Archives de la catégorie ‘Migrants – Réfugiés’

Plus de 710.000 migrants sont entrés dans l’Union européenne entre le 1er janvier et le 30 septembre de cette année, contre un total de 282.000 pour toute l’année dernière, a annoncé mardi l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex. « Le nombre total des migrants qui ont franchi les frontières extérieures de l’UE au cours des neuf premiers mois de l’année a dépassé 710.000, les îles grecques de la mer Égée ayant été les plus affectées par une pression migratoire massive« , a indiqué Frontex dans un communiqué.

Source : http://www.bfmtv.com/international/frontex-710-000-migrants-sont-entres-dans-l-ue-en-9-mois-922007.html

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Afficher l'image d'origineLa Guardia Civil espagnole a annoncé aujourd’hui avoir secouru 523 migrants africains en Méditerranée, au large des côtes libyennes, avec les garde-côtes italiens. « Le bateau Rio Segura, du service maritime de la Guardia Civil et qui a participé à l’opération Triton en 2015, a sauvé 523 immigrés qui se trouvaient dans différents bateaux dans une zone à environ 25 milles de Tripoli « , selon un communiqué.

« En même temps, un autre navire des garde-côtes italiens, Nave Corsi, qui participe à la même opération, a demandé le transfert vers le navire de la Guardia Civil de 198 personnes supplémentaires qui avaient été secourues ». Les personnes secourues sont 376 hommes, 125 femmes et 22 enfants, a détaillé la police espagnole, précisant que « certains d’entre eux ont des blessures et la gale, et sont soignés par l’infirmier de bord ».

« Parmi les personnes sauvées par les deux bateaux il y a des ressortissants du Nigeria, de Gambie, du Sénégal, de Libye, de Côte d’Ivoire, de Guinée-Bissau et de Guinée Equatoriale« .

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/10/97001-20151010FILWWW00056-523-migrants-secourus-au-large-de-la-libye.php

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le 9 octobre 2015( 0 )

CQ3vW2QWUAEOB8PLe flux de migrants arrivant de Russie à Kirkenes (comté de Finnmark, en Norvège) est si important que la situation échappe à tout contrôle. Il est prévu que d’ici la fin de l’année, le nombre de migrants atteigne 4.000 personnes, indique la presse norvégienne.

Kirkenes, une ville de quelque 3.500 habitants, accueille des réfugiés, majoritairement syriens, qui arrivent le plus souvent à vélo de Russie.
Il est moins cher pour les réfugiés d’aller vers le nord. Ils viennent à Moscou par avion, puis en train à Mourmansk, puis en bus ou en autostop vers la frontière. Ensuite, ils prennent des vélos : il est interdit de traverser la frontière à pied. Les chauffeurs n’aiment pas transporter les migrants car ils ne veulent pas avoir de problèmes en cas d’absence des papiers nécessaires pour ce passage.

Un camp de réfugiés pour 150 personnes étant déjà plein, les autorités ont dû organiser un autre, à 30 km de Kirkenes. Les hôtels de la ville affichent complet. « Nous constatons une absence de contrôle, c’est inadmissible« , se plaint Celilie Hansen, maire de la commune Sør-Varanger.

Selon la police locale, plus de 500 personnes ont traversé la frontière russo-norvégienne depuis le début de l’année. En 2014, leur nombre n’a atteint que 73 personnes.

Plus de 25.000 demandes d’asile pourraient être présentées aux autorités norvégiennes en 2015, en 2016, leur nombre pourrait atteindre 30.000.

Sources :

http://fr.sputniknews.com/international/20151009/1018715211/norvege-refugies-russie.html#ixzz3o4cQn2aM

http://civilwarineurope.com/2015/10/02/norvege-des-faux-refugies-syriens-tentent-de-penetrer-dans-le-pays-a-travers-la-frontiere-avec-la-russie/

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le 9 octobre 2015

_85593736_migrant_routes_numbers_v5Le nombre de migrants arrivant sur les îles grecques proches de la Turquie a bondi à environ 7.000 par jour la semaine dernière selon les experts en migration qui y travaillent.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré que la moyenne à la fin Septembre était de 4.500 en une journée.

Les craintes d’une aggravation de la météo peuvent expliquer cette flambée selon l’OIM (…)

Source : http://www.bbc.com/news/world-europe-34483681

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Le Monde.fr | 06.10.2015 à 06h43 • Mis à jour le 06.10.2015 à 10h52 | Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant)

Manifestation du groupe islamophobe Pegida, à Dresde, dans l’est de l’Allemagne, le 5 octobre.

Toujours favorable à l’accueil des migrants, Angela Merkel doit faire face à de plus en plus de critiques en Allemagne.

Les responsables politiques de tous bords s’inquiètent du retournement de l’opinion. Selon un sondage paru le 2 octobre, 44 % des Allemands pensent désormais que « l’immigration a plutôt des inconvénients ». Plus 11 points par rapport à début septembre. Ils ne sont plus que 35 % à juger qu’elle présente « plutôt des avantages » (moins 10 points). Le mouvement anti-islam Pegida, qui s’était essoufflé au printemps, a repris de la vigueur depuis début septembre en réunissant plusieurs milliers de manifestants tous les lundis à Dresde.

Selon le quotidien Bild qui citait lundi 5 octobre « un document secret » émanant d’un fonctionnaire, 1,5 million de réfugiés pourraient cette année chercher à demander l’asile à l’Allemagne. Deux fois plus que les estimations officielles. Rien qu’en septembre, la Bavière a accueilli plus de 270 000 demandeurs d’asile, autant que toute l’Allemagne en 2014. Alors que les bagarres se multiplient entre migrants à l’intérieur même de foyers surpeuplés, plusieurs Etats-régions envisagent désormais de réquisitionner des logements libres à l’approche de l’hiver.

Après l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, les sociaux-démocrates (SPD) critiquent à leur tour l’ouverture des frontières sans limite aux réfugiés venus de pays en guerre. Sigmar Gabriel, président du Parti social-démocrate et vice-chancelier, juge que « nous devons absolument parvenir à réduire sensiblement…

Manifestation du groupe islamophobe Pegida, à Dresde, dans l’est de l’Allemagne, le 5 octobre.
Réfugiés : Angela Merkel de plus en plus isolée en AllemagneIl vous reste 78% de l’article à lire

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09:47 06.10.2015(mis à jour 09:48 06.10.2015)

La ministre britannique de l’Intérieur a mentionné l’aggravation des problèmes de logement, le manque de places dans les écoles et un fardeau supplémentaire pour le système de santé comme conséquences possibles de l’afflux des réfugiés au Royaume-Uni.

Les flux migratoires qui ne cessent d’augmenter rendent la construction d’une société unie impossible, a annoncé la ministre britannique de l’Intérieur Theresa May citée par le quotidien The Times.

Parmi les conséquences négatives de l’afflux des migrants, Mme May a cité l’aggravation des problèmes de logement, le manque de places dans les écoles et un fardeau supplémentaire pour le système de santé, ce qui ne correspond pas « aux intérêts nationaux », selon la ministre. »Quand le taux de migration est trop élevé, quand la vitesse des changements est trop grande, il devient impossible de construire une société unie. C’est une charge pour les écoles, les hôpitaux et les principales infrastructures telles que l’immobilier », a fait remarquer Theresa May.

« Afin de pouvoir répondre aux besoins accrus, nous devons construire près de 210.000 nouveaux bâtiments chaque année. Nous devons trouver 900.000 places dans les écoles d’ici 2024. Et aujourd’hui, des milliers de personnes en recherche d’emploi restent au chômage pour différentes raisons », a-t-elle expliqué.

Selon l’OCDE, l’Allemagne et le Royaume-Uni restent des pays accueillant le plus grand nombre de migrants au sein de l’UE. Ainsi, l’afflux de migrants vers les deux pays a augmenté de 24% en 2014, l’Allemagne ayant accepté près de 1,3 million de migrants et le Royaume-Uni 558.000.Le problème des migrants est un motif de préoccupation en Grande-Bretagne depuis plusieurs années. Tout d’abord, selon les Britanniques, les étrangers non-diplômés sont prêts à travailler à prix cassés, ce qui pèse à la baisse sur les salaires. Deuxièmement, l’afflux de migrants augmente la charge pour le système de santé et oblige les autorités à augmenter les dépenses sociales.

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migrants.Serbie

© AFP 2015. Darko Vojinovic

08:42 06.10.2015(mis à jour 09:32 06.10.2015)
La République serbe n’envisage pas de fermer sa frontière sud avec la Macédoine sur fond de crise migratoire, a déclaré l’ambassadrice serbe à Skopje Dusanka Divjak-Tomic lors de la conférence « Réfugiés, migrants, terroristes? – Face aux faits et aux préjugés ».

« La Serbie n’envisage pas de bloquer la frontière sud avec la Macédoine à cause de la crise des réfugiés. Le temps des frontières fermées et des barbelés est révolu, mais l’Union européenne doit s’impliquer plus activement dans le règlement du problème afin de donner un coup de pouce aux Balkans, qui ont subi de plein fouet l’impact des vagues de réfugiés », a déclaré le chef de la mission diplomatique serbe à Skopje, cité par le site macédonien mkd.mk.

« Notre travail consiste à veiller à ce qu’un traitement humain des réfugiés soit assuré », a fait remarquer l’ambassadrice.

Ces quatre derniers mois, environ 120.000 migrants clandestins ont déjà traversé la frontière entre la Macédoine et la Grèce pour se rendre en Europe occidentale.

