Archives de la catégorie ‘Economie’

Afficher l'image d'origine

Les derniers débats parlementaires donnent lieu à de nombreuses réactions concernant la question de la publicité des informations exigées « pays par pays » des entreprises ayant leurs activités dans plusieurs états. Si le débat est par nature toujours légitime, les réactions doivent se faire en connaissance de cause et peuvent éviter les injures et les anathèmes envers celui qui porte dans l’hémicycle la position assumée du Gouvernement.

Sur la forme des débats et sur le principe de la « seconde délibération » :

Le Gouvernement peut, au cours de l’examen d’un texte, rappeler un article et demander un nouveau vote du Parlement. Cette disposition, indispensable à la coordination lors de l’examen des lois financières, n’a rien d’exceptionnel et a déjà été utilisée dans cet automne budgétaire, plutôt moins fréquemment que dans des textes précédents que j’ai pu suivre lorsque j’étais député ou en tant que membre du Gouvernement.

La « seconde délibération » n’est d’ailleurs que l’une des possibilités du Gouvernement pour faire revenir le Parlement sur une première décision. Le « vote bloqué » sur un texte ou le plus connu dispositif 49-3 sont encore plus contraignants pour les parlementaires de la majorité : cela les obligent à conditionner leur choix sur un amendement à l’adoption de tout le texte (vote bloqué) ou mettre en risque la pérennité du Gouvernement (49-3).

Plus précisément, dans la nuit de mardi à mercredi, suite à l’adoption (d’une courte majorité) d’un amendement dont le Gouvernement estimait l’adoption prématurée, j’ai demandé une suspension de séance, pas pour jouer la montre mais pour dialoguer et chercher avec les parlementaires de la majorité (en particulier les défenseurs de l’amendement), une solution de compromis.

Faute d’accord, j’ai alors rappelé aux parlementaires présents l’équilibre d’ensemble du texte, et tout le travail fait sur la lutte contre l’optimisation fiscale, dans ce texte, dans d’autres textes ou dans d’autres enceintes. Je leur ai redit que le Gouvernement ne souhaitait pas des contraintes supplémentaires pour les seules entreprises françaises, confrontées à une concurrence internationale bien connue. Certains ont alors choisi de ne plus voter cet amendement et le résultat du second vote a conduit à repousser l’amendement par 25 voix contre 21. Ce second vote n’est pas moins légitime que le premier.

Sur le fond du dossier et la question du C.B.C.R. :

C.B.C.R. est un acronyme anglais signifiant “Country By Country Reporting”. Cela consiste à obliger les entreprises à fournir, Pays par Pays, leur chiffre d’affaire, leur bénéfice ou leur perte, les impôts payés, les effectifs, les subventions reçues, la nature de leur activité,… Données qui sont au moins autant de nature économique et stratégique que fiscale.

Ce qui est le plus souvent méconnu, c’est que nous venons d’adopter dans la loi de Finances pour 2016, il y a une semaine à peine, l’obligation d’échange automatique de ces mêmes informations, à partir de 2017, entre les administrations fiscales de tous les pays pour les entreprises ayant un chiffre d’affaire consolidé supérieur à 750 Millions d’Euros.

Notre administration fiscale a donc tous les moyens de contrôler et donc de redresser ces entreprises.

Elle a en outre d’ores et déjà depuis novembre 2013, les moyens d’obtenir les prix de transfert (source fréquente d’abus), que nous avons obligé dans la loi de finances de 2016 à transmettre de façon dématérialisée, ce qui permet de les exploiter mieux et plus vite.

Les auteurs de l’amendement en question souhaitaient élargir le dispositif aux entreprises d’un chiffre d’affaire supérieur à 40 Millions d’Euros, en avancer la date d’application et surtout obliger les entreprises à rendre publiques ces informations. Plus de 8 000 entreprises se voyaient ainsi contraintes de publier ces informations dévoilant ainsi (y compris à leurs concurrents d’autres Etats) une partie de leur stratégie industrielle ou commerciale.

Leurs concurrents étrangers n’étant pas soumis à cette même contrainte, le Gouvernement estime qu’il serait ainsi créé un handicap pour les sociétés françaises, pouvant là nuire à l’emploi et à la compétitivité.

Pour autant, notre Gouvernement a toujours milité devant nos partenaires européens la nécessité d’arriver à un C.B.C.R. public et s’est engagé à le mettre en œuvre dès lors qu’une directive européenne l’imposera à tous. Le faire seul en France serait contraire à nos intérêts économiques et donc sociaux.

L’essentiel reste que le fisc français, grâce aux propositions et décisions législatives de cette majorité, a les moyens de vérifier et de taxer les abus sur ces opérations de transfert, les rulings et autres montages fiscaux. Ce n’est pas rien !

En matière de secret bancaire (le « succès » et les Milliards collectés par le service de régularisation des avoirs non déclarés détenus à l’étranger – STDR – en attestent…), de lutte contre la fraude à la TVA (avec des nouveaux seuils sur les ventes en ligne, l’obligation d’utiliser des logiciels de caisse agréés, la mise en œuvre du Data Mining…), de lutte contre les montages fiscaux abusifs, d’obligations renforcées dans la supervision des banques, ce Gouvernement et sa majorité ont été exemplaires et souvent précurseurs chez nous et moteurs en Europe et dans le monde.

Faire sur un champ plus large, plus vite que nos partenaires européens et néanmoins concurrents économiques, pourrait nuire à notre compétitivité et donc à l’emploi.

Dire que mes positions encouragent la fraude est donc aussi faux qu’injuste, et ne doit pas masquer le travail et les avancées considérables que la France fait sur ces questions, et la pression qu’elle exerce sur les autres pays pour les traiter ensemble.

