CORONAVIRUS (France đŸ‡«đŸ‡·): entre rĂ©volution et vĂ©ritĂ©

Publié: 19 mars 2020 dans Informations gĂ©nĂ©rales

Par Juan Branco

Crise mondiale de la souveraineté.

Les institutions tremblent, et supplient les populations de les sauver. N’oubliez jamais, dans les larmes et les frissons que cette pĂ©riode va enclencher, dans l’admiration que l’on vous demandera de vouer Ă  ceux qui vous auront « sauvĂ©s » que ce sont les larmes de nos dominants que vous serez entrain de verser. Pleurs d’un systĂšme aux abois, qui cherche Ă  les incruster dans votre chair, afin de vous rappeler Ă  votre condition de sujets, et vous faire oublier qu’Ă  cet instant lĂ , c’Ă©tait son Ăąme et non la vĂŽtre qui menaçait de pĂ©ricliter.

Le risque n’est pas individuel.

VoilĂ  ce qu’on ne cesse de nous rĂ©pĂ©ter. L’immense majoritĂ© d’entre nous sera prĂ©servĂ©e, et l’Ă©pidĂ©mie de grippe qui suivra fera dix fois plus de morts, « si tout est bien gĂ©rĂ© ». Et voilĂ  pourtant que nous ne cessons de trembler, faisant pleuvoir les procĂšs en irrationalitĂ© contre ceux qui s’inquiĂštent, et en irresponsabilitĂ© contre ceux qui ne seraient « pas assez mobilisĂ©s ».

Comment l’expliquer ?

Tout simplement en rĂ©vĂ©lant que ce qui se joue en cette crise, c’est un dĂ©placement du politique de l’Etat vers la sociĂ©tĂ©. Et que ce que cela rĂ©vĂšle, c’est les rapports de domination que les institutions nous imposent, et qui nous amĂšnent Ă  incorporer, littĂ©ralement, les sentiments de nos dominants, sans ne jamais conscientiser notre condition de sujet.

Explicitons.

Le risque n’est pas individuel, rĂ©pete-t-on. Cela ne veut dire qu’une chose: que ce n’est pas nous, directement, mais les institutions qui sont menacĂ©es. Et que si nous sommes menacĂ©s, par ricochet, ce n’est qu’en ce que nous dĂ©pendons, que nous nous sommes soumis Ă  ces institutions qui menacent d’effondrement. VoilĂ  pourquoi le coronavirus fait, tout lĂ -haut trembler. Non pas parce que nous mourrons. Mais parce que cela menace de les faire pĂ©ricliter. VoilĂ  pourquoi chĂŽmages et retraites peuvent ĂȘtre prĂ©servĂ©es, monnaie pleuvoir, promesses dĂ©border, alors que nous Ă©tions jusque lĂ  avec une immense morgue traitĂ©s.

Parce qu’ils ont peur d’ĂȘtre lĂąchĂ©s. Et non pas que l’on meure – mais qu’ils se trouvent, dans la foulĂ©e, Ă  la hache dĂ©coupĂ©s.

Le peuple n’est pas habituĂ© Ă  ce qu’on lui offre soudain ce qu’il avait cessĂ© de rĂ©clamer. Il se mĂ©fie Ă  raison lorsque des consignes le poussent Ă  s’écarter du soleil tout en l’incitant Ă  aller voter, et lorsqu’un PrĂ©sident et ses affidĂ©s prĂ©tendent le faire au nom d’une idĂ©e – la dĂ©mocratie – qui ne semble tenir que lorsqu’elle sert Ă  les consacrer.

Lorsqu’il voit la carotte maniĂ©e bien plus fort que le bĂąton, par celui qui jusqu’alors trouvait jouissance Ă  affirmer sans entraves son autoritĂ©, il plisse les yeux.

Quelle est donc la raison de ces sollicitudes qui l’enserrent soudainement ? Seraient-ils à ce point en danger ?

