MALI đŸ‡ČđŸ‡±: un trĂšs fort potentiel en lithium, nouvel enjeu majeur du Sahel ?

Publié: 1 dĂ©cembre 2019 dans Informations gĂ©nĂ©rales

Les faits sont tĂȘtus. Alors que nous laissions entendre prĂ©cĂ©demment que le conflit qui frappe le Mali depuis dĂ©jĂ  de nombreux mois pourrait encore une fois avoir de forts relents de course effrĂ©nĂ©e pour se procurer hydrocarbures et ressources miniĂšres dont le pays regorge, des informations semblent confirmer nos dires. Avec un nouvel enjeu : le lithium. Une « denrĂ©e » recherchĂ©e Ă  l’heure actuelle, cette matiĂšre premiĂšre rentrant dans le processus de fabrication des batteries ion-lithium pour voitures Ă©lectriques ou tĂ©lĂ©phones portables.

Blenheim Natural Resources a ainsi annoncĂ© mercredi que d’autres explorations allaient commencer sur ses permis d’exploration de lithium au Mali suite Ă  des indications “positives” de la reconnaissance initiale sur le terrain.

Blenheim a indiquĂ© que 53 Ă©chantillons ont Ă©tĂ© prĂ©levĂ©s, 16 d’entre eux confirmant des niveaux Ă©levĂ©s d’oxyde de lithium. Selon lui, cela dĂ©montre le potentiel de la zone pour obtenir de meilleurs rĂ©sultats en profondeur ou le long de la grĂšve.

Ces travaux, comprenant une cartographie systématique et un échantillonnage, ont été effectués sur 4 permis de lithium dans le sud-ouest du Mali par Sahara Mining Services. Blenheim détient des participations dans les 4 permis par le biais de ses participations dans Xantus et Nashwan Holdings.

Le programme de travail planifié permettra de réaliser des échantillons sur 90% de la zone du permis à fort potentiel, à la recherche de minéralisation sous-terraine. Les travaux initiaux couvraient quant à eux moins de 5% des roches affleurantes disponibles. Blenheim a par ailleurs déclaré que Sahara Mining devait commencer le travail de suivi au premier trimestre de 2018.

  • Blenheim confiante sur le potentiel de l’Afrique de l’Ouest en lithium

A cette occasion, le prĂ©sident de Blenheim, Chris Ells a indiquĂ© : “nous sommes satisfaits des progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans les projets de lithium en Afrique de l’Ouest et de ces derniers rĂ©sultats qui confirment le potentiel des projets ». Selon lui, il est « encourageant de constater que des valeurs anormales de lithium ont Ă©tĂ© obtenues dans plusieurs sites Ă©chantillonnĂ©s.”

“Nous sommes donc optimistes quant au potentiel futur des intĂ©rĂȘts de lithium de Blenheim en Afrique de l’Ouest alors qu’ils progressent actuellement vers la prochaine Ă©tape des travaux d’exploration ».”

  • D’autres projets prometteurs de lithium au Mali

A noter que ces licences sont situĂ©es Ă  moins de 40 kilomĂštres d’autres projets ayant permis de dĂ©couvrir des quantitĂ©s importantes de lithium au Mali, notamment le projet Bougouni de Kodal Minerals, sociĂ©tĂ© cotĂ©e Ă  Londres.

Alors que dĂ©jĂ , en janvier 2013 , nous indiquions que le Mali est un pays riche en pĂ©trole, en gaz et en mines d’or
 richesses qui pourraient d’ailleurs ĂȘtre Ă  l’origine des tensions actuelles, le pays se rĂ©vĂšle Ă©galement riche en lithium.
Ainsi, en fĂ©vrier 2017, nous indiquions ici-mĂȘme que selon les rĂ©sultats d’une Ă©tude exploratoire rĂ©alisĂ©e par son propriĂ©taire, la sociĂ©tĂ© miniĂšre Birimian , le coĂ»t du projet de lithium – dĂ©nommĂ© alors Bougouni – avait Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă  83,4 millions de dollars. Le projet – renommĂ© par la suite Goulamina pour Ă©viter toute confusion avec d’auters projets et ĂȘtre au plus proche des rĂ©alitĂ©s gĂ©ographiques – couvre une superficie de 295 km2, dans une rĂ©gion situĂ©e dans le Sud du Mali, pays ou l’entreprise miniĂšre australienne dĂ©tient Ă©galement deux projets aurifĂšres, Massigui et Dankassa.

