Archives de la catégorie ‘Energie’

https://i0.wp.com/static.hachette-vins.com/tourisme/30savoie.jpg

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Permis des Moussières: La société Celtique manipule un petit groupe d’habitants et tente l’acceptabilité sociale des forages pétroliers dans le Bugey. La propagande va bon train.

« Il ne suffit pas d’affirmer pour que cela devienne vérité ». C’est avec ces mots que la dernière lettre aux habitants éditée par le « Collectif pour le dynamisme économique du plateau d’Hauteville » introduit une nouvelle fois son plaidoyer pro forage pétrolier. Une lettre comportant quatre feuillets imprimés en couleur et adressée nommément (chacun reçoit la lettre imprimée à son nom dans une enveloppe expédiée par la poste) aux habitants du plateau d’Hauteville. Autant dire que ce « Collectif » dévoué à la cause du permis des Moussières et de Celtique met les moyens !

réponse stop gaz de schisteLes forages pétroliers en zone karstique : Contrairement à ce qu’affirme Celtique et ce « Collectif », les forages profonds en zone karstique sont risqués et même fortement déconseillés. C’est sur ce…

Voir l’article original 732 mots de plus

Le Monde.fr avec AFP | 26.12.2014 à 21h45

De la fumée sort d'un réservoir pétrolier en feu dans le terminal d'Al-Sedra en Libye.

Trois réservoirs de pétrole étaient en feu vendredi 26 décembre dans le terminal d’Al-Sedra, l’un des plus importants de Libye, après des combats ayant opposé la veille les forces gouvernementales aux miliciens islamistes. Le Croissant pétrolier – qui comprend les terminaux d’Al-Sedra, de Ras Lanouf et de Brega, les plus importants de Libye –  est le théâtre depuis plusieurs jours d’affrontements.

Un premier réservoir avait pris feu jeudi après avoir été touché par une roquette tirée par des miliciens depuis une vedette utilisée lors de leur attaque sur des terminaux pétroliers de l’Est libyen. Si un calme précaire régnait vendredi sur la région, le feu a, lui, continué de se propager « à deux autres réservoirs », selon un porte-parole des gardes protégeant ces sites pétroliers. D’après un témoin, les flammes et d’épaisses colonnes de fumée enveloppaient entièrement les secteurs d’Al-Sedra et Ras Lanouf, le feu menaçant les autres réservoirs et faisant en outre craindre une catastrophe écologique.

350 000 BARILS PAR JOUR CONTRE 800 000 IL Y A QUELQUES SEMAINES

Selon des experts, la production de brut dans le pays a baissé à près de 350 000 barils par jour (b/j) alors qu’elle atteignait 800 000 b/j avant le début des combats, le 13 décembre. La Libye est plongée dans le chaos depuis plusieurs mois, en raison d’un confit opposant notamment les forces représentant deux gouvernements en concurrence :

  • celui du premier ministre, Abdallah Al-Thinni,, reconnu par la communauté internationale, qui a été contraint de se replier dans l’est du pays ;
  • un groupe appelé Aube de la Libye, qui s’est emparé de la capitale, Tripoli, et y a installé son propre gouvernement et son propre Parlement.

Tous deux revendiquent le contrôle du pays.

Carte de la Libye, en voie d'éclatement.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/libye/article/2014/12/26/plusieurs-reservoirs-de-petrole-en-feu-dans-un-terminal-de-l-est-de-la-libye_4546525_1496980.html#08KJXtTsB97jq61h.99

0000000000000000000000000000000000

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Les spéculations n’en finissent plus sur les raisons de l’effondrement du prix du pétrole… la thèse la plus souvent avancée étant celle d’une alliance américano-saoudienne dirigée contre la Russie et l’Iran, d’autres estimant au contraire que les Séoudiens veulent éjecter du marché les pétroles de schistes américains. Pour Jacques Sapir, les Russes eux-mêmes seraient dans le coup pour faire descendre les prix encore plus bas afin de provoquer une crise bancaire aux Etats-Unis ! OD

(BFM Business, 16 décembre 2014)

Voir l’article original

Le diesel est au coeur du secteur automobile. Au départ, ce carburant a été privilégié pour répondre à des besoins de l’industrie automobile française. Aujourd’hui, il détruit des vies. Des scientifiques, des victimes, des détracteurs et des défenseurs du diesel témoignent sur le sujet. Ce document analyse également pourquoi les autorités françaises n’ont pas alerté l’opinion plus tôt sur ses dangers. Il est dommage qu’il n’aborde pas du tout la question du transport routier qui est un aspect important de la pollution causée par le diesel.