En coulisses, s’agite un monde auquel, il le sait, personne ne lui donne accĂšs. OĂč les mĂ©dias se contentent maintenant de rĂ©colter des paroles intĂ©ressĂ©es, sans ne plus chercher Ă  trouver la vĂ©ritĂ©. Il sait qu’on lui ment, tout le temps, et que personne n’est lĂ  pour l’aider Ă  dĂ©celer ce qui est rĂ©ellement entrain de se jouer. Qu’il n’a dĂšs lors face Ă  lui que des surfaces, des masques de personnages qui peuvent Ă  tout moment chercher Ă  le manipuler, et dont il faut d’instinct se mĂ©fier. Les enjeux de ces lieux, de ces palais si Ă©cartĂ©s de sa rĂ©alitĂ©, ne peuvent que lui Ă©chapper. Et il sait trop bien Ă  quel point ses intĂ©rĂȘts sont Ă©loignĂ©s de ceux qui sont chargĂ©s de le « dominer ».

Alors, lorsqu’on lui demande d’incorporer, littĂ©ralement la prĂ©occupation de l’institution, en adoptant des comportements qui pourraient « sauver la population », une premiĂšre rĂ©ticence naĂźt.

Le peuple ne l’entend pas, n’y croit pas, Ă  ce pouvoir qui fait mine de s’y intĂ©resser, et dans un premier temps, ne rĂ©agit pas. Il faut le menacer, le rabrouer, s’y reprendre Ă  plusieurs fois pour enfin imposer une prĂ©caire obĂ©issance, sous la crainte de la trique, Ă  partir de laquelle la pensĂ©e naĂźt.

Car dans la solitude de ses appartements, le peuple comprend que ce qu’on lui dit tient en les mots qui viennent de lui ĂȘtre adressĂ©s, et l’intensitĂ© avec laquelle ils ont Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ©s: le devenir rĂ©side dans sa capacitĂ©, et sa volontĂ©, Ă  cesser de se toucher et de se parler.

Disons le plus clairement, en éliminant les propositions subordonnées : le devenir tient en notre volonté, en notre capacité à nous organiser.

Et il comprend immĂ©diatement que cela veut dire que le pouvoir, de ce fait, d’antan si dominant, se trouve Ă  ses pieds, et voie sa survie entre ses mains et ses muqueuses placĂ©e.

Plongez en mes yeux et croyez ce qui vient : c’est pour votre bien que je vous demande de vous distancer. VoilĂ  ce que M. Macron disait, alors qu’il ne craignait la veille de couper les budgets d’hĂŽpitaux effondrĂ©s, tandis que sa femme, en plein coeur de l’Ă©tĂ©, allait en un hĂŽpital privĂ© se faire soigner.

Plongez en mes yeux et croyez ce qui vient : c’est en tant que sociĂ©tĂ© et individus que vous concernĂ©s, et que j’appelle Ă  « votre responsabilitĂ© ».

Fascinant renversement de la souveraineté, qui montre soudain leur précarité. Eux qui faisaient profession de ne dépendre de rien, commencent à nous supplier.

Fascinant pouvoir qui nous est soudain octroyĂ©, et que les sursauts de paternalisme de M. Macron, tout Ă  sa tentative de « responsabilisation » matinĂ©e de culpabilisations, car nous ne l’aurions pas assez Ă©coutĂ© ! ne masqueront pas : ce n’est, pour la premiĂšre fois, pas que notre devenir, mais aussi le leur, qui se trouve soudain entre nos mains.

C’est cela la leçon, au-delĂ  de la pĂ©ripĂ©tie, des drames et des larmes que cette pĂ©riode va susciter. L’inquiĂ©tude qui aujourd’hui s’est dissĂ©minĂ©e, fait trembler partout en France des malades et leurs proches, isole les plus fragiles, saccage les vies et prĂ©pare une vague de misĂšre dont il se peut bien qu’elle soit la derniĂšre, est le fruit de leur, et non de nĂŽtre irresponsabilitĂ©.

Imaginez un instant qu’elle leur soit attribuĂ©e. Et que ce ne soit pas aux uns les autres que nous nous l’attribuions, mais Ă  un pouvoir, non du fait de son malfaire, mais de son principe, que nous la retournions.

