Archives de 16 novembre 2015

Le darknet, une portion de la toile où la liberté est reine. Mais l’anarchie, aussi.(Photo : Artur Marciniec/Fotolia)

Pendant que le commun des mortels surfe sur Google, d’autres s’aventurent dans le gouffre du darknet, une portion de la toile où la liberté est reine. Mais l’anarchie, aussi.

Les géants du web (Google, réseaux sociaux, Youtube, Amazon, etc.) sur lesquels nous surfons au quotidien, ne sont qu’une partie émergée de l’immense iceberg d’internet. Qu’une minuscule fraction, en réalité, de ce qui est disponible en ligne. Ainsi, penser que le célèbre moteur de recherches « Google » est un mastodonte capable de tout ingurgiter est une erreur… Puisque la majorité des contenus internet n’est pas indexée par Google. C’est la partie immergée, et elle contient deux niveaux: le deep-web et le darknet

lire: http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/605/reader/reader.html?t=1446052436685#!preferred/1/package/605/pub/606/page/5

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À Vendin-le-Vieil, c’était pareil. « Malheureusement on a quand même pas mal de détenus radicalisés sur la centrale, témoigne Grégory Strzempek, délégué du syndicat pénitentiaire UFAP local. On en a deux ou trois qui ont eu, suite à tout ça, des propos pro-Daech. Il y en a même un qui voulait couper ma tête ! Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse contre des gens dont le but est de mourir pour Daech ? »

Minute de Silence

: […] À Vendin-le-Vieil, prison « haute sécurité » destinée à accueillir 204 détenus dits « difficiles » ou ayant écopé de lourdes peines, un communiqué d’une intersyndicale UFAP-FO-CGT a été émis ce lundi après-midi. Grégory Strzempek déplore « des petits couacs. De la musique pas coupée à un atelier (là où les détenus travaillent), des détenus qui riaient, chantaient. D’autres leur ont dit de se taire. »  […]

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Attentats de Paris : en Belgique une fort dérangeante découverte…
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C’est assez incroyable, de tomber là-dessus, plus de 13 ans après les faits. C’est en cherchant des éléments sur la participation de terroristes molenbeekois  dans les attentats de Paris que je suis en effet tombé par hasard sur cet intriguant dossier. On est en effet retombé avec cette participation belge aux attentats de Paris sur ce qui n’est au final qu’un bien petit noyau d’islamistes, qui nous mènent par le bout du nez depuis plus d’une dizaine d’années maintenant. Curieux d’essayer d’éclaircir un peu la chose et de trouver quelques éléments supplémentaires sur le terrorisme international et ses ramifications au delà des frontières, j’ai bien entendu relu mes notes sur l’affaire Merah, que j’ai abondamment traité, rappelez-vous, sur Agoravox.

moezEn fait, c’est un élément survenu fin mai 2013, soit un an après les tueries du jeune toulousain au scooter qui m’a intrigué. Le journal le Parisien, à ce moment là avait retrouvé la trace d’une bien étrange rencontre bruxelloise de Merah. Un Merah qui, on le sait, aurait rencontré aussi au Pakistan l’incroyable Moez Garsallaoui (volatilisé depuis par un missile tiré de drone, parait-il en photo ici avec Malika el-Aroud, dont on ne verra jamais les yeux de toutes ses apparitions en prétoire !), le second mari de la nom moins célèbre Malika el Aroud, la plus grande recrutes sur le net de chair à canon, ou plus exactement de candidats à se faire sauter le caisson à la ceinture d’explosifs. Brefs, les mêmes que les fêlés du stade de France, qui n’ont pas réussi à pénétrer dans l’enceinte du stade, alors que leurs collègues du Bataclan réussissaient leur coup au délà de leurs espérances, hélas.

L’article du Parisien commençait par une bien curieuse question : « Et si Mohamed Merah était allé chercher de l’aide… en Belgique ? C’est d’outre-Quiévrain que vient l’un des éléments les plus troublants de l’enquête ces derniers mois. Entendu dans une affaire de terrorisme à l’automne, un Marocain vivant en Belgique a assuré avoir passé une journée avec le Français seulement trois semaines avant les tueries de Toulouse (Haute-Garonne) et Montauban (Tarn-et-Garonne). Un témoignage étonnant qui vient d’être porté à la connaissance des juges français chargés du dossier ». Un bien étrange voyage, passé par la gare de Lille, conseillé par un autre étonnant personnage, selon le journal : « il est surtout un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah ». alizza2-30f5b-714bcJe ne reviens pas sur le cas d‘Alizza et de ses grotesques interventions en pleine rue : un faire-valoir parfait à l’époque, rappelez-vous pour l’équipe de Claude Guéant, visiblement ravie d’avoir sous la main un groupuscule de pareils clowns pour alimenter sa droite dure en griefs anti-islam. On a toujours supposé que les attitudes de Forzane Alizza (« les cancres du cyberjihad » avaient été plus ou moins suggérées, car elles allaient toujours dans le même sens : plus ils apparaissaient dans les téléviseurs et plus le FN voyait ses adhérents augmenter. Une stratégie à la Buisson, serait-on aujourd’hui fort tenté de dire. on finira par trouver le pot aux roses avec des clichés d’une manifestation commune entre les salafistes d’opérette et des gens d’extrême droite, manifestation, à laquelle assistait par exemple Alexandre Gabriac, celui qui a  une crampe au bras droit levé prononcé…

