapter au risque de le briser.
De ce point de vue, les élections générales en Espagne seront majeures surtout après la prise des mairies de Barcelone et de Madrid par des candidats ne partageant pas l’orthodoxie économique et financière.
L’Europe doit désormais être capable d’intégrer ses propres contradictions afin de les contourner et de les résoudre. Elle ne sait pas spontanément le faire, la crise grecque peut l’y aider.

A court terme, la nécessaire redéfinition d’un cadre va engendrer de l’incertitude et pénaliser les actifs risqués. L’attention portera aussi sur les spreads des pays périphériques. Un écartement pousserait la BCE à être plus active afin de ne pas pénaliser les banques de ces pays (en Italie et en Espagne les banques portent des montants significatifs de dette souveraine. Un spread plus important pénaliserait les banques et leur capacité à prêter. L’objectif de la BCE d’améliorer la dynamique du crédit bancaire serait alors pénaliser. C’est aussi pour cela qu’il faut trancher rapidement et éviter ainsi des périodes d’incertitudes qui pénalisent tout le monde. Ces périodes créent des comportements plus attentistes. Pour éviter cela et disposer d’un cycle plus robuste, il faut vite définir la dimension politique de la zone Euro.

http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/07/05/oxi-disent-les-grecs/

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

téléchargementLe gouvernement grec a annoncé son intention de soumettre à référendum le plan financier de l’eurogroupe et des créanciers. Les dirigeants de Bruxelles, à commencer par le président de la Commission, M. Junker, en sont semble-t-il, ivres de rage.  On a du mal à comprendre la contradiction. L’Union européenne se veut fondée sur la démocratie – le pouvoir du peuple. Comment peut-elle ne pas comprendre que l’avis d’un peuple, en profonde souffrance, le peuple grec, soit sollicité avant qu’il ait à consentir peut-être de nouveaux efforts gigantesques?  Quant à une sortie de la Grèce de l’euro, si les faits, l’économie, les réalités l’imposent, pourquoi et comment s’y opposer? Il ne faut pas se faire d’illusion: sur le long terme, quoi qu’il arrive, le dogme s’efface devant la réalité. Pourquoi des supposés démocrates ont-ils autant peur du peuple? Simplement, il faut que la question posée soit claire et aller jusqu’au bout…

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civilwarineurope

imageLa focalisation de l’Europe sur les problèmes politiques et économiques de la Grèce serait une grave erreur, écrit le portail économique espagnol El Economista.

La Grèce est un pays relativement petit avec une population de 10 millions d’habitants. Les pays comme l’Italie ou la France, avec une population totale de 126 millions d’habitants, représentent un danger beaucoup plus important pour la stabilité de la zone euro, affirme le quotidien espagnol.

Cette hypothèse a été pour la première fois exprimée par l’économiste australien et chroniqueur du journal Financial Times, Satyajit Das, dans l’un de ses articles. Il a noté que les deux pays se caractérisaient pas un chômage élevé, un nombre croissant de pauvres et une faible croissance économique, le tout conjugué à un grand volume de dettes accumulées.

Le montant total de la dette de l’Italie, écrit El Economista, si l’on prend en compte les dettes des entreprises et de…

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Édition du Lundi 29 juin 2015
L’édito de Charles :

this is the end

« Grèce… La fin ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Ce qui se passe actuellement ne devrait surprendre aucun lecteur du Contrarien. En effet, je n’ai jamais cru, contrairement à la propagande à laquelle nous sommes tous soumis, que l’équipe Tsipras était à chaque fois en train « de manger son chapeau » ou de se « renier ».

Non, l’équipe de Tsipras, et on peut ne pas l’aimer ou être opposé à certaines de ses convictions, fait de la Politique avec un grand « P ».

Comprenez-moi bien. Je pense que le communisme est un système qui ne peut pas fonctionner puisqu’il ne ne dispose pas « d’incitation positive ». En clair, celui qui travaille et prend des risques n’a pas plus que celui qui ne fait rien du tout. Au bout de quelques décennies, évidemment, et en l’absence d’incitations positives, plus rien n’avance ou ne se crée et tout finit par s’effondrer. À l’autre extrémité, je ne crois pas plus à l’efficience du capitalisme pour une autre raison simple : la somme des intérêts individuels n’est pas forcément égale à l’intérêt collectif.

Néanmoins, pour en revenir à Tsipras en Grèce, le fait qu’il soit communiste ou d’extrême gauche peut en agacer certains mais pour le moment, son « idéologie » politique n’est pas particulièrement visible.

Alors que les Grecs meurent de faim ou faute de soins, réclamer un peu de sous pour acheter des médicaments (que l’on refuse aux Grecs mais que l’on offre généreusement à tous les migrants d’Afrique) n’est tout de même pas du communisme le plus extrémiste mais un simple acte humanitaire et d’humanité sur lequel nous devrions tous être d’accord sans même avoir à invoquer que les Grecs sont des méchants-vilains qui ne payent pas d’impôts.