Imaginez que l’on dĂ©couvre la rĂ©alitĂ©, Ă  savoir que nous ne sommes menacĂ©s que parce que nous appartenons Ă  ces institutions qui produisent le mal dont elles prĂ©tendent nous sauver, qui se trouvent incapables de rĂ©pondre Ă  nos besoins. Imaginez que nous dĂ©couvrions que c’est parce que nous nous sacrifions pour eux, que nous nous soumettons, que nous sommes leurs sujets, qu’il nous faut craindre. Que tout cela aurait pu ne pas, et pourrait, ne plus exister, si d’eux nous nous trouvions dĂ©barrassĂ©s.

Que ce n’est pas pour nous protĂ©ger de l’alĂ©a et du danger – ce pourquoi nous les Ă©lisons, payons, finançons, Ă©coutons et obĂ©issons – mais pour les protĂ©ger qu’il nous est demandĂ© de nous confiner, de nous taire, de les regarder et de trembler.

Que nous sommes arrivĂ©s Ă  un stade oĂč, une fois cette crise finie, nous pourrons, en toute lĂ©gitimitĂ©, nous en dĂ©barrasser. Imaginez vous que tous ces gens lĂ  ne soient paniquĂ©s qu’Ă  l’idĂ©e d’une perte de fonction, que nous commencions Ă  trouver plaisir au fait de jouir du pouvoir comme ils le faisaient, dĂ©cidant peut-ĂȘtre, par caprice, de ne pas les Ă©couter, pour voir, comme ça ce que ça ferait. Pour voir si, comme ça, d’un mouchoir ou d’une toux mal masquĂ©e, ils tomberaient. De commencer Ă  jouer avec leur destin comme ils le font avec les nĂŽtres.

De leur montrer ce que ça fait.

VoilĂ  l’explication du hiatus irrĂ©soluble qui semble persister en nous, incapables de comprendre pourquoi d’un cĂŽtĂ© l’on en fait tant – alors que tant de morts chaque annĂ©e emportent les nĂŽtres, de la grippe la plus banale au suicide le plus social, en des quantitĂ©s incomparables et bien plus facilement Ă©vitables – ; et pourquoi de l’autre cĂŽtĂ© l’on sent une telle urgence Ă  en effet se protĂ©ger.

Ce hiatus est le fruit de ce paradoxe qui fait que l’espace politique et mĂ©diatique, prĂ©tendant s’adresser Ă  nous en tant qu’ĂȘtres sensibles et libres, ne parle en fait qu’à des sujets. Sujets, et non serfs, d’institutions que nous avons construits, dont ils se sont saisis, et dont le fondement – celui de la croyance et de l’adhĂ©sion, de l’obĂ©issance – vacillent Ă  cet instant. Institutions nous dĂ©pendons secondairement. Non pour nous protĂ©ger d’un virus – cela, seulement marginalement – mais pour prĂ©server une sociĂ©tĂ© qu’ils ont pillĂ© au point oĂč elle menace, maintenant, sur nous, de s’effondrer. D’oĂč l’ambivalence. D’oĂč l’hĂ©sitation. D’oĂč les contradictions. Entre pleurs et dĂ©sir de transgression.

Pourquoi l’urgence s’est-elle transmise Ă  la population, lĂ  oĂč naturellement, en un systĂšme westphalien, elle aurait dĂ» rester concatĂ©nĂ©e, avant d’ĂȘtre traitĂ©e, au sein de l’Etat ?

Parce que l’Etat est dĂ©bordĂ©. Parce que l’Etat n’a pas fait ce qu’il devait. Parce que l’Etat, prĂ©venu depuis janvier, n’a pas commandĂ© masques et tests, n’a pas recrutĂ© de personnel mĂ©dical, revalorisĂ© les salaires, commandĂ© des machines, construit des hĂŽpitaux prĂ©parĂ© l’aprĂšs. Parce que l’Etat, trop soumis Ă  l’existant – c’est-Ă -dire aux intĂ©rĂȘts – n’a pas arbitrĂ© en faveur des populations mais de ceux qui le dominaient, nous exposant.