A cette date, Birimian indiquait que le dĂ©veloppement du projet de Goulamina serait rĂ©alisĂ© en deux Ă©tapes, sur une durĂ©e globale de 13 ans. 47,2 millions dollars seront affectĂ©s Ă  la rĂ©alisation de la premiĂšre phase, une exploitation Ă  ciel ouvert d’une capacitĂ© de production annuelle d’un million de tonnes. La deuxiĂšme phase sera dĂ©diĂ©e quant Ă  elle au traitement du minerai par une usine de sĂ©paration en milieu dense.

«Les rĂ©sultats de l’étude exploratoire confirment le potentiel remarquable de notre projet de lithium » dĂ©nommĂ© encore alors Bougouni puis devenu Goulamina, avait alors dĂ©clarĂ© Kevin Joyce, DG de Birimian. Ajoutant : “il s’agit de l’un des plus grands projets Ă  haute teneur en lithium au monde et nous continuons Ă  nous concentrer sur l’accĂ©lĂ©ration de son dĂ©veloppement”.

En novembre 2016, la compagnie miniĂšre Kodal Minerals avait quant Ă  elle conclu un accord avec la sociĂ©tĂ© Minefinders, en vue d’acquĂ©rir une participation de 90% dans le projet de lithium Diendio, situĂ© dans le Sud du Mali. Le projet couvre une superficie de 109 km2 et comprend trois concessions, Diendio Sud, Diossyan Sud et Manankoro Nord. La transaction Ă©valuĂ©e Ă  65 000 dollars sera payĂ©e en deux tranches, la clĂŽture Ă©tant planifiĂ© pour novembre 2017.

  • PrĂ©sence militaire dans l’intĂ©rĂȘt du « bien commun »

Le 14 janvier 2017, le Président François Hollande, en visite officielle au Mali, avait prévenu quant à lui que la présence militaire française au cÎté de forces maliennes pour leur formation et la lutte contre les groupes djihadistes présents dans le pays serait longue.
“Nous resterons ici, au Mali, dans le cadre de l’opĂ©ration Barkhane tant que les pays africains – et il n’y a pas que le Mali – en dĂ©cideront”, avait alors dĂ©clarĂ© le chef de l’Etat français lors de la confĂ©rence de presse de clĂŽture du 27e sommet Afrique-France. ”Notre objectif est de former les armĂ©es africaines” pour qu’elles assurent leur mission, Ă  savoir “mettre en sĂ©curitĂ© la zone sahĂ©lo-saharienne”, avait-t-il poursuivi. Il semble en effet nĂ©cessaire le prĂ©ciser 
 le but ultime pouvant ne pas ĂȘtre aussi clair que cela.

Le prĂ©sident malien avait alors jugĂ© pour sa part que l’opĂ©ration Barkhane “en son temps et encore aujourd’hui rĂ©pond Ă  un besoin, non seulement du Mali, du Sahel mais aussi de l’Europe et du monde”. ”Il y a donc aujourd’hui des situations qui justifient cette coopĂ©ration entre la France et nos armĂ©es”, avait-t-il soulignĂ©, ajoutant que “bien sĂ»r” les troupes “resteront le temps qu’il faudra pour notre bien commun”. Reste Ă  dĂ©terminer l’ampleur voire mĂȘme le contenu de ce « bien commun ».

Sources : Alliance News, Agence ecofin, Birimian, AFP

Elisabeth Studer – 4 fĂ©vrier 2018 – http://www.leblogfinance.com

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