Archives de avril, 2020

par h16

La situation n’est pas drôle, mais au moins en France avons-nous tous compris l’absolue nécessité qu’elle soit fermement encadrée : tout sera fait dans l’ordre, dans le respect le plus strict des règles, des normes et des formulaires que l’administration, inflexible, se chargera de faire distribuer, appliquer, remplir et tamponner.

Certes, notre pays ne sera certainement pas le plus protégé avec des masques dont nous attendons encore la livraison. Il ne sera certainement pas le plus suivi épidémiologiquement alors que les tests sont toujours réalisés avec la plus grande parcimonie et un souci des deniers publics comme on n’en avait plus vu depuis 40 années de déficits budgétaires. Il ne sera pas non plus le plus suivi statistiquement avec une fière bidouille des chiffres de mortalité comme seul le Parti communiste Chinois pourrait le comprendre.

Mais au moins, les Français en auront pour leurs 1100 milliards de prélèvements annuels : grâce à une maréchaussée au maximum de son utilité sociale, le peuple français sera le peuple le plus pruné de sa génération, au point que l’excuse qui sert de ministre de l’Intérieur en vient à fanfaronner sur les plateaux télé en vantant le demi-million de contredanses distribuées sur le territoire républicain.

Cette distribution d’amendes à un rythme stakhanoviste trouve une explication simple : il ne sera pris aucun risque avec les citoyens français dont on sait qu’ils sont trop bêtes et trop indisciplinés pour être laissés à leur seul jugement. Papa État ne peut laisser aucune latitude à ses enfants citoyens et doit mettre en œuvre toutes les précautions nécessaires pour les protéger de tout, y compris d’eux-mêmes, ces chers galopins turbulents.

« Précaution » : le mot est écrit. Il est même plus qu’écrit, il est sanctifié dans notre constitution, par principe même : malgré l’absence de certitudes dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il conviendra pour l’État français de prendre toutes les mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé.

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« De tous les régimes qu’a connus notre peuple, pas un n’a su éviter la catastrophe. Des héros qu’on nous apprenait à admirer, pas un qui n’eût fini dans la tragédie, ou du moins dans l’échec… Quand la chance s’acharne à être mauvaise, elle est plus qu’un effet de hasard.  » Alain Peyrefitte

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

Le déroulement de cette crise du covid 19 donne lieu à des phénomènes incompréhensibles, des faits qui atteignent un tel niveau d’absurdité qu’en d’autres temps, ils seraient impossibles à croire. Que les dirigeants politiques continuent à communiquer, à pérorer, à parader, à prendre des bains de foule, à soigner leur popularité dans un tel climat où toute la population est confinée tandis que l’économie s’effondre comme un château de cartes, relève de la pure monstruosité. Faute de masques, faute de tests de dépistage, le remède miracle devrait voir le jour: une application numérique permettant de repérer et d’identifier sur son smartphone toute personne atteinte du virus. En principe pour s’en éloigner, mais un jour,  pour la montrer du doigt.  Comment des esprits normaux peuvent-ils concevoir et valider un mécanisme aussi lamentable avec tout l’usage qui pourrait en être fait? On interdit le jogging solitaire, qui ne présente pas le moindre…

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Nos décideurs politiques et tout le staff qui les entourent nous mentent à longueur de journée. A Bercy, royaume des menteurs par excellence, ils ne sont pas en reste.

Aviseur International

Arrêté du 20 septembre 2005 portant délégation de signature (direction générale des douanes et droits indirects) – Article 19

 » Délégation est donnée à M. Erwan Guilmin, administrateur civil et à Mme Elisabeth Melscoet , inspectrice principale des douanes, à l’effet de signer, au nom du ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs ainsi que tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects. »

Le 30 juillet 2010, Erwan Guilmin a été le signataire au nom du Ministre du budget, d’un mémoire de onze pages destiné à transformer l’action menée par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, pour permettre de rejeter sa demande d’indemnisation que ses avocats avaient déposée auprès du tribunal administratif.