0000000000000000000000000

Strategika 51

Il semble que l’OPEP ne soit plus désormais en mesure d’agir sur les mécanismes fixant les prix du brut et que c’est le marché basé sur l’offre et la demande qui déterminera les prix. Ceci pour le côté cour. Côté jardin, Ryad joue à un jeu de saut à l’élastique à trois temps que très peu d’experts pétroliers seraient en mesure de rationnaliser.

Côté marché, c’est Daech (acronyme Arabe de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant) qui se met à vendre du brut à moins de 40 dollars US le baril, voire à 37.8 USD le baril cette semaine. Du coup, les frappes aériennes de la coalition dirigée par Washington se sont pratiquement arrêtées et les médias mainstream n’évoquent plus les méchants « Djihadistes » de Daech ni même plus ce dernier.

Belle aubaine pour de nombreux pays. A commencer par la Turquie. La seule mauvaise nouvelle est que l’armée syrienne, de…

Voir l’article original 362 mots de plus

Solidarité Ouvrière

La Tribune, 15 décembre 2014 :

Depuis ce lundi, l’industrie pétrolière et gazière du premier producteur de pétrole d’Afrique est à l’arrêt. Les syndicats des cadres et des ouvriers ont appelé à la grève pour protester contre « l’incapacité du gouvernement à maintenir en bon état les raffineries » et à répercuter la baisse mondiale des cours sur les prix locaux du carburant. Mais la liste des revendications est loin de s’arrêter là.

L’industrie du pétrole croise les bras au Nigéria. Les deux principaux syndicats du secteur du pays, premier producteur africain d’or noir, ont en effet lancé dimanche 14 décembre une grève illimitée à partir du lendemain.

Voir l’article original 236 mots de plus

Solidarité Ouvrière

7 sur 7, 14 décembre 2014 :

Un premier piquet de grève lié au mouvement national du 15 décembre a été organisé dès ce dimanche après-midi au dépôt de la société pétrolière Total Belgium à Feluy.

Le piquet de grève chez Total à Feluy s’est installé dimanche à 14h30 et a été levé à 19h.

Voir l’article original 111 mots de plus

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

(!)Info minute – Revue de Presse

L’exploitation des pétrole et gaz non conventionnels (PGNC) a le potentiel d’accroître la pollution de l’air et de l’eau des communautés vivant à proximité des sites d’exploitation. Chaque étape du processus d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (HNC) -du forage et de la construction du puits aux opérations d’extraction, en passant par le transport et la distribution- est source de pollution de l’air et de l’eau. Des centaines de produits chimiques sont associés au processus d’exploitation du pétrole non conventionnel et du gaz de schiste.

Dans ce travail, nous passons en revue la littérature scientifique qui fournit la preuve que l’exposition des adultes ainsi que des nouveaux nés à des produits chimiques associés aux opérations d’exploitation des PGNC peut engendrer des effets défavorables en matière de santé génésique (santé de la reproduction) ainsi que de développement chez les humains. Les…

Voir l’article original 508 mots de plus

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

(!)Info minute – Revue de Presse

D’après info AFP -Washington – Les puits de pétrole et de gaz naturel abandonnés pourraient représenter une partie importante des émissions non prises en compte de méthane dans l’atmosphère aux États-Unis, un puissant gaz à effet de serre, selon une recherche effectuée en Pennsylvanie.

Des études précédentes ont estimé à environ trois millions le nombre de ces puits qui ne sont plus exploités sur l’ensemble du territoire américain. Ceux-ci puits orphelinspourraient représenter la deuxième plus importante source d’émissions de méthane du pays, des émissions jusqu’ici non comptabilisées par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Pour cette dernière recherche, les scientifiques dont Mary Kang, de l’Université de Princeton (New Jersey, est), ont effectué plusieurs dizaines de mesures directes des flux de méthane de 19 puits de pétrole et de gaz abandonnés en Pennsylvanie situés dans différents environnements (forestiers, marécageux, prairies et près…

Voir l’article original 398 mots de plus

russian_gas_in_europe_-final

the real Syrian Free Press

20140818_southstream-2

The Russians called the EU’s bluff by pulling out of the project instead of accepting the EU’s conditions and are cutting deals with China and Turkey instead.

