Archives de 23 janvier 2016

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En toute discrétion, le gouvernement français a déposé un projet de loi qui prévoit la réintégration totale de la France dans l’Otan.

Le président français François Hollande
Ni vu, ni connu: Hollande veut achever le retour de la France dans l’Otan

© AFP 2016 Dominique Faget
08:23 21.01.2016

Selon le Canard enchaîné, le Conseil des ministres a donné le 4 janvier « autorisant l’accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique Nord », projet déposé dans la foulée à la Présidence du Sénat.

De fait, indique le Canard enchainé dans son édition publiée cette semaine, la France, sous l’impulsion de l’actuel locataire de l’Elysée, s’apprête à réintégrer l’ensemble des instances militaires de l’Alliance.

La démarche viendrait donc compléter la décision annoncée en 2007 par le président Nicolas Sarkozy d’assurer le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, décision devenue effective en avril 2009.

La discrétion de l’actuel président français est compréhensible: fin 2008, François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, avait défendu bec et ongles une motion de censure portée par le groupe socialiste contre le retour de la France dans la commandement intégré de l’Otan.

« Dans toute démocratie digne de ce nom, de tels arbitrages auraient été rendus après un vaste débat dans le pays », lançait M. Hollande à la tribune de l’Assemblée Nationale fin 2008.

« Sarkozy avait commencé le travail, Hollande rompt définitivement avec la tradition d’indépendance de la France en matière militaire », commente de son côté l’hebdomadaire Marianne en écho aux révélations du Canard enchainé. « La souveraineté militaire de la France, c’est ce que s’apprête donc à brader le gouvernement de Manuel Valls pour des motifs bien étranges ».

En effet, le texte du document en question apporte peu de clarté au sens de cette démarche. Dans rapporté par Marianne, il est ainsi écrit qu' »en 2009, la France a décidé de réintégrer la structure de commandement de l’Otan. En conséquence, elle a recommencé à accueillir du personnel de l’Organisation dans ses quartiers généraux militaires sans que ses QG ne bénéficient toutefois d’aucun statut international. Seuls des arrangements de circonstance ont permis jusqu’ici l’accueil de personnels de l’Otan dans les QG situés sur le sol français. L’attractivité du territoire français s’en trouve affectée de même que l’influence française au sein des structures de commandement. »

Si les motifs sont flous, la logique, elle, est très claire: de gouvernement en gouvernement, la France poursuit la logique de renonciation à sa souveraineté, et parachève son intégration au bloc atlantique. En prenant soin de ne pas consulter le peuple au sujet de ces choix stratégiques.

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L’homme du Puy-du-Fou, presque retraité de la vie politique, se lâche sur Paris Première, où il répondait aux questions de Natacha Polony dans « Polonium ».

Publié le 22/01/2016  Le Point.fr
Interrogé par Natacha Polony, Philippe de Villiers se lâche sur Paris Première.
Interrogé par Natacha Polony, Philippe de Villiers se lâche sur Paris Première. © DR/ villiers
Politique.net – 21/06/2016 –hollande-caisse-des-depots-200-ans

On en reparlera encore dans 200 ans. Pour fêter son bicentenaire, la Caisse des dépôts a explosé son budget. Selon Le Canard enchaîné, cette banque publique a osé dépenser la somme record de 2,6 millions d’euros en une seule journée. La fête s’est tenue le 12 janvier au Grand Palais, privatisé pour l’occasion. « Les 6 000 salariés, dont 2 000 acheminés en TGV depuis Angers ou Bordeaux ont été conviés aux agapes. Une transhumance à 500 000 euros, avec train et nuit d’hôtels compris. S’y ajoutent les menus frais de bouche : 700 000 euros de repas et de petits-fours pour nourrir ce beau monde toute la journée », raconte l’hebdomadaire. La location du Grand Palais a coûté quant à elle 340 000 euros. Il fallait bien ça pour accueillir François Hollande, venu en personne pour fêter le bicentenaire de ce « bras armé » de l’État qui finance de nombreux projets.