Après vérifications faites auprès des douaniers du service…

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▪️ Il faudra demander à Mr Jérôme Salomon, actuel Directeur Général de la Santé, pourquoi il a, et à plusieurs reprises, menti, alors que depuis 2013 il savait l’état des stocks (vide) puisque alors conseiller de la Ministre de la Santé Marisol Touraine chargé de la sécurité sanitaire.

▪️ Il faudra lui demander pourquoi il a menti s’agissant de la quantité des masques, selon lui suffisante pour assurer la protection des soignants

▪️ Il faudra lui demander pourquoi il a menti à la population en exprimant la non utilité de la protection par des masques chirurgicaux, alors qu’il savait les formes asymptomatiques et peaucier-symptomatiques du Covid19, reproduisant les mensonges de ce gouvernement et de sa porte parole,

▪️ Il faudra lui demander pourquoi il a menti sur la valeur de protection des masques , exprimant une étude biaisée du Jama et une déclaration de l’OMS tronquée par ses soins puisque ne précisant pas que celle ci (qui portait sur une protection suffisante des masques plats – FFP1- vs FFP2) était construite devant l’impossibilité économique et sans doute structurelle de certains pays de se fournir en FFP2 , faisant ainsi prendre des risques aux soignants qui se sont contaminés en masse !

▪️ Il faudra lui demander pourquoi il n’a pas signalé au pays, des les premier jours de la crise début janvier, l’état réel du stock des masques et pourquoi des commandes n’ont pas alors été réalisées.

▪️ Il faudra lui demander enfin pourquoi il ne veut pas donner le chiffre des soignants contaminés

Pour eux , pour tous ceux qui ont pris des risques évitables rendus inévitables, il devra s’expliquer devant la justice.

Il y rejoindra Madame Marisol Touraine et toutes celles et ceux qui ont par intérêt propre, incompétence ou lâcheté, participé à ce scandale d’état.

Dr Jérôme Marty
Président UFMLS

 


Pourtant, une note confidentielle de Jérôme Salomon, l’actuel directeur général de la Santé, alertait le candidat d’En marche sur le besoin de «réviser en profondeur» la «réponse nationale face aux risques majeurs de catastrophe» pendant la dernière campagne présidentielle.

Question posée par Liot le 19/03/2020

Bonjour,

Votre question a été raccourcie, la voici en intégralité : «Etudiant en médecine et actuellement mobilisé dans la crise du Covid-19, je me permets de vous contacter. Je suis particulièrement surpris que personne ne parle du rapport, particulièrement alarmant, rédigé par le professeur Salomon à destination du candidat Macron lors de la présidentielle 2017. Rapport, je le précise, issu des « Macron leaks ». Avez-vous des informations à ce sujet ? Savez-vous si la question a été posée lors d’un point presse ? Je vous remercie.»

Que s’est-il passé? il se tait et ment sur ordres!

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Didier Raoult, la chloroquine…

 

Trier le vrai du faux, le défi stimule le journaliste. Mais quand il le plonge dans l’hystérie, à l’épicentre des angoisses d’une société confrontée à une crise sans précédent qui révèle des antagonismes et des fractures béantes, l’exercice se révèle casse-gueule. Une mission impossible dont je ne suis pas sûr d’être sorti indemne.

Premier épisode : la France se prépare à prendre la vague du coronavirus sans le savoir, et sans s’en inquiéter.

Dans le monde d’avant, le virus est encore un sujet exotique. Chacun à mieux à faire, Didier Raoult aussi. Jusqu’à ce que tout bascule.

