Archives de mai, 2016

BOOMPublié le 13 mai 2016 dans Europe

Par Jean-Sylvestre Mongrenier.

Guilherme Spadini Headshot

Psychiatre et psychothérapeute

Publication: 13/05/2016

L’attachement du gouvernement au pouvoir n’est pas plus ridicule que l’attachement des Brésiliens à leurs gouvernants.

L’immense majorité des Brésiliens souhaite qu’on en finisse. Ils veulent que le pays se remette en marche. Avec les problèmes habituels, certes, mais qu’il marche. Tout le monde en a assez de ce Brésil paralysé.

Seulement, personne ne sait, bien sûr, si la destitution de la Présidente va vraiment servir à quelque chose.

Ceux qui s’entêtent à défendre le gouvernement disent avoir peur que tout redevienne comme avant, une fois ce « coup d’Etat » entériné. Le nouveau gouvernement, en accord avec l’élite et le pouvoir en place, mettra un terme à l’opération Lava Jato, classera les enquêtes, et la corruption reprendra de plus belle.

LIRE sur: http://www.huffingtonpost.fr/guilherme-spadini/michel-temer-president-bresil_b_9934130.html

Cette tribune, publiée à l’origine sur le Huffington Post brésilien, a été traduite par Julie Domenget pour Fast for Word.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Michel Temer: un homme d’appareil à la tête du Brésil
Michel Temer au palais présidentiel de Brasilia, le 12 mai.

Le vice-président du Brésil a remplacé jeudi Dilma Rousseff par intérim comme chef de l’État. Ce Libanais d’origine, proche des milieux d’affaires, est un discret homme d’appareil.

lire sur: http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/12/01003-20160512ARTFIG00405-michel-temer-un-membre-de-la-diaspora-libanaise-a-la-tete-du-bresil.php

00000000000000000000000000000000000000000000

000000000000000000000000000000000000000000000000000000

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

XVM860e09d4-1752-11e6-a38d-8a6c5a1589e5 (2)Aujourd’hui, j’ai été un témoin privilégié du mécanisme par lequel on musèle la pensée et la parole en France, sur un sujet auquel j’ai été indirectement mêlé.

1/ Hier soir, est tombée la nouvelle de l’organisation d’un concert de rap, par les autorités au pouvoir, du chanteur Black M lors des cérémonies commémoratives de la bataille de Verdun.  Un concert de rap, ou de rock ou de techno, une musique festive, ludique, quelle qu’elle soit, pour commémorer l’une des plus épouvantables tueries du XXe siècle, je suis désolé, mais cela me choque et me désole. C’est une affaire de sensibilité personnelle.  La mémoire de 650 000 jeunes gens massacrés appelle, à mes yeux, le recueillement et le silence, pas un concert de rap ou de rock ou autre. Je l’ai écrit quand le Figaro vox m’a demandé hier soir une chronique sur le sujet. Le problème est d’autant plus réel que ce chanteur a, par le passé, chanté des paroles d’une…

Voir l’article original 418 mots de plus

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

9782213604046-X_0Voici ma dernière contribution au Figaro Vox. J’y réponds à M. Moscovici, commissaire européen, qui a déclaré dimanche: « Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l’Europe« . Nous ne sommes pas dans une logique de croyance, mais de savoir, de connaissance, de curiosité historique. Indifférence à l’histoire? Idéologie ? Un mélange des deux? A voir…

Maxime TANDONNET

Voir l’article original

Le Blog de Philippe Waechter

7 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La dynamique manufacturière est faible
Les enquêtes menées en avril auprès des chefs d’entreprise ne permettent pas d’avoir une image très solide et positive de l’activité au cours des prochains mois.
L’indice mondial, qui s’était amélioré à la marge en mars, retombe à un niveau proche de 50 (50.1). Cela témoigne du manque de source d’impulsion sur l’activité globale. Il n’y a pas de pays ou zone capable de créer une dynamique qui se diffuse dans le reste du monde.
En outre, parmi les pays développés, on constate que les indices britannique et japonais passe, pour le premier, ou reste, pour le second, sous le seuil de 50 indiquant un repli de l’activité manufacturière. Au Royaume Uni cela traduit à la fois l’essoufflement du cycle et l’incertitude créé par le referendum sur le Brexit (23 juin…

Voir l’article original 1 236 mots de plus

http://www.les-crises.fr/procedure-dexception-sans-etat-durgence-par-jean-claude-paye/

08/05/2016

Alessandro Bianchi/Reuters

Dans son nouvel ouvrage Pour en finir avec les mafias – Sexe, drogue, clandestins : et si on légalisait ?, Emmanuelle Auriol, professeure à l’Ecole d’économie de Toulouse, propose plusieurs moyens pour lutter contre le crime organisé. Opposée à la vision étatique actuelle, faisant de la prohibition la seule solution pour éradiquer ces marchés, elle estime que des politiques publiques couplant légalisation, répression et éducation auraient de meilleurs résultats – qu’ils soient économiques ou sociaux.