La Caisse des dépôts voulait aussi privatiser le Louvre

2,6 millions d’euros en une seule journée ? La somme paraît surréaliste en période de crise. Surtout pour une banque publique. Laquelle est actuellement dirigée par l’ancien secrétaire général de l’Elysée sous François Hollande, Pierre-René Lemas. Tout est dit. Mais ça aurait pu être pire : une deuxième fête, en avril, devait être organisée… au Louvre. La facture aurait été de 4,4 millions d’euros. Le Conseil de surveillance a finalement estimé que cela faisait un peu trop. Sans blague !

*** Source
– I. B., « Un anniversaire qui en fait des Caisse », Le Canard enchaîné n°4969, 20.01.2016
Anniversaire Caisse des dépôts

L’opération séduction d’Emmanuel Macron à Davos

LE MONDE ECONOMIE | 23.01.2016  Par Isabelle Chaperon

Le ministre de l'économie et des finances Emmanuel Macron au Forum économique de Davos (Suisse) le 22 janvier 2016.

Emmanuel qui ? Macron who ? Un sondage rapide dans les couloirs de Davos, en Suisse, où se presse le gratin de l’économie mondiale depuis mercredi 20 janvier, démontre que le ministre de l’économie reste encore loin de la notoriété d’une Christine Lagarde, la Française la plus en vue du Forum économique mondial. Mais jeudi et vendredi, Emmanuel Macron s’est employé à se propulser sur la scène internationale. Une sortie cruciale à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle.

A la façon d’un marathonien, le ministre de l’économie a multiplié les interviews avec des chaînes américaines, CNN International, CNBC et Bloomberg. Très à l’aise en anglais, avec la pointe d’accent français dont raffolent les Anglo-Saxons, capable d’alterner blagues et analyse de fond en abusant toutefois du « for sure », il était comme un poisson dans l’eau.

Si le ministre a également participé à un débat retransmis sur la BBC portant sur la crise des réfugiés en Europe, ce qui montre sa volonté de se positionner sur tous les sujets, il était surtout là pour marteler la nécessité d’« accélérer et amplifier » les réformes en France, lors de ses différents meetings avec des investisseurs, des patrons ou des journalistes. L’étoile montante était venue convaincre mais, en sens inverse, elle a pu mesurer à la fois le désespoir des milieux d’affaires internationaux vis-à-vis du retard pris par la France, et leur soutien à sa personne.

« Il s’est construit un début d’image sur la scène internationale »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/23/l-operation-seduction-d-emmanuel-macron-a-davos_4852268_3234.html#FX7z5jitH2tPVQyZ.99

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Aviseur International

coopération internationaleCoopération internationale

Le détournement des précurseurs de drogues est un problème mondial qui appelle une réponse planétaire. C’est pourquoi la coopération internationale est essentielle pour prévenir ce phénomène à l’échelle mondiale.

Les Nations unies et l’OICS

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) est un organe indépendant et quasi-judiciaire des Nations unies chargé de surveiller l’application des conventions. Il a été établi en 1968 en vertu de la Convention unique sur les stupéfiantspdf de 1961. L’OICS a pour mission de contrôler et de faire connaître les mesures prises par les différentes parties contractantes pour empêcher le détournement des précurseurs de drogues, et d’aider les administrations nationales à remplir les obligations qui…

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Le Français Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain.
Le Français Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain. – © AFP

RTBF

Le forum économique mondial s’achève ce samedi à Davos, en Suisse, et il a encore été question de migration ce samedi matin. Parmi les invités, la patronne du FMI Christine Lagarde a notamment déclaré que la crise des réfugiés en Europe compromet la survie de l’espace Schengen. Et elle n’est pas la première à le dire.

Autre invité de ce sommet, le Francais Matthieu Ricard.Il est l’une des figures emblématiques du bouddhisme tibétain en Europe. Mais que fait un moine bouddhiste dans ce genre de réunion mondiale, où États et investisseurs font des affaires ?

