Archives de 17 mars 2016

CAMIONPar Alice Beckel

À quelques jours du Salon international du transport et de la logistique de Paris, les transporteurs routiers français tirent la sonnette d’alarme contre la concurrence, qu’il juge déloyale, des conducteurs étrangers et somment le gouvernement à agir.

Alors que le Salon international du transport et de la logistique de Paris s’ouvre mardi prochain, l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (O.T.R.E) souhaite alerter le gouvernement sur ce sujet.

Au centre du problème : de petites camionnettes

Les véhicules qui cristallisent la colère des entreprises françaises sont de petites camionnettes inférieures à 3,5 tonnes pouvant transporter au maximum 3 palettes. Appelées véhicules utilitaires légers (VUL), ces camionnettes ne sont pas soumises aux mêmes réglementations que les camions et surtout elles se fondent plus facilement dans le trafic et donc échappent aux contrôles.

Dumping social et concurrence déloyale

Les VUL profitent de cet état de fait pour enfreindre la législation française. Cette dernière interdit aux entreprises de transports étrangères d’effectuer plus de trois chargements en une semaine. « Les chauffeurs venus des pays de l’Est s’affranchissent de cette contrainte en embarquant dans leur cabine plusieurs documents et en falsifiant les dates » explique Caroline Caire, secrétaire générale de l’O.T.R.E Champagne-Ardenne « Ils peuvent rouler pendant plus d’un mois en France, en semaine comme en week-ends, sans être inquiétés et surtout ils travaillent à moindre coût ».

Les transporteurs tricolores dénoncent en effet le dumping social consécutif à cette pratique. Les conditions de travail des salariés venus de Pologne, Bulgarie et Roumanie sont difficiles. « Ces conducteurs, éloignés de leur domicile durant de longues périodes, prennent leur repos dans leur véhicule, pourtant inadapté. Ils peuvent conduire de nombreuses heures d’affilée, sans limite contrôlable », explique dans un rapport daté de 2016 le ministère de l’Écologie.

La rentabilité des camions français menacée

Mais comment ces petites camionnettes chargées de quelques palettes peuvent concurrencer des poids lourds ? Les entreprises étrangères ne parviennent pas à récupérer l’ensemble des livraisons d’une société française mais ils reprennent de petites livraisons très utiles pour les grands transporteurs.

Auparavant, un poids lourd immatriculé en Champagne-Ardenne qui effectuait le trajet Reims – Paris – Rennes déchargeait puis récupérait des palettes à chaque escale. Ainsi, il roulait toujours chargé au maximum. Désormais pour le même trajet, le chauffeur champardennais a plus de risque de rouler à moitié vide. En effet, les camionnettes venues des pays de l’Est auront récupéré les livraisons entre Paris et Rennes ou Paris et Reims. Le manque à gagner est donc réel.

Renforcement des contrôles

L’O.T.R.E demande aux autorités françaises de renforcer les contrôles de ces véhicules étrangers. « Aujourd’hui, les entreprises françaises sont davantage surveillées car il est possible d’inspecter le siège social des transporteurs », affirme Caroline Caire.

La secrétaire générale de l’O.T.R.E exige aussi des pouvoirs publics de mener des actions de sensibilisation auprès des groupes français ayant recours aux transporteurs étrangers. « Si nous demandions nous-même à nos clients de ne plus faire appel aux camionnettes immatriculées dans les pays de l’Est on pourrait les vexer et les perdre ! »

Et surtout cette organisation réclame que le gouvernement se donne les moyens de ses ambitions « Des lois sont promulguées mais personne ne surveille leur application ».

Pour faire entendre leurs revendications l’O.T.R.E n’exclut pas d’organiser « une mobilisation d’envergure ».

http://www.lunion.fr/684883/article/2016-03-17/les-transporteurs-etrangers-dans-le-collimateur-des-entreprises-francaises

00000000000000000000000000000000000000000

Le Blog de Philippe Waechter

La Federal Reserve, qui avait l’air si sûre d’elle lors de sa réunion de décembre 2015, revient en arrière. Lors de sa réunion de mars, elle s’inquiète de l’activité en interne et des chocs qui pourraient provenir de l’extérieur. Dès lors elle maintient son taux d’intérêt de référence entre 0.25% et 0.5% et surtout révise ses projections de taux pour les mois qui viennent.
J’ai exprimé le fameux graphe des dots (graphe où chaque membre du comité de politique monétaire donne son choix, son anticipation sur le taux à la fin de l’année X). Sur le graphe j’ai représenté les attentes de décembre 2015 et de mars 2016 pour les années 2016, 2017 et 2018. J’ai ajouté la médiane de chacune des distributions.
Chaque courbe représente les attentes cumulées des membres du FOMC. On peut lire ainsi: en mars 2016, 1 membre s’attend à ce que le taux des fed…

Voir l’article original 325 mots de plus