« Du 19 juin au 5 octobre 2015, au moins 118.000 citoyens étrangers ont été enregistrés, dont 78.000 hommes, 15.600 femmes, 20.000 enfants accompagnant leurs parents ainsi que plus de 4.000 enfants non accompagnés », ont indiqué les forces de l’ordre de Macédoine.

Depuis le début de l’année 2015, près de 500.000 migrants sont déjà arrivés sur le territoire de l’Union européenne. Leur flux ne cesse de croître de jour en jour.

La Commission européenne a déclaré que la crise migratoire actuelle était l’une des plus graves depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Croatie et la République tchèque ont auparavant adopté des mesures de contrôle à leurs frontières.

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sebnitzEnviron 3 000 personnes se sont réunis hier dans la ville allemande de Sebnitz à la frontière avec la République tchèque pour faire une chaîne humaine symbolique contre l’afflux de clandestins.

Source : http://www.rtdeutsch.com/33431/inland/sebnitz-3-000-menschen-folgen-pegidas-aufruf-zur-grenzschliessung/

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Depuis quelques mois, ils s’y sentent moins chez eux. «Je n’ai jamais vu autant de barbus et de hidjab que depuis mon retour de vacances», lance Danièle. Son inquiétude en libère d’autres: «Quand l’Église a brûlé, des jeunes musulmans ont filmé en applaudissant et en criant «catholiques de merde», enchaîne Yvan (ND Ch. H. Vidéo qui avait été trouvée et mise en ligne par Les Observateurs.ch avant tous les autres sites).

L’atmosphère se raidit : «On est incompatibles avec ces gens-là, on ne pourra jamais vivre avec eux, dit Alain. Car ils veulent s’imposer

Va mourir en martyre

Ils lui ont dit : «Va mourir en martyre, et tu auras la miséricorde de Dieu». C’est par ces bonnes paroles qu’Amine (prénom d’emprunt), Kosovar de vingt ans, se voit signifier son adhésion à la foi véritable, l’an dernier, par «un groupe d’hommes à la Mosquée de Genève, en marge des prêches». (…) C’est bien dans ce lieu de prière qu’il a d’abord frayé avec des radicaux: «Ceux qui prêchaient la mort en martyre étaient une vingtaine, dont une dizaine actifs, originaires des Balkans pour la plupart, plus quelques Tunisiens.

La radicalisation rampante est en marche.

«Au Lignon, il y a beaucoup de Kosovars, d’Albanais et de convertis. A la Servette, aux Charmilles et à Onex, certains foyers assez durs s’installent aussi. On en trouve aussi aux Palettes et à Plan-les-Ouates. Les Avanchets en revanche sont plutôt les ghettos perdus des dealers qui se cachent. Ce quartier abrite aussi de nombreux Pakistanais branchés sur le commerce mais qui fréquentent beaucoup la mosquée.» Alors oui, pour Abdoulaye, «la radicalisation rampante est en marche.»

Sources : – http://lesobservateurs.ch/2015/10/06/geneve-terreau-dislamisation/

http://www.letemps.ch/suisse/2015/10/02/piste-islam-radical-geneve

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civilwarineurope

CQk4ZCbVAAAHr_zLa chancelière allemande accusée de crimes contre son peuple et une pléiade de slogans contre les réfugiés : le mouvement allemand islamophobe Pegida rassemble de nouveau en nombre à Dresde contre la politique d’accueil de migrants d’Angela Merkel.

Loin des scènes de liesse en septembre dans les gares allemandes lorsque des centaines de volontaires accueillaient les migrants auxquels Angela Merkel a ouvert la porte, les milliers de manifestants réunis lundi à Dresde laissaient éclater leur haine sur diverses pancartes.

« La trahison est passible de sanctions pénales« , « Résistance contre la destruction de notre pays par Merkel et compagnie » ou encore « Coupable ! Merkel commet un ethnocide du peuple allemand » : la chancelière allemande, dont le pays s’attend à accueillir entre 800.000 et un million de demandeurs d’asile cette année, était la cible de nombreuses attaques. « Merkel doit partir ! », scandaient les manifestants à gorge déployée.

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th (4)Quelque 630.000 personnes sont entrées illégalement en Europe depuis le début de l’année, a affirmé Fabrice Leggeri, le patron de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, dans une interview au groupe de presse français Ebra.

Nous avons enregistré environ 630.000 franchissements illégaux de frontières, fin septembre, a indiqué M. Leggeri, en parlant de crise migratoire sans précédent en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, dans cette interview à paraître lundi dans les quotidiens Dernières nouvelles d’Alsace et l’Alsace (est).

A l’approche du Conseil européen des 15 et 16 octobre, il plaide ainsi pour la coopération européenne, car les États-membres doivent comprendre qu’au lieu de déployer des centaines de policiers à leurs frontières nationales, il serait plus utile de les envoyer à la frontière extérieure. La vraie frontière de la France, elle est à Vintimille, mais aussi à Lampedusa, à Lesbos, à Melilla…

Si chaque État gère…

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Hambourg est devenue la première ville allemande à adopter une loi permettant la saisie de propriétés commerciales vides pour les migrants.

L’afflux de migrants a fait pression sur les autorités de la ville septentrionale afin de trouver un logement. Certains migrants dorment à la dure en plein air.

La loi de Hambourg prend effet la semaine prochaine (…)

Source : http://lesobservateurs.ch/2015/10/03/allemagne-hambourg-permet-saisie-de-proprietes-commerciales-loger-migrants/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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th (2)Des réfugiés pas assez reconnaissants. C’est ce que semble dire le ministre allemand de l’Intérieur. Thomas de Maizière durcit le ton et avertit que le nombre de migrants présent en Allemagne mais pas enregistré par les autorités était un problème “sérieux”.

Selon lui, “de nombreux réfugiés” refusent par ailleurs la répartition sur le territoire qui leur est proposée.

“Jusqu‘à l‘été, les réfugiés étaient reconnaissants d‘être chez nous. Ils demandaient où était la police, où était le centre d’enregistrement, où est-ce qu’ils devaient aller. Aujourd’hui, ils quittent les centres d’accueil, ils commandent un taxi et disposent étonnement de l’argent nécessaire pour parcourir des centaines de kilomètres à travers l’Allemagne”, a-t-il critiqué. Ils font la grève, parce que leur logement ne leur convient pas, ils font des histoires car ils n’aiment pas la nourriture.” (…)

Source : http://fr.euronews.com/2015/10/02/des-refugies-pas-assez-reconnaissants-pour-thomas-de-maiziere/

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Le président finlandais Sauli NiinistöCrise des réfugiés: la Finlande fait bande à part

© AP Photo/ Heikki Saukkomaa

13:14 01.10.2015
Novye Izvestia
Helsinki confirme ainsi que sa position est loin de concorder avec celle des autres pays de l’UE

La Finlande avait été le seul pays d’Europe occidentale à ne pas soutenir la proposition de la Commission européenne sur la répartition des réfugiés dans les pays de l’UE selon une logique de quotas. Sauli Niinistö a souligné que proportionnellement, les Finlandais acceptaient déjà un très grand nombre de personnes en demande d’asile. « Ne pas aider, ce n’est pas notre voie. Mais nous devons trouver des moyens plus efficaces et stables pour aider ceux qui en ont besoin », a-t-il expliqué.

La déclaration du président finlandais intervient en pleine détérioration des relations avec la Suède, allié traditionnel du pays des mille lacs. Le ministre finlandais des Affaires étrangères Timo Soini a ainsi exigé de stopper le flux de réfugiés transitant par le pays voisin à destination de la Finlande. « La position des autorités suédoises encourage les groupes faisant du trafic illicite d’êtres humains, ainsi que les organisations terroristes qui financent le voyage des réfugiés en Europe », affirme le chef de la diplomatie finlandaise.Timo Soini, en effet, est le chef de file du parti populiste Vrais Finlandais qui avait promis à ses électeurs de réduire fortement l’immigration pendant la campagne des dernières législatives. Devenu ministre des Affaires étrangères il a dû, oubliant la politesse diplomatique, tenir ses promesses de campagne. Contrairement à ses voisins d’Europe du Nord, la Finlande a donc mené une politique migratoire très intransigeante. Seulement 3.651 personnes y ont déposé une demande d’asile l’an dernier, ce qui est largement inférieur par rapport aux autres pays scandinaves.

Néanmoins, selon les estimations du premier ministre finlandais Juha Sipilä, près de 50.000 réfugiés arriveront cette année en Finlande, essentiellement de Syrie et d’Irak. En termes de migrants par habitant, ce ratio est supérieur, par exemple, à l’Allemagne. La plupart des Finlandais n’y sont pas prêts. Le pays traverse déjà une profonde crise économique liée en grande partie aux sanctions de l’UE contre la Russie et à l’affaiblissement du rouble, et les Finlandais estiment qu’ils ne peuvent pas se permettre un fardeau supplémentaire.

Les Vrais Finlandais, soutenus par une partie des représentants d’autres partis parlementaires, exigent du gouvernement la fermeture des frontières jusqu’à ce que l’UE mette en place une aide aux réfugiés dans les zones de conflits ou dans les pays de l’UE les plus proches.En attendant, reste à persuader Stockholm de stopper le « transit suédois ». Le ministre suédois de l’Intérieur Anders Ygeman a répondu à la critique finlandaise en affirmant que l’accueil de réfugiés était une question de respect des droits de l’homme. Mais, selon les médias suédois, la demande d’Helsinki a été entendue. La police du royaume a reçu l’ordre à partir de cette semaine d’arrêter les clandestins en leur imposant un ultimatum: soit ils déposent une demande d’asile, soit ils seront placés en isolement, puis expulsés du pays.