Et que se passe-t-il lorsque l’Etat, crĂ©ature Ă©trange censĂ©e nous prĂ©server, ainsi se trouve exposĂ© ? Il nous rend notre libertĂ©, et expose ses dirigeants Ă  la cruautĂ©. C’est la leçon de Hobbes, et de toute la thĂ©orie qui a fondĂ© notre modernitĂ©. Car quelle est la premiĂšre question que tout sujet pensant se pose intuitivement ? Celui du sens des sacrifices qu’il consent quotidiennement Ă  l’Etat, en termes d’impĂŽt, de libertĂ©, de personnalitĂ©, depuis des annĂ©es, pour obtenir en Ă©change qu’il soit protĂ©gĂ© de l’alĂ©a et du danger.

Que pensera le sujet d’un Etat qui en est rĂ©duit Ă  le prier de bien se comporter pour protĂ©ger sa souverainetĂ© – et non celle de son sujet ?

Et oĂč menacerait de basculer le pouvoir, si jamais le systĂšme tout entier dĂ©faillait ? Si ces hopitaux si chĂšrement payĂ©s n’Ă©taient plus en mesure de soigner qui que ce soit, d’un fait d’une Ă©pidĂ©mie dont nos dominants n’auraient su nous protĂ©ger ?

Que se passera-t-il lorsque demain la sociĂ©tĂ© dĂ©couvrira qu’elle aura Ă  payer pour tous les dĂ©gĂąts que nos impĂ©trants ont causĂ©, et qu’ils font mine, aujourd’hui de nous distribuer, Ă  coups d’annonces militaires, qui sur nous demain viendront Ă  nouveau Ă  peser ?

VoilĂ  pourquoi la soudaine humilitĂ©. VoilĂ  pourquoi soudain l’importance donnĂ©e Ă  la solidaritĂ©, Ă  la gĂ©nĂ©rositĂ©. A notre nous. VoilĂ  pourquoi les milliards qui, du ciel, semblent tomber.

Non le fruit d’une rĂ©vĂ©lation soudaine en nos dirigeants de ce que la vie humaine contient de prĂ©ciositĂ©, mais la conscience aigue que leur destin est entre nos mains, qu’il importe au plus vite de nous subjuguer, pour s’éviter de tomber.

Et pourquoi continuons-nous à adhérer ?

Non pas pour nous sauver – puisque nous le savons, dĂšs qu’un instant de luciditĂ© nous reprend, que nous ne serons pas exposĂ©s. Non pour les sauver. Mais parce que nous tenons trop Ă  ce qu’ils ont saccagĂ©. A ce sentiment d’humanitĂ© et d’altĂ©ritĂ© qui nous feraient demain potentiellement responsables, mĂȘme marginalement, en une fable levinassienne, d’une mort d’autrui que eux n’ont jamais hĂ©sitĂ© Ă  provoquer. Parce que nous ne voulons pas mĂȘme de cette infime responsabilitĂ©. Nous ne voulons pas devenir eux. Nous ne voulons pas participer Ă  un massacre qu’ils ont fabriquĂ©. Car nous le savons, nous: ce qu’ils haĂŻssaient et prĂ©tendent soudain aimer est le fruit de nos sacrifices, et de ceux de nos anciens, de ces annĂ©es de privation et de contention, de conformation Ă  un ordre existant pour obtenir cette sĂ©curitĂ© et de partagĂ© que par leur imprĂ©voyance et leur insignifiance, ils menacent de dĂ©vaster. Un sacrifice infligĂ© Ă  soi, Ă  tout instant, qui a donnĂ© naissance Ă  un enfant qu’ils ont cherchĂ© Ă  dĂ©pecer, et Ă  retourner contre ceux qui l’avaient conçu.

Nous nous accrochons au ça, Ă  cet intangible qui s’appelle communautĂ©, dont nous ne nous sommes jamais dĂ©tachĂ©s, et qu’ils n’ont jamais fait que piller pour servir des tiers, avant maintenant, soudain, de s’en rĂ©clamer, lorsqu’ils craignaient de perdre l’accĂšs Ă  ces ressources que nous leurs avions confiĂ©es.