Christian ECKERT

 

0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

Le Blog de Philippe Waechter

Les enquêtes de conjoncture du mois de décembre étaient très attendues. Elles pouvaient prendre en compte l’impact, perçu par les entreprises, des attentats du 13 novembre. L’économie a-t-elle été résiliente dans une phase de reprise modérée ou bien a-t-elle connu une rupture significative?*
Au regard des indicateurs publiés par l’INSEE et par Markit, l’économie française s’est maintenue à flots en novembre et en décembre. Certes sur le dernier mois de l’année le chiffre global est en retrait par rapport à l’automne, mais ni l’un ni l’autre ne passe dans un territoire qui marquerait une contraction de l’activité globale.

Voir l’article original 351 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

Le prix du baril de Brent est au voisinage de 40 dollars.
Pour comprendre pour quoi il pourrait aller plus bas, il faut observer que la demande est peu dynamique (je l’approxime par la production industrielle mondiale) mais qu’en revanche l’offre est très forte et les stocks très importants.
Pour le détail voir deux papiers que j’ai écrit le 20 novembre dernier  ici et ici
petrole-8-12-15

Voir l’article original

Le Blog de Philippe Waechter

Ma Chronique Macro du 7 décembre

Sur la WebTV de Natixis AMhttp://bit.ly/MaChroM-WebTV-PW-7dec

Sur SoundCloud

Voir l’article original

Periscope – BCE, Fed et Emploi US

Le Periscope fait à 1600 est en ligne dans la vidéo ci-dessous.
Philippe Waechter évoque les enjeux de la politique monétaire de la BCE, la stratégie de la Fed et le profil de l’Emploi américain pour le mois de novembre.

Voici 3 graphes que j’évoque dans la vidéo
USA-2015-novembre-emploi-compUSA-2015-Novembre-SalaireUSA-2015-novembre-txEmploi

Le Blog de Philippe Waechter

Vous trouverez ci joint ma première vidéo en direct faite ce matin via l’application Periscope sur mobile. J’ai repris la vidéo et l’ai posté sur YouTube.
C’est une première mais il me semble que cela peut être utile pour réagir rapidement à une situation ou la publication d’un chiffre.
Ici j’ai évoqué l’inflation de la zone euro du mois de novembre, les enquêtes Markit et ISM et les réactions des banques centrales.Je joins 3 graphes qui ont été évoqués dans la vidéo.
C’est une première et cela ne pourra que s’améliorer. Je suis forcément preneur des remarques
ze-2015-novembre-infZE-2015-novembre-inf-decomp
monde-2015-novembre-pmi-monde
Cliquez sur le lien pour voir la vidéo

Voir l’article original

Le Blog de Philippe Waechter

Au regard du graphe ci-dessous, on constate que la Fed réagit au cycle manufacturier.
C’est sa dynamique qui conditionne le profil cyclique de l’économie engendrant d’éventuelles tensions et de possibles interventions de la banque centrale. C’est pour cela que le chiffre de l’ISM d’aujourd’hui est préoccupant.
Au-delà de l’éventuelle nécessité de voir la Fed agir, il traduit une fragilité du cycle américain. Cela ne sera pas neutre pour l’économie globale. Cela pourrait modifier en profondeur les attentes sur la politique monétaire US et donc sur le profil du dollar. C’est cette partie là qui est la plus ennuyeuse. Les soucis constatés dans les émergents ne sont pas finis en raison de la volatilité des changes qui pourrait s’observer.
usa-2015-novembre-ism-tx

Voir l’article original

Le Blog de Philippe Waechter

L’indice ISM du secteur manufacturier n’était pas tombé sous le seuil de 50 depuis novembre 2012. Il avait alors été calculé à 48.9 avant de rebondir à 50 en décembre. L’épisode de novembre 2015 durant lequel l’indice est tombé à 48.6 sera -t-il similaire? C’est la première interrogation.
L’autre question est que cette faiblesse de l’activité manufacturière ne va pas pousser la Fed à agir dans la précipitation. Depuis 1986, la banque centrale américaine n’a jamais remonté son taux de référence lorsque l’ISM manufacturier est en dessous du seuil de 50.
La probabilité de voir la Fed changer de stratégie s’est nettement atténuée après la publication de l’indicateur (inférieure à 50%)
usa-2015-novembre-ism-tx

Voir l’article original 297 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

L’activité se renforce en zone Euro. C’est le point majeur à retenir cette semaine. On relèvera aussi la modération de l’activité américaine.
Il faudra être attentif à la réunion de la BCE, aux 2 discours de Janet Yellen et au rapport sur l’emploi américain.

Cinq points à retenir cette semaine pour saisir la dynamique conjoncturelle

Premier point – L’économie de la zone Euro accélère à l’automne.

Voir l’article original 1 192 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

L’enquête Markit pour la zone Euro montre enfin, en novembre, une accélération et un changement de tendance par rapport à l’évolution « plate » constatée depuis le début de l’année 2015.
Depuis mai 2011, l’indice synthétique n’avait jamais été aussi fort. La dynamique plus autonome de l’économie de la zone Euro prend de la consistance. Cela pourrait être de bonne augure pour les chiffres de croissance de la fin de l’année donnant un bon point de départ pour 2016.
Si le PIB reste cohérent avec l’indice synthétique de l’enquête, cela renforce notre objectif d’une croissance de 1.5% pour 2015.