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civilwarineurope

Entre 270.000 et 280.000 migrants sont arrivés en Allemagne au cours du seul mois de septembre 2015, dépassant en un seul mois le total enregistré en 2014, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur de la Bavière, Joachim Herrmann.

« C’est un fait que d’après les données actuelles nous devons partir du principe qu’en septembre 2015 entre 270.000 et 280.000 réfugiés sont arrivés en Allemagne. C’est plus en un mois que durant la totalité de l’année 2014 », a déclaré le ministre devant le parlement de cette région du Sud de l’Allemagne, par laquelle entrent la grande majorité des migrants.

Source : http://www.bfmtv.com//international/pres-de-280-000-migrants-arrives-en-allemagne-en-septembre-918985.html

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Liberland, une terre promise pour les migrants ?
Liberland, une terre promise pour les migrants ?

L’histoire va-t-elle se répéter ? Un peuple chassé de sa terre à la recherche d’une terre sans peuple, ça vous rappelle quelque chose ? Dans cette nouvelle édition, le peuple sans terre pourrait être les migrants et le pays sans peuple serait le Liberland.

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Le Liberland est un petit bout de terre de 7 km2 situé entre la Serbie et la Croatie, et appartient, en principe, soit à l’un ou l’autre de ces deux pays, soit aux deux. Après l’éclatement de la Yougoslavie, les querelles de frontière et les revendications territoriales de la Croatie et de la Serbie qui s’en sont suivies, n’ont jamais permis de clarifier la situation de certaines zones dont celle où se situe le Liberland. La République auto-proclamée du Liberland a été créée le 13 Avril 2015 par le Tchèque Vít Jedlička, et compte déjà 378 000 prétendants à la citoyenneté de cette république non reconnue.

La plus forte demande de citoyenneté – près de 10 000 – vient d’être enregistrée par les migrants « Syriens », selon le Washington Post. Pour l’instant, si l’on se réfère aux passeports, la Syrie représenterait le premier pays de provenance des demandes, devant les Etats-Unis.

Est-ce un hasard si, quelques mois à peine après la création de cette république, des centaines de milliers de réfugiés convergent vers cette région, non loin de la frontière hongroise ? Ce point de convergence semble être un nœud qui tend à retenir un maximum de réfugiés attendant les décisions qui seront prises à leur sujet. Si la migration, dont on sait qu’elle est organisée et financée, est liée à la création de la République Libre du Liberland, cela signifie que nous sommes en train d’assister à la création d’une colonie, type Israël, en plein cœur de l’Europe. Sans qu’il soit besoin de se référer à Israël, les conséquences en sont déjà prévisibles, du fait de l’exiguïté du territoire. Droit de vivre, puis droit d’exister en tant qu’état, et enfin droit de se défendre, on connait la chanson.

Il est clair que, si le mouvement migratoire a été organisé et financé, c’est qu’il a une finalité. En attendant de savoir laquelle, l’hypothèse de la validation d’un état-colonie en vaut une autre et les coïncidences citées plus haut la rendent tout à fait plausible.

L’équipe de  Réseau International

http://reseauinternational.net/liberland-une-terre-promise-pour-les-migrants/

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GsjoCZS14 personnes ont été blessées ce dimanche dans une bagarre de masse dans un camp de réfugiés à Kassel-Calden. Plusieurs centaines de personnes de différentes nationalités ont pris part à cet affrontement pendant plusieurs heures.

La police a tenté dans la soirée de trouver un foyer d’accueil temporaire pour l’un des deux groupes ethniques concernés afin de pacifier la situation. Près de 50 policiers ont été mobilisés sur le site de l’ancien aéroport Calden où sont logés les réfugiés (…)

Un premier affrontement a eu lieu en début d’après-midi, entre de deux groupes de deux nationalités différentes. 60 personnes environs se sont affrontés de chaque coté. Huit personnes ont été blessées. La police est intervenue et la situation s’est calmée.

Dans la soirée, la violence a repris une fois de plus. Cette fois, ce sont 70 personnes d’un côté et 300 de l’autre qui se sont affrontés. Trois migrants et…

Voir l’article original 14 mots de plus

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Environ 7 000 personnes sont arrivées hier en Croatie, 10 000 vendredi…

Marchant sous la pluie, un millier est passé de Berkasovo en Serbie, à Bapska, en Croatie. Ici, ces arrivées sont organisées, pas comme hier, à Strosinci, où le village a été surpris de voir débarquer une vingtaine d’autobus et a dû faire front dans l’urgence.

Ces 11 derniers jours, selon les données collectées par le gouvernement croate, la Croatie a dû gérer environ 73 500 migrants. Zagreb s’estime débordé, assurant ne pas pouvoir accueillir plus de 5 000 personnes par jour (…)

Source : http://fr.euronews.com/2015/09/27/croatie-pres-de-74-000-migrants-en-11-jours/

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Profughi sirianiIl governo federale tedesco ha stanziato assegni mensili da 670 euro per ogni profugo oltre al finanziamento delle spese per l’alloggio, riferisce “Bloomberg”.

 Si prevede che quest’anno nel Paese arriveranno circa 800mila profughi. Il cancelliere tedesco Angela Merkel ha dichiarato che le spese dello Stato potrebbero continuare a crescere se il numero di arrivi supera le previsioni, segnala « RIA « Novosti ».

Circa 3,7 miliardi di euro di fondi federali finiranno nelle casse delle regioni per aiutarle a superare la difficile situazione con il nuovo afflusso di migranti. Queste misure saranno adottate il 29 settembre ed entreranno in vigore il 1° novembre, dopo l’approvazione del Parlamento.

La Merkel ha affermato che le regioni stanno affrontando grandi problemi, pertanto gli oneri devono essere ripartiti equamente con il governo federale. Ha espresso fiducia sul fatto che l’obiettivo del governo di mantenere il bilancio in pareggio non venga messo a rischio.

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ALLEMAGNE: 670 euros par mois et le logement gratuit pour les clandestins !

Pour les migrants dans l’Allemagne de Merkel. J’en connais qui n’ont même pas ça chaque mois et ont du mal à payer leur loyer. Il faut que le patronat allemand ait de gros besoins pour en arriver là mais tout ceci se paiera sur le champ du politique. Et que l’on ne demande pas à l’oncle $am d’être amical. Il fait, il fera tout pour faire sombrer l’Allemagne et l’Europe. Il s’agit de les mettre à genoux pour faire perdurer l’alliance atlantique. Et empêcher l’entente et la coopération avec la Russie…
Sources : – https://www.facebook.com/profile.php?id=100009140182723&fref=tshttp://it.sputniknews.com/politica/20150925/1230891.html

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civilwarineurope

38312e00f67952dfc41a047a74b99Le gouvernement allemand estime que 30% des personnes se disant syriennes lors de leur enregistrement en vue de l’obtention du statut de réfugié en Allemagne ne le sont pas, a indiqué vendredi un porte-parole du ministère de l’Intérieur. « Il ne s’agit pas d’une statistique mais d’une estimation qui s’appuie sur ce que constatent les autorités sur place, en particulier la police et (…) Frontex », l’agence chargée de la surveillance des frontières de l’Union européenne », a insisté le porte-parole, Tobias Plate, lors d’un point de presse régulier.

Il n’a donné aucune information supplémentaire sur cette estimation. Un ministre régional de l’Intérieur avait indiqué tenir ce pourcentage des autorités fédérales mais le porte-parole a souligné que l’Allemagne ne tenait pas de statistiques en la matière (…)

Source : http://www.bfmtv.com/international/migrants-berlin-evalue-a-30percent-la-proportion-de-faux-syriens-demandeurs-d-asile-917669.html

L’opinion de civilwarineurope

Ce chiffre est certainement sous-évalué…

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Des réfugiés affluent massivement en Croatie, le 17 septembre 2015
Migrants: l’Europe divisée sur la manière de régler la crise

© REUTERS/ Antonio Bronic

International

22:00 23.09.2015(mis à jour 07:47 24.09.2015) 4

Réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles, les dirigeants des pays membres de l’Union européenne peinent à trouver une solution à la crise migratoire.

Alors que la Belgique n’exclut pas la mise en œuvre de mesures militaires pour stabiliser la situation dans les pays du sud de la Méditerranée, le Royaume-Uni plaide, quant à lui, pour le renvoi des migrants n’ayant pas de motifs plausibles pour demander l’asile politique dans l’Union européenne.

Toutes les mesures — y compris militaires — doivent être mises en œuvre pour stabiliser la situation dans les pays d’où viennent les migrants, a indiqué le premier ministre belge Charles Michel à son arrivée au sommet extraordinaire sur les réfugiés.Son homologue britannique David Cameron estime pour sa part que l’Europe doit déployer plus d’efforts pour inciter ces derniers à retourner dans leurs pays d’origine.

Rencontrant mardi soir le président français François Hollande, le chef du gouvernement britannique a par la même occasion souligné la nécessité d’aider les réfugiés qui viennent des pays ravagés par la guerre et qui, de ce fait, ont des raisons légitimes et réelles de demander l’asile politique, rapporte mercredi le quotidien Independent.

Un porte-parole du gouvernement britannique a fait savoir à l’issue de cet entretien que les deux dirigeants s’étaient mis d’accord sur la nécessité de trouver une solution au conflit en Syrie.

« Le règlement de la situation dans ce pays constitue une importante partie de la solution à la crise migratoire en Europe », a indiqué le porte-parole, ajoutant qu’il était essentiel « d’insuffler de la dynamique dans le processus politique en Syrie ».

Les deux dirigeants se sont déclarés prêts à œuvrer dans le cadre de la coalition internationale pour combattre le groupe djihadiste Etat islamique et éradiquer le terrorisme au Proche-Orient.

