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MH-370 (30): Silk Way

Publié: 18 février 2019 dans Informations générales

L’été dernier, la presse avait bruissé des allégations d’une journaliste particulière, Dilyana Gaytandzhieva, celle d’un journal à scandales bulgare (Trud), disons, venue nous présenter in vivo des caisses de munitions anciennes, notamment des roquettes de type Grad, présentes sur tous les conflits depuis la Guerre des 6 Jours notamment où elles avaient été utilisées en abondance. La réaction du fondateur de Wikileaks, qui avait qualifié ces « révélations » de pathétiques, avait en fait provoqué un intérêt certain pour ce qu’elle avait raconté. Car malgré ce qui semblait être l’œuvre d’une propagande signée Bachar el Assad, se dissimulait bien la fourniture répétée de forts tonnages de munitions par une entreprise bien particulière, puisque déjà évoquée jadis ailleurs… il y plusieurs années déjà (1), comme ayant déjà été mêlée à des livraisons d’armes, pendant le conflit afghan… cette fois au profit des américains.

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http://www.centpapiers.com/mh-370-30-silk-way/

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C’est une photo qui cette fois va nous amener de l’Ukraine au Vanuatu. Ça paraît étrange, mais vous allez voir c’est aussi un sommet du genre dans lequel nous allons croiser à nouveau ceux que nous venons de voir.

Au milieu, il y a cette fois un autre personnage, lui-même lié à l’affaire du Phocéa dont j’ai résumé l’histoire, ce qui a permis à un journaliste de Libération de reprendre quelques détails à la volée avant que le texte ne disparaisse. L’ensemble des épisodes s’est fait ici hacker sérieusement, car il semble bien qu’un des personnages centraux de l’affaire, ou ses anciens commanditaires, dont un réfugié depuis en Israël ne souhaite pas trop que l’on ébruite de nouveau l’affaire en France, faute de déclaration du bateau mythique comme bien imposable… à l’époque visiblement non déclaré (2) ! Il y a peu de choses souvent entre la vente d’armes et le grand banditisme, a dit un jour un rapport de l’OCCRP. A examiner ce dossier, en marge des ventes d’armes, c’est une évidence !

(2)Tout est dans les « Malta Files » en fait : « Xavier Niel copropriétaire d’un yacht à l’histoire trouble. Les « Malta Files » confirment que Xavier Niel, actionnaire à titre individuel du Monde, est le copropriétaire du Phocea, un yacht de 74 mètres qui appartenait autrefois à Bernard Tapie, puis à la femme d’affaires libanaise Mouna Ayoub. Le fondateur de Free en a fait l’acquisition en 2010, aux côtés des frères Steve et Jean-Emile Rosenblum, les fondateurs du site Pixmania. Leurs holdings respectives, NJJ Capital et Dotcorp Finance, sont en effet actionnaires à 50 % chacune de la société maltaise Phocea Limited, propriétaire du bateau, lui-même immatriculé au Luxembourg. Si le montant de l’achat est inconnu, Mediapart indique que la mise à prix a été fixée à 10 millions d’euros. Loué à des clients fortunés et confié à Pascal Saken, un administrateur à la réputation sulfureuse, le Phocea a connu depuis ce rachat des déboires à répétition : bloqué pendant plusieurs mois en 2012 au Vanuatu à la suite d’une affaire mêlant corruption et faux documents, le yacht a ensuite été gravement endommagé par une tempête en Thaïlande.

Selon Mediapart, le superyacht est aujourd’hui aux mains de Pascal Saken en Malaisie, mais appartient toujours à Xavier Niel et aux frères Rosenblum. Sollicité par Le Monde, M. Niel n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet. » On ajoutera qu’au Vanuatu, il y avait eu de saisi à bord des faux-passeports, mais aussi des armes et de l’opium…

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http://www.centpapiers.com/mh-370-29-un-petit-detour-en-voilier-au-vanuatu/

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Dans notre longue recherche, nous sommes aussi tombés sur un pays bien étrange.

Le Kazakhstan, objet de tout l’intérêt de gens aussi disparates que Claude Guéant, Nicolas Sarkozy, Vladimir Poutine et Donald Trump, mais aussi notre fameux Moukhtar Abliazov qui a eu le tort, il semble bien, de se heurter un peu trop à l’inamovible rocher en place appelé Noursoultan Nazarbaïev, l’homme qui ne pardonne rien à ceux qui s’opposent à lui. Au milieu, on trouve trois milliardaires fort influents : Patokh Chodiev, Alexandre Machkevitch et Alijan Ibragimov, tous trois courtisés par ceux déjà cités. Mais il nous faudra aussi faire un tour en Ukraine, gros fournisseur d’armes comme on le sait aussi. Et pour au final retomber sur celui déjà rencontré à l’épisode précédent… le fameux Felix Sater, récemment flingué par les révélations explosives de l’avocat Michael Cohen sur les projets financiers de Donal Trump qui ont continué à être élaborés durant toute sa campagne électorale, au contraire de ce qu’il avait dit jusqu’ici…

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http://www.centpapiers.com/mh370-28-la-kazakh-connection/

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Donald Trump et son ami Sater

Début 2018, une vidéo « chaude » a émergé d’abord en Belgique, procurée très certainement par les services secrets kazakhs, trop ravis de l’aubaine, montrant Ablyazov en très proche compagnie, disons, dans une chambre de motel, pour rester sobre, avec Lyudmyla Kozlovska, la responsable ukrainienne de l’ONG « Open Dialog Foundation », fondée en Pologne, qu’il avait lui-même recrutée pour se refaire une nouvelle réputation de défenseur des droits de l’homme…

Aucun doute sur la prise de vue, aucun montage ou traficotage. Ce sont bien les deux personnes dont on parle. Le doute sur l’ONG existait avant cet événement surprenant. Les fonds alimentant l’ONG étaient plus que flous, une bonne partie provenant de versements du millionnaire kazakh (ou de la propre société de Kozlovska, Silk Road Biuro Analiz i Informacji, ce que d’aucuns avaient déjà reproché à l’ukrainienne: Silk Road Biuro Analiz i Informacji, une société liée à Scottish company Stoppard Consulting LLP, dont des souscripteurs ont été mêlé à des détournements en Moldavie, réalisées par le moldave Veaceslav Platon, inventeur du « Russian Laundromat » et marié à une reine de beauté ukrainienne, un homme, qui, curieux hasard, possède aussi la citoyenneté russe ! C’est cela que lui avait reproché avant et noir sur blanc tout la Pologne : l’origine des fonds de son ONG, évoquant une influence… russe. Dès 2014, le site tvp.info avait révélé que le demande de licence d’armes avait été acceptée par Piotr Pytel, l’ancien chef du Military Counterintelligence Service (SKW) polonais, devenu plus tard l’objet de soupçons de collaboration avec le Federal Security Service russe (le fameux FSB, le successeur du KGB). L’accord passé avait été révoqué lors du changement de gouvernement de 2015, soit le ministre de l’intérieur, Mariusz Błaszczak du parti Law and Justice (PiS) arrivé au pouvoir. Selon la presse, l’ONG était proche du Civic Platform (PO), alors au pouvoir et tombé depuis dans l’opposition. Cette histoire de licence d’armes n’était donc pas une invention !!! Le 6 décembre 2017, Piotr Pytel a été arrêté par la police militaire, accusé de » transgression » et de « manquement à ses obligations » en tant que chef du SKW. C’est sa chute qui a entraîné celle de l’ONG en Pologne, pas les déclarations incendiaires du mari !

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http://www.centpapiers.com/mh370-27-de-droles-de-relations/

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