Archives de avril, 2016

A quoi cela sert-il de ne pas parler quand il le faudrait et de s’exprimer alors que ce sera trop tard ?

Enfin un général singulier…

On parle beaucoup du général de gendarmerie Bertrand Soubelet ces dernières semaines et de son livre « Tout ce qu’il ne faut pas dire ».

GeneralCelui-ci a beaucoup de succès et son auteur, dans les médias de droite, en tout cas sensibles aux problèmes de l’insécurité et d’un certain laxisme judiciaire, s’est vu consacrer plusieurs articles élogieux et a eu droit à des portraits qui insistaient sur sa forte personnalité

Celle-ci m’intéresse au plus haut point.

Parce que son ouvrage, en dépit de son titre alléchant et provocateur, n’est pas bouleversant de nouveauté mais rejoint la liste des contributions encore rares mais nécessaires à une société déboussolée aspirant à un humanisme qui saurait aussi être rigoureux et efficace. Une fermeté qui n’aurait pas honte d’elle-même puisqu’elle serait au service de tous.

Son livre, en effet, passionne moins que son auteur.

Si on veut bien s’attacher à un ouvrage qui sur les mêmes thèmes a lumineusement et objectivement tout dit, je recommande celui de Xavier Bébin écrit en 2013, « Quand la justice crée l’insécurité », une somme honteusement occultée par les médias parce qu’il dirigeait alors l’Institut pour la Justice.

Il y a des idées qu’on n’a pas le droit d’avoir et des analyses qu’il est scandaleux de proposer non pas à cause de leur fausseté mais au contraire parce qu’elles sont trop vraies.

Le général de corps d’armée Bertrand Soubelet est sorti de l’ombre inhérente à ses fonctions quand à l’Assemblée nationale, le 18 décembre 2013, en sa qualité de directeur des opérations et de l’emploi, il a eu, devant la commission parlementaire de « lutte contre l’insécurité » présidée par un député socialiste, une intervention à la fois réaliste, décapante et totalement libre. Elle a fait mouche bien au-delà de cet auditoire.

Il a été sanctionné à la manière française insidieuse et lâche : au mois d’août 2014, il doit quitter ses fonctions pour être muté à la tête de la gendarmerie d’outre-mer, poste évidemment qualifié par le gouvernement de « prestigieux » et « de confiance ».

A la suite de la publication de son livre le 24 mars 2016, au motif qu’il aurait violé l’obligation de réserve des militaires, il est en passe d’être relevé de son commandement, son successeur est connu et va être nommé sous peu par décret présidentiel (Le Figaro).

Même si Bertrand Soubelet affirme n’avoir pas dérogé à la retenue que son statut lui imposait, il est permis de considérer que dans l’acception classique de l’obligation de réserve, il la met à mal par la manière avec laquelle en particulier il pourfend l’incurie et la médiocre clairvoyance du Pouvoir.

Mais sa position est originale et mérite d’être prise au sérieux. Il considère que durant l’exercice de ses fonctions, l’obligation de réserve n’a pas de sens puisqu’il convient au contraire de dénoncer ce qui doit l’être alors qu’une fois revenu à la vie civile, l’abstention et le silence seraient obligatoires.

J’avoue parfaitement comprendre ce paradoxe apparent, non pas parce que j’aurais moi-même traité durant quarante années avec distance l’obligation de réserve stricte qui nous était imposée et dont la définition opératoire a changé depuis 2007 mais en raison de la logique profonde de cette réflexion. A quoi cela sert-il de ne pas parler quand il le faudrait et de s’exprimer alors que ce sera trop tard ?

Souvenons-nous de ces ministres de Nicolas Sarkozy qui durant son quinquennat n’ont jamais émis la moindre protestation, la plus petite contestation, inconditionnels par force ou par conviction, et qui ensuite, la défaite consommée, se sont réveillés. Pour ma part je juge cette lâcheté puis cette audace facile lamentables.

Je ne ferais pas la même critique à une Cécile Duflot dont on sait que ministre elle n’a pas hésité à s’opposer au président de la République bien avant un livre qui n’a pas mâché ses pages.