On ne prête pas à un pays qui ne sait pas lever les impôts !

Le prêteur est responsable du prêt qu’il octroie. C’est son problème. C’est son risque. Prêter à la Grèce, un pays qui ne « sait pas lever l’impôt », est une absurdité financière liée à l’euro. Les « zinvestisseurs », les banquiers ont cru à raison qu’en prêtant à la Grèce, membre de l’eurozone, ils ne risquaient plus rien car la solidarité de tous fonctionnerait. Ils ont eu raison.

Désormais, ce ne sont plus les banquiers qui détiennent les créances grecques mais nous, les contribuables européens, à qui ils ont refilé le bébé avec la complicité de la classe politique de chaque pays et de nos europathes de Bruxelles.

Je rappelle au passage qu’en droit, il existe la notion de « soutien abusif bancaire »… En clair, un banquier n’a pas le droit de prêter à quelqu’un qui n’est pas solvable ou qui n’est pas en mesure de rembourser. Et c’est exactement ce que prouvent les avocats dans les cas de surendettement des gens en France, pour obtenir l’abandon de l’obligation de remboursement par l’endetté. Et vous comprendrez aussi que c’est exactement la situation de la Grèce. Dans cette histoire, tout le monde est responsable.

Nous aurions pu choisir le chemin de la générosité et du partage (même assorti de conditions difficiles mais justes) et l’Europe aurait pu réussir et fonctionner, donner de l’espoir et être respectueuse de la démocratie et des peuples.

Nous avons choisi, sous la pression allemande et américaine, le chemin de la crise et, disons-le, désormais de la destruction de la monnaie unique.

Contre nous de la tyrannie européenne !

Vous vous souvenez, il y a quelques années, le gouvernement grec de l’époque avait voulu convoquer un référendum. Celui-ci fut tout simplement refusé par l’Europe. Europe qui ira encore plus loin en déposant Berlusconi en Italie et en choisissant le nouveau Premier ministre italien Renzi.

L’Europe n’est plus une démocratie mais une tyrannie.

Ce week-end, l’Europe a viré la Grèce de l’Eurogroupe, la virant presque ainsi de la zone euro officiellement. D’ailleurs, de plus en plus de responsables politiques de premier plan disent que le Grexit est désormais presque certain, sauf que je ne suis pas sûr, en l’état actuel des choses, que la Grèce sorte de l’euro à très court terme car rien légalement ne va l’y obliger, et c’est bien là le tour de con que l’équipe de Tsipras va pouvoir jouer à nos europathes, comme je l’expliquais dans mon édito d’il y a quelques jours consacré à « la stratégie secrète de la Grèce ».
Bref, l’Europe n’est plus une démocratie mais une tyrannie.

L’autisme de nos mamamouchis…

Encore une fois, il y a une différence entre dire une crétinerie et ne rien dire ou presque.

Ce week-end donc, notre ministre de l’Emploi nous a expliqué que la « chômage baisserait à la fin de l’année »… Mais avec la sortie de la Grèce et les 68 milliards que le défaut grec pourrait nous coûter, je ne suis pas bien sûr que cela soit favorable à la reprise de l’emploi… Mais bon, si un ministre c’était utile, cela se saurait depuis longtemps.

Puis c’est carrément Manu, oui Manu, c’est pas un imbécile le Manu, mais il y a encore un abruti de communicant autour qui lui a expliqué ce qu’il fallait qu’il dise…

« Le Premier ministre Manuel Valls a assuré, dimanche 28 juin, que l’économie française « ne serait pas affectée » par une sortie de la Grèce de la zone euro. « Une sortie de la Grèce serait grave pour le peuple grec, mais l’économie française ne serait en revanche pas affectée », a déclaré le chef de gouvernement lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous (Europe 1, iTELE, Le Monde). « Mais je ne veux pas me résoudre à ce scénario, il faut tout faire pour que la Grèce » reste dans l’euro. »

Donc la première partie c’est une énorme bêtise… L’économie française aurait beaucoup de mal à se remettre d’un défaut grec car nous en avons pour 68 milliards d’euros dans nos comptes… Ce serait plus que douloureux, presque impossible à financer.

Mais la deuxième partie de la phrase est la clef de l’histoire. Il faut que la Grèce reste dans l’euro pour sauver la France.

Le combat à mort entre la France et l’Allemagne pour le leadership européen… l’Allemagne a gagné.

Allez. Disons la vérité. Cela nous changera. Aux naïfs qui pensent que le monde est gentil… passez votre chemin.

Non, le monde n’est pas gentil.

La France a deux ennemis qui sont des « amis ».

Le premier ce sont les États-Unis d’Amérique qui se battent pour le leadership mondial et la préservation de leur hégémonie.

Le deuxième c’est l’Allemagne qui se bat pour la même chose mais au niveau européen.

Si la Grèce fait défaut et sort de l’euro, soyons clairs, cela ne fera rien à l’Allemagne qui « a les moyens », mais cela va ruiner notre pays qui est exsangue.