By Alexander Mercouris ~ Russia Insider

The reaction to the cancellation of the Sound Stream project has been a wonder to behold and needs to be explained very carefully.

In order to understand what has happened it is first necessary to go back to the way Russian-European relations were developing in the 1990s.

Briefly, at that period, the assumption was that Russia would become the great supplier of energy and raw materials to Europe.   This was the period of Europe’s great “rush for gas” as the Europeans looked forward to unlimited and unending Russian supplies of gas.  It was the increase in the role of Russian gas in the European energy mix which made it possible for Europe to run down its…

Voir l’article original 2 631 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

Verbatim de ma chronique de ce matin

Le prix du pétrole au-dessous de 65 dollars est au plus bas depuis juillet 2009.
La publication d’un rapport de l’OPEP sur ses anticipations de demande et un rapport sur les stocks de pétrole aux USA, plus élevés qu’attendus, ont fait pressions à la baisse sur les prix de l’or noir.

Le rapport de l’OPEP indique une anticipation de la demande plus faible que ce qui était attendu il y a encore quelques semaines. La demande revient au niveau de 2004.Cette référence est intéressante car elle porte sur une période antérieure au développement rapide de la Chine.
Durant la première décennie des années 2000 et notamment sur sa deuxième moitié les prix des matières premières ont été largement orientées, conditionnées par la demande chinoise.

Voir l’article original 418 mots de plus

Solidarité Ouvrière

AFP, 11 décembre 2014 :

Une partie de la production pétrolière du Gabon était à l’arrêt et des stations service de Libreville et Port-Gentil se trouvaient en rupture de carburant mercredi, suite à une grève lancée par le principal syndicat des employés du secteur pétrolier.

L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a entamé une grève générale et illimitée le 1er décembre, protestant notamment contre des licenciements de personnels.

Voir l’article original 350 mots de plus

C’est une enquête qui risque d’écorner l’image d’un des groupes préférés des Français. Selon «L’Oeil du 20h» de France 2, diffusé ce mardi, EDF pratiquerait l’optimisation fiscale.

Selon le document, le groupe d’électricité parviendrait à soustraire à son impôt plusieurs millions d’euros chaque année via des filiales installées au Luxembourg, en Irlande et grâce à sa participation dans une entreprise située aux Bermudes, où EDF n’a pas d’activité industrielle.

Un pavé dans la mare pour cette entreprise, qui a payé en 2013 1,5 milliard d’euros d’impôts sur les sociétés à l’Etat français. Ces révélations ne semblent pas seulement embarrasser l’électricien.

Car en novembre, le ministre des Finances, Michel Sapin avait déclaré que l’optimisation fiscale n’était «plus acceptable pour personne».

 

Interrogé par France 2 sur l’enquête d’EDF, le ministre n’a pas souhaité répondre.

http://www.20minutes.fr/economie/1498055-20141209-edf-accuse-france-2-faire-optimisation-fiscale

00000000000000000000000000000000

APPEL DE GENÈVE II

 

Jean-Philippe Scalbert, Ing.Dipl. Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich


La sortie du nucléaire : oui mais quand ?

La sortie du nucléaire est décidée par le peuple et par la confédération depuis 2012. Mais l’effet Fukushima s’estompe déjà et autour du débat sur la Stratégie Energétique 2050, le gouvernement et les chambres fédérales semblent plus soucieux de prolonger la vie des centrales vieillissantes, de soutenir les modes de productions d’énergie renouvelables et même de promouvoir des produits très gourmands en électricité comme la pompe à chaleur ou la voiture électrique « plug-in » que de se focaliser sur ce qui est vraiment l’essentiel : réduire la consommation.