Ce que les Français achètent, c’est moins le livre de Bertrand Soubelet qu’une conception retrouvée du courage, de la sincérité et de l’affirmation. C’est la liberté de la pensée, le refus d’une frilosité qui est dévastatrice quand la maison brûle. C’est le rappel brutal d’évidences qui ont besoin d’être martelées quand nos gouvernants, pour justifier leur inaction et leur faiblesse, font semblant de ne pas les entendre.

C’est Bertrand Soubelet que les citoyens font monter sur un pavois. C’est aussi Philippe de Villiers qu’ils ont applaudi, sur un autre registre, au travers de son livre. Notre société est en manque d’estime et d’admiration, elle est privée de colonnes humaines sur lesquelles elle pourrait s’appuyer.

Parce que, où qu’on regarde, les hommes et les caractères sont rares et donc suscitent une adhésion d’autant plus légitime et intense que des personnalités sans relief sont souvent injustement promues et flattées.

http://www.philippebilger.com/

00000000000000000000000000000000000000

Le Sénat doit désormais ratifier l’ouverture d’un procès politique contre la chef d’État inculpée pour corruption.

Les tensions sont de plus en plus vives au Brésil où une large part de la population demande la démission de Dilma Rousseff
Crédit : Douglas Magno / AFP

Les tensions sont de plus en plus vives au Brésil où une large part de la population demande la démission de Dilma Rousseff

Les députés brésiliens ont voté largement en faveur de la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff, accusée de maquillage des comptes publics, lors d’une séance historique et survoltée, dimanche 17 avril. À 23h07, heure locale (02h07 GMT), l’opposition a franchi la barre des 342 votes requis pour le renvoi de la procédure au Sénat.

http://www.rtl.fr/actu/international/bresil-la-destitution-de-dilma-rousseff-votee-par-les-deputes-7782876375

00000000000000000000000000000000000000

Hillary et Bill Clinton lors d'un meeting dans le New Hampshire, le 9 février.LE MONDE | 17.04.2016

C’est une révélation embarrassante pour la candidate démocrate à l’investiture présidentielle Hillary Clinton : une enquête du groupe McClatchy, partenaire des « Panama papers » coordonnés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), a mis en évidence samedi 16 avril ses liens multiples avec des personnalités ayant eu recours à des sociétés offshore.

lire sur: http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/17/plusieurs-donateurs-des-epoux-clinton-dans-les-panama-papers_4903833_4890278.html

000000000000000000000000000000000000000000000

0000000000000000

000000000000000

Le département de Mayotte a entamé une grève générale depuis deux semaines. En marge de celle-ci, de nombreux débordements ont été constatés. Alors que la situation semble dramatique à Mayotte, mais aussi dans les autres départements d’outre-mer, nos médias ne semblent se préoccuper que des manifestations contre la loi El Khomri et Nuit Debout.

A des (milliers de) kilomètres de Nuit Debout

Publié le 16 Avril 2016

Grève quasi-insurrectionnelle à Mayotte, violence exacerbée en Guadeloupe, trafic de drogue en Martinique : ce n’est pas Paris qui brûle mais l’outre-mer !

Une manifestation à Mayotte (photo d’archive). Crédit Reuters

Atlantico : Le département de Mayotte est en grève générale depuis déjà deux semaines. Quels sont les motifs de cette colère ? Pourquoi éclate-t-elle aujourd’hui ? Qui est à l’origine de ce mouvement et quelles sont les revendications affichées ?

Christophe Soullez : A priori, il semble que ce mouvement de grève ait pour origine de fortes revendications sociales et économiques. Cela fait seulement cinq ans que Mayotte est devenu un département français. Suite à ce changement de statut (31 mars 2011), les syndicats et une partie des salariés de l’île souhaitent bénéficier des mêmes avantages et des mêmes droits que les salariés de la métropole, notamment pour ce qui est des prestations sociales ou de l’application du droit du travail. Or, l’alignement avec la métropole a, semble-t-il, pris beaucoup de retard selon un récent rapport de la Cour des comptes (les 39 heures sont de mises et le montant du RSA est moitié moindre).

