Archives de 27 septembre 2019

Nommé en mai, Jérôme Fournel, le nouveau patron de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), prend des allures de faiseur de roi à Bercy, dans un contexte de vaste recomposition des têtes de pont du ministère. Ex-conseiller de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin, Jérôme Fournel mobilise des réseaux politiques cultivés à droite et dans la haute administration, pour mieux imprimer rapidement sa marque aux finances publiques.

Ses antennes à Bercy

En prenant la tête de la DGFIP, Jérôme Fournel a réalisé un joli coup politique en passant du cabinet du ministre du budget à la tête de cette puissante direction de Bercy. Les années passées comme simple inspecteur des finances, durant le quinquennat précédent, sont désormais derrière lui. Signe d’un retour de balancier politique à Bercy, le haut fonctionnaire n’est pas étranger à l’éviction cet été de Rodolphe Gintz, patron des douanes et ex-conseiller de François Hollande, opportunément promu à l’inspection des finances. L’ex-conseiller de Gérald Darmanin conserve d’ailleurs de nombreux relais aux douanes, administration qu’il a dirigée de 2007 à 2013 et où il avait hérité du surnom de « Coluche ». La secrétaire générale intérimaire à Bercy, Mylène Orange-Louboutin, le connaît bien à ce titre, pour avoir travaillé sous ses ordres comme DRH des 17 000 douaniers.

Enarque, Jérôme Fournel est également un proche d’Emmanuel Moulin, dircab’ de Bruno Le Maire, situé au sixième étage. …….

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Question: que peut faire un Gérald Darmanin face à un tel réseau ?

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Douane d’hier ou d’aujourd’hui …

Qu’ils appartiennent à un armateur français ou étranger, ils doivent payer le droit de passeport ou la taxe sur le droit annuel de francisation et de navigation, votée en 2018. Mais un an plus tard, cet impôt ne devrait rapporter que 288.000 euros dans les caisses de l’Etat pour 2019. « Cela voudrait dire qu’il y a moins de dix personnes de nationalité française qui utilisent des grands yachts. On se fiche vraiment de nous ! », assène Joël Giraud.

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Lors d’un contrôle inopiné à la direction des douanes et des droits indirects, il s’est ainsi rendu compte que sept navires payaient officiellement cette taxe. Parmi eux, un seul français, qui s’est fait spontanément connaître. « C’est celui de Vincent Bolloré.

Pour les six autres navires, les redressements sont en cours », fait savoir le député LREM, qui est sûr que les comptes sont faussés. »Le bruit a vite circulé que la taxe comptait pour du beurre », avoue un employé de la capitainerie de Port Grimaud. Un autre avoue que les douanes sont passées « moins d’une dizaine de fois pour l’ensemble du port, et plutôt sur des questions de TVA ». Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, souhaite pourtant conserver cette taxe yacht, assure-t-il au Parisien.

Si on en croit Joël Giraud, de nombreux changements sont à apporter pour la rendre plus efficace : « La direction des douanes aurait dû envoyer des circulaires en interne et mettre à jour ses fiches de contrôle pour assurer la bonne collecte.

Dans les années 90, « l’Atlantis of the seven sea », le yacht du film « le Grand bleu », avait dû payer sa TVA.

En parallèle, le gouvernement n’a passé aucun message spécifique pour s’assurer que tout se passait bien », assène le député.

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