Voir l’article original 213 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

Une précision (je remercie Yves Maillot pour sa remarque)
Sur mon papier précédent (ici) j’ai mis un premier graphe de production s’arrêtant en juillet 2015 (données de l’Agence de l’Energie Américaine). Cependant aux USA on dispose de données hebdomadaires de production. L’ajustement à la baisse de la production  du pétrole de schiste depuis juillet a pu avoir eu une incidence.
J’ai repris le même graphe et j’y ai ajouté la production américaine jusqu’en novembre 2015 à partir des données hebdomadaires (notifié USA(Nov.))
Sur ce nouvel indicateur, la production s’est repliée par rapport au plus haut des 12 derniers mois mais elle est toujours en progression sur un an.
La dynamique de l’offre est toujours très forte.
petrole-ycompris schisteUne remarque
Il est généralement fait l’hypothèse que le prix du baril se stabilisera à 50 dollars. C’est ce qui incite à voir le taux d’inflation remonter en 2016 puisque progressivement l’effet…

Voir l’article original 160 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

La reprise de l’économie française va-t-elle être mise à mal par les attentats meurtriers du vendredi 13 novembre à Paris ? Au delà des aspects dramatiques et des explications qui ne sont pas directement de notre ressort, c’est la question que l’on doit se poser. Pour l’économie française ce choc intervient alors qu’elle est en train de sortir d’une longue période de croissance très lente. Les facteurs susceptibles de créer un profil cyclique plus favorable et plus durable se mettaient en place depuis quelques mois. Les attentats vont ils remettre en cause ce changement de tendance et faire replonger l’économie française dans une croissance très lente, trop lente pour engendrer des créations nettes d’emplois dans la durée.

Spontanément la réponse qui vient à l’esprit suggère un comportement plus attentiste. L’incertitude qu’engendre une série d’attentats crée un flou important sur la situation à venir. Cela pourrait s’observer du côté du consommateur…

Voir l’article original 525 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

Captain €conomics ( ) nous livre son analyse annuelle des économistes français les plus actifs sur Twitter. C’est sa deuxième livraison.
Son approche est suffisamment fine pour mettre en lumière les appartenances, les appariements et l’importance relative du nombre de followers. Son analyse est riche d’enseignements permettant notamment de voir une répartition par groupe d’appartenance.
Cliquer sur le lien ci-dessous pour découvrir sa méthodologie (plutôt transparente), ses résultats et sa dose de patience pour mettre en œuvre un tel processus.

http://www.captaineconomics.fr/-top-100-cartographie-economistes-francais-twitter
Economistes_FR_Cluster

Voir l’article original

Le Blog de Philippe Waechter

Cinq éléments à retenir cette semaine sur le plan macroéconomique

1 – L’économie chinoise ralentit. Au troisième trimestre, le PIB s’est inscrit en variation annuelle à 6.9% contre 7% lors des deux précédents trimestres. Néanmoins, la variation sur les 3 mois d’été par rapport aux 3 mois du printemps est de 7.4% en taux annualisé, comme au 2ème trimestre.
Chine-2015-T3-PIBParmi les composantes, on retiendra la stabilisation des ventes de détail hors inflation au voisinage de 9% sur un an, le repli de la production industrielle en septembre à 5.7%, c’est le chiffre le plus bas depuis mars et le recul supplémentaire de l’investissement à 10.3%. On notera que la composante liée à l’immobilier ralentit aussi de façon significative à 2.6%. C’est une valeur qui n’avait pas été observée depuis le premier trimestre 2009.

Voir l’article original 663 mots de plus

Xavier Huillard, PDG du géant français de la construction Vinci le 4 avril 2015 à l’assemblée générale de son groupe à Paris Photo Eric Piermont. AFP

Les grands patrons français s’inquiètent d’une dégradation de l’environnement des affaires qui accélère le glissement des activités hors du pays, selon une étude de l’Institut de l’entreprise menée auprès de 20 d’entre eux, à paraître dimanche dans les journaux du groupe Ebra.

Au-delà du «glissement inéluctable du centre de gravité des grandes entreprises» françaises vers l’international», jugé «globalement positif», «la tendance s’est fortement accélérée dans les dernières années pour cause d’environnement défavorable», explique l’auteur de l’étude, Frédéric Monlouis-Félicité, qui a interrogé 20 dirigeants d’entreprises françaises, majoritairement du CAC 40.

«Les grandes entreprises constatent ainsi l’écart grandissant entre leur propre croissance, liée à leur activité à l’étranger, et la paupérisation relative du tissu économique français», ajoute-t-il en affirmant que l’un de ses interlocuteurs, qui ont tous parlé sous le sceau de l’anonymat, a même affirmé que «le problème de la France n’est pas son attractivité mais sa répulsivité».

Parmi ces grands patrons, «dont le chiffre d’affaires cumulé représente plus de 585 milliards d’euros et qui emploient 2,1 millions de salariés dans le monde entier» figurent notamment Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, Henri de Castries d’Axa, Jean-Paul Herteman de Safran.

Xavier Huillard, PDG de Vinci, Frédéric Oudéa de Société Générale ou encore Georges Plassat de Carrefour en font également partie.

«Une croissance économique qui tarde à repartir», le coût du travail, la «rareté des capitaux d’origine française», la «complexité administrative et juridique de l’environnement des affaires», la «fiscalité personnelle» ou encore «la relation entre le monde politique et l’entreprise», font partie des facteurs les plus cités.

«Ainsi les grands groupes se sentent souvent +dénigrés+ par les pouvoirs publics, +chez qui la méconnaissance des grandes entreprises est peut être plus forte encore qu’au sein de l’opinion publique+», selon «un grand industriel» cité par l’étude.

«Le problème, pour certains dirigeants, est plus profond, il concerne +la relation à l’entreprise et à l’économie+ qu’ont les Français», d’après un autre dirigeant de l’industrie.

Le rapport souligne toutefois que «les grandes entreprises, aux dires de leurs dirigeants, ont aussi leur part de responsabilité dans le désamour qu’elles perçoivent à leur endroit» car elles se sont trop centrées sur elles-mêmes ou se sont trop anglicisées.

«Tous les dirigeants rencontrés s’accordent à dire que la France dispose encore d’atouts appréciables par rapport à d’autres pays» et notamment «un certain +art de vivre+ qui permet à la France de continuer à rayonner», souligne toutefois l’étude de l’institut en évoquant également «la qualité» de la recherche et développement.

Citant l’Insee, l’étude rappelle qu’en 2012, «les groupes français multinationaux (hors secteur bancaire) réalisaient 54% de leur chiffre d’affaires consolidé à l’étranger et 56% de leurs effectifs, soit 5,3 millions de salariés, étaient localisés hors de l’Hexagone».