Cela ne nous dit pas qui il était allé voir, notre Mohamed Merah. On l’apprend un peu plus loin: « C’est la justice belge, saisie par les magistrats français, qui a transmis ces renseignements. En novembre, Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, est entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête sur une cellule jihadiste autour de Bruxelles ».  Ah tiens, une « cellule jihadiste autour de Bruxelles ? On tombe vite sur une bien connue depuis des années, en effet. Celle aussi citée récemment lors du procès de Jean-Louis Le Soumis Denis,  un prédicateur salafiste (barbu !), il y a fort peu de temps, à Bruxelles. Ce jour-là (la veille même de l’attentat de Paris !!!), l’avocat du prévenu avait sorti dans le prétoire, un peu exaspéré, un argument qui n’était pas qu’un effet de manche : « en cause, l’apparition d’un certain Abdelkader El Farssaoui au cœur du dossier. Surnommé Abou Jaber, celui-ci a été désigné par plusieurs prévenus partis en Syrie comme l’homme qui leur avait acheté les billets d’avion et préparé le terrain sur place. C’est en tout cas ce qu’a répondu Murat D., parti au djihad à 19 ans avant de revenir en Belgique. « C’est lui qui aide les jeunes à aller en Syrie. Il avait beaucoup de contacts là-bas. Il m’avait flatté », a précisé le jeune homme, d’origine turque, à la barre »  avait en effet  balancé Me Sébastien Courtoy devant la magistrate fédérale Paule Sommer qui avait moyennement apprécié. Sans le savoir, ou en calculant son effet, l’avocat venait de lancer une bombe médiatique à forte détonation à Bruxelles, comme on va le voir…

sharia 4Mais avant revenons sur le prévenu du jour, « en bref », comme le dit ici, on avait affaire à un beau cas d’espèce… d’illiuminé :  « après une vie de bamboche (alcool et jeu), il se convertit à l’islam le plus radical. En 2008, il apparaît pour la première fois dans un dossier judiciaire, lorsqu’il distribue, rue de Brabant et rue d’Aerschot, à Schaerbeek, des tracts hostiles à la démocratie et appelant au djihad. Influencé par Sharia4Belgium (ici l’arrivée des artistes du club Charia au tribunal, une photo de DH.be), il a créé le Resto du Tawhid, qui donnait de la nourriture aux nécessiteux, à la gare du Nord, tout en faisant du prosélytisme. Il a été arrêté le 9 décembre 2013. De sa prison, le salafiste a accordé au Vif/L’Express une interview où il explique sa croyance dans la Prophétie du Minaret blanc. Selon cette prédiction, la Syrie (pays de Cham) est l’endroit où les bons musulmans doivent aller se battre pour hâter la venue du Messie avec, à la clé, une place au Paradis, les autres hommes étant condamnés à la déchéance » .

belge convertiUne théorie à laquelle notre prédicateur croit semble-t-il dur comme fer, comme il le précise ici au même magazine : «  Le prophète Jésus doit revenir à Damas, à la mosquée blanche. Il va combattre l’Antéchrist, les autres communautés religieuses et tous les musulmans qui n’auront pas suivi l’enseignement de l’islam rigoriste. On ne connait pas la date de son retour. Cette prophétie est rapportée par des hadiths authentifiés par l’une des plus grandes références de l’islam, El Bouali El Muslim (en fait un drôle de zig porte ce nom: c’est un algérien élevé islamiste, devenu légionnaire et converti au … christianisme , qui se présente comme bodyguard de Yasser Arafat (???): un total allumé !).». Une théorie qui ne tient pas debout, mais qui sonne étrangement avec les déclarations des policiers de Paris, qui n’expliquent que la décision chez certains des tueurs que par un problème… psychiatrique : « Personnellement, je ne les ai pas découvertes sur Internet, mais dans deux livres édités à Paris :  Le Bienfait du Cham et La Venue de Jésus sur terre » nous dit notre illuminé (le  Pays de Cham -Bilad el-Cham- est, il faut le préciser, le nom antique de la Syrie). Un illuminé qui possède des « preuves » de ce qu’il raconte avec selon lui « les femmes qui se transforment en hommes, les hommes en femmes, la dépravation des moeurs, les musulmans qui se laïcisent, qui renient leur foi ; les guerres, le chaos… La prophétie parle aussi de la formation de trois grandes armées : en Arabie, au Yémen et en Irak-Syrie. Beaucoup de signes annonciateurs sont aujourd’hui réunis »comme il peut l’affirmer. Rejoignant la revendication surréaliste de DAECH des attentats de Paris sur « la capitale des abominations et de la perversion », ou sur « le Bataclan où étaient rassemblés des centaines d’idôlatres dans une fête de la perversité « Bigre ! Des « fous d’Allah » ou de simples fous ? « Chaque jour, nous procédons à la mise hors d’état de nuire d’individus désireux de frapper notre pays. La fragilité psychologique, voire psychiatrique, de certains d’entre eux facilite le passage à l’acte. Et il peut y avoir des gens qui passent à travers les mailles du filet. C’est pourquoi nous les resserrons davantage en confortant nos services », assurait le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, dans L’Express, le 1er juillet » dernier.