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CPlAv09WcAAP7rcPrès de 9.000 migrants sont entrés mardi en Croatie, un nombre record depuis qu’ils ont commencé à arriver dans ce pays membre de l’Union européenne, il y a une semaine, nouvelle étape de leur voyage vers les pays de l’ouest de l’Europe, a indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur.

Un total de 8.750 migrants sont entrés mardi en Croatie, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué (…)

Source : http://www.bfmtv.com//international/un-nombre-record-de-9-000-migrants-entres-en-croatie-mardi-916982.html

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Konk-Immigrés-300x171Le flux d’immigrés clandestins ne se tarit pas en Croatie, porte ouverte pour l’immigration clandestine massive de « réfugiés » en direction des pays de l’Europe occidentale, comme la France et l’Allemagne. Le choix irresponsable de Zagreb d’ouvrir ses frontières à ces clandestins, alors que Budapest les fermait, a pour conséquence un formidable appel d’air en direction des pays de l’Union européenne. Si Zagreb commence par refouler une partie de ces « migrants », ils pourraient passer par la Bosnie-Herzégovine, là où la frontière n’est toujours pas bloquée. Ils bénéficieraient aussi des nombreux réseaux d’entraide islamistes implantés en Bosnie-Herzégovine depuis les années 1990 avec l’aide de l’OTAN, de l’Union européenne et de l’ONU.

Des milliers d’immigrés clandestins en provenance de Turquie ont encore afflué sur le quai de la gare de Tovarnik en Croatie, ce dimanche 20 septembre, prenant d’assaut des trains partant en direction de la Hongrie, quitte…

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migrants-salzburg-448x293Dimanche, 10’700 migrants sont venus s’ajouter aux 12’000 à 13’000 réfugiés entrés en Autriche samedi, a indiqué la police locale. La plupart ont transité par la Hongrie.

Face à l’arrivée massive de migrants, la police autrichienne a partiellement fermé une autoroute franchissant la frontière avec la Hongrie. Elle a précisé que les autorités hongroises avaient transporté les migrants dans des cars vers deux centres d’enregistrement proches de la frontière autrichienne.

La plupart des migrants se sont ensuite mis en route directement pour l’Autriche sans être inquiétés par les policiers hongrois, prenant par surprise la police autrichienne.

Des centaines de personnes continuent aussi à arriver à travers champs de Serbie en Croatie sur cette nouvelle route de l’exil, après la fermeture de la frontière serbo-hongroise par Budapest.

Après avoir ouvert ses portes aux migrants, Zagreb a assuré dès vendredi être arrivé à saturation, avec l’arrivée de plus de 17’000 personnes en…

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Le millier de migrants n'a eu besoin que... (PHOTO AFP)

Le millier de migrants n’a eu besoin que d’une cinquantaine de minutes pour parcourir à pied les deux kilomètres les conduisant de la gare de Botovo (photo) en Hongrie.

PHOTO AFP

L’Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l’année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l’«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l’établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Mais cette crise n’est pas exclusive à l’Europe, l’Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Calin NEACSU
Agence France-Presse
Botovo

Ils ne cessent d’arriver en nombre et la Croatie n’a qu’un but, faire en sorte qu’ils quittent le plus vite possible son territoire. Dimanche, guidés par des policiers, un petit record a été établi: plus de 1200 migrants sont passés en moins d’une heure en Hongrie voisine.

Parti de Tovarnik, dans l’est de la Croatie, à la frontière avec la Serbie, le train composé de onze wagons est arrivé à Botovo, dans le nord-est de cette ex-république yougoslave, en début de soirée, après cinq heures de route, tout près de la frontière avec la Hongrie.

Zagreb a comptabilisé 25 000 entrées de migrants depuis mercredi et s’empresse de les renvoyer surtout vers la Hongrie, alors que le flot de réfugiés arrivant de Serbie, avec pour destination finale les pays riches d’Europe occidentale, est loin de diminuer.

À Botovo, une trentaine de policiers croates encadrent le train avant d’autoriser les migrants du Moyen-Orient – dont certain fuyant des zones de conflit en Syrie, Irak et Afghanistan – à descendre.

On leur indique en gesticulant d’emprunter une route goudronnée bordée à droite par un champ de maïs et à gauche par la voie ferrée.

«Ne laissez pas passer les journalistes», ordonne à ses homme le commandant du dispositif.

La marée humaine se met en branle. Un père porte sa fillette endormie dans les bras.

Zyad, un homme d’une trentaine d’années originaire de Damas, anime son groupe.

«Yalla shabab» (Allons-y, les gars), lance-t-il a une demi-douzaine de compagnons, dont un adolescent de 14 ans.

L’Allemagne, ce pays magnifique 

Le temps presse et les policiers croates jalonnant leur itinéraire les encouragent à ne pas s’arrêter.

«J’ai étudié le tourisme mais j’ai travaillé dans l’industrie du prêt-à-porter», raconte Zyad, T-shirt jaune et barbe rasée de près.

«Je faisais venir les collections les plus célèbres en Syrie», se vante souriant cet homme au teint olivâtre.

La colonne avance au pas rapide et traverse un pont enjambant la rivière de Drave.

Des policiers les orientent ensuite sur un sentier de terre traversant un champ.

«J’ai quitté mon pays il y a douze jours. Ce fut un périple terrible, à travers le Liban, la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Croatie», raconte-t-il alors qu’à l’horizon on aperçoit des lumières en territoire hongrois.

Au bout du sentier, en haut d’une colline, le groupe est accueilli par deux policiers hongrois se tenant des deux côtés du sentier.

«Je dois m’en aller maintenant», s’excuse Zyad, tout en voulant mentionner que ses deux enfants et son épouse attendaient à Damas qu’il s’installe pour les faire venir, eux aussi, en Allemagne.

«Nous voulons juste la paix et vivre en harmonie en Europe, moi et ma famille dans ce pays magnifique qui est l’Allemagne», lance-t-il.

Le millier de migrants n’a eu besoin que d’une cinquantaine de minutes pour parcourir à pied les deux kilomètres les conduisant de la gare de Botovo en Hongrie.

«C’est fini», lâche un policier croate avant de s’offusquer en découvrant les deux journalistes passés entre les mailles de son dispositif. «Allez-y», marmonne-t-il après avoir vérifié leur accréditation.

http://www.lapresse.ca/international/crise-migratoire/201509/20/01-4902233-1200-migrants-passent-en-hongrie-en-moins-dune-heure.ph

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La situation dégénère aux « points chauds » de l’Europe, qui est toujours divisée sur la question de la répartition des réfugiés entre les pays de l’Union européenne.

Des milliers de migrants continuent de traverser les Balkans de l’Ouest, poursuivant leur long exode vers le nord et l’ouest de l’Europe, la tension ne cessant de monter à la frontière entre la Serbie, la Croatie et la Hongrie, a indiqué un policier hongrois au point de passage de Röszke.

« Les réfugiés continuent et continueront de vouloir à tout prix traverser la Hongrie pour rejoindre d’autres pays, si bien que nous n’aurons pas d’autre choix que d’avoir recours à la force, et si ce n’est pas nous, ce sera l’armée. Il y aura des affrontements, c’est inévitable », a déclaré le responsable devant les journalistes.

L’armée hongroise a déployé des véhicules blindés après que des migrants aient réussi à arracher le grillage, forcé le barrage de police au point de passage de Röszke et pénétré de force sur le territoire hongrois à l’issue de plus d’une heure d’échauffourées. De son côté, la Serbie a envoyé des renforts policiers.

« Si un individu se déclare réfugié suite au rejet de sa demande d’asile en Serbie, sa demande sera automatiquement rejetée en Hongrie, étant donné que la Serbie est un pays sûr », a fait remarquer auparavant le premier ministre hongrois Viktor Orbán, confirmant que la police arrêterait désormais les personnes traversant illégalement la frontière.

Plus de 155.000 personnes sont arrivées en Hongrie par sa frontière avec la Serbie cette année, d’après Frontex, l’agence de surveillance des frontières de l’Union européenne.

Les forces armées hongroises ont atteint la limite de leurs capacités. Quelque 4.300 hommes ont été déployés pour achever la construction de la clôture, soit plus de 80% des effectifs militaires que compte le pays.

Pour les migrants ne souhaitant pas courir le risque de finir en prison ou d’être expulsés vers la Serbie, les alternatives ne sont guère meilleures. L’itinéraire le plus évident consisterait à entrer en Hongrie via la Croatie, par sa frontière ouest encore dépourvue de clôture, ou directement en Slovénie. Mais la Slovénie possède un relief montagneux et la frontière croate avec la Serbie est parsemée de milliers de champs de mines hérités de la guerre d’indépendance croate, du début des années 1990.

Ainsi, les milliers de migrants et de réfugiés affluant depuis la Serbie dans l’espoir de pénétrer dans l’Union européenne via la Hongrie, se heurtent à des obstacles qui se font toujours plus nombreux, qu’il s’agisse d’une clôture de barbelés et le risque de finir en prison d’un côté, ou des champs de mines et les montagnes de l’autre.

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croatie-UE-300x163La Croatie joue le jeu qui lui a été assigné depuis l’éclatement de l’ex-Yougoslavie dans les années 1990 : être une sentinelle de la politique atlantiste et euromondialiste au cœur des Balkans occidentaux. La crise migratoire qui menace l’Union européenne lui donne l’occasion de parfaire ce rôle de larbin au service de la stratégie européiste totalement irresponsable. En deux jours, plus de 15.000 « réfugiés » (chiffre a minima) ont pénétré en Croatie, certains se dirigent maintenant vers l’Autriche et l’Italie, puis ce sera l’Allemagne et la France.