L’institut de l’entreprise est un groupe de réflexion créé en 1975 qui réunit 130 adhérents (grandes entreprises privées et publiques, fédérations professionnelles et organismes consulaires, institutions académiques, associations…).

source: http://www.liberation.fr/futurs/2015/10/17/de-grands-patrons-francais-s-inquietent-d-une-degradation-de-l-environnement-des-affaires_1406276
00000000000000000000000000000000000000000

wolfgang-schaubleA l’occasion d’un entretien téléphonique l’été dernier avec son homologue américain, Wolfgang Schäuble, Ministre de l’Economie allemand crut faire une bonne blague en lui suggérant d’échanger Porto Rico (en état de quasi faillite) contre la Grèce! De fait, l’écrasante majorité des allemands est persuadée du narratif selon lequel leur dur labeur a produit une « vraie » économie dont les excédents seraient en quelque sorte la légitime sécrétion. Cette fiction d’une activité saine entièrement orientée sur les exportations ayant du reste été continuellement entretenue par les médias allemands, dont tous s’étaient réjouis à la perspective d’iles grecques à vendre au plus fort de la crise lors du printemps dernier.

Pour autant, cette fiction allemande passe sous silence que les succès de leur économie et que la taille de leurs excédents commerciaux reposent sur une mécanique -du type néo colonial- à broyer les peuples. Car cette Schäuble économie ne prospère que par une exploitation en bonne et due forme par les allemands des autres peuples d’Europe. Sans euro, pas d’excédent allemand en effet, car la ruée sur les biens produits dans ce pays aurait à l’évidence -par envolée interposée du deutschemark- été répercutée par une augmentation de leurs prix et par un alignement à la hausse des salaires allemands, dont l’effet conjugué aurait neutralisé les excédents. Ces fameux excédents commerciaux faisant tant la fierté de Schäuble sont banalement la conséquence de salariés qui reviennent moins chers à employer que de machines à utiliser! Les robots – plus chers pour équiper des chaînes de production- sont donc simplement remplacés par de la bête humaine dans un mécanisme réglé comme du papier à musique qui autorise ainsi des économies substantielles en capitaux. Du reste, les statistiques prouvent formellement ce choix allemand délibéré car, en comparaison de son P.I.B., l’investissement y est le plus bas de tous les pays industrialisés.

La croissance européenne anémique est donc la conséquence directe de cette carence en investissements allemands et, en l’occurrence, la Schäuble économie s’avère être un poison pour l’ensemble du continent. Authentique malédiction, ces ressources sous exploitées par l’Allemagne condamnent l’Union à être une éternelle suiveuse en termes de croissance et imposent subsidiairement l’austérité à toute la périphérie européenne. Comprenons-le bien: les excédents allemands sont le reflet d’une économie allemande inefficiente et en mal d’investissements. En attendant, c’est la quasi totalité des autres peuples d’Europe qui paient chèrement le prix des obsessions allemandes et, ce, pendant que Schäuble réécrit tranquillement l’Histoire faite pourtant de l’afflux massif de la main d’œuvre provenant d’Allemagne de l’Est et des infâmes réformes Hartz ayant exercé une compression intolérable sur l’ensemble des salaires européens.

Autrefois seule à être malade, l’Allemagne a aujourd’hui contaminé les 28 autres pays partageant sa monnaie.

Le Blog de Philippe Waechter

Le retournement sur le secteur industriel américain se confirme mois après mois. Les chiffres du mois de septembre n’infirment pas la tendance observée depuis le début de l’année.
L’indicateur de tensions, le taux d’utilisation des capacités de production, s’est retourné depuis le mois de janvier. Ici pour faciliter la lecture et la comparaison avec le taux de chômage j’ai mis l’excès de capacités (100 – Taux d’Utilisation).
Depuis le début des années 90 le retournement de cet indicateur est un peu en avance sur celui du marché du travail. On peut avoir encore pour quelques mois une dynamique divergente entre les 2. Les évolutions passées suggèrent que la réduction des tensions sur l’appareil productif entraine le taux de chômage avec elle. Le ralentissement de l’activité serait alors acté et la Fed serait alors encore plus hésitante à durcir le ton en matière de politique monétaire.
usa-2015-septembre-tuc-chomage

Voir l’article original

top secret
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !C’est une édition spéciale, très spéciale que je vous propose aujourd’hui. Je vous emmène comprendre la marche réelle du monde, du monde dans lequel nous vivons mais vraisemblablement plus pour très longtemps.Je reproduis dans les lignes ci-dessous le compte rendu exclusif de la dernière réunion des Bilderberg, cette réunion qui se tient tous les ans et à laquelle assistent des personnalités de très haut niveau de tous les pays du monde. C’est dans ce genre de cénacle que, depuis des décennies, se façonne le monde de demain.Avant d’aborder l’essentiel de ce document qui a fuité, je vous propose de visionner cette vidéo du JT de 20 heures. Elle date de 40 ans ! Enfin presque, de 1977 très exactement, et pourtant…

video

Le groupe Bilderberg, vous connaissez?

°°°
Compte rendu rencontre annuelle.

Classé Top Secret. À usage exclusif des membres

Discours de clôture du président de séance

« Au-delà du capitalisme. Franchir la nouvelle frontière »

« Si nous poursuivons le maintien du contrôle des masses par le travail salarié classique dans le cadre d’un système bâti sur la production de masse et la consommation de masse avec la solvabilisation des consommateurs par la répartition d’une partie de la richesse créée via le travail, nous avons tous désormais acquis la certitude que la survie à long terme de l’espèce humaine, la sauvegarde et la pérennité d’une biosphère viable et en harmonie avec les activités humaines nécessitaient une réorganisation totale de nos modes de pensée, d’organisation et de production.

Comme nous le savons tous, en réalité l’objectif que nous poursuivons n’est ni l’accumulation totalement vaine de nouvelles richesses ni même le sauvetage d’un système économique, fut-il utilisé depuis plus de 3 siècles et devenu incompatible avec notre vision du futur.

