BUSINESS (les profiteurs de guerre oubliés): Joe Fluet est spécialisé dans les hauts profils et les questions sensibles qui nécessitent une coordination globale du juridique, des médias, des politiques, et des efforts de consultation.

Publié: 20 juillet 2016 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 2 - WORLDWIDE, Economie, Transport aérien
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 On commence par un revendeur de Ferrari volée, publiciste pour Pepsi

C’est par hasard que j’ai découvert ce qui va suivre, et qui constitue un dossier de plusieurs mois de recherches (au total, cela s’étale en effet sur plus d’une année !). Le hasard, c’est aussi la découverte, il y a plus de trois ans maintenant, de l’annonce de l’arrivée impromptue d’un appareil de type Gulfstream III, le soir du 5 avril 2013, sur l’aérodrome Juan Manuel Gálvez de Roatan, au Honduras.  De la même manière que l’on fait avant lui des appareils de trafiquants de cocaïne mexicains ou venezuéliens.  Mais cette fois-ci l’avion était bien américain.  En étaient descendus deux pilotes, également américains, qui avaient laissé l’avion en plan sur place, sans autre formalité.  L’avion arborait discrètement un sigle : « AeroGroup ».  Et derrière cette apparition, il y avait un homme, et tout un système, dont je vais vous conter maintenant les arcanes.  L’enquête, vous aller le voir, ne manque pas de surprises… elle nous ramène à une actualité notable, qui rappelle un horrible massacre en Irak, le 16 septembre 2007.

L’avion paraissait en effet fort suspect : le 8 mars précédent, il avait effecté un vol de 54 minutes le menant d’ Opa Locka, en Floride, vers la ville de Torreón, Coahuila, au Mexique.  Que faisait donc exactement cet appareil, à ces endroits précis, réputés comme étant des nœuds pour le trafic de coke, voilà bien toute la question.  En réalité, cette apparition peut être perçue aujourd’hui comme le sommet d’un gigantesque iceberg.  Celui d’une organisation ayant pour point d’orgue une personne en particulier, jusqu’ici passée au travers des radars des observateurs des tripatouillages divers de la politique américaine.  Les aviateurs descendus comme de nouveaux centurions en territoire conquis d’avance représentaient en effet une société de mercenariat aux méthodes scandaleuses, à côté de laquelle Blackwater (avec qui elle est étroitement liée comme on va le voir) peut passer pour un simple gang de quartier.
N120RL_colombia-400deA la Ceiba, c’était un autre appareil qui était plutôt un habitué : « Boxer21 », le nom avec laquelle se faisait appeler dans la tour de contrôle un visiteur régulier.  Un Beechraft 200, immatriculé N120RL (ici au Costa Rica), qui avait abandonné en 2010 son costume civil d’antan pour endosser ses habits militaires réels.  Un appareil enregistré chez une bien obscure compagnie, Mag Defense Services LLC, une société privée, qui fournit de l’assistance pour la surveillance de territoires. L’avion, doté d’un dôme radar et d’une « boule » de caméras FLIR travaillant pour les narcotiques US. L’avion stationnait régulièrement sur l’aérodrome San Andrés Gustavo Rojas Pinilla International, en Colombie. (où il a été photographié ci-dessus à gauche).  Dans une vidéo de présentation, Momentum Aviation Group n’hésitait pas à comparer les forêts de l’Amérique Centrale… à l’Afghanistan.  Joe Fluett, son responsable se présentant ainsi sur le net  :

beech_N130RL-28c22« En tant que président et fondateur de Fluet Huber + Hoang, M. Fluet représente, conseille, et conseille les personnes et des entités sur un large éventail de questions, y compris les enquêtes sensibles du gouvernement et des enquêtes internes, des structures d’entreprise et les transactions commerciales, les contrats du gouvernement et le respect de l’exportation, ainsi que les litiges civils et la défense pénale. M. Fluet est spécialisé dans les hauts profils et les questions sensibles qui nécessitent une coordination globale du juridique, des médias, des politiques, et des efforts de consultation. Avec son expertise de la sécurité TS-SCI (autrement dit des activités « top secrètes  » !) M. Fluet a une expérience approfondie des industries de défense, de renseignement, et d’aviation ». La firme présentant dans sa vidéo des hélicoptères Mi-17 lui appartenant et évoluant en Afghanistan, ou un autre Beechcraft dans son hangar, immatriculé N130RL, aux côtés d’un autre encore, le N720C !!!