Alors, oui, Manu, il faut que la France protège la Grèce car en protégeant la Grèce, nous protégeons la France et c’est aussi l’une des raisons pour laquelle Jacques Chirac s’est roulé par terre pour faire rentrer la Grèce dans l’euro, il fallait que l’euro ne soit pas trop allemand. Pourtant, pour le moment, c’est bien l’Allemagne qui a gagné et la France est menacée directement désormais de passer sous un double protectorat économique. Américain et allemand.

Les Grecs ne payent pas d’impôts mais si vous ne les sauvez pas alors nous coulons aussi.

C’est ça que vient de déclarer Valls, j’espère que vous avez bien compris la portée de sa déclaration. Si nous ne réussissons pas à protéger la Grèce, nous sommes les prochains sur la liste des Allemands.

Cela arrangera aussi les USA.

L’explosion de l’euro, c’est la force du dollar par opposition dans un système de change flottant. Même si toutes les monnaies tendent vers 0, souvenez-vous l’histoire des parachutistes… Tous finissent au sol, mais pas en même temps et dans le jeu pour la domination mondiale, être le dernier à perdre c’est gagner. Surtout si la FED veut augmenter ses taux. La défiance dans l’euro va propulser les flux vers les États-Unis.

L’explosion de l’euro ça arrange aussi l’Allemagne qui, dans un continent ruiné, sera la seule économie debout.

Comment vous préparer ?

Cela fait des années que je vous explique comment les choses vont finir (mal) et ce qu’il faut faire.
Les grands principes, c’est le moins d’argent possible à la banque.
C’est une réserve de cash à la maison.
C’est des pièces d’or et d’argent.
C’est un PEBC, le plan épargne boîtes de conserve, qui vous permet de manger même si les banques sont fermées comme à Chypre et bientôt en Grèce avec contrôle des capitaux.

Mais vous devez comprendre que tout est « politique ». L’économie c’est comme la diplomatie, c’est la poursuite de la guerre par d’autres moyens. Et nous sommes en guerre contre l’Allemagne et les USA. Nous ne sommes évidemment pas en position de force. Nous sommes même particulièrement affaiblis et sans connaissance des enjeux, nos concitoyens sont bien en peine de faire les sacrifices nécessaires à la victoire. C’est pour cette raison là que nous allons vers une débâcle économique monumentale.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

(pour m’écrire charles@lecontrarien.com)

http://www.lecontrarien.com/

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Mis à jour le 28/06/2015 à 23:05

En direct – Une mesure qui vise à éviter une panique bancaire. De fait, au lendemain d’un Eurogroupe sous haute tension, la Banque Centrale européenne a annoncé «le maintien de ses prêts d’urgence» à la Grèce. Une mesure qui n’est pas suffisante pour alimenter les banques grecques en liquidités alors que les Grecs retirent massivement leur argent. Paris et Berlin réunissent leurs ministres lundi.

lire sur: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/28/20002-20150628LIVWWW00041-grece-bras-de-fer-avec-l-europe.php

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17:48 27.06.2015

Les négociations pour éviter à la Grèce un défaut de paiement ont pris un nouveau tour samedi, après l’annonce fracassante d’un référendum dans ce pays le 5 juillet sur les exigences des créanciers.

Convoqués en urgence à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro ont refusé samedi de prolonger une nouvelle fois le programme d’aide à la Grèce au-delà du 30 juin, ce que demandait notamment Athènes, rapporte la presse internationale en référence à plusieurs sources concordantes.

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ANTIBANQUE

icelandL‘Islande, l’une des nations les plus touchées par la crise bancaire, semble avoir complètement surmonté ses problèmes, et cette année, elle devrait être le premier pays du monde frappé par la crise de 2008 à dépasser le PIB le plus élevé qu’il avait atteint avant cette crise, rapporte ZeroHedge. Le pays est parvenu à ce résultat sans sacrifier son système social et les dépenses du gouvernement. Il y a encore quelques années, l’Islande est arrivée au bord de la faillite lorsque ses banques, qui au fil des ans s’étaient montrées bien trop audacieuses, se sont trouvées en situation de quasi-effondrement.

Voir l’article original 515 mots de plus

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D’où viens cette dette des gouvernements, des entreprises et des ménages, comment est elle crée, à qui doit-ont la payer, qui crée la monnaie et comment ?

Voici autant de questions auxquelles répond ce long métrage d’animation réalisé par Paul Grignon.

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ANTIBANQUE

Même si l’information est connue des observateurs bancaires depuis 2013, il est toujours utile de rappeller que le FMI a proposé la taxation de l’épargne des français au dessus de 100.000 euros pour … renflouer les banques. (Si si)

La crise est déjà là, gare à votre épargne (Touati)

(Extrait d’une vidéo plus longue, à voir sur l’article sicavonline.fr)

Voir l’article original 750 mots de plus


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