Ceux qui leur importent ne sont pas les 1% qui mourront.
Ceux lĂ  ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ  contingentĂ©s, absorbĂ©s, justifiĂ©s. Mais les 99% qui pourraient demain se rĂ©volter, en le nom et l’honneur de ceux qui sont tombĂ©s, mais aussi parce qu’ils auront Ă©tĂ© forcĂ© d’eux-memes se protĂ©ger.

Ils ont peur de nous.

VoilĂ  ce que le coronavirus nous aura fait gagner. Ils ont peur de nous, et il ne tient qu’Ă  nous de maintenant les renverser.

Faut-il se rĂ©jouir de ce brutal renversement, alors que des centaines de milliers de personnes en mourront ? Non point. Nous voilĂ  Ă  devoir, par gestes « citoyens », intĂ©grer des contraintes que nous avions dĂ©lĂ©guĂ© au sein de l’institution. Cela nous donne un grand pouvoir. Cela nous fait dĂ©couvrir la sensation du pouvoir. C’est de la jouissance que cela peut susciter qu’il faut se protĂ©ger, de cette jouissance que l’Etat cherche Ă  censurer en donnant l’apparence de la commander.

Mais que personne ne s’y trompe. RĂ©pĂ©tons-le. Martelons-le : pour la premiĂšre fois de l’histoire, c’est eux qui dĂ©pendent de notre volontĂ©. C’est eux qui ressentent la vulnĂ©rabilitĂ© de celui qui s’apprĂȘte Ă  ĂȘtre dĂ©bordĂ©. C’est leur survie qui dĂ©pend de notre dĂ©sir, d’accepter ou non d’ĂȘtre commandĂ©s. Nous sommes en position d’insurrection et de renversement. A nous de leur donner une leçon d’intĂ©gritĂ©. En prenant acte de leur dĂ©fonction et de leur incapacitĂ©, du risque insigne qu’ils font peser Ă  nos anciens et plus exposĂ©s. De la caducitĂ© de leur pouvoir. Et de ne pas utiliser cette position, pour, dĂšs aujourd’hui, les dĂ©vaster en exposant ceux d’entre nous qui pourraient s’en trouver affectĂ©s.

A nous cependant aussi de prendre conscience, et de ne jamais oublier, que c’est bien contre et malgrĂ© eux que nous aurons Ă©tĂ© sauvĂ©s, et qu’eux-mĂȘmes l’auront Ă©tĂ© de notre fait. Que le moindre geste « irresponsable » de notre part, aurait pu les faire tomber. Que les morts que nous aurons Ă  pleurer seront de leur fait, et celles qui ne le seront pas, de notre fait.

Sentez un instant le pouvoir que vous avez. Et refusez-vous Ă  cette satisfaction qui d’eux nous a tant dĂ©goĂ»tĂ©s. Nous ne leur avons arrachĂ© cette force que parce qu’ils se sont montrĂ©s incapables d’exercer celle qu’ils nous avaient enlevĂ©, menaçant de ce fait l’ensemble de la sociĂ©tĂ© – car c’est bien tous ceux qui un jour auraient besoin de soins, et non les porteurs du virus, qui se trouvent aujourd’hui exposĂ©s.

Nous les porteurs du virus sommes aujourd’hui une grenade dĂ©goupillĂ©e. Sachons demain nous en souvenir pour, de ces ĂȘtres dĂ©sincarnĂ©s, dĂ©finitivement se dĂ©barrasser. Demain, avec la fiertĂ© du regard qui saura qu’il ne se doit qu’à lui-mĂȘme et Ă  ses frĂšres de s’en ĂȘtre tirĂ©, Ă  nous et Ă  ceux qui auront fait au quotidien fait les sacrifices nĂ©cessaires pour se substituer Ă  un Etat et des institutions qui nous auront abandonnĂ© aprĂšs avoir fĂ©condĂ© un monstre que la mondialisation aura propagĂ©, apprĂȘtons-nous Ă  de nouvelles naissances, de celles qui couronnent les anarchistes et font oublier ministres et banquiers n’ayant pris le pouvoir que pour servir leurs intĂ©rĂȘts, achevant ainsi notre libertĂ©.