« C’est la septième fois qu’on me demande de venir, répond-il. Je viens donc uniquement, parce que l’on m’invite. Mais aussi parce que l’on me donne l’opportunité de partager des idées qui me sont chères, sur la solidarité, sur l’altruisme, sur la coopération. Finalement, dans un monde troublé, ce dont nous avons besoin, c’est davantage de coopération, et non pas de compétition. »

« Donc si l’on me donne une voix, pourquoi ne pas l’utiliser ? Ce serait trop bête. Plutôt que d’être dehors à protester, il vaut mieux être à l’intérieur du ‘dragon’ et y propager de bonnes idées. »

Les inégalités, un défi « reconnu » à Davos

Et en pratiquement dix ans, Matthieu Ricard a pu observer une évolution significative au sein du forum économique mondial de Davos. « Par rapport à la première fois où je suis venu, il y a un changement très net : les dîners de la société civile ont répété deux années de suite que, le principal défi; maintenant, ce sont les inégalités dans le monde. »

« On sait qu’Oxfam vient de déclarer que les 1% des plus riches possèdent autant que le reste de l’humanité. Mais c’est une problème qui est quand même reconnu ici, et il y a des gens comme Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie en 2001, ndlr)qui écrivent des livres sur les inégalités. Il y a donc quand même beaucoup plus que simplement des personnes qui font des affaires. »

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_matthieu-ricard-le-moine-bouddhiste-invite-au-forum-economique-de-davos?id=9193954
Mais que faisait le bouddhiste Matthieu Ricard à Davos ?

lire: http://www.europe1.fr/economie/mais-que-fait-le-bouddhiste-matthieu-ricard-a-davos-2655671

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Ali-Benouari-20Qui est Ali Benouari ?

Ali Benouari est un homme politique algérien et ancien ministre né en 1951 à Bougaà dans la Wilaya de Sétif. Titulaire d’un DES en Sciences Économiques et diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Alger. Il a occupé des postes à responsabilité dans différents centres financiers, comme la Banque centrale d’Algérie, le Groupe Al Saudi Banque à Paris et la Société Générale à Genève. Il a également à son actif une carrière d’enseignant-chercheur à l’Université d’Alger, comme Maître assistant à l’Institut d’Etudes politiques et à l’Institut de Sciences économiques.

Il a fondé à Genève la société de conseils en partenariats industriels et financiers, Ecofinance, une entreprise qu’il dirige depuis une vingtaine d’années. Il a également fondé la première banque étrangère en Algérie, la Société Générale Algérie, dont il a été le premier président, de 1999 à 2004.

Il a également fondé diverses associations, dont : la Fondation Luc Montagnier à partir de 2008, dont il est Secrétaire Général et membre du Conseil de La Fondation ; l’association DiverCité, en 2009, pour lutter contre l’exclusion sous toutes ses formes, et favoriser la promotion politique des Suisses issus de l’émigration ; l’Union des Maghrébins de Suisse en 2009 ; la Fondation Novembre, en cours de fondation, dont le but est de perpétuer le serment prêté par nos aînés en Novembre 1954 et rappeler que leur dur et long combat pour la liberté, la justice et la dignité, est toujours d’actualité.

Il a été ministre du Trésor sous les Gouvernements Ghozali I et II, et a été candidat à l’élection présidentielle de 2014.

Détenteur de la double nationalité, Ali Benouari réside en alternance entre la Suisse et l’Algérie depuis 1992, militant pour la modernisation économique et sociale de son pays d’origine, intervenant dans tous les débats, donnant des conférences et publiant ses contributions dans la presse algérienne et internationale.

Algérie Résistance

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M. Ali Benouari. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : En tant qu’économiste et ancien ministre algérien du Trésor, que pensez-vous de la situation économique actuelle de l’Algérie ?

Ali Benouari : L’Algérie vit la crise la plus profonde de son histoire. Non en raison de l’ampleur de ses déficits actuels, car on a vu pire. C’était entre 1986 et 1994, quand le premier effondrement des prix du pétrole avait conduit le pays au rééchelonnement de sa dette extérieure. Le niveau actuel des réserves de change donne une marge de 3 ans, qui permet théoriquement de voir venir, mais la situation est plus grave pour plusieurs raisons.

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