La population se trouve dans la situation de fumeurs qui savent qu’ils se font du mal mais ne sont pas en mesure d’arrêter de consommer. Si de nouveaux produits électriques s’imposent dans notre vie courante, la dépendance à l’électricité actuelle et celle du futur, sont telles qu’il ne…

Voir l’article original 2 345 mots de plus

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Ainsi que – de façon plus marginale – l’Algérie et le Venezuela. Une thèse que je trouve plus logique et plus cohérente avec les événements géopolitiques en cours que celle de la stratégie anti-pétrole de schisteOD

(Agence Info Libre, 30 novembre 2014)

– « La meilleure manière de casser un pays, c’est de l’intérieur. C’est une occasion inouïe d’essayer d’introduire en Russie une contestation plus une crise économique. Ils espèrent que cette Russie qui jusque-là a mené la valse diplomatique (…) va être littéralement asphyxiée… »

Voir l’article original 110 mots de plus

Solidarité Ouvrière

76 Actu, 29 novembre 2014 :

La restructuration de l’unité des huiles à la raffinerie Total de Normandie, fait des remous. La CGT annonce un mouvement de grève de 72 heures, dès le lundi 1er décembre 2014.

L’annonce, vendredi 21 novembre 2014, de la restructuration de son unité de fabrication d’huiles de base, à la raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville-L’Orcher, près du Havre, a provoqué bien des inquiétudes dans le rang syndical. La CGT, qui a mobilisé rapidement le personnel sur cette question, annonçait, en réaction, l’imminence d’une grève. Elle est officielle, désormais. Le syndicat lance un appel à la grève de 72 heures, à partir du lundi 1er décembre 2014.

Voir l’article original 300 mots de plus

IMAGE: http://www.moyenorient-presse.com/wp-content/uploads/2009/08/Iran_nucleaire.jpg

Le secrétaire d'État américain John Kerry, serrant la main du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, avant une réunion bilatérale, le 23 novembre 2014 à Vienne.Le Point – Publié le 24/11/2014 à 09:58

Un compromis sur le dossier du nucléaire iranien ouvrirait la voie à une collaboration au Moyen-Orient entre les deux meilleurs ennemis de la planète. Le secrétaire d’État américain JohnKerry, serrant la main du ministre iranien des Affaires étrangères MohammadJavadZarif, avant une réunion bilatérale, le 23 novembre 2014 à Vienne. © RONALDZAK / AFP

LIRE: http://www.lepoint.fr/monde/nucleaire-iranien-l-accord-qui-officialiserait-la-relation-iran-etats-unis-24-11-2014-1883940_24.php

0000000000000000000

Solidarité Ouvrière

Normandie Actu, 21 novembre 2014 :

La direction de la raffinerie Total Normandie a annoncé, vendredi 21 novembre, une restructuration de son unité d’huile. 50 emplois sont concernés. Un appel à la grève est lancé.

La direction de la Raffinerie Total de Normandie à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, a dévoilé aux syndicats, à l’occasion d’un comité d’entreprise extraordinaire, vendredi 21 novembre 2014, son plan de restructuration de l’unité des huiles de base du site. Elle a confirmé que 50 emplois seraient concernés par cette évolution. « Mais les salariés se verront proposer un poste adapté à leurs compétences sur la plateforme Normandie », assure-t-elle, dans un communiqué. Une annonce qui provoque la colère du syndicat CGT.

Voir l’article original 305 mots de plus

shell_logo_30645——————————————–

Mensonges de Shell sur les déversements d’hydrocarbures au Nigeria : notre  point sur l’affaireAprès plusieurs années de déni, les mensonges de Shell sont enfin révélés au grand jour. Amnesty International a publié plusieurs rapports sur la pollution pétrolière dans le delta du Niger, au Nigéria.
Shell a dû finalement admettre que les chiffres et les arguments qu’elle défendait pour limiter la portée des affirmations d’AI étaient faux.
°°°
Que révèlent les documents judiciaires ?

Shell a dû reconnaître qu’elle avait sous-estimé deux déversements d’hydrocarbures dans la ville de Bodo et que ses oléoducs dans la région étaient vieux et mal entretenus. Des groupes issus de la société civile le disaient depuis des années – en apportant les preuves de ce qu’ils affirmaient – mais c’est la première fois que Shell est obligée de l’admettre.
Shell avoue avoir minimisé l’ampleur de ces déversements – que dit-elle à présent sur les volumes de pétrole déversés ?