Le Premier ministre croate a décidé de transférer une partie des immigrés clandestins qu’il a fait entrer par milliers sur le sol de son pays vers la Hongrie, alors que cette dernière refuse de faciliter l’invasion de « migrants » qui déferle par les Balkans en provenance de Turquie, et vient même de poser une clôture de barbelés sur les 41 km…

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1014682180La Bulgarie a fermé ses frontières aux migrants clandestins, a annoncé le premier ministre bulgare Boïko Borissov.

« La Bulgarie a fermé ses frontières aux migrants clandestins. Seuls ceux qui ont l’intention de traverser la frontière légalement pourront passer », a déclaré M. Borissov dans la ville de Sozopol, cité par le site d’information bulgare OFFNews.

Il a fait remarquer que le gouvernement bulgare restait constamment en contact avec la police turque, qui contient les réfugiés à 40 kilomètres de la frontière entre les deux pays.

Le premier ministre a également ajouté qu’à présent, les voitures et les camions avaient l’autorisation de traverser la frontière.

Depuis le début de 2015, près de 500.000 migrants sont déjà arrivés sur le territoire de l’Union européenne. Leur flux ne cesse de croître de jour en jour (…

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150920/1018269558.html#ixzz3mGAWF9SN

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mouvement_remigration_Trafic-Sahara

08/09/2015 – 08h00 Paris (Breizh-info.com) – Le mouvement pour la remigration, dirigé par Laurent Ozon, a traduit un rapport accablant rédigé sur le site Global initiatives against transnational organized crimes. Nous le reproduisons ci-dessous. 

Et si la fabrication de réfugiés n’était qu’un secteur de la criminalité comme les autres ? 

C’est en substance la conclusion de ce document explosif. Que les motivations soient politiques, religieuses ou purement crapuleuses, les convergences d’intérêts entre les groupes armés de la moitié nord de l’Afrique et du Moyen-Orient sont au cœur du problème migratoire. Faisant feu de tous les trafics ; cigarettes, armes, drogues et surtout migrants, les criminels répartissent et élargissent leurs zones d’action. 

Loin des insinuations journalistiques, ce rapport tisse également les liens entre le trafic migratoire et le terrorisme qu’il finance, anéantissant par-là même les considérations humanitaires de ceux qui veulent nous imposer toujours plus de clandestins, alors que survivent, seulement en France 150 000 SDF et plus de 8 millions de précaires.

Les réseaux criminels sont en réalité les premiers bénéficiaires de la générosité européenne, car chaque point de passage est l’occasion de rançonner les candidats à l’exil. Sous des mots pudiques, se dessine la violence à laquelle sont soumises ces poules aux œufs d’or : racket, traite d’êtres humains, exploitation sexuelle.

Par une stratégie de dominos, les groupes armés « recrutent » ainsi toujours plus de réfugiés. Ces « migrants » deviennent à leur insu les banquiers du crime et du terrorisme, finançant du matériel, des hommes, et des armes. Et ceux qui les encouragent, les « associés » de ces trafics.

Ce rapport prouve que l’approche politique de la crise migratoire doit radicalement changer et l’on distingue pour ce faire deux solutions à mettre en œuvre simultanément. D’une part, il faut anéantir tous les espoirs d’accueil en Europe pour tarir les routes migratoires tenues par les criminels. D’autre part, il est également crucial de réaffirmer l’ancrage des réfugiés sur leur propre territoire pour ne pas céder de terrain aux terroristes.

Le rapport ne vise pas à mesurer les responsabilités politiques dans le chaos libyen mais à tracer une ébauche des voies d’action offertes aux politiques qui veulent vraiment agir. Preuve est ainsi faite que toute manœuvre gouvernementale ne suivant pas ces prescriptions ne fait que se rendre complice de ces trafics, y compris humains.

Face à l’inaction de dirigeants englués dans les bons sentiments et le marketing à visée électorale, il revient donc aux citoyens de réagir vigoureusement pour briser les pompes aspirantes migratoires qui ne servent que les mafias ; et aux élus et représentants du peuple fidèles à l’intérêt collectif, de s’associer à ce sursaut vital en partageant et en faisant connaître ce travail.

Le véritable courage, c’est de ne plus les accueillir ici pour les aider là-bas. Il fallait le démontrer, c’est maintenant fait !

Introduction

Depuis plus de mille ans, le Sahara est une région de  contrebande et de trafic de nombreux types de produits. La Libye, dont les liens avec l’Europe datent de l’Empire romain, a toujours été une destination et une voie de transit importante pour nombre de ces activités illicites. Depuis la chute de Kadhafi, la contrebande et le trafic impliquant à la fois des groupes armés et des réseaux du crime organisé a augmenté de façon spectaculaire en Libye. La chute du régime avait permis à la traditionnelle répartition tribale du commerce trans-Sahara, dans les drogues, les produits de contrefaçon, les migrants et les armes, de croître pour atteindre environ 43-80M$ au maximum, revenus réparties entre un grand nombre de trafiquants, clans et  groupes.

L’augmentation des flux d’argent et de marchandises illégales a des répercussions à travers l’Afrique du Nord et le Sahel. Cet argent et les armes en provenance de Libye ont contribué à faciliter la rébellion au Mali en 2010, et continuent à alimenter les conflits aujourd’hui. Plus important encore, le nombre élevé de migrants le long de la côte en Afrique du Nord a permis le développement d’un commerce de « passage » beaucoup plus lucratif, désormais évalué entre 255 et  323 millions de dollar par an, pour la seule Libye. La valeur de ce commerce surpasse de loin toutes les entreprises de traite et de trafic dans la région, et a renforcé des groupes terroristes, y compris l’État islamique.

Cette synthèse est basée sur des données accessibles à tous et de nombreux entretiens récents dans la région subsaharienne. Elle vise à mesurer la portée actuelle et l’ampleur des économies criminelles transsahariennes et souligne leurs possibles implications sur la stabilité et la sécurité. Le but de cette synthèse est de fournir une mise à jour des informations pertinentes sur les facteurs de conflits potentiels dans la grande région du Sahara, à destination des décideurs politiques, des intervenants et des chercheurs. Ce document a été établi en collaboration entre le Centre norvégien pour l’analyse globale (Rhipto) et l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée.

Compte tenu de l’importance des revenus que peut générer le trafic migratoire, cette synthèse conclut que les principales priorités devraient être  d’une part d’empêcher Daesh et les groupes armés lybiens de tirer profit de cette activité, d’autre part de couper les voies migratoires transsahariennes établies de longue date qui passent par le Sahel vers la Libye.

Les économies criminelles trans-sahariennes

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Figure 1 : Routes de trafic à travers le Sahara

La contrebande traditionnelle, impliquant les clans dans tout le sahara, existe au moins depuis le VIIIe siècle. Depuis peu, les criminels de la région se sont concentrés par type de trafics particuliers : les trafiquants et les groupes terroristes sont spécialisés en cigarettes contrefaites,  les trafiquants de drogue opérèrent en avions légers pour le trafic de cocaïne, et les trafiquants d’armes ne travaillent presque qu’avec les groupes activistes armés, pour ne citer que trois types d’activités. 

Les valeurs de ces principaux trafics dans la région sont estimées à :

•  Trafic de drogue colombienne via Guinée-Bissau : valeur « de rue » 1,25 milliard de dollar en Europe et 150 millions en Afrique de l’Ouest, générant des revenus locaux de 10 à plus de 20 millions de dollars pour les opérateurs dans le Sahel, l’Algérie et la Libye.

• La chute du régime libyen a permis à des groupes criminels de profiter largement de tous les trafics : contrefaçon et contrebande de marchandises, y compris les cigarettes, les produits pharmaceutiques, agricoles, de construction et de transport. Le montant de ce commerce est difficile à quantifier.

• La valeur totale du commerce libyen des armes dans l’ère post-Kadhafi est probablement de l’ordre de 15 à 30 millions de dollars par an. Ces armes sont plus destinées à des groupes militants en Libye et au Sahel (dont le Mali, le Niger, et le Tchad) qu’au commerce. Ceci étant, des livraisons d’armes ont été détectées vers des pays du Golfe et ailleurs en Afrique, et les conséquences négatives du commerce des armes sont évidemment beaucoup plus élevées que sa seule valeur monétaire.

• Le traditionnel trafic de migrants à travers le Sahara était auparavant évalué de 8 à 20million$, mais avec l’augmentation récente des migrants en transit, la valeur actuelle du commerce le long de la côte (en contournant les traditionnels voies tribales) – est estimée entre 255 – 323 millions par an.

Les sections suivantes fournissent une vue des principaux trafics trans-sahariens :

Drogue

On estime à 18 tonnes la quantité de cocaïne (originaire de Colombie) qui circule par les côtes d’Afrique de l’Ouest, en particulier la Guinée-Bissau et la guinéen après un pic de 47 tonnes en 2007. Ces 18 tonnes représenteraient une valeur d’environ 1,25 milliard de dollar sur le marché européen. Leur trafic fournit donc un revenu substantiel aux trafiquants d’Afrique de l’Ouest, de l’ordre de 150 millions de dollar par an. Les revenus liés seraient d’environ 15 à 20 millions en Lybie, Tunisie et Algérie.

La cocaïne qui transite par la Lybie y arrive généralement par le sud, cheminant par les voies terrestres depuis la Guinée-Bissau jusqu’à la Méditerranée et l’Europe. Comme la cocaïne est perçue comme une menace en Europe et en Amérique du Nord, faire transiter la drogue par le Sahara et la Lybie demande de plus en plus de complicités de la part des agents chargés de la sécurité des Etats traversés.