Demain, l’ùre de l’antisouverainetĂ©.

Un temple oĂč la vĂ©ritĂ© et le pouvoir s’accoupleront, et oĂč l’on ne craindra plus d’ĂȘtre, par d’obscurs virus nĂ©s des trĂ©fonds d’un systĂšme politique et Ă©conomique en perdition, et des incapables qui s’y sont accolĂ©s plutĂŽt que de faire progresser l’humanitĂ©, contaminĂ©s.

Se protéger, pour, demain, les remercier de nous avoir sauvés ? Non.

Se protéger pour les voir demain tomber.

Et ne plus jamais, d’eux, n’ĂȘtre les sujets.

Eux qui nous ont tant mĂ©prisĂ©, eux qui se retrouvent maintenant, misĂ©rables, Ă  supplier ces « riens » que de haut ils regardaient

Eux qui continuent Ă  nous laisser nous entasser, pour peu que l’on reste matiĂšre Ă  exprimer, sans nous laisser mĂȘme nous enterrer

Eux qui ont laissé le mal et la mort nous enserrer, écoutons les et entendons les.

Faisons ce qu’ils nous ont demandĂ©.

ProtĂ©geons les nĂŽtres de leurs mains et de leurs regards. Du contact qu’ils tenteront de nous imposer. Qu’ils cherchent dĂ©jĂ , de visite prĂ©sidentielle en allocution ministĂ©rielle, Ă  nous imposer.

Ne les laissons plus nous approcher. Et ne les laissons plus jamais nous Ă©carter.

Nous venons de commencer à lutter. Et ce sont eux qui nous ont armés.

PS : Texte paru originellement en ce jour dans le journal portugais Correio da manha, qui a annoncĂ© que j’étais infectĂ©, dĂ©duisant de mes symptomes ce qui ne pouvait ĂȘtre prouvĂ©.

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commentaires
  1. k.e guillon dit :

    Et aprĂšs cela, vous me direz que vous ne voulez pas dĂ©couvrir la seule antidote qu’est « Organigramme-Nations ». Force sera alors de constater que nous ne vivons pas sur la mĂȘme planĂšte et que vous vous complaisez dans vos misĂšres (sans elles vous seriez comme le con-finĂ© qui ne sait plus quoi faire de ses longues journĂ©es 
.)

    MĂȘme l’Adolf de la Platz n’aurait songer Ă  assigner tout un pays Ă  domicile
. Macron-corona l’a fait (la grippe Espagnole de 1920 – commencĂ©e dans les tranchĂ©es – a dĂ©cimĂ© 5% de la population, plus que les 4 ans de guerre. La corona Macron, mĂȘme source H1N1, partie de Hunan, elle aussi en est dĂ©jĂ  Ă  66,6 % de la population dĂ©cimĂ©e de mort lente Ă©conomique
).

    Le Français tricard chez lui
.
    On va pouvoir chercher les perles confinées de nos garde-chiourmes patentés de porter le masque
.
    PrĂ©venez monsieur le PrĂ©sident que quand le Peuple s’éveillera rĂ©ellement, ses porte-flingues, ses second couteaux et ses exĂ©cuteurs de basse-oeuvres, auront tous intĂ©rĂȘt Ă  prendre leur retraite sans droit de retrait de leurs avantages. L’indignitĂ© se passe davantage
. et d’avanatges .

    20/03/2020 – https://wp.me/p4Im0Q-3xC
    – « Le journal, pas une denrĂ©e vitale
 » ! La connerie non plus. Et dire que cela verbalim Ă  tout va, certainement sans masque mais sous X. Que c’est beau l’impunitĂ© grippale ! Quand la France se torchera au QI, elle sera prĂ©sidente. Il faut dire qu’elle n’est que fliquette, on comprend pourquoi.

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