Vous êtes économiste. Pourquoi avoir écrit sur le sujet des marchés clandestins ?

emmanuelle_auriolEmmanuelle Auriol – Je fais de l’économie publique, donc je m’intéresse à l’action de l’Etat et, a fortiori, aux inefficacités du système. Le crime organisé est la source de beaucoup de problèmes dans notre société, avec notamment un coût social très élevé : corruption, exploitation du corps humain, maladies…. Ce marché déstabilise des zones économiques et géographiques entières. Et ça nous retombe sur la gueule, regardez les Talibans : ils se financent via le trafic d’héroïne et, après, ils font des attaques terroristes… Toute cette activité économique qui échappe à l’Etat nuit fortement à la société. C’est pour cela que ça m’intéresse de travailler là-dessus et de réfléchir à des solutions.

Dans votre ouvrage, vous expliquez que le choix de la France de baser ses politiques publiques sur la prohibition est un échec. Pourquoi ?

emmanuelle_auriolEn général, les partisans de la prohibition pensent qu’il est suffisant d’interdire un phénomène pour l’éradiquer. Mais supprimer l’offre ne suffit pas à supprimer la demande ! Dès lors que les citoyens ne peuvent avoir légalement accès à de la drogue ou aux services de prostituées, ils se tournent vers les réseaux du crime organisé, qui, eux, peuvent répondre à leur demande. Clairement, la prohibition comme seule solution est un échec : regardez le cannabis ! En France, on a la plus grosse consommation d’Europe, les arrestations se multiplient etc.

TOUT LIRE: http://www.lesinrocks.com/2016/05/08/actualite/emmanuelle-auriol-legalisation-cannabis-seule-voie-raisonnable-11824945/

0000000000000000000000000000000000000000000

Revue de presse du 08/05/2016


Cette semaine entre autres articles, de très bonnes analyses sur les limites des médias sociaux d’une part et sur les crises financières d’autre part ; pendant ce temps chez les politiciens français c’est fumeux voire très creux, du coup un peu de mécanique du cerveau pour l’expliquer à ceux qui ont voulu en parler… Merci aux participants de nos revues.

Lire sur: http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-08052016/

000000000000000000000000000000000

Source : Le Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

ue-visas-5

Le rapport présenté le 16 décembre devant le Conseil de l’Europe par le député suisse Dick Marty sur le trafic d’organes dont auraient été victimes des prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a fait l’effet d’une bombe (1). Pourtant, les allégations contenues dans ce rapport ne sont pas nouvelles : ce trafic est déjà évoqué dans les mémoires publiées en 2008 par l’ancienne Procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte (2) et, au Kosovo, l’hypothèse d’un tel trafic est une « rumeur » qui circule depuis longtemps. De même, l’enquête publiée en 2009 par les journalistes Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj avait confirmé l’existence d’un véritable « archipel » de centres secrets de détention de l’UCK en Albanie (3).

Le rapport de M. Marty apporte cependant nombre d’informations nouvelles, permettant de mieux comprendre les mécanismes de ce trafic. Plusieurs centaines de prisonniers capturés par l’UCK — principalement des Serbes du Kosovo, mais aussi probablement des Roms et des Albanais accusés de « collaboration » — auraient été déportés en Albanie, en 1998 et 1999. Emprisonnés dans plusieurs petits centres de détention — dont la fameuse « maison jaune » du village de Rripë, près de Burrel, visitée par les inspecteurs du TPIY —, certains d’entre eux auraient alimenté un trafic d’organes. Les prisonniers étaient conduits vers une petite clinique située à Fushë Kruja, à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Tirana lorsque des clients se manifestaient pour recevoir des organes. Ils étaient alors abattus d’une balle dans la tête avant que les organes, principalement des reins, soient prélevés. Ce trafic était conduit par le « groupe de la Drenica », un petit noyau de combattants de l’UCK regroupés autour de deux figures clés : M. Hashim Thaçi, actuel Premier ministre du Kosovo, et M. Shaip Muja, alors responsable de la brigade médicale de l’UCK et aujourd’hui conseiller pour la santé de ce même Hashim Thaçi.

Bonne nouvelle, il n’est plus Premier Ministre !

Mauvaise nouvelle, il est désormais Président du Kosovo !

ue-visas-4

Il est là, à droite…

ue-kosovo

ue-kosovo-2

Le rapport de M. Marty laisse beaucoup de questions sans réponses, notamment le nombre exact de prisonniers victimes de ce trafic. La justice serbe, pour sa part, parle de 500 personnes déportées en Albanie. On ignore également quels étaient les partenaires étrangers de ce trafic, et surtout quels en étaient les bénéficiaires. Le rapport relève cependant que 60 patients de l’hôpital universitaire de Jérusalem auraient bénéficié d’une transplantation rénale en 2001, un chiffre exceptionnellement élevé.