Le cannabis et la résine de cannabis transitent eux aussi par la Lybie. Selon les calculs, le Maroc est le premier ou le deuxième producteur de cannabis. Le  produit chemine jusqu’en Europe, son principal marché, en passant par des réseaux en Egypte et dans la région des Balkans. Deux chemins existent entre le Maroc et l’Egypte. La première route passe par le sud et traverse le Sahel pour contourner la frontière fermée entre le Maroc et l’Algérie, la deuxième longe les côtes du nord du continent. Le volume de cannabis qui passe par la Lybie demeure inconnu, par manque d’analyse sur ce sujet, mais il est probablement très important et l’on sait que contrairement à la cocaïne, la majeure partie des revenus issus de ce trafic reste dans la région et finance des trafics armés.

Contrefaçon et contrebande

Les Etats du Maghreb Algérie, Lybie, Maroc et Tunisie et l’Egypte fument 44% des cigarettes de tout le continent. Le commerce illégal de tabac y serait d’environ 1miiliard de dollar par an, le Mali représentant une plaque tournante majeure grâce aux réseaux établis par Mokhtar Belmokhtar, salafiste algérien co-fondateur d’AQMI et qui gère désormais son propre réseau autonome , Al Mourabitoun (signifiant Les Almoravides, dynastie des XI et XII siècles).

Le trafic de faux médicaments ou de médicaments interdits est florissant dans la Lybie post-révolutionnaire, à la fois pour les groupes criminels en recherche de profits et pour les pharmaciens désireux de stabiliser leurs revenus dans une situation désormais chaotique d’après-guerre.  De la même façon, de nombreuses milices ont pillé des sites publics à la recherche d’équipement de construction et agricoles qu’ils ont vendus au marché noir dans toute la région, les bénéfices leur permettant de se fournir en armes et moyens de transports pour renforcer leur trafic.

En dehors du trafic de cigarettes profondément enraciné et aux réseaux bien établis, les produits contrefaits et vendus en contrebande sont surtout des opportunités saisies  au vol et ne contribuent pas de façon systématique au financement de groupes spécifiques ou d’acteurs belliqueux. Bien souvent, les produits sont simplement jetés à l’arrière d’un camion au hasard d’un voyage retour d’un autre trafic pour arrondir les bénéfices.

Armes 

En 2011, l’armée libyenne était estimée à 76000 membres actifs et 40000 agents de réserve, avec un arsenal de 250 à 700000 armes à feu, dont trois quarts de fusils d’assaut. A la chute de Khadafi et la désintégration de l’Etat libyen, ces armes sont tombées aux mains de groupes armés et de trafiquants.  Les conflits en Lybie sont toujours alimentés par les soldats et les armes qui formaient jusqu’alors la colonne vertébrale de la puissance de l’Etat.

Le prix d’un AK-47 en Lybie varie généralement de 150 à 1000 dollars, parfois plus, sachant que la moyenne sur le reste du continent avoisine les 500 dollars. Pour des armes plus évoluées, comme des MANPADS ou des SA-7 (lance-missiles sol-air portatif), il faut compter plusieurs milliers de dollars par pièce. Le trafic d’armes en Lybie varie de 4 à 15 millions par an pour les armes légères. En comptant les munitions, ce trafic atteint 15 à 30 millions, bien que la valeur réelle pourrait être double compte tenu de la grande incertitude sur le nombre d’armes impliqué.

La puissance de feu du régime a également un impact important sur les pays frontaliers. L’UNODC (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime) a laissé entendre que l’arsenal du régime Khadafi comptait 22000 lance-missiles dont au moins 17000 sont portés manquants et 400 sont partis dans le trafic avec certitude. On estime qu’entre 10 et 20000 armes à feu libyennes ont rejoint le Mali, le Niger, le Tchad et le Soudan.  Certaines estimations donnent des chiffres bien plus importants, parfois quadruplés, suite à la chute de l’armée libyenne et des institutions de l’Etat.

Beaucoup de preuves pointent le rôle critique d’armes et de milices venant de Lybie dans le déclenchement du mouvement séparatiste au Mali en 2011, et de façon durable en alimentant l’instabilité mais aussi des attaques contre du personnel des Nations Unies et d’autres cibles. En outre, l’accès aux armes et leur contrôle dans la région du Sahara est devenu un élément critique pour être capable de contrôler les routes de trafic et les territoires.

Le trafic de migrants

Il y a désormais un très grand nombre de trafiquants de migrants et réfugiés venant de Syrie via le Liban et l’Egypte. Les Syriens comptent en effet pour la plus grande part des migrants exploités via la Lybie, même si un nombre rapidement croissant de migrants sub-sahariens arrive aussi par ces voies. Ce business florissant est aujourd’hui la source de revenus la plus accessible pour les réseaux de crimes organisés et les groupes armés, leur permettant ensuite d’acheter des armes, de conquérir de plus grands territoires, de former des armées,  et de pratiquer du racket.

Le trafic migratoire a augmenté de façon spectaculaire à partir de la Lybie et de la Tunisie. Grâce à des moyens variés, dont des accord avec l’Italie, le régime de Khadafi avait drastiquement limité les flux migratoires et les trafics d’individus entre les deux pays : seuls 4500 réfugiés avaient été décomptés en 2010. En 2014, ce chiffre a explosé pour atteindre au moins 170 000, malgré l’insécurité croissante en Lybie et les dangers de la traversée de la Méditerranée. D’après Frontex, les migrants qui arrivent en Europe en traversant la Méditerranée depuis la Lybie (route dite de méditerranée centrale) représentent environ 60% des arrivées clandestines en Europe. Pour les 170 000 migrants qui ont utilisé cette voie en 2014, les deux premiers pays d’origine étaient la Syrie (39651 migrants) et l’Erythrée (33559), le reste venait d’Afrique sub-saharienne (26340).

Les migrations forcées et illégales (mais volontaires) ont assez augmenté pour devenir une des plus importantes sources de revenus en Lybie, et un vaste spectre de groupes en profite. Depuis la chute de Khadafi, les milices harcèlent les migrants et leur famille pour leur extorquer des fonds ou vont jusqu’à vendre des migrants aux trafiquants.

Quiconque a accès à un bateau peut tirer profit substantiel en mettant des migrants à l’eau. De façon générale, les passeurs facturent 800 à 1000 dollars par personne pour le passage vers la Lybie, et encore 1500 à 1900 pour le périple en Méditerranée, souvent en extorquant les fonds de force. Selon le type de bateau, une traversée peut accueillir plusieurs centaines de migrants. Une fois en mer, peu d’attention est portée au devenir de ces migrants ou à leur destination finale, les passeurs présument qu’ils seront secourus à un moment de la traversée. On a par ailleurs peu de preuves que les passeurs aient établi des services d’accueil pour l’arrivée en Europe.

Pour atteindre la Lybie, les réfugiés syriens passent souvent par l’Egypte ou le Soudan, deux des quelques pays qui n’exigent pas encore de visa pour les citoyens syriens. Sous le gouvernement Morsi, les Syriens étaient largement bienvenus en Egypte et nombreux s’y sont établis au début de l’exode des réfugiés. Depuis sa chute toutefois, les comportements ont changé et se sont durcis envers les réfugiés syriens de plus en plus nombreux.  Beaucoup ont donc continué leur trajet jusqu’en Lybie, d’où l’on peut partir vers l’Europe. Les difficultés d’accès grandissantes pour l’Egypte ont poussé les migrants à prendre des routes plus au sud, par le Sinaï, là où les contrôles officiels sont plus faibles, ce qui a en conséquence contribué à impliquer Daesh dans le racket et l’aide au passage illégal. Ceci crée des incitations qui permettent à Daesh d’augmenter ses profits en exacerbant les flux migratoires grâce à des attaques ciblées sur les civils dans leurs zones conquises ou en ciblant les camps de réfugiés frontaliers avec la Jordanie  et le Liban. Cette tactique a été largement utilisée par les rebelles congolais, en créant des réfugiés puis en les exploitant. Augmenter le nombre de réfugiés syriens et faciliter le commerce sur le dos des migrants peut ainsi aider Daesh à prendre position indirecte en Lybie.

 

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Figure 2 : Zoom sur certaines routes de trafic en Lybie. Les flux côtiers Est-Ouest sont 
de plus grande importance comparés aux flux traditionnels par les voies à travers 
du Sahara, y compris pour les Syriens et les Erythréens, suggérant des actions coordonnées
de l’Egypte au Sinaï, la Jordanie et le Liban. 
Le montant total sur les côtes est estimé au minimum entre 255 et 323 millions de dollars.

 

Pour la population sans cesse grandissante de migrants sub-sahariens, de nombreuses routes sont accessibles. Les réfugiées d’Erythrée, de Somalie, et de la corne de l’Afrique à traverser le Soudan, passer par la mer rouge et la péninsule du Sinaï, une région où le gouvernement égyptien perd de plus en plus contrôle. Une ancienne voie allant de Djibouti au Yemen en passant par les pays du Golfe est depuis désertée à cause des contrôles importants de ces derniers. Ajoutons que compte-tenu de l’instabilité du Yemen, les flux migratoires vont désormais en sens inverse, avec des centaines de Yéménites arrivant à Djibouti et grossissant l’exode vers l’ouest ou passant par une nouvelle route le long de la mer noire, au nord. Les Somaliens, les Erythréens, et désormais les Yéménites, sont éligibles de prime abord au statut de réfugiés en Europe, ce qui rend l’investissement du trajet pour les plages d’Europe particulièrement juteux.