Par Olivier-Jourdan Roulot

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On peut citer le cas emblématique de François Pérol : après un passage par des cabinets ministériels, cet inspecteur des finances devient associé-gérant de la banque Rothschild en 2005, avant d’être nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée, en 2007. Sans transition, ce conseiller de Nicolas Sarkozy, en charge des affaires économiques, est promu en 2009 patron du groupe Banque populaire – Caisses d’épargne (BPCE). Si cette affaire a fait grand bruit, et a entrainé la démission de deux membres de la commission de déontologie ainsi qu’une plainte à l’encontre de François Pérol, d’autres parcours de pantouflage se font plus discrets. Comme ceux de Frédéric Oudéa, directeur de la Société générale, et de Pierre Mariani, ex-patron de Dexia, deux inspecteurs des finances devenus banquiers après avoir été conseillers de Nicolas Sarkozy. Parmi les inspecteurs des finances ayant exercé des responsabilités dans les banques ou assurances, on peut aussi citer Henri de Castries, ancien PDG d’Axa, Baudouin Prot et Michel Pébereau, anciens patrons de BNP, ou Xavier Musca, directeur du Trésor puis secrétaire général de l’Élysée, nommé quelques mois plus tard directeur général délégué du Crédit Agricole ! Et, bien entendu, l’inspecteur des finances Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires chez Rothschild devenu ministre puis élu Président de la République…

Autre cas flagrant de pantouflage problématique : l’inspectrice des finances Marie-Anne Barbat-Layani. Après avoir travaillé à la direction du Trésor (2002-2007), elle devient directrice générale adjointe du Crédit Agricole (2007-2010), puis sans transition encore, directrice adjointe au cabinet du Premier ministre François Fillon (2010-2012), pour lequel elle coordonne notamment les dossiers financiers et fiscaux ! Nommée Inspectrice générale des finances, elle revient ensuite dans le secteur bancaire, comme directrice générale de la Fédération bancaire française, le lobby des banques, et membre du conseil exécutif du Medef, à partir de 2014. Ils sont actuellement quatre inspecteurs des finances dans les cabinets ministériels de l’actuel gouvernement ou à l’Élysée, dont Gilles de Margerie, directeur de cabinet au ministère des Solidarités et de la Santé. Celui-ci était juste avant directeur général adjoint de la mutuelle Humanis, troisième groupe de protection sociale français (assurance santé, prévoyance et retraite complémentaire) – après avoir pantouflé au Crédit agricole et dans les banques d’affaires Lazard et Rothschild. Ce qui n’est pas sans poser question sur de potentiels conflits d’intérêts…

Des banquiers dans les instances de contrôle et de régulation de la finance

Plus grave encore : on retrouve certains de ces inspecteurs devenus banquiers à la tête des organismes de régulation financière. François Villeroy de Galhau, ex-directeur général délégué de BNP Paribas, est ainsi nommé en 2015 président de la Banque de France par François Hollande. Jean-Pierre Jouyet, directeur du Trésor de 2000 à 2004, prend la présidence de la banque Barclays-France en 2005, avant d’être nommé en 2008 président de l’Autorité des marchés financiers, le gendarme de la bourse ! Hubert Reynier, ancien dirigeant de BNP-Paribas de 1992 à 2000, occupe un poste à responsabilité au sein de l’Autorité des marchés financiers (AMF) jusqu’en 2009, avant de partir travailler au Crédit agricole. Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF à partir de 2012, a longtemps travaillé au Crédit Lyonnais puis à la banque Hervet et pour le groupe HSBC.

François Mongin

Dans le sens inverse, des gendarmes de la finance qui deviennent banquiers, on peut noter le cas de François Mongin : conseiller du Premier ministre Alain Juppé (1995-1997), puis responsables des Douanes, il est secrétaire général de Tracfin – organisme de lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale – de 2002 à 2007, date à laquelle il devient membre du comité exécutif d’HSBC France… banque impliquée dans l’affaire des Swissleaks et bien connue pour sa conduite exemplaire en matière d’évasion fiscale !

Alain Cadiou

Il y prend la succession d’Alain Cadiou, lui aussi inspecteur des finances, ancien responsable de cellule fiscale du cabinet du ministre de l’Economie, qui, après onze années passées à la banque Hervet, était lui aussi devenu le 6 décembre 2000 directeur général de la Douane française, (en remplacement de François Auvigne, devenu directeur de cabinet de la secrétaire d’Etat au budget Florence Parly) secrétaire général de Tracfin (2000-2002), avant de finir sa carrière deux ans plus tard à HSBC.