Par ailleurs, il existe aussi des difficultés liées à la propriété foncière ou encore au manque d’infrastructures publiques (routes, écoles etc.). Enfin, il ne faut pas oublier que ce département est confronté à d’importantes difficultés économiques et sociales. Le chômage touche 19% de la population active (au sens du BIT) et les jeunes Mahorais sont les principales victimes du chômage : il s’élève à 46,5%. Quand on sait que Mayotte est le département le plus jeune de France avec plus de six Mahorais sur dix qui ont moins de 25 ans, on ne peut qu’imaginer la tension sociale liée au manque de perspective pour cette partie de la population. L’activité économique est aussi très faible et 71% de la population n’a aucun diplôme qualifiant selon l’Insee. L’île est également confrontée à une forte pression migratoire venant des Comores et à une délinquance qui ne cesse d’augmenter sur fond, notamment, d’usage et de trafic de produits stupéfiants.
La tension et les violences qui caractérisent ce mouvement semblent atteindre des degrés bien supérieurs à ceux observés dans la contestation de la loi El Khomri ou en marge du mouvement Nuit Debout. Ici, on casse des vitrines et on totalise une poignée de blessés légers, et là-bas ?

Il est clair que la violence semble plus importante qu’en métropole. De nombreux barrages sont érigés et des scènes de pillage ont été rapportées. De même, des blessés ont été déplorés suite à des affrontements entre bandes. De nombreuses détériorations de véhicules ont aussi été constatées. Plus inquiétante est la mise en place de milices regroupant des habitants et souhaitant faire leur propre justice ou au moins se protéger contre les agressions armées de jeunes désœuvrés et parfois sous l’emprise de produits stupéfiants. Cela peut conduire à des escalades incontrôlées et avoir des conséquences dramatiques.
Quelques coups portés par des policiers à des manifestants contre la loi El Khomri ont été dénoncés comme des « violences policières ». Des dérapages semblables ont-ils été constatés dans les manifestations mahoraises ? Le travail des forces de l’ordre est-il aussi attentivement contrôlé loin de la métropole ?

Le maintien et le rétablissement de l’ordre public doivent respecter certains principes et il ne peut pas être toléré que des fonctionnaires de police ou des militaires de la gendarmerie portent des coups à des manifestants dès lors que ceux-ci ne présentent plus de dangers. De même, et comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur, les violences contre les forces de l’ordre ne peuvent ni être excusées ni être acceptées. Actuellement, je n’ai pas eu d’échos sur d’éventuels dérapages à Mayotte. Mais il faut toujours avoir à l’esprit que de telles situations sont génératrices de tensions, et ce d’autant plus quand un mouvement est durable, et donc toujours susceptible de générer des incidents. A Mayotte, un élément important est aussi à prendre en compte pour les modalités du maintien de l’ordre, c’est l’éloignement de la métropole et donc la difficulté à obtenir rapidement des renforts de forces de l’ordre (notamment les forces mobiles), afin de soulager les effectifs engagés depuis plusieurs jours.

Les forces de l’ordre sont contrôlées de la même manière qu’en métropole par l’autorité hiérarchique, le préfet et bien entendu l’autorité judiciaire. En revanche, il est vrai que les médias nationaux sont sûrement moins attentifs et intéressés à ce qu’il se passe sur l’île que place de la République. Mayotte, c’est loin…
Au-delà de Mayotte, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion connaissent également des niveaux de violence très élevés, liés notamment aux trafics de drogue et d’armes. A-t-on affaire à une aggravation de la situation de ces territoires ? Pour quelles raisons ?

Il semble en effet que la criminalité violente soit en augmentation dans les territoires d’outre-mer et particulièrement en Guadeloupe et en Guyane. De la même manière qu’à Mayotte, la situation économique et sociale de la population (taux de chômage élevé, notamment parmi les jeunes) est sûrement un élément expliquant cette situation.