Les réfugiés venant d’Afrique de l’Ouest, du Centre et plus au sud ont tendance à suivre les vieilles routes de commerce à travers le Sahel, comme la route allant du Mali à la Lybie en passant par le sud de l’Algérie ou encore par le Niger, d’Agadez (un nœud de circulation)  puis par le sud de la Lybie jusqu’à la côte. L’instabilité de la Lybie e bien évidemment offert des opportunités sans précédent d’atteindre l’Europe pour ces migrants très largement économiques. Ce business lucratif est responsable d’une augmentation énorme du nombre de groupes impliqués dans ce trafic, des habituelles tribus nomades du Sahara tels que les Touareg et les Tebou qui concourent au voyage de 5 à 20000 migrants par an, à partir de n’importe où vers la Lybie. Les migrants peuvent être obligés de travailler plusieurs mois lors d’escales sur ces routes de trafic, les abus physiques et sexuels étant assez fréquents. Orchestrer des migrations illégales massives requiert un « contrat » établi avec les passeurs des tribus, comprenant aussi des autochtones de clans au Mali, au Niger et au Tchad.

 

 

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Figure 3 : Routes de trafic rejoignant la Lybie à partir du Mali, de l’Algérie, du Tchad, 
du Soudan et de l’Egypte. Le Sinaï est un point de trafic à partir de la Jordanie 
et du Liban, et partiellement à partir du Soudan et de l’Erythrée

 

Les groupes armés et le financement du terrorisme

L’importance des activités criminelles dans le financement des groupes djihadistes ne saurait être sous-estimée. La fragmentation de la Lybie et l’insécurité régnante ont eu un effet d’entraînement dans tout le Sahel et le Maghreb, créant ainsi des havres de paix pour les groupes terroristes qui peuvent désormais opérer en complète impunité. Il semble que les opportunités d’alliance ne leur manquent pas tirer profit ou racketter les divers trafics du nombre croissant de groupes armés et de réseaux criminels dans la région.

La formation « d’économies de protection » qui peuvent au gré s’intégrer à un trafic ou le taxer a de sérieuses conséquences sur la stabilité et la sécurité régionales. Dans certaines régions, cette économie mafieuse surpasse l’activité économique légale et sape la capacité de l’Etat à gérer les affaires. Alors que différentes dynamiques et caractéristiques sont en jeu, toutes ces ressources accumulées, contrôlant ou protégeant les trafics à travers le Sahara, ne viendront en aucun cas aider à une meilleure gouvernance ou un meilleur contrôle de l’Etat. Elles serviront plutôt à perturber ou à saper le pouvoir et sa légitimité, et permettront de profiter des opportunités de trafics sur les ressources pour gagner de l’influence durant ces périodes de transition démocratiques.

Les groupes terroristes transsahariens 

La Lybie sert de base arrière sûre à plusieurs groupes terroristes et/ou djihadistes qui opèrent dans le Sahel.  Il y a deux principales raisons à cela. Premièrement, La déchéance rapide du régime de Khadafi a laissé une vacuité à la tête de l’Etat et fourni des opportunités à des minorités comme les Touareg (victimes de persécutions sous le régime Khadafi) de prendre leur revanche et d’asseoir leur pouvoir. Deuxièmement, l’opération française Serval menée au nord-Mali a plutôt réussi à repousser les groupes armés et terroristes en dehors du pays, groupes qui ont trouvé la sécurité en Lybie.

La situation en Lybie est assez complexe, avec de nombreuses milices combattant entre elles. Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) est toujours actif dans une grande partie du Sahel, mais le groupe le plus dangereux opérant en Lybie est probablement Al Mourabitoun, mené par Mokhtar Belmokhtar. S’y ajoutent, Ansar-Edine (signifiant les défenseurs de la religion), Boko-Haram et Ansar-el Sharia (les défenseurs de la loi islamique) tous respectivement très actifs au Mali, au Niger et en Lybie, il y en outre toujours eu des contacts entre Boko-Haram et les groupes agissant au Sahel.

Tous ces groupes profitent des différents trafics et commerces en expansion, étant donné qu’il y a peu de véritables opérateurs économiques dans la région du Sahel. Al Mourabitoun est le plus célèbre, son fondateur Belmokhtar disposant d’une expérience de longue date dans le trafic de cigarettes et d’armes, avec des réseaux bien établis dans tout le Sahel et le Maghreb. Ce groupe est désormais en lien avec les trafiquants de cocaïne, via une fusion avec MUJOA (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) en 2013. Les membres de MUJOA au Mali sont suspectés d’être liés au trafic de cocaïne. AQMI est quant à lui renommé pour ses enlèvements avec demandes de rançons servant à financer ses activités terroristes. Cette habitude semble toutefois avoir pris fin, plus faute de cibles rentables que de changement de stratégie.

Tant AQMI que Al Mourabitoun jouit d’une totale liberté de mouvement dans certaines régions du Mali, du sud de l’Algérie, mais les deux groupes conservent leurs bases arrières en Lybie. Il n’y en effet qu’en Lybie qu’ils ont pu établir des bases logistiques et des camps d’entraînement en toute quiétude et sans risque d’être détectés. Ceci étant, ils maintiennent des caches d’armes, de petits camps et des postes logistiques au Mali, Niger et en Algérie. Ces deux groupes savent tirer parti des terrains montagneux accidentés : cela leur permet de masquer leurs pistes, protéger des caches d’armes, et même de mettre en échec les scanners infrarouges (les signatures de température peuvent en effet être masquées dans les caves naturelles ou parmi les rochers chauffés par le soleil). Les régions montagneuses souvent exploités par les groupes terroristes sont notoirement difficiles à pénétrer pour les armées occidentales et l’incursion franco-tchadienne dans l’Adrar des Ifoghas en 2012 est l’une des rares exceptions.

Même une opération française continue dans la région, l’opération Barkhane, n’a eu que peu d’effets pour stopper les groupes armés. Cette opération ciblait les groupes djihadistes régionaux, basée sur une coopération entre la France et cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), cette opération permettrait à la France de définir ses cibles à son souhait dans les cinq pays. Malgré un certain succès, les récentes attaques de Mokhtar Belmokhtar et de d’Al Mourabitoun ont montré que les groupes avaient assez préservé leurs capacités logistiques, leurs ressources, leur matériel et leur personnel pour attaquer des cibles stratégiques. Al Mourabitoun bénéficie largement des liens avec les cartels de la drogue depuis sa fusion avec MUJOA en 2013 ; AQMI est quant à lui plus enclin à retourner à ses méthodes de trafic et d’enlèvements pour financer ses activités.

Une autre facteur de complication est la mesure dans laquelle les groupes djihadistes et les réseaux criminels sont jumelés avec les groupes armés insurgés du mouvement de libération Azawad. Ce dernier prend officiellement part aux accords de paix avec le gouvernement malien, sous l’égide de la communauté internationale. Il est donc hors de portée même pour les forces françaises et ses activités criminelles (comprenant trafic d’armes et de drogues) ont été largement minorées dans le cadre du process politique. Des situations similaires se retrouvent en Lybie, par exemple avec les mouvements touareg qui peuvent porter des éléments djihadistes, sont très actifs dans les trafics d’être humains et le transport de cocaïne. La tribu nomade Tébou forme un groupe qui est isolé des discussions politiques  tant en Lybie qu’au Mali. Ce groupe, qui s’étend sur quatre pays au Sahel et au Maghreb, avec une concentration en sud-Lybie et au Tchad, s’est rapidement engagé sur le commerce de migrants et on dit que son contrôle territorial s’étend largement vers le sud au Niger.

Le rôle de L’Etat islamique dans le Sahara

Le rôle de l’IS dans le Sahara est en constante évolution et il est encore trop tôt pour en faire une évaluation valable. Alors que le groupe n’a fait matériellement aucune incursion de ses activités dans le Sahel, ni n’a reporté de serments d’allégeances par d’autres groupes comme Boko-Haram, l’état chaotique de la Lybie et la première apparition d’une cellule issue de l’IS en Afrique en nord rendent bien possible que l’IS décide de faire de la Lybie une base, pour l’entraînement et l’organisation ou  pour son expansion.

Le flux de migrants en plein essor sera très motivant pour une expansion de l’IS vers l’ouest et le Maghreb, considérant que les ressources jusqu’alors mobilisées (trafic de pétrole et de biens culturels) deviennent de plus en plus contraintes. Par ses activités au Moyen-Orient, Daesh a montré sa capacité à contrôler un territoire et à racketter autant l’économie légale que l’économie souterraine. Il a sans doute devenu de loin supérieur à tout autre groupe armé non-étatique dans le monde, capable d’établir efficacement des systèmes d’audit, des services sociaux et du contrôle.

Actuellement, une grande partie des réfugiés transitant par la Lybie sur le chemin de l’Europe est de Syrie, mais sont canalisés à travers une chaîne de trafic du Liban à la Lybie. IS  a délibérément mené des attaques contre les camps de réfugiés à l’Ouest de la Syrie pour augmenter le flux de migrants sur les routes des passeurs contrôlées par l’organisation, afin de générer des revenus additionnels. Il y a donc une tendance à voir une augmentation des réfugiés si les troubles en Syrie et en Irak venaient  à affecter la stabilité du Liban ou de la Jordanie.