Il importe de placer le crime supposé à sa juste valeur. Si le trafic est avéré, il s’agit d’un crime contre l’humanité massif, qui se situe, dans l’ordre de l’horreur, au « même niveau » que le massacre génocidaire de Srebrenica. Autre point essentiel, ce trafic se serait poursuivi au moins jusqu’en 2001, c’est-à-dire deux ans après l’entrée des troupes de l’OTAN au Kosovo et l’instauration du protectorat des Nations Unies sur le territoire. Le rapport note d’ailleurs qu’à partir de juin 1999, la frontière entre l’Albanie et le Kosovo n’était soumise à aucun contrôle réel.

Le rapport a suscité un tollé de protestations et de démentis. Certains ont voulu disqualifier le rapport de M. Marty, en jetant le doute sur son auteur, présenté comme un « adversaire de l’indépendance du Kosovo », voire comme un « ennemi du peuple albanais ». Le Premier ministre d’Albanie, M. Sali Berisha, l’a ouvertement qualifié de « raciste ». À l’appui de ces assertions, est souvent citée une interview accordée par M. Marty en mars 2008 au site du Réseau Voltaire, dans laquelle celui-ci critique, du point de vue de la légalité internationale, la proclamation d’indépendance du Kosovo (4). Cette prise de position ne traduit nullement une « aversion » à l’égard du peuple albanais ni du Kosovo, et le rapport de M. Marty ne serait ni plus ni moins étayé si son auteur avait approuvé, de ce même point de vue juridique, la proclamation d’indépendance. Notons enfin que la presse d’Albanie reproche explicitement à M. Marty son « anti-américanisme », puisque celui-ci a déjà révélé en 2006 le scandale des prisons secrètes de la CIA en Europe. Certaines déclarations officielles de Tirana, ces derniers jours, associent « l’anti-américanisme » supposé du rapporteur et son préjugé « anti-albanais ». M. Marty appartient pourtant au Parti radical, une formation politique qui se classe sur la droite de l’échiquier politique suisse et qui n’a jamais été réputée pour son anti-impérialisme forcené.

Certains accusent également M. Marty de « préjugés politiques », car il a publié son rapport quelques jours après les élections parlementaires organisées au Kosovo le 12 décembre, qui ont été entachées de fraudes massives, principalement commises, semble-t-il, par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) de M. Thaçi. Cet argument est facile à rejeter, car la concomitance des dates ne tient, à l’évidence, que de hasards du calendrier. Les élections du 12 décembre étaient un scrutin anticipé, dont la date n’a été fixée que début novembre. Que n’aurait-on dit si M. Marty avait publié ce rapport à la veille de ces élections !

Pour sa part, directement mis en cause, M. Thaçi a sorti l’artillerie lourde pour répondre à M. Marty. Dans une interview publiée le 30 décembre dans le Tages Anzeiger de Zürich, il reprend les accusations de racisme et va même jusqu’à comparer le rapport à la « propagande de Goebbels » (5). À l’inverse, l’affaire est également surexploitée dans le contexte politique suisse, quelques semaines après l’adoption par référendum d’une loi prévoyant l’expulsion des « étrangers délinquants ». La Présidente de la Confédération, Mme Micheline Calmy-Rey, a ainsi préféré « différer » la réception du « prix de la diaspora » qui devait lui être attribué fin décembre par l’ambassade du Kosovo à Berne. Les Albanais, en plus d’alimenter les chiffres de la délinquance en Suisse seraient des « trafiquants d’organes ». On comprend que certains veuillent opposer un déni d’ensemble à cette criminalisation collective.

De nombreux commentateurs estiment enfin qu’il serait « impossible » d’attribuer un tel crime à des Albanais, et tentent de « relativiser » la portée du rapport en rappelant l’ampleur des crimes commis par des Serbes, au Kosovo et ailleurs dans les Balkans. On ne peut que s’étonner du revirement de beaucoup, qui présentaient Mme Del Ponte comme une héroïne de la justice internationale quand elle traquait les criminels de guerre serbes, et sont sur le point de mettre en doute sa santé mentale depuis qu’elle a évoqué ce trafic. Mme Florence Hartman, ancienne porte-parole de Mme Del Ponte, a ainsi fustigé dans de nombreuses interviews « l’irresponsabilité » de l’ancienne Procureur, qui présenterait « comme des faits avérés de simples hypothèses », soulignant que les enquêtes menées par le TPIY n’avaient pas apporté de preuves concluantes. Or, ces enquêtes, notamment dans la fameuse « maison jaune » de Rripë, n’ont jamais pu être menées à bien, en partie à cause du refus de collaboration opposé par les autorités albanaises (6).