Il a fallu une action en justice pour que Shell finisse par admettre que les chiffres qu’elle défendait depuis des années étaient faux. Toutefois, la compagnie n’est pas encore prête à reconnaître les estimations indépendantes de l’ampleur des déversements d’hydrocarbures. Elle n’a pas dit quels volumes de pétrole avaient été déversés, elle a simplement admis qu’une nouvelle enquête était nécessaire. Pendant ce temps, les habitants de Bodo – et beaucoup d’autres qui se trouvent dans la même situation qu’eux mais n’ont pas réussi à aller jusqu’au procès – continuent de lutter pour leur survie dans un environnement dévasté par le pétrole. Shell doit payer et nettoyer dès maintenant.

Ne pourrait-il pas s’agir simplement d’une erreur de la part de Shell ?

Pourquoi Amnesty International affirme-t-elle que la compagnie a menti ?

Amnesty International a fourni à Shell, à maintes reprises, des preuves montrant que la compagnie avait sous-estimé les déversements de Bodo. L’organisation a publié deux rapports contenant de larges preuves de l’ampleur et de l’impact de ces déversements. Shell avait toutes les raisons de savoir que ses données étaient fausses, or elle s’est obstinée à défendre et à répéter des chiffres qui ont aujourd’hui perdu tout crédit.

Amnesty International a fourni à Shell non seulement des preuves de l’ampleur des dégâts à Bodo, mais aussi des éléments révélant les failles de la procédure d’enquête conjointe en général (voir Bad Information: Oil Spill investigations in the Niger Delta).
Ces révélations ouvrent-elles la voie à de nouvelles plaintes contre Shell ? Si oui, combien ?

Le procès qui est en cours concerne deux déversements parmi les milliers qui se sont produits sous la responsabilité de Shell. Pour tous ces déversements, le paiement ou non de dédommagements et le montant des indemnisations ont été décidés en fonction des conclusions des enquêtes conjointes menées sur le terrain, officiellement en collaboration avec la population locale mais en réalité sous le contrôle de Shell. Avec cette action en justice, c’est la première fois qu’une communauté locale parvient à faire admettre à Shell que ses rapports d’enquêtes conjointes contiennent des données erronées, alors que de nombreuses communautés contestent depuis des années la fiabilité de ces rapports.

Les révélations sur l’inexactitude des données figurant dans les rapports d’enquêtes sur les deux déversements de Bodo jettent le doute sur toutes les décisions de Shell relatives à des dédommagements et à des opérations de nettoyage. Cette action en justice concerne 15 000 personnes, mais des centaines de milliers d’autres pourraient maintenant contester la décision de Shell de ne pas les dédommager.

Mobilisation à Port Harcourt © Amnesty InternationalMobilisation à Port Harcourt © Amnesty International

À combien s’élèvent les indemnités que Shell pourrait maintenant avoir à payer ?

La détermination du montant exact des indemnisations relève des tribunaux – Amnesty International s’intéresse aux dégâts en matière de vies humaines provoqués par la pollution aux hydrocarbures et fait pression sur Shell pour qu’elle s’attaque à ce problème.

Qu’attend Amnesty International de Shell à propos des déversements d’hydrocarbures ?

Amnesty International demande à Shell de :

 

  • nettoyer la région de Bodo et verser une indemnisation juste et suffisante à la population pour les pertes et dommages subis ;
  • verser une indemnisation juste et suffisante à toutes les autres populations touchées ;
  • reconnaître que sa procédure d’enquête sur les déversements d’hydrocarbures n’est pas satisfaisante et réexaminer les plaintes des communautés qui estiment que le rapport de l’enquête conjointe menée dans leur cas est erroné.

N’est-ce pas au gouvernement nigérian que revient la responsabilité finale de nettoyer ses terres et de protéger ses habitants ?

Le gouvernement nigérian n’applique pas les lois et les règlements qui permettraient de prévenir la pollution et les violations qui en découlent des droits à l’alimentation, à l’eau et à des moyens de subsistance satisfaisants. Il laisse Shell et les autres compagnies pétrolières agir en toute impunité. Amnesty International a appelé à maintes reprises le gouvernement nigérian à renforcer les organismes de surveillance et à réglementer correctement l’industrie pétrolière – notamment en appliquant des sanctions efficaces et en offrant des voies de recours satisfaisantes aux populations.