La faiblesse du Sinaï est un véritable problème, considérant la proximité des places fortes de Daesh avec la Syrie et la Jordanie. Toutefois, il est possible que Daesh se retrouve en concurrence avec d’autres groupes armés ou djihadistes  en Lybie et au Sahel si l’organisation décidait de poursuivre son extension vers l’ouest ou le sud, conduisant ainsi à de violents conflits. Les Tebou par exemple ont établi plusieurs zones sous contrôle sur une bande est du Sahel et aux frontières tchadiennes. Ils ont également sécurisés des puits de pétrole et tiennent le monopole du trafic de migrants de la corne de l’Afrique vers la Lybie. Cependant, des alliances stratégiques ont déjà été conclues par le passé entre des groupes du Sahel, en particulier contre des ennemis communs. Il n’est donc pas possible de prédire aujourd’hui comment les interactions peuvent évoluer.

Pour le moment, il est clair que le potentiel stratégique et financier d’un engagement de Daesh au Sahel est considérable ; et les mouvements de populations forment un terreau propice au recrutement de combattants à l’étranger et à leur couverture, ce qui forme la force de l’Etat islamique de longue date.

Conclusion

Il y a peu de place pour le doute quant à l’immense inquiétude que suscite le nœud entre crime et terrorisme dans le Sahara. Il y a de plus en plus de preuve que des groupes armés, y compris des groupes extremistes ceux recourant à la violence, tirent pleinement profit des activités économiques criminelles avec une grande impunité. Avec le statu quo actuel, le scenario le plus probable est que les forces d’AQMI et d’Al Mourabitoun restent à leur niveau pendant que celles de Daesh augmentent, ce qui signifie que les attaques dans le Sahel vont se poursuivre contre des cibles de fortes valeurs, y compris des attaques suicides et visant des cibles occidentales (ambassades, hotels, night clubs) ainsi que des symboles de puissance des Etats. Plus longtemps un groupe criminel reste inattaqué par les forces légitimes, plus  ses réseaux sont établis, plus grande est son influence lors de discussions dans un process politique, sous réserve qu’ils en fassent le choix.

D’un point de vue politique, les réponses apportées aux conflits, à l’instabilité et au terrorisme doivent être réinterprétées sur ces bases. Les décisions par défaut qui consistent à renforcer les frontières risquent de n’avoir que peu d’impact compte tenu des grands territoires et de l’utilisation des voies maritimes ainsi que de la dispersion des groupes sur les différents territoires. En outre, l’enchevêtrement d’intérêts politiques, terroristes et criminels porte de grandes implications sur les stratégies de retour à la paix. En effet, il est d’autant plus difficile d’intégrer les groupes criminels dans un processus de paix qu’ils bénéficient des divers trafics et rackets qui disparaitraient en temps de paix. Ils manquent donc de motivations à rejoindre un Etat structuré sauf à légaliser des économies criminelles sous couvert d’un processus démocratique et diplomatique, mais fournissant peu de retour réel de stabilité et de développement pour les populations.

De toutes ces activités criminelles, la plus urgente à traiter est celle du trafic de migrants à travers la Méditerranée car l’augmentation des flux finance en retour les groupes radicaux impliqués dans les trafics au Sinaï et en Egypte, liés à la Lybie, la Syrie, l’Irak, y compris Daesh. Une plus grande implication des réseaux de crimes organisés dans les trafics est possible sur les voies venant et allant vers la Jordanie, ainsi que sur celles qui transitent vers la Lybie ou l’Egypte. L’augmentation du nombre de réfugiés syriens, en particulier résultant d’attaques de Daesh près de Damas (comme nous avons observé autour des camps de réfugiés)  est susceptible d’alimenter les trafics de migrants et la traite d’êtres humains. Cela augmente nettement a capacité des groupes armés à se retrancher plus profondément en Libye et à capter des sources de revenus en dehors de l’Irak et la Syrie.

S’attaquer aux flux migratoires est un véritable enjeu et les interventions au large des côtes libyennes ont peu de chance de faire réduire les flux de migrants compte tenu de l’étendue de la zone de repêchage. Au contraire, elles peuvent augmenter les départs, étant donné le peu d’attention que les trafiquants portent au sort des migrants qu’ils mettent sur les bateaux une fois les plages libyennes quittées. Ainsi toute intervention pour secourir les bateaux de réfugiés doit s’accompagner d’une analyse ciblée  sur comment réduire les bénéfices de trafics et comment faire en sorte que les sauvetages ne fassent qu’alimenter le modèle économique de Daesh, ce qui va bien au-delà de l’ère libyenne.

Recommandations

Il est vital de réduire la motivation des migrants et des réfugiés à passer en Lybie par les maillons du crime organisé. Non seulement pour réduire les risques physiques des migrants eux-mêmes mais aussi pour porter atteinte à la plus grande opportunité financière de Daesh  en Afrique du Nord. La meilleure façon de faire est :

  • Améliorer les aides d’urgence aux réfugiés au Liban, en Syrie et en Jordanie en augmentant significativement l’aide portée et la protection aux camps de réfugiés,
  • Faire des campagnes de promotion auprès des refugiés pour les informer des risques d’abus, d’esclavage et même de mort inhérents  au recours de réseaux de passeurs,
  • Cibler plus efficacement les réseaux de passeurs et les points de passage (ndt : points d’étranglement dans le texte), comme les côtés libanaises, le Sinaï, l’Egypte et le Soudan, détourner et faciliter les flux migratoires par des voies terrestres. Le Sinaï devrait être l’objet d’une attention particulière, ainsi que les flux en provenance du Yemen vers cette voie,
  • Améliorer significativement les renseignements et les analyses sur les routes, les points de passage et les organisations structurées de trafic migratoire, au plus près des pays d’origine,
  • Sur le long terme, réduire l’exode des réfugiés fuyant les zones de conflit est la seule solution. Cependant, les mesures ci-dessus sont des actions de court terme qui peuvent être prises et empêcher l’afflux de ressources financières vers les groupes radicaux, mais aussi empêcher la déstabilisation complète du Liban ou de la Jordanie et par voie de conséquence le financement de groupes armés dans le Sinaï en Egypte et en Lybie.
Bibliographie

Mark Shaw and Fiona Mangan, Illicit Trafficking and Libya’s Transition: Profits and Losses, United States Institute for Peace, Washington DC 2014

Tuesday Reitano and Mark Shaw, Fixing a Fractured State? Breaking the cycles of crime, conflict and corruption in Mali and the Sahel, Global Initiative against Transnational Organized Crime, Geneva 2015

Arezo Malakooti, Mixed Migration: Libya at the Crossroads, Mapping of Migration Routes from Africa to Europe and Drivers of Migration in Post-revolution Libya, UNHCR, Tripoli 2013

Brian McQuinn, After the fall: Libya’s evolving armed groups, Small Arms Survey, Geneva 2012 Frontex, Annual Risk Analysis 2015, Warsaw 2015

About 

This brief was prepared as a joint collaboration between:

RHIPTO, the Norwegian Center for Global Analysis, set up to support the UN with rapid response capacities regarding acute and timely information and analysis relating to risks to the environment, development, peace and security.

The Global Initiative against Transnational Organized Crime (www.globalinitiative.net), an independent network of prominent law enforcement, governance and development practitioners who are dedicated to seeking new and innovative strategies to end organized crime.

Document publié sur le site internet Global initiatives against transnational organized crimes, traduit de l’anglais par le Mouvement pour la Remigration le 30 Août 2015. 

http://www.globalinitiative.net/download/global-initiative/Libya%20Criminal%20Economies%20in%20the%20trans-Sahara%20-%20May%202015.pdf

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

source: http://www.breizh-info.com/30671/actualite-internationale/immigration-et-crime-organise-le-rapport-choc-qui-accable/

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Des partisans de Daesh © Arte/PAC Presse – 2015

L’argument est répété à longueur d’interviews par des personnalités comme Marine Le Pen ou Christian Estrosi : des terroristes se cacheraient parmi les migrants… Mais est-il crédible ? Autant le dire tout de suite : non, et on vous explique pourquoi.
On le voit depuis deux semaines, l’accueil des réfugiés syriens et irakiens n’est pas sans créer une certaine crispation dans une partie de la population. Avec pour leitmotiv le fameux risque d’une infiltration terroriste parmi les réfugiés. Le maire de Nice, par exemple, affirmait en août que « parmi les migrants nous avons des terroristes de Daesh qui s’infiltrent ».

La menace est-elle réelle ? Au ministère de l’Intérieur, on la balaie d’un revers de la main. Cette infiltration est un fantasme, un chiffon rouge agité par l’extrême-droite pour faire peur aux Français. Place Beavau, on assure que les migrants qu’on laisse entrer en France sont ceux qui veulent y demander l’asile. Or quand on fait une demande d’asile, on laisse nécessairement ses empreintes, on se fait photographier, et les services de l’OFPRA (l’office de protection des réfugiés) consultent les fichiers de police français et internationaux.

Trop risqué, trop lent, peu efficace

Si une personne est recherchée, ou signalée par exemple pour radicalisme, c’est non : elle n’obtiendra pas le statut de réfugié et pourra même être expulsée.

D’autre part, tout peut aussi se résumer en une question : quel avantage aurait l’organisation de l’État islamique à infiltrer l’un des siens parmi les migrants ? Les risques sont nettement supérieurs aux avantages. Le voyage vers l’Europe dure au minimum plusieurs semaines, il y a également un risque de périr en mer… Bref ce n’est pas le moyen le plus efficace pour parvenir à ses fins, quand d’autres filières existent.

La menace serait donc marginale, surtout si on la compare à la menace domestique. C’est celle qui est la plus préocupante. Le ministre rappelle ainsi Beauvau que Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche et les frères Kouachi étaient bel et bien français, et que Sid Ahmed Glam vivait en France depuis des années.

Par Géraldine Hallot, | 14 Septembre 2015 à 06:00
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