Rien que pour l’IGF, la liste est longue… Et pose une question très simple : cette porosité entre haute administration, banques et instances chargées de leur contrôle est-elle saine ? Ou est-ce plutôt un signe de plus de ce « capitalisme de connivence » qui ronge notre démocratie ?

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Inspecteur généraux des finances

 

François AUVIGNE
Didier BANQUY
Christophe BAULINET
Pierre BOISSIER
Philippe BOUYOUX
Bertrand BRASSENS
Frédéric BREDIN
Adolphe COLRAT
Bernard de COURREGE d’USTOU
François-Xavier DENIAU
Pierre DEPROST
Jean-Philippe DONJON de SAINT MARTIN
Benjamin DUBERTRET
Julien DUBERTRET
Philippe DUPUIS
Rodolphe GINTZ
Eric GISSLER
Henri HAVARD
Alexandre JEVAKHOFF
Danièle LAJOUMARD
Jean-Yves LATOURNERIE
Frédéric LAVENIR
Olivier LE GALL
Marie-Christine LEPETIT
Vincent LIDSKY
Martine MARIGEAUD
Bruno PARENT
Anne PAUGAM
Hélène PELOSSE
Anne PERROT
Jacques RAPOPORT
Jean-Louis ROUQUETTE
Julien SENEZE
André TANTI
Laurent VACHEY
Thierry WAHL
Claude WENDLING
François WERNER

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Inspecteurs des finances

 

Jonas ANNE-BRAUN
Taline APRIKIAN
Antoine ARMAND
Anne-Michelle BASTERI
François-Xavier BOELL
Louis-Philippe CARRIER
Jordan CARTIER
Julien CHARTIER
Vincent CONSTANSO
Louis de CREVOISIER
Sandra DESMETTRE
Valérie DESMOUCEAUX
Nicolas DUPAS
Orianne DUPRAT-BRIOU
Thomas ESPEILLAC
Céline FRACKOWIAK
Alban GENAIS
Florence GOMEZ
Ombeline GRAS
Philippe GUDEFIN
Christophe HEMOUS
John HOULDSWORTH
Quentin JAGOREL
Geneviève LALLEMAND-KIRCHE
Frédéric LEPAGE
Constance MARÉCHAL-DEREU
Louise MARIANI
Yves MATHIS
Cécile MAYSONNAVE
Vincent MENUET
Benoît MOURNET
Charles MURCIANO
Muriel PACAUD
Eric PARIDIMAL
Sébastien PIEDNOIR
Amaël PILVEN
Anne ROSSION
Jérôme SAULIÈRE
Sarah SAUNERON
Nicolas SCOTTÉ
Alexandre SINÉ
Laurent TRUPIN
Guillaume VANDERHEYDEN

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Nombre de contaminés
En différence sur une semaine, on observe une inflexion en Italie depuis le 26 mars, l’Espagne depuis le 31 mars et l’Allemagne depuis le 2 avril.
La France intègre le changement de méthodologie et la statistique n’est pas pertinente. La progression est toujours très rapide aux USA. Pour ne pas écraser l’échelle sur les pays européens, je l’ai positionné sur l’échelle de droite.

Nombre de décès
En différence sur une semaine, on observe que l’indicateur italien est stabilisé mais ne s’infléchit pas franchement. Cela pourrait venir compte tenu du décalage de près de 2 semaines entre contamination et décès. La situation espagnole semble plafonner. Le mouvement est haussier dans les autres pays.

Contaminés en % de la population
La situation espagnole est la plus préoccupante mais en différence sur une semaine, ce pourcentage progresse moins rapidement. Les profils en changement sur une semaine sont similaires à ceux du nombre de contaminés. Celle de la France est modifiée par le changement du système de comptage.

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Ils sont les visages connus! Mais combien de hauts fonctionnaires, énarques, inspecteurs des financeset autres cooptés invisibles pour le grand public ont une responsabilité aussi importante que ces personnages éphémères du monde des décideurs politiques.

Côté avantages, privilèges et salaires mirobolants d’ailleurs très souvent cachés, ces  hauts fonctionnaires inconnus’ ont accepté et préparé l’ensemble des mesures, lois et décrets qui ont amené le pays à ce que nous connaissons.

