Archives de 9 décembre 2015

Le Blog de Philippe Waechter

Le prix du baril de Brent est au voisinage de 40 dollars.
Pour comprendre pour quoi il pourrait aller plus bas, il faut observer que la demande est peu dynamique (je l’approxime par la production industrielle mondiale) mais qu’en revanche l’offre est très forte et les stocks très importants.
Pour le détail voir deux papiers que j’ai écrit le 20 novembre dernier  ici et ici
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La solitude

imagesEQQAFZJ6« Il faut se défaire du mauvais goût de vouloir être d’accord avec le plus grand nombre » (Par delà bien et mal). Étrange sensation d’être en parfait décalage avec l’air du temps, la une des journaux, le matraquage médiatique à la radio et à la télévision. Non, je ne sens pas de poussée lepéniste dans les profondeurs du pays. 28%, un peu plus que les Républicains, avec une abstention de la moitié des inscrits sur les listes, cela donne 14% du corps électoral, ce qui, en l’absence d’alliance, rend strictement impossible toute perspective d’accès au pouvoir. Si le mouvement lepéniste réalisait 40% des voix avec un taux de participation de 80%, je dirais oui, nous avons affaire à une vague de type RPF en 1947. Aujourd’hui non, cela n’a rien à voir, le score lepéniste, un mouvement qui existe depuis près de 40 ans, ne traduit pas d’engouement ni d’adhésion massive, ni même de courant de sympathie, nonobstant la jubilation de ses leaders, mais simplement l’effondrement des autres. En revanche, je sens en effet un rejet viscéral des autres, les partis dits de gouvernement, au regard d’un ensemble de paramètres: le niveau de l’abstention, le vote des deux extrêmes, de droite mais aussi de gauche, bien loin d’être négligeable. Je pense que l’hystérie générale autour du vote lepéniste s’explique par l’attrait du sensationnel qui permet, une fois de plus, de fuir loin du réel, le chômage, l’insécurité, les déchirures de la société française. On m’accusera d’être prétentieux, misanthrope, un peu dingue. Tant pis. Moi je ne crois qu’en une profonde révolution de l’esprit de la politique, une renaissance du bien commun, des débats d’idées, de l’intérêt général, du gouvernement de la cité. Je voudrais en finir avec toute forme de culte de la personnalité, cette ivresse permanente de la communication, de la manipulation, de la politique spectacle, de la maladie émotionnelle dans lesquels se retrouvent si bien la « droite », la « gauche » et les extrêmes. J’éprouve le sentiment infini que l’on se moque du monde, on se moque de vous, on se moque de moi, l’hystérie lepéniste du monde politique et médiatique, n’étant, en ce moment, que l’ultime aboutissement de cette vaste moquerie, fumisterie, autour d’une grande bulle de néant morbide. Des solutions miracles? Je n’en ai point évidemment, mais partir du commencement, renouveler l’état d’esprit général, faire monter une nouvelle génération de leaders tournés vers l’action et le réel, plutôt que la frime, rapprocher le pouvoir du terrain, des hommes et des femmes, à travers la décentralisation, renouveler la classe politique, activer la démocratie directe par le référendum populaire, en finir avec la folie narcissique pour renouer avec la notion de bien public. Vaste programme, comme dirait l’autre. Je sais…

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/12/08/la-solitude/

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14:20 09.12.2015(mis à jour 14:21 09.12.2015)

Combien l’État islamique gagne-t-il grâce aux gisements pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie et comment arrive-t-il à écouler son pétrole malgré les bombardements de la coalition occidentale: le LA Times s’est chargé d’expliquer les schémas de production et de distribution de l’organisation terroriste.

Comme l’indique le quotidien, la majeure partie du pétrole exploité sur les territoires contrôlés par Daech en Syrie et en Irak est vendue à des petites raffineries privées, essentiellement dirigées par des civils qui ne sont pas affiliés aux groupes islamistes.

Les principaux clients de Daech seraient donc des citoyens ordinaires, privés de leurs moyens de subsistance habituels à cause du conflit. Selon les analystes, ces civils garantissent la stabilité du commerce pétrolier de Daech car ils raffinent et transportent le pétrole, mais subissent également la majeure partie des attaques de la coalition occidentale menée par les USA contre l’État islamique, sans être dédommagés pour autant par les terroristes.Selon certains experts, sans l’approbation des autorités turques Daech ne pourrait organiser un trafic pétrolier de cette ampleur.

Telle est notamment la position du chef de la commission énergétique du Kurdistan syrien Salman Khalaf, qui explique que « la Turquie est l’unique pays dont les frontières sont ouvertes à Daech ».

C’est également l’avis de l’ancien conseiller irakien pour la sécurité nationale Mowaffak al-Rubaï: « Aucun groupe rebelle, Daech ou autre, ne peut survivre sans qu’un pays voisin ne les soutienne ou ne ferme les yeux sur ses agissements ».

Le porte-parole du ministère irakien du Pétrole Assim Jihad pense également que l’État islamique ne peut pas agir en solitaire: « Daech ne peut pas gérer une tâche de cette ampleur (le transport de pétrole) sans aide extérieure. Il doit y avoir une certaine coopération avec d’autres organisations ».De son côté, l’expert du Forum américain du Moyen-Orien Aymenn Jawad Al-Tamimi propose un autre point de vue. Selon lui, les exportations de pétrole depuis les territoires occupés par Daech pourraient suivre d’autres itinéraires.

Le LA Times note qu’une grande partie du pétrole n’arrive pas jusqu’aux marchés extérieurs et est utilisée à des fins intérieures sur les territoires contrôlés par Daech.

Selon les estimations des experts, le pétrole syrien et irakien rapporte aux extrémistes entre 2 et 3 millions de dollars par jour. D’après le ministère russe de la Défense, ce chiffre a pu être divisé par deux depuis le début de l’opération aérienne russe en Syrie. Selon Mowaffak al-Rubaï, en 2014, l’État islamique a gagné 800 millions de dollars. « Daech vend le pétrole irakien et syrien sur le marché noir turc à des prix deux fois inférieurs à ceux du marché international », déplore-t-il.

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