Mais il faudrait y ajouter le développement du trafic de stupéfiants et de la consommation de nouvelles drogues chimiques altérant les facultés des jeunes qui, sans emploi et sans ressources, s’y adonnent quotidiennement. La Guadeloupe et la Guyane sont des zones de transit et de rebond pour le trafic de stupéfiants provenant des pays d’Amérique du Sud à destination de l’Europe. Par ailleurs ce sont aussi des territoires où les armes sont beaucoup plus présentes. La détention d’armes à feu ou d’armes blanches contribue aussi à cette aggravation de la violence. L’alcoolisation excessive, souvent liée à des situations sociales précaires, est un facteur de risque supplémentaire. Enfin, le manque d’effectifs dans la police et la gendarmerie, et peut-être aussi la faiblesse de la collaboration entre les élus locaux et les services de l’Etat, peuvent contribuer à cette situation.

http://www.atlantico.fr/decryptage/greve-quasi-insurrectionnelle-mayotte-violence-exacerbee-en-guadeloupe-trafic-drogue-en-martinique-est-pas-paris-qui-brule-mais-2665081.html

000000000000000000000000000000000

http://www.numerama.com/politique/163129-3000-salaries-de-sanofi-equipes-dune-puce-rfid-a-gentilly.html

Aurélien Soucheyre
Jeudi, 14 Avril, 2016
L’Humanité

Au neuvième soir, sur la place parisienne, plusieurs centaines de personnes pensent, échangent et débattent.
Photo : Romain Beurrier/REA

Plongée au cœur de l’un des ateliers organisés place de la République, à Paris, et qui invite à réécrire collectivement la loi fondamentale, pour garantir pouvoir au peuple et faculté de réfléchir librement.

En cercle, comme autour du feu, un groupe s’assoit à même le sol, place de République, pour démarrer l’un des innombrables débats qui font vivre Nuit debout. Sur une petite sono, cette pancarte : « Atelier constituant dans un lieu public ». Et c’est parti pour deux heures de conversation autour de cette question : comment réécrire la Constitution de notre République ? D’emblée, les échanges partent sur la crise de la représentativité politique. Comment contrôler les élus, comment empêcher qu’ils trahissent leur parole pour gouverner sans nous ? « La démocratie est fictive. Les élus volent à la fois le pouvoir et la légitimité du pouvoir au peuple », lance un participant. « Moi je veux virer les députés », enchaîne un autre. Une dame prend la parole : « La représentativité n’est pas mauvaise en soi. L’enjeu n’est pas de virer les députés, mais de mieux les encadrer en créant les conditions de leur fidélité à l’intérêt général. Je pense au mandat unique et au droit de révocation. »

Le micro change de main : « Le pouvoir corrompt. On doit l’intégrer pour s’en prémunir. Dans ce cadre, le mandat unique est un minimum. Il faut aussi instaurer une forme de tirage au sort, qui offre une égalité d’accès au pouvoir entre les classes sociales. » De plus en plus de personnes se massent autour de la sono et le cercle s’agrandit. « Le tirage au sort ne changera rien si le système est perverti. Ce qu’il faut, c’est créer un système vertueux, ouvert et démocratique », reprend une femme.

Des assesseurs, chargés de noter tout ce qui se propose d’un débat à l’autre, écrivent scrupuleusement les échanges. Beaucoup d’autres ateliers constituants sont prévus avant de faire émerger, collectivement et partout en France, la Constitution d’une République sociale. Ce soir-là, des questions se posent sans tabou. « Faut-il changer de devise ? Faut-il garder Liberté, Égalité, Fraternité ? » « La démocratie a-t-elle jamais vraiment été essayée ? Doit-elle fonctionner de haut en bas, de bas en haut, horizontalement ? » Très vite, le constat que le droit de vote et le suffrage universel seuls ne suffisent pas à garantir une démocratie s’impose. « Le débat est façonné par les médias. Il faut des médias libres, indépendants des puissances financières », lance un jeune homme. « Si on travaille onze heures par jour, c’est impossible d’être pleinement citoyen. Il faut avoir le droit de réfléchir librement, individuellement comme collectivement, en garantissant le temps et les moyens matériels de la réflexion dans la Constitution », ajoute une nouvelle venue. Pourquoi la loi fondamentale ne garantirait-elle pas dans le marbre l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale ?