Nous payons grassement une bande de corrompus dénués d’intelligence et d’éthiques prêts à toutes les bassesses pour s’enrichir.

Cette caste de « serviteurs de l’État », n’assume jamais la moindre responsabilité et l’entre soi primant sur tout, l’erreur, voire l’incompétence, est toujours récompensé par une promotion.

Et, cette caste bienveillante pour tous ses membres les blanchit toujours de toutes responsabilités (‘4’ et ‘5’).

D’innombrables exemples depuis ces derniers décennies nous l’ont démontrés ***.

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*** Pour les incrédules, quelques liens:

 

1 – FRANCE (Cour des comptes): les DG de la douane française font voler les millions, pas les avions

2 – DOUANE FRANÇAISE: la coûteuse incompétence de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille dans la gestion de la flotte d’avions et de navires de la douane

3 – DOUANE FRANÇAISE: Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille ont jeté l’argent du contribuable par les fenêtres 

4 – DOUANE FRANÇAISE: Rodolphe Gintz couvre la gestion hasardeuse de ses prédécesseurs Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille

5 – DNRED (Douane Française): lettre ouverte aux douaniers

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Par Jean-pierre Rosenczweig

Apres coronavirus. J’ai le vague sentiment que le virus va réveiller la lutte des classes!

Les premiers de cordées sont à l’île de Ré quand les soutiers font tourner la baraque, sauvent des vies ou pourvoient aux besoins essentiels du pays ! La hiérarchie est relative !
En fin de partie, il va falloir réduire l’écart sur les feuilles de paie.
Les syndicats n auront pas grand mal à mobiliser, voire seront dépassés. La compassion et les applaudissements devront être convertis. Mieux, on devra admettre notamment à l’ hopital que les professionnels ont des compétences que les administratifs n’ont pas.
Bref le virus réveille Marx !

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Lettre ouverte à nos gouvernants et à nos élus

Pourquoi il faut absolument arrêter les éoliennes pendant la durée de la crise sanitaire

Nous avons tous lu ou entendu que la consommation française d’électricité avait chuté de 15 % ces dernières semaines. C’est encore plus aujourd’hui, autour de 20 à 25 % si l’on se réfère aux publications de RTE de ces derniers jours, comparées aux relevés d’avant la crise. Pourtant, un secteur se porte bien, comme s’en vante le PDG de NEOEN (producteur d’électricité d’origine éolienne) dans les Echos du 26 mars 2020. Cynisme ou peut-être inconscience de l’aveu qu’il fait là et de ce que cela signifie pour la société tout entière et l’intérêt général, il écrit : « grâce à nos contrats de long terme qui fixent le prix de vente de l’électricité produite dans nos centrales pour 10 ou 15, 20 ou 25 ans, on a du chiffre d’affaires qui rentre malgré la crise… ».  Or ce « chiffre d’affaires » est en réalité composé de subventions publiques à 70 % !

En effet, la loi impose à EDF l’obligation d’achat et d’entrée prioritaire sur le réseau des énergies dites renouvelables, donc de l’électricité produite par les éoliennes (et le solaire). Le prix d’achat est fixé par un tarif d’achat garanti (TAG) ou, depuis peu, dans le cadre d’appels d’offres qui assurent une rentabilité constante. La majorité des centrales éoliennes construites avant 2017 bénéficient du TAG de 82 euros/MWh, et les plus récentes d’un tarif d’environ 60 à 70 euros/MW/h, ce que nous avons maintes fois dénoncé car ces tarifs pèsent lourdement sur les finances publiques. La Cour des comptes dans son avis du 18 avril 2018 évalue à 121 milliards d’euros (hors appels d’offres offshore) à la charge de la collectivité, les engagements déjà pris vis-à-vis des exploitants de centrales éoliennes.  Chaque année la facture s’alourdit avec la mise en œuvre de la PPE.