En attendant qu’une enquête sérieuse et systématique soit menée et puisse établir ou non la réalité du trafic d’organes, en attendant que des inculpations soient éventuellement prononcées par un tribunal compétent, on peut retenir comme acquis plusieurs faits. Tout d’abord, les corps de plusieurs centaines de Serbes et d’autres prisonniers de l’UCK n’ont jamais été retrouvés et il est très peu probable qu’ils le soient sur le petit territoire du Kosovo, où tous les sites éventuels de charniers et de fosses communes ont été identifiés et fouillés. Il est également certain qu’un nombre important de ces prisonniers ont été déportés en Albanie, où l’UCK disposait d’un réseau de centres de détention. On doit également admettre, plus de dix ans après les faits, qu’il est très probable que ces prisonniers sont aujourd’hui pour la plupart morts. Leurs corps n’ont pas non plus été découverts en Albanie (7).

Par ailleurs, l’existence d’un trafic d’organes au Kosovo, alimenté par des « volontaires » venant vendre leurs reins est également attestée. Des patients, principalement israéliens, se rendaient dans la clinique Medicus de Pristina pour recevoir des organes sains. Ce trafic implique un personnage très inquiétant, un chirurgien turc nommé Yusuf Erçin Sönmez, alias « Docteur Vautour », actuellement en fuite. L’affaire de la clinique Medicus, dont le procès vient de s’ouvrir à Pristina, n’est pas forcément liée à l’éventuel trafic d’organes pratiqué, dix ans plus tôt, sur des prisonniers de l’UCK, mais les coïncidences sont troublantes (8).

Les réactions dans les médias albanais, dans la classe politique et plus largement dans la société albanaise, notamment dans la diaspora (9), rappellent immanquablement l’attitude de déni longtemps opposée par de larges secteurs de l’opinion serbe face aux crimes commis par les forces serbes. Les deux arguments centraux sont les mêmes : « notre peuple ne peut pas avoir commis de telles atrocités », et « notre peuple a été victime de crimes encore pires que ceux qu’on lui impute ». La réalité des crimes commis par les forces serbes au Kosovo n’invalide pourtant pas l’hypothèse que certains Albanais aient pu commettre un autre crime, particulièrement abject.

Tout le problème est que « le peuple albanais » n’est aucunement coupable de cet éventuel trafic, tout comme « le peuple serbe » n’a pas à porter la responsabilité du massacre génocidaire de Srebrenica : ces crimes ont des coupables, dont il appartient à la justice d’établir la responsabilité personnelle. Ce travail de justice est la seule manière d’éviter à des peuples entiers, et aux générations futures, de porter le fardeau accablant d’une responsabilité collective. Au Kosovo, seul M. Albin Kurti, le dirigeant du mouvement Vetëvendosja (« Autodétermination ») semble avoir compris la véritable signification de ce qui est en train de se jouer. Il a officiellement demandé que la justice se saisisse du dossier de M. Thaçi, estimant que c’était la seule manière de laver l’ensemble des combattants et des sympathisants de l’UCK du soupçon d’une responsabilité collective (10).

En Albanie, une des rares voix critiques à s’être élevée est celle de l’essayiste Fatos Lubonja, ancien prisonnier politique du régime stalinien et grande figure de la gauche. Dans un article publié par le quotidien Panorama, M. Lubonja ose établir un parallèle entre ce crime, supposé, et celui, établi, de Srebrenica, en soulignant que les Albanais risquent désormais d’en subir le poids accablant sur leur conscience collective. Dénonçant le « front patriotique », qui se forme, de Tirana à Pristina, pour refuser une enquête, il écrit : « l’accusation est certes lourde, mais refuser l’enquête qui la confirmerait ou l’infirmerait est encore pire. Ce refus nous rend tous coupables et je crois que la plupart des Albanais ne veulent pas se sentir mêlés à ce genre de crimes » (11).

Les critiques de M. Marty pointent l’absence de preuves fournies par son rapport. La résolution adoptée à l’unanimité par la Commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demande justement que des enquêtes soient diligentées pour établir ces preuves. Par la voix de sa représentante pour les Affaires étrangères, Mme Catherine Ashton, l’Union européenne a estimé que cette enquête devait être menée par la mission européenne Eulex, précisément chargée d’assister les institutions du Kosovo dans la construction de l’Etat de droit. Tout en répétant ses critiques, le gouvernement albanais a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à ce que cette enquête se poursuive sur son territoire. Pour sa part, Mme Del Ponte a soulevé le problème de la juridiction compétente pour se saisir d’une telle affaire : le TPIY ne pouvant plus ouvrir de nouveaux dossiers, il faudrait créer un tribunal ad hoc, ou bien transmettre le dossier à la Cour pénale internationale (CPI) (12).