L’objectif que nous poursuivons est évidemment celui de la vie éternelle ou en tout cas le passage à l’homme vivant deux siècles et nous rejoignons ici les idées ambitieuses de transhumanisme que nous souhaitons développer, installer afin de favoriser l’émergence d’un nouvel être humain. D’un surhomme. De même que nos technologies nous permettent désormais de posséder des outils dits de « réalité augmentée », nos recherches ont parfaitement abouti en ce qui concerne « l’homme augmenté ». Nos technologies sont parfaitement au point. Nous sommes prêts pour vivre deux siècles. Nos nano-technologies nous permettent de réparer les corps de l’intérieur, le décodage du génome humain nous a permis de comprendre le fonctionnement du vieillissement cellulaire que nous sommes en mesure non pas de stopper totalement mais de ralentir considérablement. Notre maîtrise des cellules souches nous permet de refabriquer à la demande n’importe quel tissu cellulaire ou encore évidemment n’importe quel organe qui deviendrait défaillant.

Enfin, notre maîtrise du génome humain nous permet aussi bien de sélectionner les patrimoines génétiques les plus adaptés et les plus efficaces, sans oublier le fait qu’en en modifiant certains nous pouvons enfin augmenter aussi bien nos capacités physiques que mentales.

Nos illustres prédécesseurs des années 30 pensaient naïvement que nous pouvions transposer, pour l’amélioration de l’espèce humaine, les méthodes utilisées pour l’optimisation des races canines par des croisements savamment organisés. Pourtant, ces échecs du « nazisme » nous ont permis d’explorer de nouvelles voies et d’atteindre le succès que nous célébrons aujourd’hui. Nous avons enfin percé les secrets de la vie éternelle, ultime conquête de l’homme devenu enfin son propre dieu et son propre maître. Nous sommes, nous tous ici réunis, les Alpha et les Oméga de ce nouveau monde qui s’ouvre à nous et qu’il nous convient donc de façonner.

Évidemment, comme vous le savez, cela pose des problèmes de mise en œuvre absolument colossaux et c’était tout l’enjeu des travaux des différentes commissions auxquelles vous avez participé tout au long de ces jours intenses de séminaire.

Nous avons tous une conscience aiguë du fait que la planète et notre environnement ne peuvent évidemment pas supporter la vie éternelle de dizaines de milliards d’êtres humains qui consommeraient de la même façon qu’aujourd’hui. Nous savons tous qu’une croissance infinie y compris démographique dans un monde fini est une aberration intellectuelle. Nous avons tous compris que diviser le monde en deux castes, celle des mortels et des immortels, serait tout simplement impossible puisque dans un cas nous proposons de vivre et aux autres de mourir, mettant ainsi les masses laborieuses et populaires dans une situation où elles n’auraient plus rien à perdre, hors je vous rappelle que l’outil principal du contrôle des peuples passe par le fait d’octroyer des avantages calculés permettant de donner l’illusion d’une perte en cas de rébellion.
L’ensemble de ces données rendent le déploiement des technologies d’immortalité et d’amélioration de l’homme tout simplement impossible pour le moment.

Les groupes de travail ont donc soumis un certain nombre de propositions qui ont été discutées par le grand comité. Je vais donc vous livrer ici les mesures les plus importantes qui ont été votées à l’unanimité conformément aux usages de notre charte par nos Grands Maîtres. Il vous reviendra d’appliquer et de mettre en œuvre chacun, dans vos pays respectifs et zone géographique d’influence, les décisions suivantes.

L’objectif initial est donc la dépopulation massive en protégeant au mieux l’environnement, ce qui revient à exclure du champs de nos possibles tout usage des armes nucléaires qui reviendrait à infliger certains dommages irréparables à notre si petite planète. Les moyens dont nous disposons sont peu nombreux mais leur efficacité cumulée est certaine puisque en rentrant en résonance nous obtiendrons ce que les militaires appellent un « effet multiplicateur de force ». Il s’agit du triptyque effondrement économique, guerre civile et épidémies massives. L’utilisation de ces trois outils devrait nous permettre à terme de réduire la population mondiale de 7 à 10 milliards d’habitants. Nous pensons qu’atteindre notre objectif de 500 millions d’êtres humains en vie est illusoire et que malgré tous nos efforts de réduction, des poches de survivants subsisteront un peu partout à travers la planète. Néanmoins, ces poches ne devraient pas nous poser de problèmes majeurs, en tout cas dans un premier temps puisque leur désorganisation, leur isolement et leur incapacité à maîtriser l’ensemble des techniques ne serait-ce qu’actuelles en raison de leur faible nombre devraient limiter considérablement leur pouvoir de nuisance. Nous pensons qu’en quelques années beaucoup disparaîtront et que le peu qui subsisteront retourneront plus ou moins rapidement à l’état sauvage en quelques générations. Tout regroupement qui nous menacerait serait, dans tous les cas, traité de façon rapide.

Notre principal ennemi historique à la mise en œuvre de notre plan était évidemment les États nationaux. La mondialisation, la globalisation, les instances européennes, l’immigration massive ont été autant d’outils que nous avons utilisés avec un immense succès depuis 30 ans et désormais les identités nationales ou les sentiments d’appartenance ont été considérablement réduits, de même que les sentiments patriotiques. L’argent et la possession sont devenus les valeurs cardinales du plus grand nombre. La politisation des masses s’est considérablement réduite, les nations, comme nous le souhaitions, sont devenues fragiles et peuvent désormais être déstabilisées de l’intérieur.