La France est traditionnellement exportatrice nette d’électricité et le reste dans cette période particulière. Pour adapter la production à un hiver doux et, depuis ces dernières semaines, à l’effondrement de la consommation d’électricité due à la crise sanitaire du Covid-19, les centrales nucléaires ont été ralenties alors que les centrales éoliennes restent soumises aux caprices d’Eolequand le vent tourne, elles produisent – et pas forcément quand on en a besoin …

Production électrique par filière et prix spot de l’électricité au 30 mars 2020 (source Rte)

 

Ces dernières semaines, les exportations d’électricité sont systématiquement supérieures ou égales à la production éolienne alors que les prix spot de l’électricité ont subi une baisse spectaculaire qui concerne la France et tous ses voisins (voir tableaux ci-dessus). C’est ainsi que l’électricité achetée par EDF aux opérateurs éoliens au tarif de 60 à 82 euros/MWh est revendue à nos voisins à un prix n’excédant pas 20 euros/MWh en moyenne, voire négatif à certaines heures.

Import et export d’électricité au 30 mars 2020

On assiste donc à un phénomène particulièrement scandaleux et qui coûte à la collectivité « un pognon de dingue » : l’enrichissement des compagnies éoliennes tandis que la France s’enfonce dans la crise économique. Cette situation démontre tout à la fois l’inutilité de l’éolien, dont la production est intermittente et non flexible, et sa nocivité économique pendant la période de crise que nous vivons et qui peut revenir. L’on mesure également au passage combien l’éolien non pilotable, et cependant prioritaire d’accès au réseau, désorganise le marché de l’électricité. Nocif au plan environnemental, il est également nocif au plan économique. Les pertes cumulées qui en résultent sont donc colossales pour EDF et deviendront insupportables si le ralentissement général de l’économie se poursuit.

Chaque mois de confinement provoque en effet une contraction du PIB de l’ordre de 3 à 4%, le pays souffre mais les exploitants éoliens (jamais le mot n’aura été si adéquat pour les définir) n’en ont cure. Pour eux rien ne change et c’est ce qui leur importe. Les subventions dont bénéficie l’électricité éolienne – qu’EdF est obligée d’acheter même si elle n’en a pas besoin et au péril de son équilibre économique – ont augmenté de plus de 50% en 2 mois du simple fait de la baisse des prix de marché.

Le gouvernement doit immédiatement prendre une ordonnance afin de contraindre les exploitants éoliens à cesser leur activité jusqu’à la fin de la crise sanitaire. Les subventions qu’ils ont reçues jusqu’ici devraient leur permettre d’attendre des jours meilleurs …

La mise en œuvre de la PPE – réduction du nucléaire et montée en puissance des EnR – doit être repoussée à 2023 : les milliards ainsi récupérés (5 à 7 milliards/an) pourront alors devront être réaffectés en direction des secteurs indispensables à la collectivité et en premier lieu : les hôpitaux et les EHPAD, l’éducation, le soutien aux PME et aux indépendants …

IL FAUT ARRÊTER LES EOLIENNES POUR POUVOIR PILOTER LA PRODUCTION ELECTRIQUE

ET L’ADAPTER À LA SITUATION PENDANT LA CRISE SANITAIRE !

 

IL FAUT GELER LA MISE EN ŒUVRE DE LA PPE ET STOPPER L’ENRICHISSEMENT SCANDALEUX

DES EXPLOITANTS EOLIENS !

Patrice LUCCHINI

Président de l’association Vent mauvais

Co-secrétaire du collectif Toutes nos énergies-Occitanie environnement 

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VENT MAUVAIS  –  Association loi 1901 – Hameau de Cubserviès – 11380 ROQUEFERE

Membre du collectif Toutes nos énergies Occitanie-environnement

Adhérente à la Fédération environnement durable (FED)

contact@toutesnosenergies.fr

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Petit texte commandé puis refusé par un organe de presse. Pourtant rien de bien subversif.

Mon coefficient privilège déjà haut a triplé avec le confinement. J’habite seul, et dans un appartement petit mais aussi lumineux que son occupant. Et surtout je travaille chez moi. A l’immense chance coutumière d’éviter le métro à 7h s’ajoute désormais celle d’être soustrait à l’obligation, faite à bien des travailleurs à l’heure où j’écris ces lignes en chaussettes, d’occuper un poste exposé aux postillons de leurs congénères.