Enfin, les responsabilités que pointent le rapport ne concerne pas seulement M. Thaçi et les anciens dirigeants de la guérilla albanaise. Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU, M. Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR. Pour tenter d’expliquer ce blocage, elle écrit : « Je suis certaine que les responsables de la MINUK et même de la KFOR craignaient pour leur vie et pour la vie des membres de leurs missions ». Plus loin, elle ajoute : « dans l’esprit de la MINUK et de la KFOR, [M. Hashim] Thaçi et [l’ancien chef militaire de l’UCK, M. Agim] Ceku ne représentaient pas uniquement un danger pour la sécurité de leur personnel et l’accomplissement de leurs missions : ils mettaient en péril tout l’édifice du processus de paix dans les Balkans » (13).

Dans une interview publiée le 21 décembre par le quotidien serbe Politika, le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef du département de police de la Minuk, déclare : « Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. » De fait, la lutte contre la criminalité organisée représentait l’une des priorités des missions internationales au Kosovo. Le capitaine Kellock explique également que « toute critique à l’encontre de Hashim Thaçi et de son entourage » était immédiatement rejetée dans les « cercles où [il] travaillait » (14).

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentait M. Thaçi. On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française. L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de M. Thaçi ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme l’implication de M. Thaçi dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante.

Interrogé par un journaliste serbe sur le trafic d’organes le 27 février dernier, alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, M. Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, avait éclaté de rire, avant de s’exclamer : « J’ai une tête à vendre des organes, moi ? », et de suggérer au journaliste « d’aller se faire soigner » (15). Le rire de M. Kouchner résonne aujourd’hui de manière sinistre.

Jean-Arnault Dérens

Rédacteur en chef du site Le Courrier des Balkans. Dernier ouvrage paru (avec Laurent Geslin) : Voyage au pays des Gorani (Balkans, début du XXIe siècle), Cartouche, Paris, 2010.

(1) Le rapport est disponible sur le site du Conseil de l’Europe.

(2) Traduction française : Carla Del Ponte, La chasse. Les criminels de guerre et moi, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2009.

(3) Lire Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj, « Albanie et Kosovo : les camps de la mort de l’UÇK », Le Courrier des Balkans, 10 avril 2009.

(5) « Martys Vorgehen erinnert mich an Goebbels », Tages Anzeiger, 30 décembre 2010.

(6) Lire Ben Andoni, « Trafic d’organes en Albanie : dans la “clinique fantôme” de Carla Del Ponte », Le Courrier des Balkans, 19 mai 2008.

(7) Rappelons que les autorités albanaises avaient refusé d’accéder en 2003 aux demandes des enquêteurs du TPIY, qui souhaitaient procéder à des exhumations dans le cimetière de Rripë. Ce refus a été officiellement justifié par des « raisons culturelles ».

(8) Lire « Trafic d’organes : le vaste réseau de “Docteur Vautour”, chirurgien turc », Le Courrier des Balkans, 21 décembre 2010.

(9) Lire Blerim Shabani & Sevdail Tahiri, « Le rapport de Dick Marty secoue la diaspora albanophone en Suisse », albinfo.ch, 20 décembre 2010.

(10) Lire « Kosovo : Vetëvendosje demande que Thaçi soit déféré devant la justice », Le Courrier des Balkans, 18 décembre 2010.

(11) Fatos Lubonja, « Pse refusohet raporti i Dick Martit ? », Panorama, 22 décembre 2010.

(12) Lire « Trafic d’organes de l’UÇK : Carla Del Ponte pour la saisine de la CPI », Le Courrier des Balkans, 23 décembre 2010.

(13) Carla Del Ponte, La chasse, op.cit., pp.460-461.

(14) Lire Rade Maroević, « Kušner je morao da zna », Politika, 21 décembre 2010, et R.S.V., « Trafic d’organces : Kouchner savait », Le Courrier des Balkans, 29 décembre 2010.

(15) La vidéo de cet échange circule beaucoup sur Internet. On peut la consulter sur Dailymotion.

SourcesLe Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

 

000000000000000000000000000000000000000000

La BRI vient de se livrer à ses premiers tests avec Titus, le camion blindé construit par l’entreprise française Nexter. Ce monstre de 23 tonnes d’une valeur de 2,4 millions d’euros à l’abri des menaces nucléaires, bactériologiques et chimiques a participé à un exercice antiterroriste de la Brigade de recherche et d’intervention au centre d’entraînement de Villejuif.

Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, dans son bureau, le 27 février 2014.

Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile-de-France, dans son bureau, le 27 février 2014. — V WARTNER/20MINUTES

Jean-Paul Huchon se serait vu promettre un poste rémunéré 148.000 euros par an

Mis à jour le 07/05/16 à 10h57

Empêché de brigué un quatrième mandat à la tête de la Région-Ile-de-France, il pourrait diriger le «CSA du rail»…

Il n’avait pas apprécié. L’ancien patron de la Région Ile-de-France, contraint de renoncer à briguer un quatrième mandat à la tête de la Région, avait dû laisser Claude Bartolone concourir à sa place. Une éviction vécue comme un affront par Jean-Paul Huchon, et que le Premier ministre souhaiterait adoucir, comme le raconte Le Monde.

LIRE:

http://m.20minutes.fr/politique/1840955-20160507-jean-paul-huchon-vu-promettre-poste-remunere-148000-euros-an

00000000000000000000000000000

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3576676/Counting-begins-London-Sadiq-Khan-looks-likely-City-Hall-senior-Tories-blast-Zac-Goldsmith-s-divisive-campaign.html

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

imagesLa Commission européenne a proposé l’instauration d’une amende de 250 000 euros par personne, envers les Etats refusant d’accueillir des réfugiés. Cette idée exhale un étrange parfum totalitaire. L’Union a lancé en septembre dernier un mot d’ordre d’accueil, par la voie du président de la Commission – « ouvrons leur les bras » – et désormais, elle se fait fort de châtier violemment les Etats qui refuseraient d’appliquer cet objectif. En soi, cette pénalisation du non accueil est la négation même  de la liberté des Nations: le choix d’accueillir ou ne pas accueillir un ressortissant étranger. Même dans une fédération comme les Etats-Unis, l’Etat fédéral n’aurait pas – me semble-t-il – le pouvoir de châtier un Etat  pour refus d’accueillir une personne venue de l’extérieur du pays. Cette proposition est révélatrice d’une image assez sordide de « l’étranger », considéré comme un pion que l’on affecte autoritairement depuis Bruxelles, sous le menace de lourdes sanctions dans tel ou tel lieu d’accueil. Bref, nous sommes en…

Voir l’article original 94 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

En Avril, les interrogations demeurent quant à l’évolution effective de l’activité au cours des prochains mois.
Les enquêtes menées par ISM et Markit suggèrent que les chefs d’entreprise sont encore très prudents dans le secteur manufacturier mais plus optimistes dans les services. C’est le premier point qui est préoccupant car il conditionne davantage la dynamique de court terme notamment via le commerce international. Une activité manufacturière en berne ne traduit pas une relance des échanges et ne s’accompagne pas d’un effet d’entrainement sur les services.

Voir l’article original 490 mots de plus

http://m.20minutes.fr/societe/1840067-20160504-general-vincent-desportes-repond-alain-juppe

http://reporterre.net/Denis-Robert-On-nous-prend-vraiment-pour-des-cons

00000000000000000000000000

http://m.parismatch.com/Actu/International/Alain-Juillet-Un-service-de-renseignement-doit-etre-neutre-962323

http://www.les-crises.fr/au-pakistan-le-triste-sort-medecin-qui-aida-la-cia-a-traquer-ben-laden/

http://www.bfmtv.com/societe/un-handicape-ampute-d-un-bras-et-des-jambes-humilie-par-la-police-971903.html

Les petits cadeaux

Publié: 3 mai 2016 dans Informations générales

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreLe pouvoir en place, supposé socialiste et « de gauche », espère se maintenir en 2017 par la distribution de petits cadeaux dont le coût est estimé à 6 milliards par un site lui est en général plutôt favorable (baisses d’impôts, hausses de salaires). Ce genre de pratique, d’où qu’elle vienne, me semble incompatible avec les principes démocratiques. Elle revient à bourrer les urnes avant une élection. Ou bien alors, qu’on m’explique la différence. Mais ce qui est effrayant, à mes yeux, ce n’est pas tellement le manque d’honnêteté. C’est l’absence de lucidité, c’est l’aveuglement. Ils sont, comme les autres politiques nationaux et médiatisés d’ailleurs, de l’extrême gauche à l’extrême droite, dans leur bulle, coupés du monde, prisonnier d’une sorte de rêve ou cauchemar doré, victimes de leurs illusions. Ils vivent dans un autre univers, un univers parallèle. Ils n’ont plus la moindre idée de la réalité. Ils ne perçoivent pas, ne voient pas, ne…