Sous ses cheveux blancs, un homme vient rééquilibrer la moyenne d’âge du groupe. « Il faut regarder ce que font les Suisses. Il y a à la fois des représentations et un droit d’initiative à tous les échelons, avec possibilités de référendum. Il y a un débat, et un vote, sur tout ce qui est de l’ordre de l’intérêt général. C’est ce qui manque cruellement à notre pays. Nous ne votons que très rarement pour des propositions », mesure-t-il. Le risque de transformation du référendum en plébiscite, ou en vote de sanction contre le pouvoir en place, est alors balayé par un tout jeune citoyen : « Les choses peuvent bouger. Il ne faut rien s’interdire. Il ne faut pas rester bloqué dans les schémas et les contraintes actuelles alors même qu’on les remet en cause. »

LIRE:http://www.humanite.fr/nuit-debout-reecrire-la-constitution-par-tous-et-pour-tous-604695

000000000000000000000000

http://melenchon.fr/2016/04/14/directive-secrets-daffaires-cest-non/

http://mobile.lemonde.fr/economie/article/2016/04/14/le-parlement-europeen-adopte-la-directive-sur-le-secret-des-affaires_4902340_3234.html

Le Blog de Philippe Waechter

Beaucoup de questions sur la différence entre la prévision du FMI pour la France à 1.1% pour 2016 et celle du gouvernement à 1.5%. A la lecture des commentaires on a pu avoir l’impression d’un monde très différent alors que l’écart n’est pas très important. C’est un peu l’épaisseur du trait.
Néanmoins, on notera que par rapport au chiffre constaté en 2015, 1.2%, le FMI considère une décélération (ou plutôt une stabilisation car le chiffre dans le tableau du FMI est de 1.1% pour 2015)  alors que le gouvernement est toujours dans la poursuite de l’accélération déjà constatée en 2015 par rapport à 2014. Il y a une dynamique sous-jacente qui n’est pas tout à fait la même.
Le FMI suggère que c’est en 2017 que la situation commencera à s’améliorer avec 1.3% de croissance alors que pour le gouvernement la croissance reste collée à 1.5%.

Voir l’article original 186 mots de plus

http://m.rfi.fr/ameriques/20160406-bolivie-eglise-accuse-pouvoir-trafic-drogue-corruption-morales

http://frblogs.timesofisrael.com/drogue-guerre-et-terrorisme/

http://www.marianne.net/pologne-ue-accuse-pouvoir-mettre-peril-democratie-100242052.html

Le Blog de Philippe Waechter

Le chiffre des exportations chinoises pour le mois de mars a suffi pour rassurer les investisseurs asiatiques. En effet elles ont progressé, sur un an,de +11.5% après 8 mois consécutifs de repli.
Pourtant à y regarder de plus près cela ne reflète pas un changement de régime et une hausse du commerce mondial qui profiterait à l’économie chinoise.  Les chiffres de janvier et février ont été très médiocres et celui de mars apparait comme un rattrapage et pas plus.
Le graphique ci-dessous retrace l’évolution sur un an des exportations chinoises en comparant un mois sur le même mois de l’année précédente. C’est la courbe bleu. La courbe violette compare les exportations moyennes sur les 3 derniers mois aux 3 mêmes mois de l’année précédente.

Voir l’article original 80 mots de plus

http://m.la1ere.francetvinfo.fr/justice-les-petits-arrangements-des-agents-de-l-aeroport-de-tahiti-347105.html

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12761-lutte-contre-la-fraude-dans-le-fret-express

Le Blog de Philippe Waechter

4 point à retenir cette semaine pour suivre la conjoncture économique

Point #1Les Etats-Unis vont mieux et l’Europe replonge mais…
Les indices globaux des enquêtes Markit pour la zone Euro et ISM pour les USA montrent à nouveau une trajectoire divergente. En janvier dernier les deux indices étaient identiques; en mars l’indice américain remonte et celui de la zone Euro s’infléchit.
La question que l’on peut dès lors se poser est la suivante: l’économie américaine a-t-telle connu un point bas à la fin de l’année 2015 alors que la zone Euro connaissait au même moment un point haut?
Pas encore ni pour les USA, ni pour la zone Euro