Corollairement, mon quartier est habité par des gens que leur gratitude vis-à vis de l’ordre social qui les gratifie dispose à la civilité. Ils ne s’étripent pas au supermarché, respectent le mètre de distance dans la queue de la pharmacie, toussent dans leur coude, ne trafiquent pas les masques. Je suis donc autant à l’abri qu’il se peut en ces temps où l’abri est cher.
Qu’est ce qu’un privilégié? Quelqu’un qui ne subit pas, ou subit peu, le monde physique. La hauteur de la place d’un individu sur l’échelle des privilèges est inversement proportionnelle au nombre de fois par jour où le monde physique s’impose à lui.

Un privilégié ne subit pas la pluie, puisqu’un Uber l’attend déjà. Il ne subit pas les effluves de nourriture grasse d’une famille pauvre, puisqu’il voyage en première classe ; ni celle des toilettes dont il sous-traite l’entretien à une femme de ménage malienne. Il subit peu son corps : ne subit pas la faim, connait peu le froid, ne souffre jamais longtemps des dents. Il subira la mort et ses préliminaires mais pas tout de suite, plus tard, pour l’instant il diffère, il repousse, il tient à distance. Il n’a pas attendu le Corona pour pratiquer la distanciation. Son aisance matérielle lui est le plus efficace des gestes barrière.
Son aisance matérielle le protège de la matière.

On parle de son égoïsme, mais égoïsme n’est jamais le bon mot. Les faits moraux sont des faits de sensibilité, et les faits de sensibilité des faits sociaux. Les quartiers populaires sont parfois appelés quartiers sensibles. Symétriquement devrait-on appeler les quartiers bourgeois quartiers insensibles. Ce ne serait pas une notation morale mais spatiale. Une affaire de distance. Le privilégié n’applaudit les prolétaires soignants qu’en temps de crise parce que le reste du temps, il ne les croise pas. Il ne les voit pas suer, ne les entend pas souffrir. Son abondance de biens se paye de cette pauvreté en perception.

Une crise, qu’elle soit de foie ou financière, a ce bénéfice de rendre sensible ce qui ne l’était pas – le foie, la viralité de la finance. Le virus en cours touche majoritairement les pauvres, mais il a la bonté oecuménique d’affecter voire d’infecter quelques riches. Au privilégié, le réel soudain s’impose. D’abord par un ensemble de contraintes légales : rester chez soi, écourter ses footings, supporter ses enfants dont hier encore une nounou congolaise le soulageait, être acculé à un épique exode vers sa résidence secondaire de Normandie ou du Pays basque. Mais aussi par les canaux d’information qui, soudain épris de réel, explorent les mille ramifications de la situation, révélant au privilégié des pans entier du corps social. Il découvre ou redécouvre que son espace n’est indemne de matière que parce que chaque jour une chaine de gens, caissières, manutentionnaires, éboueurs, dépanneurs, soudeurs, maçons se la coltine à sa place. Il découvre ou redécouvre qu’il ne mange des fruits que parce que des gens les cueillent, ramassent, portent, transportent, livrent sur son palier. Il le redécouvre parce que l’actuelle limitation des déplacements crée une pénurie de bras dans ce secteur. C’est souvent par la négative, quand le travailleur manque à sa place invisible, que le privilégié réalise son existence.

L’inflation sensible que le privilégié connait ces jours ci durera-t-elle au-delà du confinement ? Dans cet élan oeuvrera-t-il a rematérialiser sa vie ? Sa sensibilité mutante provoquera-t-elle une mutation politique? Je n’y mettrais pas ma main à couper. Il en faut plus pour qu’un riche en vienne à passer par le chas d’une aiguille. Mais du moins puis-je espérer que, pendant quelques mois, quelques semaines, quelques jours avant la replongée dans l’insensible, le riche allergique aux discours contre le capitalisme, contre l’aberrante circulation de la marchandise tracée par la course aux profits, soit un peu moins agressivement prompt à les réfuter.

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