Dans l’article de 2013 du Parisien, on avait eu droit à un simple résumé de qui pouvait être ce fameux el-Farssaoui « ce Marocain de 40 ans, décrit comme le « cheikh », l’éminence grise du groupe, a longtemps vécu en Espagne où il aurait été entendu après les attentats de Madrid ». Ah tiens, voilà qui avait été oublié je suppose, mais pas, justement par Me Sébastien Courtoy , qui venait là de révéler une des plus grosses surprises de ce procès, mais aussi des dix dernières années dans la lutte contre le terrorisme. Car ce qu’a révélé l’avocat malin, c’est qui était véritablement  el-Farssaoui…

Unknown-1Un drôle d’imam, qui avait été « entendu » à Madrid après les attentats selon la presse (ils avaient fait 191 morts !)  mais pas seulement, à gratter un peu son dossier espagnol. Un dossier sorti par le journal el Mundo en 2005 que beaucoup de monde a oublié. Selon cette véritable bombe complètement oubliée, en effet,  el-Farssaoui se faisait aussi appeler « Cartagena » chez les policiers de l’UCIE (l’Unité centrale de renseignement des Affaires étrangères espagnoles), car il y était un… informateur de premier ordre. Il y avait dénoncé le groupe radical dans son intégralité  avant les terribles attentats, en faisant des rapports sur « Rabei Osman, un Egyptien (arrêté en Italie pour avoir orchestré l’attentat 11 mars à Madrid); Serhane Ben Abdelmajid Fakhet, un tunisien (qui se suicidera à Leganes plat avec le reste de l’équipe); Mohamed Larbi Ben Sellam (qui a fui au Maroc) et Mustapha Maïmouni, frère du tunisien et détenu au Maroc pour les attentats de Casablanca », note le journal. Tout y était, jusqu’au numéro de la Volkswagen (M-0025-WP) prévue pour les attentats ! Cartagena, celui qui avait tout découvert des relations entre les futurs auteurs de l’attentat de Madrid , c’est bien le même  arrivé en Belgique, après un semblant d’interrogatoire de la police pour lui garder la face auprès de ses anciens amis salafistes ! Et c’est lui, l’informateur, ex Abou Jaber, ex Cartagena, que voulait rencontrer Merah !!! On croit rêver !!! Sidérante découverte ! « Dès le 22 octobre 2002, Farssaoui, 32 ans, avait sonné l’alarme sur le réseau d’islamistes qui allaient plus tard être impliqués aussi bien dans les attentats de Madrid que dans ceux de Casablanca« . Les ingrédients d’attentats étaient donc réunis, mais, étrangement, ni la gendarmerie ni la police n’ont bougé le petit doigt pour les empêcher. Le mystère s’épaissit encore plus lorsque l’on sait que les fameux Asturiens sont également des indicateurs. Plus bizarre encore, Jamal Ahmidane a été arrêté par trois fois alors qu’il convoyait les explosifs vers Madrid, le 29 février 2004, sans permis de conduire, et trois fois il a été relâché. Devant ce brouillard, El Mundo, dans un éditorial anonyme au vitriol, écrivait le 6 juin que «à la lumière de ces révélations (les fiches d’audition de Farssaoui), il devient clair que les attentats du 11 mars auraient pu être empêchés par une action diligente de la police ou par une intervention judiciaire ; aucune des deux n’a eu lieu». Voilà qui n’est peut-être pas le bon moment pour le rappeler, en effet….

sharia belgiumAu procès de l’illuminé belge (photo sud-info.be) pourtant, personne n ‘avait bien sûr pensé à l’inviter à venir déposer, quel hasard !! « En Belgique , El Farssaoui a été plusieurs fois entendu par la police judiciaire fédérale sur son rôle dans l’envoi de jeunes en Syrie. Il a refusé de répondre aux questions des enquêteurs et a été relaxé après audition. Une perquisition menée chez lui avait permis de retrouver… une carte de presse mentionnant son travail à Annoukhba, un bihebdomadaire sportif marocain. Hier, le tribunal a finalement décidé, de « manière exceptionnelle », de convoquer Abdelkader El Farssouai en tant que témoin. Seul le parquet ayant l’opportunité des poursuites, il ne sera pas convoqué comme prévenu. Reste à savoir si Abou Jaber acceptera de se présenter : il a tout à fait le droit de refuser… » Chez Sharia 4 Belgium, dont fait partie El Farssaoui , le leader Fouad Belkacem, tout aussi avec son keffieh anti-calvitie (1), a été condamné le 11 février 2015 à 12 ans de prison pour apologie du terrorisme mais l’a blanchi pour…. trafic de drogue (mais en raison seulement de la prescription !!!) Son dossier, quel heureux hasard avait disparu en cendres : « le dossier avait brûlé lors de l’incendie du greffe correctionnel de la cour d’appel de Bruxelles, en janvier 2012, et il n’avait pas pu être complètement reconstitué..«  A Paris, le procureur Molins a cité la drogue comme approvisionnement possible d’argent pour acheter les armes nécessaires à l’assaut…

La veille des attentats de Paris, donc, dans lesquels des passeports syriens ont été retrouvés, qui conduisent rapidement à Mollenbeck, comme on a déjà pu le voir, Mohamed Khemir dit « Le Tunisien » et Mickaël Devredt alias « Abu Rayan«  (présenté comme le véritable organisateur de la filière syrienne en Belgique), ainsi que l’ineffable annonciateur de fin du monde (ou du retour du Christ !) avaient comme fournisseurs de billets pour la Syrie l’ancien indicateur de la police espagnole.  Tout cela la veille des attentats meurtriers de Paris, dans un procès d’un farfelu qui s’annonçait assez anodin !!! On attend avec une toute autre impatience désormais, depuis qu’a eu lieu le massacre de Paris, ce que va bien pouvoir nous dire cet invité surprise requis in extremis par le judicieux avocat belge…

Et attendez donc : un autre personnage s’annonce déjà à l’horizon, pour noircir encore un peu plus le dossier. Il nous vient du Montenegro, celui-là…

(1) les terroristes soignent aussi leur apparence.… et ce n’est pas une histoire tirée par les cheveux chez eux : les vierges promises, il faut assurer un certain standing de kamikaze !

