Archives de 11 juillet 2019

Quatre missiles antichars Javelin appartenant à la France ont été retrouvés dans une ville récemment reprise à l’armée du maréchal Haftar, à l’origine du lancement, en avril, d’une offensive contre la capitale libyenne. Paris reconnaît l’origine des armes mais dément tout transfert à des «forces locales».

L’information grossira certainement le flot de critiques visant depuis plusieurs mois la politique libyenne de la France, accusée de soutenir le camp de Khalifa Haftar. Selon une information du New York Times , quatre missiles antichars américains vendus à la France ont été retrouvés dans un camp militaire au sud de Tripoli repris lors d’un raid par les forces du «gouvernement d’union nationale» (GNA) à l’«Armée nationale libyenne» (ANL) du maréchal libyen.

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Aujourd’hui nous devons jeter un œil plus approfondi sur l’équipement militaire aérien de la Libye à l’époque de Kadhafi, ou même de son prédécesseur Idriss, puisque pas mal d’avions aperçus en vol ces dernières mois au-dessus de Tripoli en proviennent.

Un simple retour en arrière nous fait tomber rapidement dans les arcanes de livraisons russes, avec des MiG 23 et MiG 25 à profusion certes, mais aussi américaines, via des contournements évidents des règles de l’embargo établies contre le régime jugé bien trop compromettant par ses frasques et ses revirements. La folie d’un dictateur n’est pas gage de stabilité, on le sait, à tout moment on peut s’attendre à des surprises, la principale étant la livraison de 20 tonnes d’un explosif super-puissant à la Libye, restée bien mystérieuse, dans laquelle la CIA a joué un rôle évident, et ayant servi à alimenter un nombre incalculable d’attentats. Parmi ceux préoccupés par Kadhafi, il y avait aussi la DGSE française (et le SAC !), dont on a retrouvé un dossier à ce jour toujours sans réponse. Mais nous avons aussi retrouvé un autre personnage embarrassant et que l’on semble avoir oublié depuis : le propre frère d’un président…

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On revient aujourd’hui à nos fameux Mirages libyens.

Eux aussi ont fait partie de l’hécatombe, abattus par la DCA ou les Manpads (voir les épisodes précédents). En 2015, les partisans du gouvernement officiel en affichaient deux, ceux échappés à Malte sous Kadhafi. En 2018, les partisans d’Haftar en présentaient deux autres. Depuis, les choses ont changé et trois sur les quatre ont disparu et se sont écrasés. Les informations à leur sujet ont été largement contradictoires, aussi a-t-il fallu trier photos et déclarations pour s’y retrouver et conclure (provisoirement) à un seul rescapé, dont l’état actuel est inconnu : au rythme auquel ils volaient, ces appareils devaient logiquement bientôt changer de réacteur… à condition d’en trouver un.

Il reste donc un seul Mirage en état de vol en Libye, mais rien ne dit qu’il puisse voler encore longtemps…

Un formateur porté disparu : une manipulation évidente…

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Un nouvel élément discrédite l’enquête préliminaire menée par le parquet de Nice, sur les violences policières à l’origine des blessures de la militante Geneviève Legay le 23 mars.

Selon les informations de Mediapart, le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, était présent en salle de commandement du centre de supervision urbain, assistant à la charge de police qui a heurté violemment la septuagénaire.

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