Nous devons donc poursuivre avec constance la politique immigrationniste permettant de faire venir des masses considérables de pauvres du Sud dans des pays du Nord appauvris. Nous devons avec constance faire monter l’islam le plus radical afin d’attiser au maximum les haines et la désunion des peuples. Lorsque nous provoquerons l’effondrement économique, alors le communautarisme le plus absurde que nous avons développé dans chaque pays conduira la plus grande partie de ces pays vers des guerres civiles de grande ampleur où chaque communauté se chargera pour notre compte de tuer le plus grand nombre des membres de la communauté adverse. Noirs contre blancs aux USA, musulmans contre chrétiens en Europe, ces guerres civiles auront l’immense avantage de détruire les hommes sans que des affrontements entre pays dégénèrent en guerre nucléaire mondiale. Enfin, lorsque les guerres dévasteront les pays, nous en profiterons pour amplifier la diffusion de virus comme notre projet de e-bola 2.0 modifié génétiquement que nous testons actuellement avec efficacité puisque nous obtenons de précieuses données épidémiologiques, sociologiques (comportement des individus face à la maladie) mais nous visualisons également notre capacité à saturer des systèmes de soins qui seront, dans tous les cas, déjà considérablement dégradés par les guerres civiles que nous aurons créées sur l’exemple de la guerre entre les deux Ukraines.

L’ensemble de ces éléments, l’impréparation des peuples, leur dépendance vis-à-vis de tous les systèmes supports les rendront particulièrement vulnérables à nos différentes actions. L’effondrement économique devrait rapidement se propager à l’ensemble de la planète. La Chine s’effondrera sous le poids des troubles sociaux et la Russie, qui nous pose encore des problèmes à l’heure actuelle, devrait voir son problème réglé en 2015 comme nous l’espérons, mais disons que pour le moment c’est l’axe Russo-chinois qui oppose la plus grande résistance à notre vision de futur. Nous n’excluons pas, si nous n’arrivions pas à convaincre, à utiliser l’arme de l’assassinat ciblé à l’égard de personnalités refusant notre programme de dépopulation et l’adhésion à notre idéologie de la vie éternelle. »

Évidemment, pour tous ceux qui ne l’auraient pas compris, ce que vous venez de lire n’a aucun rapport avec la réalité et toute ressemblance avec un ou plusieurs personnages existants serait purement fortuite (ou pas…). Il s’agit bien sûr de science-fiction (ou pas tout à fait…). C’était juste une petite histoire, sortie de mon esprit fertile (ou d’ailleurs…), que je souhaitais vous raconter. Vous pouvez évidemment vous rendormir tranquillement.
Disons qu’il s’agit juste du point de départ de ce que pourrait être un roman (ou pas…) mais il n’en demeure pas moins que, comme toute histoire, cela pose de véritables questions.

La vie éternelle, qui est au cœur de la stratégie d’une société comme Google (dont les liens avec les instances les plus secrètes des USA comme la NSA ou la CIA ne sont plus à démontrer), pose la question de la possibilité de l’accessibilité de tous à la vie éternelle. Peut-on être 10, 20 ou 30 milliards d’humains à peupler la planète et à consommer ? La réponse est bien évidemment négative, alors dans un tel cas forcément hypothétique, que ferions-nous des hommes et des femmes en trop ? Lire ici un excellent article du JDD sur le dernier livre de Laurent Alexandre « la mort de la mort » détaillant la stratégie de Google.

Le transhumanisme n’est pas une vue de l’esprit, c’est même une idéologie fondamentalement profondément répugnante qui a toujours existé même si elle portait d’autres noms en d’autres temps. Le transhumanisme se développe même de façon relativement transparente à visage presque découvert et finalement, personne n’y trouve tellement rien à y redire, mais que restera-t-il de l’homme lorsque l’homme sera scientifiquement amélioré pour devenir un surhomme, et cela ne vous rappelle-t-il toujours rien ?

Autre question, on commence enfin à parler quelque peu du ravage que va provoquer l’arrivée de la robotique, et France 2 a même consacré un reportage à ce sujet au JT de 20 heures d’hier sur cette étude qui annonce la disparition de 3 millions de postes en France d’ici 2025 – mais je peux vous assurer que ce sera beaucoup plus et beaucoup plus vite – et qui nous donne vite une raison d’espérer en allant nous montrer une entreprise de aéronautique qui a même embauché en même temps qu’elle installait… un robot !

Tout cela nous amène à deux questions de fond. La première c’est que factuellement, en supprimant tous les postes et le maximum de travail pour optimiser les gains, les entreprises finalement se tirent toutes une balle dans le pied à terme puisque évidemment, il n’y aura plus de consommateur solvable et donc de profit alors pourquoi poursuivre cette politique, d’où l’idée qu’en réalité le système ne cherche pas à se sauver mais à se « dépasser » et, désormais, la frontière de partage entre les riches et les pauvres n’est plus tant l’argent que l’accès à la vie éternelle.

Autre grande question, corollaire des premiers éléments, vous ne pouvez pas ne pas voir que l’homme voit son « utilité marginale » s’effondrer. Mao disait qu’un homme c’était une bouche à nourrir mais deux bras (pour travailler). Calcul économique simple mais fondé. L’homme avec ses deux bras c’est une « force de travail ». D’ailleurs, toute notre économie est basée sur ce type de postulat. Pourtant l’on voit bien que l’homme devient inutile et le deviendra d’autant plus que les nouvelles machines qui arrivent permettront de tout faire ou presque sans intervention humaine. Les humanoïdes pourront nous remplacer pour 95 % des tâches, alors que restera-t-il à l’homme ?

Si j’aimerais croire à la capacité de l’humanité de partager et de dépasser tous ses défauts, soyons raisonnables, l’histoire humaine prouve qu’il y a assez peu de chance que nous vivions dans un monde de Bisounours où tout le monde serait gentil et où personne ne manquerait de rien… Alors que faire de tous ces bras en trop devenus parfaitement inutiles, je dirais même obsolètes. Comment régler le problème pourrions-nous dire pudiquement.