un reportage RTBF sur Denis, « à la barbe du Paradis » : on dirait du Strip-Tease !!!

lire ici le chapitre :

April-June 2003: Spanish Authorities Recognize Cell of Future Madrid Bombers but Only Arrest One of Them after Cell Is Linked to Morocco Bombings

sur Malika el Aroud

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/cherchez-la-femme-48670

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-donc-nizar-trabelsi-et-141745

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/al-qaida-branquignols-et-cie-84959

http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/les-pieds-nickeles-d-al-quaida-55940

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-communication-des-terroristes-162321

Image à la une:  Photo de  Christian Hartmann / Reuters

http://www.centpapiers.com/attentats-de-paris-en-belgique-une-fort-derangeante-decouverte/

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L’ancien chef des renseignements français (DST), Yves Bonnet a, dans une déclaration à Ennahar TV, critiqué la décision du président François Hollande, de fermer les frontières, suite aux attentats de Paris vendredi qui ont fait 150 morts.Afficher l'image d'origine

Pour M. Bonnet, les frontières ne peuvent être bloquées même par la construction de murs. En France, ajoute-t-il, les frontières sont impossible à contrôler :

« Vous savez comme moi que les frontières on ne peut jamais les bloquer même quand on construit des murs. Je crois que c’est une mesure qui n’est plus dissuasive qu’autre chose, parce que les frontières, en fait, dans un pays comme la France elles sont impossible à contrôler. »

Selon cet ancien chef de la DST, même si on mobilisait toute l’armée française, des millions de gens pour surveiller les frontières, il serait impossible de les contrôler et d’empêcher les gens de passer :

« Je vais vous donner un exemple : lorsque j’étais préfet de Dunkerque … j’avais 36 points de passage avec la Belgique… 36 points de passage dans un seul arrondissement et je n’avais qu’un poste de contrôle. Alors, à moins d’y mettre toute l’armée française et encore car il faudrait des millions de  personnes aux frontières pour les surveiller et encore, vous n’empêcherez pas les gens de passer parce qu’il faut aussi surveiller les côtes. C’est des mesures qui me paraissent un peu décalées. »

http://www.ennaharonline.com/fr/news/37336.html

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Afficher l'image d'origineL’ex-patron du contre-espionnage français (Direction de la surveillance du territoire), Yves Bonnet, a, dans une déclaration faite au Temps d’Algérie, hier, fustigé les politiques français qui, d’après lui, «jouent avec le feu». Cet ancien préfet et auteur de plusieurs ouvrages sur le contre-espionnage explique que «les professionnels français sont à la hauteur de leurs responsabilités», mais que «les politiques jouent avec le feu en abordant un domaine de la subversion et de la violence qu’ils ne maîtrisent pas».

Yves Bonnet, qui est membre de la commission parlementaire nationale française de réforme des services de renseignements, évoque la rupture des relations diplomatiques entre la France et la Syrie. Cette rupture diplomatique décidée par le président français, François Hollande, empêche la coopération entre les services de renseignements des deux pays. Pourtant, la France compterait 500 extrémistes dans les rangs de Daech et de «Djabhat El Nosra», filière syrienne d’Al Qaïda, d’après les autorités françaises. Tout en affirmant que les attentats terroristes de Paris étaient «prévus», Yves Bonnet demande le «changement de cap» et de «collaborer avec les services de renseignements syriens». Il demande également à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) d’«engager une véritable coopération avec les Syriens et les Russes pour combattre Daech avec une meilleure efficacité. Il dira, pour ce qui est de l’armement des «rebelles syriens» par la France, qu’il est toujours aléatoire sinon dangereux d’«armer» des combattants dont on ne sait pas grand-chose.
http://www.letempsdz.com/
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 15 novembre 2015
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A l’heure où nous écrivons le bilan des tueries parisiennes est de 128 morts et de 300 blessés. L’horreur de cette violence injustifiable est absolue. La condamnation doit l’être tout autant, sans aucune restriction et/ou nuance. Les acteurs et/ou commanditaires de ces meurtres aveugles ne peuvent invoquer aucune raison légitime pour justifier ces actes immondes. La tragédie que nous vivons débouchera sur une prise de conscience collective des dangers qui nous menacent ou au contraire sur un processus de reproduction dramatique, en fonction de notre capacité collective à tirer les leçons de la situation qui engendre un tel résultat. L’émotion est légitime et nécessaire mais ne peut pas être la seule réponse. La réponse uniquement sécuritaire est également impuissante. C’est justement dans ces moments marqués par l’émotion collective que nous ne devons pas renoncer à la compréhension, à la recherche des causes et à la lucidité face aux instrumentalisations de l’horreur.

Les postures face à notre tragédie

En quelques heures toute la panoplie des postures possibles face à la tragédie s’est exprimée. Il n’est pas inutile de s’arrêter sur chacune d’entre elles. La première se contente de dénoncer Daesh et à exiger cette dénonciation de manière pressante de nos concitoyens musulmans réels ou supposés. Le projet politique de Daesh et les actes qui en découlent ont déjà été dénoncés par la très grande partie des habitants de notre pays, populations issues de l’immigration incluses.