© Amnesty International© Amnesty International

La plupart des déversements d’hydrocarbures ne sont-ils pas dus à des actes de sabotage ou à d’autres activités illégales ?

Deux éléments de réponse ici :

Premièrement, les affirmations de Shell selon lesquelles la majeure partie des déversements de pétrole provient d’actes de sabotage et de vols reposent sur les enquêtes menées dans le Delta du Niger. Or, la procédure d’enquête est entachée d’irrégularités et manque de crédibilité. C’est dans le cadre de cette procédure qu’ont été sous-estimés, comme vient de le reconnaître la compagnie pétrolière, les volumes de pétrole déversés et les zones touchées dans le cadre de deux déversements distincts à Bodo.

De fait, l’influence de Shell est souvent très forte quand il s’agit de déterminer la cause d’un déversement – même lorsqu’un représentant des autorités de surveillance est présent. Étant donné que les compagnies pétrolières sont responsables du paiement des indemnités si la fuite est due à la corrosion ou à une défaillance de leurs équipements, le fait de leur laisser autant de contrôle sur la détermination de la cause des déversements génère un conflit d’intérêt troublant.

Amnesty International a publié des éléments prouvant que Shell avait déjà modifié de façon unilatérale, sans explication ni preuve, la cause d’un déversement, affirmant qu’il était dû à un sabotage alors que l’enquête sur le terrain avait conclu à une défaillance technique. L’organisation a aussi publié des preuves mettant en doute les accusations de sabotage formulées par la compagnie dans d’autres cas.

Deuxièmement, il incombe à la compagnie de mettre en place des mesures pour empêcher le sabotage et l’intrusion de tiers dans les infrastructures pétrolières. Or, Shell n’a pas pris de mesures satisfaisantes en ce sens, et des documents en possession du tribunal britannique révèlent qu’elle savait depuis des années que ses conduites étaient vieilles et dangereuses.

Le sabotage et les activités illégales sont effectivement des problèmes graves dans le Delta du Niger. Amnesty International a recueilli des informations à ce sujet et recommandé des mesures pour y remédier. Toutefois, on ne pourra s’attaquer correctement au sabotage et aux activités illégales que lorsque ces problèmes seront abordés de façon honnête – et pas tant que Shell s’en servira comme outils de relations publiques pour se protéger. La compagnie pétrolière doit reconnaître que la vétusté et le mauvais état de ses oléoducs, ainsi que ses pratiques insatisfaisantes, sont des sources importantes et graves de pollution aux hydrocarbures.


Mais comment Shell aurait-elle pu mettre un terme aux déversements d’hydrocarbures alors que la zone de Bodo lui était interdite d’accès ?

Les éléments recueillis par Amnesty International ne confirment pas les affirmations de Shell selon lesquelles elle ne pouvait pas accéder à la zone. En réalité, la population a imploré la compagnie de venir arrêter la pollution et des militants ont contacté les autorités au nom des habitants en octobre 2008 – et pourtant la fuite n’a été arrêtée qu’en novembre.

En 2008 et 2009, Shell a déclaré aux journalistes et à Amnesty International qu’elle ne pouvait pas se rendre à Bodo car il lui était impossible de traverser la ville de K-Dere. Amnesty International et les ONG nigérianes ont toutefois souligné à maintes reprises qu’il n’était pas nécessaire de traverser K-Dere pour se rendre à Bodo.

Shell affirme maintenant – six ans plus tard – qu’il y avait des problèmes à Bodo même. Cette affirmation est contestée par la population et discréditée par le fait que la compagnie ait attendu si longtemps pour avancer un tel argument. Shell avait précédemment décrit Bodo comme une communauté tranquille, où il lui était facile de travailler.

Un rapport des Nations unies a constaté que Shell était, de façon générale, longue à réagir en cas de déversement de pétrole et qu’il y avait toujours un délai entre le moment où la fuite était signalée et celui où elle était réparée. Cette étude concluait également que les problèmes d’accès (c’est-à-dire le refus des populations de laisser la compagnie venir sur les lieux) n’étaient pas la seule cause expliquant le retard des opérations de nettoyage.

