Archives de 15 avril 2016

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Aurélien Soucheyre
Jeudi, 14 Avril, 2016
L’Humanité

Au neuvième soir, sur la place parisienne, plusieurs centaines de personnes pensent, échangent et débattent.
Photo : Romain Beurrier/REA

Plongée au cœur de l’un des ateliers organisés place de la République, à Paris, et qui invite à réécrire collectivement la loi fondamentale, pour garantir pouvoir au peuple et faculté de réfléchir librement.

En cercle, comme autour du feu, un groupe s’assoit à même le sol, place de République, pour démarrer l’un des innombrables débats qui font vivre Nuit debout. Sur une petite sono, cette pancarte : « Atelier constituant dans un lieu public ». Et c’est parti pour deux heures de conversation autour de cette question : comment réécrire la Constitution de notre République ? D’emblée, les échanges partent sur la crise de la représentativité politique. Comment contrôler les élus, comment empêcher qu’ils trahissent leur parole pour gouverner sans nous ? « La démocratie est fictive. Les élus volent à la fois le pouvoir et la légitimité du pouvoir au peuple », lance un participant. « Moi je veux virer les députés », enchaîne un autre. Une dame prend la parole : « La représentativité n’est pas mauvaise en soi. L’enjeu n’est pas de virer les députés, mais de mieux les encadrer en créant les conditions de leur fidélité à l’intérêt général. Je pense au mandat unique et au droit de révocation. »

Le micro change de main : « Le pouvoir corrompt. On doit l’intégrer pour s’en prémunir. Dans ce cadre, le mandat unique est un minimum. Il faut aussi instaurer une forme de tirage au sort, qui offre une égalité d’accès au pouvoir entre les classes sociales. » De plus en plus de personnes se massent autour de la sono et le cercle s’agrandit. « Le tirage au sort ne changera rien si le système est perverti. Ce qu’il faut, c’est créer un système vertueux, ouvert et démocratique », reprend une femme.

Des assesseurs, chargés de noter tout ce qui se propose d’un débat à l’autre, écrivent scrupuleusement les échanges. Beaucoup d’autres ateliers constituants sont prévus avant de faire émerger, collectivement et partout en France, la Constitution d’une République sociale. Ce soir-là, des questions se posent sans tabou. « Faut-il changer de devise ? Faut-il garder Liberté, Égalité, Fraternité ? » « La démocratie a-t-elle jamais vraiment été essayée ? Doit-elle fonctionner de haut en bas, de bas en haut, horizontalement ? » Très vite, le constat que le droit de vote et le suffrage universel seuls ne suffisent pas à garantir une démocratie s’impose. « Le débat est façonné par les médias. Il faut des médias libres, indépendants des puissances financières », lance un jeune homme. « Si on travaille onze heures par jour, c’est impossible d’être pleinement citoyen. Il faut avoir le droit de réfléchir librement, individuellement comme collectivement, en garantissant le temps et les moyens matériels de la réflexion dans la Constitution », ajoute une nouvelle venue. Pourquoi la loi fondamentale ne garantirait-elle pas dans le marbre l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale ?

Sous ses cheveux blancs, un homme vient rééquilibrer la moyenne d’âge du groupe. « Il faut regarder ce que font les Suisses. Il y a à la fois des représentations et un droit d’initiative à tous les échelons, avec possibilités de référendum. Il y a un débat, et un vote, sur tout ce qui est de l’ordre de l’intérêt général. C’est ce qui manque cruellement à notre pays. Nous ne votons que très rarement pour des propositions », mesure-t-il. Le risque de transformation du référendum en plébiscite, ou en vote de sanction contre le pouvoir en place, est alors balayé par un tout jeune citoyen : « Les choses peuvent bouger. Il ne faut rien s’interdire. Il ne faut pas rester bloqué dans les schémas et les contraintes actuelles alors même qu’on les remet en cause. »

LIRE:http://www.humanite.fr/nuit-debout-reecrire-la-constitution-par-tous-et-pour-tous-604695

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http://melenchon.fr/2016/04/14/directive-secrets-daffaires-cest-non/

http://mobile.lemonde.fr/economie/article/2016/04/14/le-parlement-europeen-adopte-la-directive-sur-le-secret-des-affaires_4902340_3234.html

Le Blog de Philippe Waechter

Beaucoup de questions sur la différence entre la prévision du FMI pour la France à 1.1% pour 2016 et celle du gouvernement à 1.5%. A la lecture des commentaires on a pu avoir l’impression d’un monde très différent alors que l’écart n’est pas très important. C’est un peu l’épaisseur du trait.
Néanmoins, on notera que par rapport au chiffre constaté en 2015, 1.2%, le FMI considère une décélération (ou plutôt une stabilisation car le chiffre dans le tableau du FMI est de 1.1% pour 2015)  alors que le gouvernement est toujours dans la poursuite de l’accélération déjà constatée en 2015 par rapport à 2014. Il y a une dynamique sous-jacente qui n’est pas tout à fait la même.
Le FMI suggère que c’est en 2017 que la situation commencera à s’améliorer avec 1.3% de croissance alors que pour le gouvernement la croissance reste collée à 1.5%.

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