Voir l’article original 1 161 mots de plus

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

imagesLQT0IDKVInutile d’en rajouter sur l’actualité, le spectacle affligeant auquel  nous assistons sur la scène politique se passe de commentaires … Mais pourquoi un tel gâchis, une telle faillite, une pareille débâcle? Un seuil semble avoir été franchi. Il semble que toute notion de logique, de cohérence, de respect soit fracassée. Tout semble désormais possible dans l’absurdité, le « n’importe quoi ». Le sentiment dominant est qu’il n’existe plus de limite à l’irresponsabilité. Sincèrement, je pense qu’une telle déchéance de la politique française est sans aucun précédent historique. Plusieurs raisons peuvent expliquer le phénomène:

  • L’effondrement du niveau intellectuel: les dirigeants politiques français sont avant tout des communicants, des hommes de réseau, qui ont fait carrière par cooptation, copinage, népotisme familial, clanisme, privés d’intuition historique, économique, littéraire, en même temps déconnectés du réel et du bon sens quotidien. Tout ceci est le fruit empoisonné, à long terme, du déclin de l’enseignement des humanités, en particulier de l’histoire.
  • Des personnage médiocres sur le…

Voir l’article original 136 mots de plus

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/12/le-bureau-de-vincent-bollore-perquisitionne-dans-le-cadre-d-une-enquete-sur-ses-activites-africaines_4900874_3212.html

http://m.slate.fr/story/116387/darknet-terrorisme-desinformation

http://www.bilderbergmeetings.org/index.php

Herrington's of Sierra City, CA built a helipad for the event, which they are not talking about.

Herrington’s of Sierra City, CA built a helipad for the event, which they are not talking about.

Sierra City, CA — The annual private meeting of North American and European elites known as the Bilderberg Group announced this week that they will be holding their annual conference at Herrington’s Sierra Pines Resort in May of 2016. According to chairman Henri de Castries, the site was chosen due to its remote location and convenient helicopter landing area directly across from the resort.

https://www.ncscooper.com/bilderberg-group-to-meet-in-sierra-city-in-2016/

00000000000000000000000000000

Le Blog de Philippe Waechter

Le document Perspectives Economiques pour le mois d’avril 2016 est disponible ici
Perspectives Economiques – Avril 2016

Voir l’article original

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

imagesEQQAFZJ6Il se compte déjà une quinzaine de candidats aux primaires de la droite et du centre et la liste s’allonge de jour en jour… M. Macron vient de créer son propre parti « En marche« . Tous sont convaincus de leur destin providentiel. Ils se pensent missionnés pour sauver  la  France. Ils annoncent la table rase, et une fois à présidence, vont tout chambouler, tout changer, tout transformer. A les entendre, plus rien ne sera pareil: avant eux, le déluge, et avec eux le salut. Ils n’ont rien fait de particulier, rien réussi, généralement peu étudié, peu ou pas travaillé. Mais quand même, ils se sentent guidés par la bonne étoile et se verraient bien sous les ors de l’Elysée. L’une des erreurs de notre culture politique est de confondre « culte de la personnalité » et « héroïsme ». Le premier est une construction factice, médiatique, idéologique, autour d’un individu médiatisé, présenté comme le sauveur dont l’image…

Voir l’article original 351 mots de plus

L’aide du Hezbollah portée aux narcotrafiquants se rémunère à hauteur de 10% des bénéfices.

Les fichiers provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015 viennent démonter  la longue expérience des activités criminelles des hommes du Hezbollah (le Parti de Dieu), qui agissent en toute impunité.

La fuite de plusieurs millions de documents confidentiels  provenant du cabi net d’avocats panaméen révèle l’utilisation de paradis fiscaux par des individus  proches du Hezbollah libanais et des narcotrafiquants  qui financent le mouvement fondamentaliste chiite.

Onze millions de documents appartenant à un cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca vient d’être découverts. Dans cette liste au cœur du scandale des « Panama papers » figure des hommes fortunés impliqués avec le groupe terroriste qui est la prolongation de l’Iran.

Dans la liste des clients du cabinet figurent le nom de l’homme d’affaire libanais, Abd Al Nur Shala qui aurait été évoqué tout comme celui du  Salah Ezzedine.