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Un Beech 100, appartenant à la firme « Oscar Charlie LLC »… un avion de 42 ans d’âge évoluant en 2015 entre Leonardtown, sur l’aéroport St Mary, dans le Michigan (voir ci-dessous et repéré en radio en train de tester ses équipements ici) et la base militaire navale de Patuxent River (PAX)… l’avion appartient officiellement à Jerri Lynn Hanna de Tallahassee en Floride. Etrangement, le N130RL (un ex-avion de surveillance maritime japonais JA8820) est aussi présenté comme appartenant à Airtec (installé à St Mary), comme le serait aussi le N720C… Airtec étant le spécialiste de la surveillance radar (elle installe des radars APS-143 sous le ventre des Beechrafts). Airtec est bien une firme liée au Pentagone : c’est elle qui a installée toute la télémétrie lors des essais du drone de la Navy, le X-47 CVN olors des ses essais d’appontage sur l’USS Theodore Roosevelt st_mary-4bbbf(qui s’étaient soldés par un ratage !). Ces avions aux allures d’avions civils qui viennent d’arborer auparavant des couleurs militaires, je vous en avais déjà parlé ici, évoluant notamment en Afrique. Or cette fois, il semble bien que l’on ait affaire à quelque chose de plus grande ampleur encore, lié à une personnalité fort particulière du monde des nouveaux mercenaires. A noter qu’en août 2011, le fameux N120RL avait été photographié à Aruba, haut lieu du trafic de coke vénézuélien… comme on a pu le voir ici-même.  Un spotter costaricain note comme légende le 11 juillet 2009 à propos de l’avion à la nouvelle livrée : « très drôle de voir passer ce BE20 au départ avec comme indicatif « BOXER04 de » qui est un indicatif US militaire standard. Probablement un chasseur de drogue »… »

smp-dcd97Ce qui est sidérant, en prime, dans l’histoire qui va suivre, c’est le degré d’irresponsabilité des gars dont je vais vous parler, et d’un en particulier, et ses méthodes de management pour le moins cavalières, acceptées sans broncher par l’establishment militaire.  Un self-made man comme les américains adorent en exhiber, en oubliant leur côté obscur.  Très obscur, à voir ses avions se poser sans aucune autorisation dans d’autres pays sans subir de remontrances. un homme qui dirige un groupe passé au travers des ouvrages sur la question des mercenaires : ainsi dans l’ouvrage de Philippe Chapleau, « Sociétés Militaires Privées, enquête sur les soldats sans armées », où il n’occupe que 9 lignes seulement, à la page 74 de l’ouvrage. Le parcours Mark Daniels est pourtant tout simplement sidérant.  Son effarante histoire est racontée tout d’abord ici par John Draneas, un avocat d’affaires de l’Oregon.  Elle n’a rien à voir avec le monde de l’aviation, en fait, mais avec celui de l’automobile, pour commencer.  Et c’est bien ça la première grosse surprise sur laquelle je suis tombé en déballant les détails de cet incroyable dossier.

 

LIRE sur: http://www.centpapiers.com/les-profiteurs-de-guerre-oublies-1-on-commence-par-un-revendeur-de-ferrari-volee-publiciste-pour-pepsi/

lire aussi: https://ns55dnred.wordpress.com/2016/07/20/aeronarcotrafic-les-avions-de-la-drogue-et-des-mafieux/

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