SOURCE: http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actualites/Mensonges-de-Shell-sur-les-deversements-hydrocarbures-au-Nigeria-notre-point-sur-affaire-13223?utm_source=facebook&utm_medium=reseaux-sociaux&utm_campaign=FB-amnestyfr

00000000000000000000000000000

Des militants de Greenpeace dans les eaux des îles Canaries.
Photo: Arturo Rodriguez Agence France-Presse HO Des militants de Greenpeace dans les eaux des îles Canaries.

Madrid — Repsol a donné mardi le coup d’envoi à la recherche d’hydrocarbures au large des îles espagnoles des Canaries, que la compagnie pétrolière présente comme une chance pour le pays, mais qui suscite une forte opposition sur place notamment de Greenpeace dont un navire a été saisi.

Les opérations, menées depuis le bateau Rowan Renaissance que loue Repsol pour l’occasion, vont durer «une soixantaine de jours», a fait savoir un porte-parole de la compagnie espagnole.

Le premier point de sondage se situe en pleine mer, à une cinquantaine de kilomètres à l’est des îles Lanzarote et Fuerteventura, connues des touristes pour leurs paysages volcaniques et leurs plages, au large des côtes africaines.

Repsol a prévu de chercher des hydrocarbures jusqu’à 3000 mètres de profondeur. En cas de résultats concluants, le groupe pétrolier a déjà reçu le feu vert du gouvernement espagnol pour procéder à deux autres sondages dans la même zone, jusqu’à 6900 mètres de profondeur.

Repsol estime entre 17 et 19 % les chances de découvrir des gisements d’hydrocarbures au large de l’archipel. Des premières explorations, menées au début des années 2000, avaient révélé des gisements à environ 70 kilomètres des côtes, près de la frontière maritime avec le Maroc. Mais elles avaient été interrompues par la justice en 2004.

Opposition

Aujourd’hui, ce sont les associations écologistes et le gouvernement régional des Canaries qui s’opposent à ce projet soutenu par Madrid.

«Ils protègent une entreprise privée, Repsol, pour s’attaquer aux ressources qui sont les nôtres», a accusé le président des Canaries, Paulino Rivero, à la tête de la coalition nationaliste de centre droit Coalicion Canaria.

Greenpeace avait de son côté dépêché son navire Arctic Sunrise sur place, mais le bateau a été mis sous séquestre mardi par l’Espagne pour s’être approché du Rowan Renaissance dans une zone d’exclusion maritime.

Il y un an, le bateau de plus de 49 mètres avait été arraisonné par les autorités russes après une opération contre le géant gazier Gazprom dans l’Arctique pour dénoncer les risques d’exploitation d’hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes fragiles.

Une caution de 50 000 euros a été demandée pour permettre au bateau, bloqué à Arrecife, de reprendre la mer, selon un porte-parole de Greenpeace. Le ministère de l’Equipement espagnol n’a pas confirmé cette information, mais a admis qu’une procédure avait été engagée contre l’ONG.

Référendum bloqué

Le gouvernement espagnol a déjà fait bloquer par le tribunal constitutionnel la tenue d’un référendum, prévu par le gouvernement des Canaries le 23 novembre, pour demander aux habitants si «les Canaries doivent changer leur modèle environnemental et touristique pour privilégier les prospections de gaz ou pétrolières».

Le tourisme est la première ressource des sept îles de l’archipel, qui, outre Lanzarote et Fuerteventura, comprend El Hierro, La Palma, La Gomera, Tenerife, Grande Canarie, qui ont accueilli 10,6 millions de voyageurs l’an dernier.

Un porte-parole du gouvernement régional a indiqué espérer que le Tribunal supérieur de justice des Canaries, saisi d’un recours contre les prospections, se prononcerait «cette semaine ou la suivante».

Pour Repsol, ces inquiétudes n’ont pas lieu d’être car le bateau en charge de la prospection n’est pas visible des côtes. De plus, la présence d’hydrocarbures dans cette zone permettrait à l’Espagne, qui importe près de 80 % de son énergie consommée, de réduire la facture, assure le groupe. «10 % de la demande en pétrole du pays pourrait être couverte», selon son site Internet.