Les deux businessmans avaient de nombreuses connexions avec des membres du Hezbollah. Ils avaient procédé à la fraude et avaient eu recours à des sociétés offshores et  des entreprises  utilisées pour le blanchissement d’argent.

Des grands noms comme M. Bilal Mohsen Wehbe qui, lui, aurait été le Représentant en chef du Hezbollah en Amérique du Sud aurait recouru aux mêmes montages offshores pour dissimuler leurs actifs.

On trouve aussi comme client chez le cabinet d’avocats panaméen le nom de M. Fawzi Kan’an un important fournisseur d’aide financière du Hezbollah au Venezuela qui avait sponsorisé des voyages pour « les militants » du Hezbollah et adressé au Liban des fonds récoltés au Venezuela.

Parmi les soutiens au Hezbollah qui seraient impliqués à Panama City, on trouve M.Ghazi Nasserdine qui avait  utilisé sa fonction de diplomate vénézuélien et de président du Centre islamique Shi’a installé à Caracas pour fournir un soutien financier au Hezbollah.

Issue d’une riche  famille d’origine  syrienne ce financier du Hezbollah est  très proche du fils du président de la République du Suriname, M.Dino Bouterse, qui a été condamné lui aussi l’an dernier à 16 ans de prison par la justice américaine, après avoir plaidé coupable d’avoir voulu soutenir le Hezbollah.  Il avait été arrêté  au Panama et extradé vers les États-Unis où il avait été inculpé en novembre dernier.

La liste contiendrait, entre autres, les noms des deux frères libanais M. Ayman Joumaa, et M. Akram Saied Joumaa (ce dernier est directeur général d’un hôtel de luxe, le Caesar’s Park Hotel, à Beyrouth). Les frères Joumaa et leur système de blanchiment d’activités illégales (d’un montant moyen de 200 millions dollars par mois) opéreraient à partir du Liban, de l’Afrique de l’Ouest, au Panama et en Colombie.

Les deux frères Joumaa utilisent quatre sociétés qui sont aussi « blacklistées » par les États-Unis, la compagnie de transport maritime Phenicia Shipping Offshore SARL, les sociétés basées au Panama Goldi Electronics SA et Zona Libre International Market S.A et les entreprises basées en Colombie Almacen Junior, Almacen Junior N°2 et Commercial Planeta détenues ou contrôlées par des membres de l’organisation de Ayman Joumaa  et qui ont été manifestement enregistrées ou gérées par Mossack Fonseca.

Parmi les noms cités dans la plus grosse fuite d’informations concernant les comptes offshore  et avoirs dans les paradis fiscaux nous pouvons retrouver celui du multimillionnaire Hussein Tajudeen.  Il était le propriétaire de la plus grande chaîne de supermarchés de Gambie (Kairaba) et était le principal importateur de riz et de farine du pays avant d’être déclaré persona non grata et expulsé de Gambie. Ce dernier,  avec les membres de sa famille,  ont  constitué un empire de sociétés localisées au Congo-Kinshasa en Angola, au Sierre Léone, au Liban. De plus en plus, l’on parle même de leurs « accointances » avec le réseau terroriste Hezbollah, à en croire le Département d’État Américain. Ainsi  Ali Tajudeen qui était un ancien commandant Hezbollah à Tyr, au Sud Liban, est le principal acteur de l’entreprise de construction « Jihad al Bina ».

La liste des noms  dans ce Panama-Leaks contiendrait aussi M.Ali Youssef Charara, PDG de la compagnie de télécommunications Spectrum Investment Group Holding (SAL) qui a des opérations au Moyen Orient, en Afrique de l’Ouest et en Europe. Charara utilise des millions de dollars de la part du Hezbollah afin de les investir dans des projets commerciaux et de financer en retour cette organisation. Ce dernier est proche de l’actuel ministre libanais de l’Industrie Hussein Hajj Hassan, membre du Hezbollah.

Les révélations des documents panaméens viennent démonter  la longue expérience des activités criminelles du Hezbollah

De ce qui précède, les « Panama Papers » révèlent une partie d’activités cachées du blanchiment d’argent, bras séculier des activités terroristes du Hezbollah, avec tous leurs corollaires dont la corruption.

Il a souligné qu’aucune enquête n’est déclenchée actuellement au Liban auprès des personnes concernées.