Si nous poussons au bout les raisonnements « environnementalistes » et « transhumanistes », il apparaît logiquement que seule une politique drastique de dépopulation viendrait à bout des problèmes auxquels nous sommes confrontés et ces raisonnements, aussi odieux soient-ils, sont intellectuellement imparables. Nous sommes devenus trop nombreux, la planète ne peut pas supporter le nombre d’humains actuel dans le système économique actuel, notre empreinte écologique est insupportable et nous n’avons plus du tout besoin de main-d’œuvre. Enfin, nous pourrions presque vivre éternellement, or la quête de l’éternité est évidemment une tentation humaine depuis la nuit des temps.

Alors bien entendu, tout cela est de la fiction pure… et pourtant… Si Mao disait qu’une bouche à nourrir c’était deux bras utiles, aujourd’hui il dirait qu’une bouche… c’est toujours une bouche de trop, surtout quand il y en a 7 milliards et que leurs bras, bientôt, ne serviront plus à rien. Et Mao, ce grand humaniste, qu’aurait-il fait dans un tel contexte ?

Il est déjà trop tard. Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

assemblee« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »
(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.lecontrarien.com/scoop-exclusif-le-rapport-classe-top-secret-de-la-derniere-reunion-des-bilderberg-28-10-2014-edito

00000000000000000000000000000000000000

20:06 14.10.2015(mis à jour 20:21 14.10.2015)

L’afflux massif d’investisseurs chinois en France encourage les uns et effraie les autres. Qu’est-ce qui aura finalement le dernier mot? Le profit momentané ou l’orgueil national?

Ces dix dernières années, les rapports économiques et commerciaux franco-chinois ont un fort impact sur l’économie française, mais les investissements étrangers ne deviendront nocifs pour la France que lorsqu’il s’agit des secteurs stratégiques, a déclaré à Sputnik Charles-Henri Gallois, responsable national de l’UPR pour les questions économiques.

« L’investissement étranger n’est pas si nocif en soi, cela commence à le devenir quand il s’agit des secteurs stratégiques. On peut penser à des secteurs de l’énergie. Par exemple, Alstom qui a été racheté récemment par General Electric. C’est un secteur stratégique et c’est dangereux de laisser ce secteur à des puissances étrangères. Quand il s’agit de l’énergie, quand il s’agit de l’armement ou du patrimoine et on va finalement de la sûreté même de l’Etat, cela commence à devenir problématique », a indiqué M.Gallois.

En France, les investissements chinois se sont dirigés en 2014 vers l’industrie et les infrastructures aéroportuaires et hôtelières. Ils restent en valeurs absolues moins importants que les investissements français en Chine mais le rééquilibrage a commencé, avec un décollage de l’investissement chinois vers l’Europe: +200% en 2015, selon des experts.

L’Empire du Milieu ne cesse, en effet, de racheter des entreprises françaises, allant des aéroports (comme celui de Toulouse-Blagnac, décidée en décembre 2014 et réalisée en avril 2015) jusqu’aux clubs de football (en juillet dernier, Sochaux-Montbéliard est devenu le premier club européen à passer totalement sous contrôle chinois).

« Le gros problème c’est qu’effectivement il y a des cas médiatisés. Je pense notamment à Fram qui est en passe d’être acheté, je pense également à l’aéroport de Toulouse dont les Chinois ont pris des parts plus que significatives. Si vous voulez, c’est plus le secteur qui va faire +scandale+, puisqu’effectivement les aéroports c’est une partie de notre infrastructure, c’est notre dimension stratégique pour la France et là forcément cela devient problématique », a ajouté M.Gallois.

Même PSA Peugeot Citroën n’est plus une entreprise familiale: avec l’arrivée de l’Etat français et du groupe chinois Dongfeng au capital, la famille fondatrice a perdu le contrôle qu’elle exerçait depuis plus de 200 ans.

Parmi les contrats chinois les plus connus on trouve le rachat, en 2003, par le chinois TCL, fabricant de matériel électronique, de la branche téléviseurs de Thomson, ce qui l’a porté au rang de premier fabricant de téléviseurs au monde.

Croissance des investissements chinois en Europe
Croissance des investissements chinois en Europe

Selon M.Gallois, l’UPR dénonce depuis longtemps les traités européens qui empêchent à l’Etat français « d’interdire des rachats, par exemple d’entreprises françaises du patrimoine ou autres sans exception » sous le prétexte que cela entrave le mouvement des capitaux au sein de l’UE et vis-à-vis des pays tiers, et notamment de la Chine.Au final, pourrait-on voir les joyaux du patrimoine français passer sous pavillon rouge? Fait fâcheux: aujourd’hui, un château sur deux (ou presque), en Bourgogne notamment, est vendu aux Chinois. Une centaine de châteaux de Bordeaux sont sous contrôle chinois. Ce qui n’est pas étonnant, étant donné que l’Empire céleste est la première destination des vins de Bordeaux en volume et que les investissements chinois y progressent ces dernières années d’une manière exponentielle. Ainsi, l’homme d’affaires chinois Jinshan Zhang a acheté en 2012 le château du Grand Mouëys à Capian à l’est de Cadillac, dans l’Entre-deux-Mers. Et ce, avec l’ambition d’en faire un grand vin mais aussi un hôtel de luxe avec salles de séminaire pour le tourisme d’affaire chinois, plus un restaurant avec cuisine française et chinoise…

« Ils investissent beaucoup dans tout ce qui est agroalimentaire, ou même le domaine du vin, par exemple. Les Chinois ont racheté de nombreux châteaux. Mais après il y a également le tourisme (…). Ils investissent beaucoup en Bourgogne, ils investissent massivement dans le vin bordelais (…). Je pense que médiatiquement on en parle plus, même si l’affaire Alstom a fait beaucoup de vagues, comme ce sont des secteurs qui touchent à l’image de la France (…). Il y a vraiment ce côté symbolique qui fait que ça touche plus les Français quand on achète le château Gevrey-Chambertin qu’une entreprise entitaire de l’économie que peuvent acheter d’autres investisseurs », estime le responsable de l’UPR.