Il faut vraiment être coupés de nos concitoyens musulmans réels ou supposés pour en douter. Ces concitoyens français ou étrangers vivant en France sont les premiers à souffrir de cette instrumentalisation de leur foi à des fins politiques, réactionnaires et meurtrières. « Qu’est-ce qu’on va encore prendre » est la réaction la plus fréquente qui suit l’émotion face à ces meurtres, conscients qu’ils sont des instrumentalisations de l’émotion à des fins islamophobes qui ne manquerons pas. Il ne s’agit pas d’une paranoïa mais de l’expérience tirée du passé et en particulier des attentats du début de l’année. Dans ce contexte les injonctions à la dénonciation sont ressenties comme une suspicion de complicité ou d’approbation. Une nouvelle fois ce qui est ressenti c’est une accusation d’illégitimité de présence chez soi. Voici ce qu’en disait Rokhaya Diallo dans une émission radio à la suite des attentats de janvier :

« Quand j’entends dire que l’on somme les musulmans de se désolidariser d’un acte qui n’a rien d’humain, oui, effectivement, je me sens visée. J’ai le sentiment que toute ma famille et tous mes amis musulmans sont mis sur le banc des accusés. Est-ce que vous osez me dire, ici, que je suis solidaire ? Vous avez vraiment besoin que je verbalise ? Donc, moi, je suis la seule autour de la table à devoir dire que je n’ai rien à voir avec ça (1). »

La seconde posture est l’essentialisme et le culturalisme. Les actes barbares que nous vivons auraient une explication simple : ils sont en germe dans la religion musulmane elle-même qui à la différence des autres, porterait une violence congénitale, une barbarie consubstantielle et une irrationalité dans son essence. Cette religion à la différence des autres religions monothéiste serait allergique à la raison et inapte à la vie dans une société démocratique. De cette représentation de la religion découle la représentation de ses adeptes. Les musulmans seraient, contrairement aux autres croyants, une entité homogène partageant tous le même rapport au monde, à la société et aux autres. Une telle posture conduit inévitablement à l’idée d’une éradication, l’islam apparaissant comme incompatible avec la république, la laïcité, le droit des femmes, etc. Résultat de plusieurs décennies de diffusion politique et médiatique de la théorie du « choc des civilisations », cette posture s’exprime dans des formes plus ou moins nuancées mais est malheureusement bien ancrée dans notre société (2).

La troisième posture est celle de la relativisation de la gravité des tueries. Celles-ci ne seraient que le résultat d’une folie individuelle contre laquelle on ne pourrait rien si ce n’est de repérer le plus tôt possible les signes annonciateurs dans les comportements individuels. Nous ne serions qu’en présence d’accidents dans les trajectoires individuelles sans aucune base sociale, matérielle, politique. Une telle posture de « psychologisation » occulte que les individus ne vivent pas hors-sol et que leur mal-être prend telle ou telle forme en rencontrant un contexte social précis. C’est à ce niveau que se rencontre l’individu et sa société, la trajectoire individuelle et son contexte social, la fragilisation et les offres sociales et politiques qui la captent pour l’orienter. Il est évident que les candidats « djihadistes » sont issus de trajectoires fragilisées mais cela ne suffit pas à expliquer le basculement vers cette forme précise qu’est la violence nihiliste (3).

La quatrième posture s’exprime sous la forme de la théorie du complot. Les tueries seraient le fait d’un vaste complot ayant des objectifs précis : complot juif mondial, « illuminati », actes des services secrets, etc. Elle conduit à un aveuglement face au réel et à l’abandon de l’effort de compréhension du monde et des drames qui le secouent. Elle suscite une dépolitisation se masquant derrière une apparente sur-politisation : dépolitisation car il serait vain de rechercher dans l’économique, le social, le politique, etc., les causes de ce que nous vivons et sur-politisation car tout serait issu d’une cause politique occulte portée par un petit groupe secret. Elle est entretenue par la négation dominante de la conflictualité sociale, des oppositions d’intérêts et des stratégies des classes dominantes pour orienter l’opinion dans le sens de ses intérêts matériels. A ce niveau l’accusation de « confusionnisme » de toute dénonciation des stratégies des classes dominantes conduit consciemment ou non à entretenir la théorie du complot. Certains « anti-confusionnistes » de bonne foi ou non entretiennent en effet boomerang le « complotisme ». Ce faisant, certains « anti-confusionnistes » entretiennent la confusion (4).

La cinquième posture est l’explication en terme du « virus externe ». Notre société serait victime d’une contamination venant uniquement de l’extérieur contre laquelle il faudrait désormais se prémunir. Elle débouche sur une logique de guerre à l’externe et sur une logique sécuritaire à l’interne. Elle est créatrice d’une spirale où la peur et le discours sur la menace externe suscite une demande d’interventions militaires à l’extérieur et de limitation des libertés à l’interne. Susciter une demande pour ensuite y répondre est un mécanisme classique des périodes historiques réactionnaires. L’absence de mouvement anti-guerre dans notre société est le signe que cette posture est largement répandue. Or comme la précédente, elle conduit d’une part à l’abandon de la recherche des causes et d’autre part au sentiment d’impuissance (5).

Il reste la posture matérialiste ne renonçant pas à comprendre le monde et encore plus quand il prend des orientations régressives et meurtrières. Minoritaire dans le contexte actuel, cette posture est pourtant la seule susceptible d’une reprise de l’initiative progressiste. Elle suppose de recontextualiser les événements (et encore plus lorsqu’ils prennent des formes dramatiques) dans les enjeux économiques, politiques et sociaux. Elle nécessite la prise en compte des intérêts matériels qui s’affrontent pour orienter notre demande et qui produisent des conséquences précises. Elle inscrit les comportements individuels comme étant des résultats sociaux et non des essences en action. Elle prend l’histoire longue et immédiate comme un des facteurs du présent. Elle peut certes se tromper en occultant par méconnaissance une causalité ou en la sous-estimant, mais elle est la seule à permettre une réelle action sur ce monde.