Le groupe pétrolier met aussi en avant le montant des investissements prévus, plus de 350 millions $US pour procéder à deux premiers sondages, les retombées économiques et les créations d’emplois attendues aux Canaries où le taux de chômage frôle les 34 % contre 24 % pour l’ensemble du pays.

Les écologistes, eux, craignent un impact sur la faune et la flore, très riches dans cette zone, et des risques sismiques. Le Fonds mondial pour la nature (WIFI), Greenpeace, mais aussi les conseils municipaux des îles de Lanzarote et de Fuerteventura ont déposé plainte à Bruxelles pour stopper Repsol.

La prochaine action contre Repsol est prévue pour le 30 novembre. Plusieurs organisations, réunies dans le collectif «Rave Canaries», ont lancé un appel pour réunir une flotte dans la zone des prospections.

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/424229/l-arctic-sunrise-de-greenpeace-mis-sous-sequestre-en-espagne

000000000000000000000000000

par Andrew Davis
Dans cette vidéo (voir plus bas), on peut voir les bateaux de la Garde-côte espagnole foncer à grande vitesse et heurter nos bateaux, faisant tomber à l’eau une jeune activiste et la laissant avec une jambe cassée. Un violent épisode qui nous rappelle jusqu’où sont prêts à aller nos gouvernements pour protéger l’industrie pétrolière.
Deux îles des Canaries, Fuertaventura et Lanzarote, sont en jeu au large des côtes espagnoles. La compagnie Repsol a obtenu un permis de forage dans cette zone malgré les risques écologiques et les impacts pour l’économie locale, en grande majorité basée sur le tourisme. Greenpeace Espagne s’est alliée avec des résidents locaux pour s’opposer aux forages, mais les mises en garde concernant la sécurité et les questions juridiques ont jusqu’ici été ignorées par le gouvernement espagnol.
Le Greenpeace Arctic Sunrise occupait le site avant que n’arrive la plateforme Rowan Renaissance et a maintenu sa position malgré les pressions des autorités.Voici la réponse du Capitaine de l’Arctic Sunrise (en vidéo) :
« Votre message a été bien reçu et compris. Nous allons rester en position. Nous y sommes forcés en raison de notre devoir de protéger l’environnement. Nous ne laisserons pas leRowan Renaissance effectuer de forage en eaux profondes à cet endroit, car nous et les millions de personnes qui nous soutiennent considérons que cette opération estextrèment risquée. Nous appelonsles gouvernement espagnol à protéger l’environnement et à aider les citoyens des ÎlesCanaries au lieu de protéger les profits deRepsol.»


Utilisation disproportionnée de la force

Ce matin, après avoir quitté le Greenpeace Arctic Sunrise, les activistes se dirigeaient à bord de zodiaques vers le Rowan Renaissance pour protester pacifiquement jusqu’à ce que la Garde-côte espagnole – présente pour escorter le navire de forage, ne les intercepte violemment, fonçant et heurtant à grande vitesse et de façon répétée les bateaux des activistes comme on peut le voir dans cette vidéo.



Deux d’entre eux ont été blessés, dont une Italienne de 23 ans, éjectée à l’eau sous l’impact avec une jambe cassée. Elle a depuis été hospitalisée et semble être en bonne condition. L’autre activiste a été soigné à bord de l’Arctic Sunrise pour des coupures mineures.

Nous sommes soulagés que personne d’autre n’ait été grièvement blessé, et indignés de ce déploiement de force brutal, injustifié et aberrant.

L’Arctic Sunrise de nouveau en campagne

C’est la première campagne de l’Arctic Sunrise depuis qu’il a été abordé dans les eaux internationales par les forces armées russe, puis retenu à Mourmansk par les autorités pendant 300 jours après que Greenpeace a protesté contre les opérations de forage pétrolier de Gazprom en Arctique.

Deux des trente membres d’équipage détenus en Russie depuis cette action, aussi appelés les Arctic 30, font partie de l’équipage en campagne contre le forage pétrolier au large des Îles Canaries. Il s’agit de Ana Paula (Brésil) et Alexandre Paul (Canada, Qc).

http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/vido-deux-activistes-blesss-dont-une-hospital/blog/51364/

000000000000000000000


%d blogueurs aiment cette page :