Voir l’article original 101 mots de plus

Le Blog de Philippe Waechter

5 points à retenir cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La croissance accélère en zone Euro mais ralentit aux USA et au Royaume Uni
La croissance s’est sensiblement améliorée en zone Euro et en France avec un chiffre de 2.2% en taux annualisé après 1.3% et 1.4% respectivement au dernier trimestre 2015. Dans le même temps l’économie espagnole continuait au rythme de 3.2%.
En revanche, aux USA la progression de l’activité était moins vive passant de  1.4% à 0.5% comme aux Royaume Uni de 2.4% à 1.6% et en Corée du sud de 2.7% sur la fin de l’année 2015 à 1.5%.
Le détail est contenu dans le tableau
tab3
Le graphe ci-dessous présente l’évolution de la croissance trimestrielle depuis 2015. On constate la relative stabilité de la croissance en Espagne et au Royaume Uni et la bonne tenue de l’activité en France et en Zone Euro…

Voir l’article original 1 314 mots de plus

Un nouveau Code des Douanes pour l’Union européenne, le 1er mai 2016Publié le : vendredi 29 avril 2016

Des opportunités et des simplifications pour les entreprises.

Drapeaux flottant au vent | © illustrez-vous | Fotolia

Le nouveau Code des douanes de l’Union (CDU) entre en application le dimanche 1er mai 2016. Ce code remplace le précédent texte qui datait de 1992. Il regroupe toutes les dispositions sur lesquelles se fondent les échanges de l’Union douanière avec ses partenaires commerciaux.  Ce nouveau code offre un cadre modernisé de travail et de nouvelles opportunités pour les opérateurs du commerce international. La douane française et l’ensemble des entreprises réalisant des opérations d’import-export s’y préparent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Cette nouvelle réglementation se caractérise par de nombreuses simplifications et de nombreux avantages pouvant être accordés aux opérateurs :

  • elle fait du statut d’Opérateur économique agréé (OEA) le passeport incontournable pour se développer à l’international ;
  • elle prévoit la mise en place du dédouanement centralisé communautaire, c’est-à-dire la possibilité pour un opérateur de transmettre ses déclarations à un seul bureau de douane dans l’Union, même si ses marchandises passent par différents lieux. Cette disposition sera déployée au plan communautaire à l’horizon 2019, mais la douane française a choisi de la mettre en place pour les flux qui concernent le territoire national dès le 1er mai 2016 (dédouanement centralisé national) ;
  • elle fixe pour objectif de dématérialiser 100 % des formalités douanières au 31 décembre 2020.

Pour la mise en application de ce nouveau code, une période transitoire est prévue. D’abord pour la gestion des autorisations douanières accordées avant le 1er mai 2016 et qui pourront perdurer le temps de leur validité. Une transition informatique est également prévue pour adapter l’ensemble des systèmes informatiques douaniers à l’horizon 2020.

Par ailleurs, la douane française s’est engagée, depuis près d’un an, dans une démarche proactive d’information afin de préparer les entreprises à cette nouvelle réglementation. Elle a mis en place un Tour de France des experts douaniers avec des conférences et des ateliers de travail qui se sont déjà déroulés dans près d’une quinzaine de grandes villes en métropole et en outre-mer. Pour aller plus loin, elle a lancé, le 22 septembre 2015, un grand plan intitulé « Dédouanez en France » regroupant 40 mesures concrètes en faveur des entreprises. L’objectif de ce plan est de soutenir les opérateurs tournés à l’international, de simplifier leurs formalités et de favoriser l’attractivité du territoire national ainsi que la création d’emplois.

Contacts presse

  • Service de presse, Bureau Information et communication : 01 57 53 41 03

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12817-un-nouveau-code-des-douanes-pour-l-union-europeenne-le-1er-mai-2016

0000000000000000000000000000000000000

michelneyret

par Caroline Girardon

Publié le 01.05.2016

Michel Neyret, un flic à l’ancienne «plein de paradoxes»

Un homme « attachant », « un flic redoutable et détestable ». C’est ainsi que David Metaxas, souvent dépeint comme l’enfant terrible du barreau de Lyon, décrit Michel Neyret, « son meilleur ennemi » à qui il a d’ailleurs consacré un livre et avec lequel il partageait bon nombre de soirées mondaines.

LIRE sur http://www.20minutes.fr/lyon/1837611-20160501-lyon-michel-neyret-homme-attachant-plein-paradoxes

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pour mémoire

Un douanier niçois blanchi se confie sur l’affaire Neyret

vita piazzoli

Publié le jeudi 10 septembre 2015 à 19h45

Me De Vita, ici en face de Piazzoli(Photo Ch. Perrin)

Dans l’affaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant certains caïds, plusieurs personnes de son entourage professionnel ont été éclaboussées. Dont Jean-Paul Piazzoli, directeur adjoint des enquêtes douanières, qui se confie.

Le commissaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant caïds et indics, gueule de cinéma, avait marqué de son empreinte la PJ de Nice lors de son passage entre 2004 et 2007.