Les activités mouvement armé chiite qui participe au gouvernement libanais, seraient au moins en partie, financées par le trafic de la drogue. Le réseau narcotique a été mis en place par Imad Mughniyeh, le chef des opérations mondiales du groupe terroriste, qui est mort dans une explosion à Damas le 12 février 2008.

Au cours des dernières années, le Hezbollah a renforcé son rôle dans la production et le trafic des stupéfiants, mettant à profit l’importante population d’expatriés libanais chiites principalement installée en Amérique du Sud et en Afrique.

Au nom de la mondialisation, les financiers du Hezbollah se permettent d’agir en vrais raquetteurs. Ils ont institués un vaste réseau de trafic de la cocaïne depuis le Venezuela, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala et le Mexique vers les États-Unis.  Ils organisent, aussi par voie aérienne et maritime, le trafic de la cocaïne vers l’Europe via l’Afrique de l’Ouest (Guinée Bissau, Guinée et Sierra Leone).

L’aide du Hezbollah portée aux narcotrafiquants se rémunère à hauteur de 10% des bénéfices. L’argent ainsi récolté  suit les voies des paradis fiscaux (Panama, Hong-Kong …) pour aboutir dans les caisses du Hezbollah à Beyrouth. Les profits réalisés financent le terrorisme.

La lutte  est devenue difficile contre tous les canaux de financement et les organisations terroristes comme le Hezbollah qui subvient à ses besoins grâce au narcotrafic. Mis à part le financement iranien, le Hezbollah utilise le trafic de drogue en provenance d’Amérique du Sud pour financer ses activités terroristes et atteindre ses objectifs ultimes : la destruction d’Israël et l’imposition d’une théocratie chiite.

L’arrivée massive de l’argent des stupéfiants et des  substances narcotiques pose aussi  une nouvelle fois le problème de la corruption (classe politique, justice, police) et de la faiblesse de l’Etat libanais.

Entre temps le Liban reste l’un des ratios (nombre de milliardaires et millionnaires par habitant) le plus élevé du monde. Le Liban c’est aussi l’un des pays ayant une recette fiscale des plus faibles au monde.

Souhail Ftouh, avocat tunisien – JSSNews

http://jssnews.com/2016/04/07/panama-papers-des-noms-proches-du-hezbollah-sur-la-liste-des-corrompus/

00000000000000000000000000000000000000000000

 Les révélations des documents panaméens viennent s’ajouter à une liste de scandales financiers qui s’étendent de l’Europe à la Chine, en passant par les Etats-Unis. | Quentin Hugon/Le Monde
Les « Panama papers » révélés par Le Monde et ses partenaires internationaux sont le dernier en date d’une longue série de scandales financiers, qui ont chacun levé à leur façon une partie du voile sur le monde opaque des paradis fiscaux, de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent.

  1. 2008 : le scandale UBS
  2. 2013 : les Offshore Leaks
  3. Janvier 2014 : les China Leaks
  4. Novembre 2014 : les Luxembourg Leaks
  5. 2015 : Swiss Leaks, les listings HSBC

http://mobile.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/d-ubs-aux-panama-papers-une-decennie-de-scandales-financiers-et-ce-qu-ils-ont-change_4897177_4890278.html?xtref=https://t.co/LV8W9ZNvtq&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter

000000000000000000000000000000


Dominique Strauss-Kahn dans les bureaux du Fond Monétaire International (FMI) à Paris, en 2010. | GUEORGUI PINKHASSOV / MAGNUM PHOTOS

C’est un ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), lucide quant aux abus de la finance internationale, qui témoigne en ce mercredi de juin 2013 sur les bancs feutrés du Sénat

Auditionné par la commission d’enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers dans l’évasion fiscale, Dominique Strauss-Kahn ne mâche pas ses mots contre les « conséquences injustes » des paradis fiscaux, qui « privent des Etats de recettes fiscales », et contre les « instruments financiers fondés sur l’opacité ». « C’est cette opacité-là, renforcée par les territoires offshore, qui est très déstabilisante », explique aux sénateurs l’ancien ministre de l’économie.

00000000000000000000000000000000