Dans un monde marqué par la violence croissante sous toutes ses formes, le renoncement à la pensée nous condamne pour le mieux à une posture de l’impuissance et pour le pire à la recherche de boucs-émissaires à sacrifier sur l’autel d’une réassurance aléatoire.

Une offre de « djihadisme » qui rencontre une demande

Il existe une offre de « djihadisme » à l’échelle mondiale et nationale. Elle n’est ni nouvelle, ni inexplicable. Elle a ses espaces de théorisations et ses Etats financeurs. L’Arabie Saoudite et le Qatar entre autres, pourtant alliés des Etats-Unis et de la France, en sont les principaux (6).

Ces pétromonarchies appuient et financent depuis de nombreuses années des déstabilisations régionales dont elles ont besoin pour maintenir et/ou conquérir leur mainmise sur les richesses du sol et du sous-sol du Moyen-Orient. Cette base matérielle est complétée par un besoin idéologique. Elles ont besoin de diffuser une certaine vision de l’Islam pour éviter l’émergence et le développement d’autres visions de l’Islam progressistes et/ou révolutionnaire qui menaceraient l’hégémonie idéologique qu’elles veulent conquérir. Plus largement les pétromonarchies sont menacées par toutes les théorisations politiques qui remettent en cause leur rapport aux grandes puissances qui dominent notre planète : nationalisme, anti-impérialisme, progressisme dans ses différentes variantes, communisme, théologie de la libération, etc.

C’est à ce double niveaux matériel et idéologique que s’opère la jonction avec la « réal-politique » des puissances impérialistes. Elles aussi ont un intérêt matériel à la déstabilisation de régions entières pour s’accaparer les richesses du sol et du sous-sol, pour justifier de nouvelles guerres coloniales en Afrique et au Moyen-Orient, pour supplanter leurs concurrents, pour contrôler les espaces géostratégiques et pour balkaniser des Etats afin de mieux les maîtriser. Elles aussi ont un besoin idéologique de masquer les causes réelles du chaos du monde c’est-à-dire la mondialisation ultralibérale actuelle. Il n’y a aucune amitié particulière entre les classes dominantes occidentales et les pétromonarchies et/ou les « djihadistes », mais une convergence relative d’intérêts matériels et idéologiques. Comme le soulignait De Gaulle pour décrire la réal-politique : « Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». C’est cette réal-politique qui a conduit dans le passé à présenter les « djihadistes » en Afghanistan comme des combattants de la liberté et qui conduit un Fabius à dire aujourd’hui : « El Nosra fait du bon boulot ».

Mais se limiter à l’offre ne permet pas de comprendre l’efficacité actuelle du phénomène. Encore faut-il expliquer le fait que cette offre rencontre une « demande ». Nous disions plus haut que cette offre n’est pas nouvelle. Nous l’avons-nous même rencontrée dans les quartiers populaires, il y a plus de trois décennies. Simplement à l’époque, elle ne rencontrait aucune « demande ». Nous pensions à vivre, à nous amuser, à militer et à aimer et regardions ces prédicateurs comme des allumés. C’est la raison pour laquelle il faut se pencher sur les processus d’émergence et de développement de cette demande « made in France ». A ce niveau force est de faire le lien avec les processus de paupérisation et de précarisation massive qui touchent les classes populaires. L’existence avérée de candidats « djihadistes » non issus de familles musulmanes souligne que c’est bien l’ensemble des classes populaires qui sont concernés par ces processus conduisant les plus fragilisés de leurs membres à sombrer dans des comportements nihilistes. Force également est de faire le lien avec les discriminations racistes systémiques et institutionnelle qui abîment des vies pour nos concitoyens noirs, arabes et musulmans. Force enfin est de prendre en compte dans l’analyse les effets des discours et pratiques islamophobes qui se sont répandus dans la société française et qu’il de bon ton de relativiser, d’euphémiser, voir de nier. Ce sont l’ensemble de ces processus qui conduisent à l’émergence du nihilisme contemporain.

Enfin la vision méprisante des habitants des quartiers populaires comme « sous-prolétariat » incapable de penser politiquement conduit à sous-estimer le besoin du politique dans les classes populaires en général et dans leurs composantes issues de l’immigration post-coloniale en particulier. Ces citoyennes et citoyens observent le monde et tentent de le comprendre avec les grilles disponibles dans une séquence historique donnée. Ils et Elles ne peuvent que constater que des guerres se multiplient et que l’on trouve des financements pour le faire alors qu’on leur serine que les caisses sont vides. Elles et ils ne peuvent qu’interroger la soi-disant nécessité urgente d’intervenir en Irak, en Afghanistan, en Syrie, en Lybie, en Côte d’Ivoire, au Mali, etc. et à l’inverse la soi-disant nécessité urgente à soutenir l’Etat d’Israël en dépit de ses manquements à toutes les résolutions des Nations-Unies. Tous ces facteurs conduisent pour la majorité à une révolte qui cherche un canal d’expression et pour une extrême minorité à l’orientation nihiliste.

A ne pas vouloir comprendre qu’un monde immonde conduit à des actes immondes, on constitue le terreau de la rencontre entre l’offre et la demande de nihilisme.

Notes :

1) http://www.atlasinfo.fr/Charlie-Heb…

2) Voir sur ce sujet : Jocelyne Cesari, l’Islam à l’épreuve de l’Occident, La Découverte, Paris, 2004.

3) Sur la rencontre entre le contexte social et effets fragilisant sur les trajectoires individuelles voir Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, Le Seuil, 1952.