Grand tombeur de braqueurs et de trafiquants, le policier charismatique est renvoyé avec huit autres personnes en correctionnelle pour une sombre affaire de corruption et de blanchiment. Le superflic a plongé à son tour. Et certains ont été éclaboussés.

C’est le cas de Jean-Paul Piazzoli, directeur adjoint des enquêtes douanières, mis en examen en 2011 pour « association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de corruption ».

Ce dernier se considère comme un dommage « collatéral » de l’affaire Neyret, il dit avoir été pris avec sa compagne dans un « tsunami ».

Et ajoute: « Neyret était un homme bien, il est assez grand pour se défendre ».

Le douanier vient de bénéficier d’un non-lieu.

http://archives.nicematin.com/derniere-minute/un-douanier-nicois-blanchi-se-confie-sur-laffaire-neyret.2334695.html

°°°°°

LIRE aussi:

33 ans, flic pour rien ? esquisse également une hypothèse jamais sérieusement sondée. L’affaire Neyret n’a servi qu’à détourner l’attention de l’affaire Bettencourt et fut l’occasion d’un règlement de compte au sein de la police judiciaire :

Après avoir rappelé le scandale de l’affaire Bettencourt, Gilles Guillotin écrit :

« C’est dans ce contexte très nauséeux [de l’affaire Bettencourt] que Christian Flaesch [directeur de la PJ parisienne, ndlr.] (LIRE: http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/12/09/un-scandale-ebranle-la-police-judiciaire-parisienne_3527716_823448.html) informe Claude Guéant de conversations « inopportunes » de Michel Neyret. Claude Guéant entrevoit alors un moyen de faire changer les mouches d’âne. (…) Flaesch est un ennemi de longue date de Michel Neyret, un concurrent pour le titre symbolique de meilleur flic de France, un flic de la PP (préfecture de police, ndlr.) qui briguait le poste de directeur de la police judiciaire, en remplacement de Christian Lothion, grand ami de Neyret ».

LIRE sur: https://www.lyonmag.com/article/80034/gilles-guillotin-l-affaire-neyret-est-une-vaste-hypocrisie

000000000000000000000000000000000000000000

services des douanes de Polynésie française

Mercredi 27 avril, un cadre du service des douanes soupçonné d’avoir procédé à des rétentions administratives abusives a été placé en garde à vue suite à la plainte d’un commerçant.

services des douanes de Polynésie française
Publié le 28 avril 2016

Placé en garde à vue mercredi 28 avril à la DSP, le douanier est soupçonné d’avoir procédé à des rétentions administratives abusives. L’affaire fait suite à la plainte d’un commerçant déposée en août 2015.  Après un contrôle douanier, ce commerçant a été retenu au service des douanes pendant près de 24 heures avant d’être libéré vers 5h00 du matin. Cette retenue douanière s’est déroulée en dehors de tout cadre légal.

Selon une information de Tahiti Infos, le cadre des douanes a été placé en garde à vue mercredi matin. Une enquête a été ouverte par le procureur général pour vérifier des faits présumés de concussion. Apparemment l’agent des douanes serait coutumier de ce genre de faits et soupçonné d’avoir procédé à des rétentions administratives abusives de personnes.
Il aurait aussi perçu des taxes et procédé à des dédouanements en dehors de tout cadre légal.

Il y a quelques semaines, plus d’une dizaine d’agents des douanes ont été appelés à la barre pour des faits de concussion. Cette nouvelle affaire ternit un peu plus l’image du service des douanes.

00000000000000000000000000000000000000000000000000

du 30 avril 2016

°°°°°°°°°°°°

Avec notamment cette semaine un spécial nucléaire en France sous le thème “Vue d’ailleurs”, et dans la rubrique

Réflexion les interviews d’Emmanuel Todd et Olivier Berruyer..!

LIRE sur: https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-30042016/

00000000000000000000000000000000000000000000000000

Le Blog de Philippe Waechter

La croissance française s’est accélérée au premier trimestre. Le PIB a progressé de 2.2% en rythme annualisé (0.54% en non annualisé) par rapport au dernier trimestre 2015. Au cours des trois derniers mois de 2015 elle n’avait progressé que de 1.4% en taux annualisé.
Sur un an, le PIB augmente de 1.3% et l’acquis de croissance pour 2016 est, à la fin du premier trimestre, de 1%. L’objectif de 1.5% de croissance pour l’ensemble de 2016 est atteignable avec une progression de l’activité de 1.3% en taux annualisé à chacun des trois trimestres restants de 2016 (0.33% en taux non annualisé).

Est ce que ça va mieux?
Quand on regarde le profil de l’économie française, on observe qu’elle est sortie de cette longue période de lente expansion qui la caractérisait de 2011 à la fin 2014. La croissance moyenne sur cette période n’a été que de 0.4% par an. C’est…

Voir l’article original 634 mots de plus