FRANCE (Les parties de chasse secrètes des grands patrons): rien de mieux qu’une bonne battue dès l’aurore pour que patrons, politiques et élus locaux tissent des liens profonds… bien utiles pour les affaires.

Publié: 22 octobre 2018 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, Informations générales
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Politiques (David Douillet, Ladislas Poniatowski, François Baroin sont des habitués), élus locaux, partenaires et amis se retrouvent alors « dans le beurre » (là où le gibier passe à coup sûr) ou « à couillonville » (l’inverse).

PURDEY
Plongée dans un monde secret.

Les dizaines de bois de cerfs du préau plantent le décor, mais le visiteur reste néanmoins sans voix quand il entre dans la salle des trophées. Deux loups et un grizzli toutes griffes dehors le mettent sur ses gardes. Plus loin, un élan de 2 mètres garde un air impassible alors que, derrière une table de billard français, une meute de lions semble sur le point de bondir. En tout, 500 grands animaux africains sont figés en pleine action sous une voûte de bois de chevreuils et de défenses de sangliers.

Bienvenue dans l’antre du bien nommé Yves Forestier ! Ce patron inconnu du grand public a fait fortune dans le camion frigorifique. Sa société, Petit Forestier, est d’ailleurs devenue leader européen du secteur. Quand il n’est pas à l’affût, Beretta en main, en Sibérie ou en Namibie, le septuagénaire reçoit ses voisins, Franck Provost, Olivier Dassault, les fils Bissonnet (patrons des Boucheries nivernaises) et ses nombreux clients sur ses terres de plus de 1.500 hectares au cœur de la Sologne.

Toutes ces fines gâchettes ont la passion de la chasse. Tous savent qu’il n’y a rien de mieux qu’une battue pour forger les amitiés. Plus virile que le golf, presque aussi secrète que la franc-maçonnerie, la chasse entre patrons et hommes d’influence est un must. Dans la broussaille au point du jour, on croise l’avocat parisien en vue, l’héritier d’une dynastie industrielle, mais aussi le bougnat des temps modernes, comme Olivier Bertrand – propriétaire entre autres de Burger King – ou l’animateur télé (Christophe Dechavanne).

Bien sûr, il n’est pas question de signer un contrat lors d’un dîner de chasse. Mais un jour ou l’autre, on se souvient d’avoir été crottés ensemble. C’est en Sologne que se concentre le plus gros cheptel de chasseurs fortunés. Parmi la longue liste des têtes d’affiche, les Bich (inventeur du stylo Bic), Seydoux (Gaumont Pathé), Tranchant (casinos), il faut réserver une place particulière à Olivier Dassault. Le député de l’Oise ne cesse d’agrandir ses domaines. Il est aussi fondateur du magazine « Jours de chasse », dans lequel il se met en scène à la façon des « Martine » de notre enfance : Olivier Dassault avec le comte Carl-Eduard von Bismarck, Olivier Dassault chassant la perdrix à Ventosilla, Olivier Dassault chez son voisin Jacques Dessange. Quand il n’invite pas lui-même les grands annonceurs du « Figaro » ou les clients de ses Falcon.

Mais sa propriété de Salbris et celle des Châtaigniers, qui vient d’être rénovée à grands frais, paraissent presque simples à côté du faste du palais de sa voisine, Monique Pozzo di Borgo, veuve du fondateur des Bistro romain, où les dîners de chasse s’arrosent aux grands crus. Ou comparé au château XIX e de Bernard Lozé. Ce financier, ancien administrateur de Ioukos, reçoit à la russe. Avec faste et démesure. Ses trois grandes chasses annuelles de 40 fusils se terminent par des dîners au caviar, parfois concoctés par son ami Jean-Pierre Vigato, chef de l’Apicius. Après une dernière vodka, le spécialiste des hedge funds n’hésite pas à faire chanter son monde, aidé de sa balalaïka (luth russe), devant la cheminée majestueuse de son salon rouge. « L’ambiance est démente », souffle un habitué.

Dans le plus classique et tout neuf château de Martin Bouygues, le festin est tout en retenue. Ici, seuls les meilleurs clients (par exemple, Guillaume Poitrinal lorsqu’il était chez Unibail) ou les plus distingués voisins, comme François Bich, reçoivent un bristol en début de saison. Il faudrait aussi parler des lâchers de milliers de faisans chez les frères Wertheimer (discrets propriétaires de Chanel et des fusils Holland & Holland), des Bissonnet qui remballent le gibier direction le marché de Rungis dans leurs boucheries familiales à peine le tableau honoré, des battues bi-annuelles des oligarques…

Et il n’y a pas que la Sologne, pardi !

Ailleurs en France, de discrets millionnaires régalent également leurs invités. Comme les Rouzaud, propriétaires du champagne Roederer, en Normandie, les Peugeot dans l’Est ou encore l’armurier Arnaud van Robais (Rivolier), qui chasse la bécasse au Touquet avec les Mulliez (Auchan) et les Bonduelle.

Pour en savoir plus sur ces fines gachettes

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