4) Luc Boltanski, Enigmes et complots. Une enquête à propos d’enquêtes, Gallimard, Paris, 2012.

5) Voir notre article avec Yvon Fotia « Discrimination systémique » , Dictionnaire des dominations de sexe, de race, de classe, Syllepse, Paris, 2012.

6) David Benichou, Farhad Khosrokhavar, Philippe Migaux, Le jihadisme, comprendre pour mieux combattre, Plon, Paris, 2015. Et Richard Labévière, Les dollars de la terreur, Les Etats-Unis et l’islamisme, Grasset, Paris, 1999.

Sources:

www.investigaction.net

http://michelcollon.info/Un-monde-immonde-engendre-des.html

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général-albaladéjoLa mise en garde ci-dessous date du 18 juillet 2013. Elle n’a pas pris une ride, hélas.

Nos gouvernants n’en ont tenu aucun compte.

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Général Antoine Roch Albaladéjo, ancien de la Légion Etrangère: Quelques éléments de réflexion sur l’affrontement avec les islamistes.

1° Ouvrir les yeux et admettre une bonne fois pour toutes que les islamistes ont déclaré la guerre à l’occident, avec la France en première ligne. Se persuader que cette guerre ne se fera pas sans mort, sans prise d’otages, d’autres attentats, qu’elle se fera aussi chez nous et donc qu’il faudra nous montrer plus vigilant et moins vulnérable y compris émotionnellement. Savoir que notre ennemi trouvera parmi nous des sympathisants et des complices dans tous les milieux et en plus grand nombre que ce ne fut le cas pour le FLN.

2° Cesser de reculer devant les exigences toujours plus grandes de ces extrémistes et de leurs complices, qui, en affaiblissant notre culture et en imposant la leur, cherchent surtout à tester et à saper notre esprit de résistance.

3° Agir en portant le fer là où apparaît un furoncle :

– une immigration débridée qui rend insolubles les problèmes du logement, du chômage, de la dépense publique, ça se contrôle.
– des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, ça se sanctionne.
– des quartiers qui caillassent les représentants de l’État, qui rackettent les artisans, ça se neutralise.
– de discrètes écoles coraniques qui forment les djihadistes de demain, ça se ferme.
– des clandestins, ça s’expulse, surtout les délinquants.
– des subventions à toutes ces associations qui font leur beurre dans l’anti-France, ça se supprime, et …..on revoit nos programmes d’histoire, on jette la repentance aux orties, on laisse la transparence aux vitriers …..etc, etc.

Et ne me dites pas qu’il s’agit là de racisme, de fascisme ou d’extrême droite! Il s’agit de légitime défense et de résistance dans le respect de la loi, ni plus, ni moins ! Vous pensez sans doute que ce n’est pas demain la veille ?…

Je crois néanmoins que, sans un sursaut, le pays de la douceur de vivre, le plus beau pays du monde, risque fort de disparaître dans d’atroces soubresauts ou dans une coupable et morne résignation, pour être remplacé par un autre que certains, et pas des moindres, semblent appeler de leurs vœux, on se demande pourquoi, et qui commence à faire peur.

Mais je me trompe peut-être… J’aimerais tellement avoir tort… Enfin, réfléchissez, ne soyez ni sourds, ni aveugles, ni muets.

Source : http://www.medias-presse.info/islamisme-la-mise-en-garde-du-general-antoine-roch-albaladejo-legion-etrangere-dont-nos-gouvernants-non-tenu-aucun-compte/43577

http://civilwarineurope.com/2015/11/16/islamisme-la-mise-en-garde-du-general-antoine-roch-albaladejo-legion-etrangere-dont-nos-gouvernants-non-tenu-aucun-compte/

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Le président François Hollande a tenu un discours ferme et offensif devant le Congrès réuni à Versailles ce lundi 16 novembre suite aux attentats qui ont touché Paris et la région parisienne le vendredi 13 novembre.
Hollande réunit le Congrès à Versailles pour « exposer sa riposte »

© AFP 2015. PHILIPPE WOJAZER
15:43 16.11.2015(mis à jour 17:13 16.11.2015)

Le président français François Hollande s’exprime ce lundi 16 novembre devant les 577 députés et 348 sénateurs réunis en Congrès à Versailles suite aux attentats de Paris du 13 novembre.

LCP

16h53 — Les parlementaires et le président chantent La Marseillaise. L’un des représentants de la Nation crie: « Vive la France ».

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Hollande devant le Congrès : les principales annonces du chef de l’Etat

16 Nov. 2015, 17h09 | MAJ : 16 Nov. 2015, 17h18

Versailles (Yvelines), lundi 16 novembre. François Hollande arrive au Congrès où il doit exposer les mesures qu'il a décidées après les attentats de vendredi.
Versailles (Yvelines), lundi 16 novembre. François Hollande arrive au Congrès où il doit exposer les mesures qu’il a décidées après les attentats de vendredi.
(AFP/Michel Euler.)

François Hollande a choisi de s’exprimer pour la première fois lundi après-midi devant le Congrès à Versailles (Yvelines) pour exposer sa riposte après les attentats les plus meurtriers jamais commis en France.

Voici les principales annonces de son allocution.