L’énergique Manuel Valls s’applique à attirer les investisseurs chinois en France. « La France est un pays qui vous attend », a déclaré le Premier ministre lors de sa visite en Chine en janvier 2015. Les Français, eux, ne semblent pas unanimes face à l’arrivée massive des Chinois.

Selon M.Gallois, les investissements chinois dans l’agroalimentaire et les secteurs marchands sont plutôt une bonne chose pour la France. L’arrivée de nouveaux investisseurs permet la création ou la sauvegarde d’emplois, ce qui n’est pas sans importance en temps de crise.

Qui plus est, la part des investisseurs chinois sur le marché français est largement inférieure à celle des Américains. « Si on prend les investissements en France, on dit que la Chine c’est important, mais les Etats-Unis c’est plus de 20%. On parle beaucoup de la Chine, mais finalement c’est plus les Etats-Unis qui rachètent la France et l’économie française que les Chinois à l’heure actuelle », a-t-il rappelé.

Pour Pékin, la zone euro est un champ d’action attrayant car, en phase de sortie de crise, elle offre un rendement sur investissement plus rapide.

Les investissements directs de la Chine à l’étranger ont bondi de 20,8% à 63,5 milliards de dollars durant les sept premiers mois de 2015, a récemment indiqué un responsable du ministère chinois du Commerce. 2,4 milliards d’euros sont destinés à l’Europe centrale et de l’Est… et ce n’est qu’une partie de l’enveloppe accordée par Pékin aux pays d’Europe.La Chine est devenue, dès 2012, le troisième plus grand investisseur du monde, après les Etats-Unis et le Japon. Et son développement est jugé prometteur, ce qui présente des défis considérables pour les hommes politiques comme pour les entreprises.

00000000000000000000000000000000000000000000

Originally posted on histoireetsociete:

Pourquoi faire? Pour supprimer quelque milliers de postes dans une entreprise française confrontée à la manière dont ces porcs traitent leur propre main d’œuvre? Ne craignez pas les syndicats leur dit-il nous les mettons au pas, en prison, à l’inverse de la manière dont nous pratiquons avec les évadés fiscaux et les gens de votre espèce (note de Danielle Bleitrach)

Ryad (AFP) 12.10.2015 – 20:42

Le Premier ministre Manuel Valls s’entretient avec le ministre saoudien de l’Intérieur Mohammed bin Nayef bin Abdulaziz à son arrivée à Ryad, le 12 octobre 2015 – AFP

Le Premier ministre, Manuel Valls, a lancé un appel lundi soir à Ryad aux entreprises saoudiennes à investir en France, à la veille de la signature d’accords présentés comme « significatifs » pour les entreprises françaises en Arabie saoudite.

« Venez en France, venez investir, c’est le moment plus que jamais », a déclaré Manuel Valls devant le 2e Forum économique…

Voir l’original 219 mots de plus

0000000000000000000000000

imageCe sont des chiffres qui en disent long sur la situation financière de nombreux Français.

D’après les résultats d’une étude menée par Genworth, spécialiste des assurances de personnes, 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture). Cela représente environ un quart des ménages français, soit 5,8 millions.

A l’opposé, 4% des ménages annoncent disposer de plus de 1000 euros à la fin du mois une fois gérées leurs dépenses courantes. Pour 18% des ménages, cette somme est comprise entre 100 et 200 euros.

Par ailleurs, l’étude révèle d’autres chiffres significatifs :

Près de la moitié des sondés ont du mal à tenir jusqu’à la paie du mois suivant ;

Plus de la moitié épargne moins de 50 euros par mois ;

Près de quatre Français sur dix ne tiendraient même pas un mois sur leurs réserves en cas de chute de revenu, et un sur cinq même pas une semaine (…)

Source : http://www.businessbourse.com/2015/10/07/11-millions-de-francais-nont-plus-que-10-euros-par-mois-pour-leur-epargne-et-loisirs/

000000000000000000000000000000000000000

Le Blog de Philippe Waechter

Plusieurs éléments à retenir cette semaine pour bien appréhender la macroéconomie

Le premier point porte sur les enquêtes menées dans le secteur manufacturier tout autour du globe. Il ressort que la dynamique manufacturière s’étiole et qu’il n’y a pas de zone ou de pays susceptible d’altérer rapidement cette tendance. L’indice mondial montre une progression positive mais réduite de l’activité. Pas étonnant dès lors que l’Organisation Mondiale du Commerce ait révisé à la baisse ses prévisions de croissance du commerce mondial puisque les échanges se font principalement sur des produits manufacturiers. L’attente est d’une progression de 2.8% en 2015 contre une prévision de 3.3% en avril dernier. Ceci est cohérent avec mes inquiétudes récurrentes liées au commerce mondial.

Dans le détail des enquêtes, les pays industriels restent leader mais avec des profils qui ne traduisent pas une hausse rapide de l’activité. Au Japon et en zone Euro l’expansion est un…

Voir l’article original 771 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

L’économiste français Olivier J. Blanchard qui dirigeait la recherche économique au FMI depuis septembre 2008 a pris sa retraite de l’institution internationale. Il était déjà professeur émérite au MIT (voir icisa page personnelle sur le site du MIT).

Steven Pearlstein a écrit un très beau et très complet portrait dans le Washington Post. Je vous incite à le lire à la fois pour sa carrière au MIT et ses apports dans la compréhension pointue de la macroéconomie mais aussi pour l’histoire qu’il a contribué à écrire lorsqu’il était au FMI.

On peut lire aussi l’article plus court de Paul Krugman lui rendant hommage notamment sur sa période au FMI et la façon avec laquelle Olivier Blanchard a fait bouger les lignes de la politique économique.

A titre personnel, c’est un auteur remarquable car il a toujours essayé, dans ses livres ou ses articles, d’améliorer la compréhension que l’on pouvait…

Voir l’article original 114 mots de plus


%d blogueurs aiment cette page :