Etat d’urgence prolongé. «J’ai décidé que le Parlement serait saisi dès mercredi d’un projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour trois mois en adoptant son contenu à l’évolution des technologies et des menaces», a déclaré le président de la République, qui a «invité» les parlementaires à «le voter d’ici la fin de la semaine».
«La loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence prévoit en particulier deux mesures exceptionnelles, l’assignation à résidence et les perquisitions administratives, qui offrent des moyens utiles pour prévenir la commission de nouveaux actes terroristes. Je veux leur donner immédiatement toute leur portée et les consolider. Il sera donc proposé au Parlement d’adopter un régime juridique complet pour chacune de ces dispositions», a développé François Hollande, qui a décrété l’état d’urgence dans les heures suivant les attentats de vendredi

Révision de la Constitution. Le président de la république a exprimé son souhait de «faire évoluer (la) Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d’agir, conformément à l’état de droit, contre le terrorisme de guerre». Selon le président, l’article 16, qui régit les conditions d’attribution des pouvoirs exceptionnels au président, et l’article 36, qui porte sur l’état de siège, ne sont «pas adaptés à la situation que nous rencontrons». La Constitution doit, selon lui, offrir un «outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l’état d’urgence et sans compromettre l’exercice des libertés publiques».

Une rencontre avec Obama et Poutine.
François Hollande a également déclaré qu’il allait «rencontrer dans les prochains jours, le Président Barack Obama à Washington, puis à Moscou le Président Vladimir Poutine», «pour que nous unissions nos forces pour atteindre un résultat qui n’a que trop tardé». Le chef d’Etat français a aussi annoncé «un rassemblement de ceux qui peuvent lutter contre cette armée terroriste dans le cadre d’une grande coalition». «Nous y travaillons», a-t-il indiqué, sans plus de précisions.

Intensification des opérations en Syrie. Le chef de l’Etat a annoncé que la France allait «intensifier ses opérations en Syrie», après des raids intervenus dimanche soir sur le fief du groupe Etat islamique (EI) à Raqa. D’ici une réunion prochaine du Conseil de sécurité de l’ONU sur le terrorisme, «nous poursuivrons ces frappes au cours des semaines à venir». «Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera jeudi, pour se rendre en Méditerranée orientale, ce qui triplera nos capacités d’action. Il n’y aura aucun répit ni aucune trêve», a-t-il martelé. «Hier soir, j’ai donné l’ordre à dix chasseurs-bombardiers français de larguer leurs bombes sur le fief de Daech à Raqa, ils ont détruit un centre de commandement et un camp d’entraînement», a-t-il rappelé. François Hollande a adressé «toutes ses félicitations aux pilotes français, qui ont réussi cette mission», et a remercié «nos alliés américains, qui ont utilement prêté leur concours à cette opération.»

Renforcement police-justice. Le président de la République a annoncé la création de 5 000 emplois dans la police et la gendarmerie d’ici deux ans, soit un total de 10 000 créations durant le quinquennat. La justice disposera de son côté de 2 500 postes supplémentaires pour l’administration pénitentiaire, ainsi que pour les services judiciaires, et les douanes de 1 000 postes de plus.
« Ces créations bénéficieront aux services de lutte contre le terrorisme, à la police aux frontières et à la sécurisation générale du pays. Elles s’accompagneront des moyens d’équipement et d’investissement nécessaires à l’accomplissement des missions de ces forces », a déclaré François Hollande. Le chef d’Etat Français envisage aussi la création d’une « garde nationale » formée de réservistes : « Les réservistes sont un élément fort du lien entre l’armée et la nation. »
« Ces décisions budgétaires se traduiront par un surcroît de dépenses que j’assume », a indiqué le président. « Dans ces circonstances, je considère que le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité. »

http://www.leparisien.fr/international/hollande-devant-le-congres-les-principales-annonces-du-chef-de-l-etat-16-11-2015-5282249.php

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International

16:32 16.11.2015(mis à jour 16:47 16.11.2015)
Des attentats à Paris (novembre 2015)

Bien qu’un migrant impliqué dans l’organisation des attentats de Paris ait déposé une demande d’asile en Serbie, les Balkans ne présentent pas d’intérêt pour les terroristes, qui se focalisent sur les pays d’Europe occidentale.

Ce fait est explicable car l’objectif des terroristes est d’obtenir une couverture la plus intense et prolongée de leurs actions dans les médias.Après les attentats perpétrés à Paris vendredi dernier, les services de renseignement ont su identifier pour le moment six terroristes. En outre un passeport syrien, au nom d’Ahmad alMohammad, 25 ans, a été retrouvé au Stade de France. Enregistré sur l’île grecque de Leros, le migrant a pris la route de la Macédoine et de la Serbie, où il a déposé une demande d’asile. Puis il s’est rendu en Croatie, où il a transité par le centre d’asile d’Opatovac le 8 octobre.

Suite à ce fait et aux attaques sanglantes à Paris, les autorités serbes ont pris la décision de renforcer le contrôle des frontières et de le rendre plus minutieux, car la sécurité des pays des Balkans est très mauvaise, notamment pour des raisons économiques, estime le spécialiste macédonien de la sécurité, Vladimir Pivovarov.

Dans une interview, accordée à Sputnik, Vladimir Pivovarov a indiqué que les organisations terroristes trouvaient des moyens d’introduire leurs combattants dans la masse des migrants qui fuient le Proche-Orient à cause de la guerre ou pour des raisons économiques. Cependant, les pays des Balkans ne sont pas en mesure de vérifier les « biographies » de tous.Tout en précisant que les pays des Balkans n’intéressent pas les terroristes, Vladimir Pivovarov appelle à la renforcer la sécurité des Balkans afin de préserver les autres pays visés par les terroristes.

« Pour les terroristes, nous sommes une cible facile, et la tâche principale de nos services de renseignement réside dans la capacité à prévenir les attaques terroristes. Nous devrions communiquer de manière opérationnelle et réorganiser nos services de sécurité », a déclaré à Sputnik Vladimir Pivovarov.

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