Archives de 15 novembre 2015

Les terroristes ont contourné les militaires, qui souhaitaient faire évoluer leur dispositif pour le rendre moins statique. Mais le gouvernement ne voulait pas alors donner l’impression de baisser la garde dans la protection des écoles, juives notamment.

Opération Sentinelle: les militaires ne savent pas dans quel cadre ils agissent
© Soldiers stand on the tarmac of the Charles de Gaulle airport
 A la suite des attentats du début de l’année, l’opération Sentinelle a été déclenchée le 12 janvier. Mobilisant d’abord 10000 hommes, elle devait s’inscrire dans la durée avec 7000 hommes chargés de la protection d’environ 800 sites sensibles, dont près de la moitié en région parisienne. Suite aux attaques de vendredi, l’Elysée a annoncé l’arrivée de 3000 hommes en renfort.

Comme la Ligne Maginot en 1940, le dispositif militaire de sécurité intérieure a été contourné par l’ennemi. Les terroristes n’ont pas attaqué les sites protégés par l’opération Sentinelle, en particulier ceux de la communauté juive, mais ils ont porté le feu ailleurs. Là où il n’y avait pas de militaires. A cet égard, le Bataclan est un nouveau Sedan.

Les attaques du vendredi 13 soulignent l’impossibilité d’assurer la protection des Français, désormais tous menacés, grâce au déploiement de l’armée dans les rues. L’Elysée peut bien annoncer l’arrivée de 3000 hommes en renfort, qui s’ajouteront aux 7000 déjà engagés, le problème reste entier : quel rôle l’armée peut-elle jouer dans la sécurité intérieure ?

Depuis des mois, ce sujet fait l’objet de discussions entre les responsables gouvernementaux et militaires. Les attentats de Paris vont les relancer, voire les amplifier, parce que la question de l’efficacité du dispositif se pose désormais de manière criante.

Dès les lendemains des attentats contre Charlie et l’Hyper Cacher, les militaires avaient été déployés, dans le cadre de l’opération Sentinelle, pour protéger certains sites sensibles. 7000 militaires  (l’équivalent de deux brigades sur les 12 que compte l’armée de terre) l’étaient depuis lors de manière permanente. Au passage, le ministère de la Défense a bénéficié d’une rallonge budgétaire de 4,8 milliards, qui a permis de préserver 18 500 postes. Une mesure très bien accueillie dans la troupe, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Bosser, assurant même les députés de sa « pleine satisfaction ».

Mission de protection ponctuelle. Mais il y a un hic : les soldats professionnels ne sont pas des vigiles ou des supplétifs des forces de police. Si, dans une situation d’urgence, ils peuvent être engagés dans des missions de protection ponctuelle, ils n’ont pas vocation à l’être de manière permanente et massive. Malgré les primes et la médaille qui vient d’être créée, Sentinelle n’est guère populaire dans les casernes. Monter la garde dans les rues de Paris, ce n’est pas ce que les jeunes venaient chercher en s’engageant.

Depuis l’été, les états-majors cherchaient donc à faire évoluer leur dispositif, en le rendant plus mobile, plus réactif, moins « scotché », selon le mot d’un officier. Or, scotchés, les militaires le sont pour l’essentiel devant les sites de la communauté juive. D’où la gêne de tous les responsables sur cette question. Personne ne veut fournir des chiffres précis : environ 800 sites sont concernés par l’opération Sentinelle et parmi eux « une grande majorité de lieux de culte et d’écoles », reconnaît-on au ministère de la Défense. En dehors de la communauté juive, un officier assure que « des dizaines d’églises sont concernées et que les mosquées sont plutôt protégées par des patrouilles » que par une garde permanente. La liste des sites sensibles est fixée par le ministère de l’Intérieur, sur la base du travail des préfets, l’armée agissant ensuite dans le cadre d’une « réquisition ».

Selon les services de renseignement intérieur, la communauté juive, notamment ses écoles, fait toujours l’objet d’une menace très sérieuse. Après l’affaire Ilan Halimi, les attaques de Mohammed Merah contre l’école Ozar Hatorah (4 morts, dont 3 enfants) et d’Amedy Coulibaly contre l’Hyper Cacher (4 morts) ont profondément traumatisé les Français d’origine juive. Ils attendent que la République les protège et les rassure. Mais depuis vendredi, tous les Français sont désormais dans leur cas.

Jusqu’à présent, personne au sommet de l’Etat n’a voulu prendre le risque de retirer un militaire de la protection d’une école juive. L’armée est bel et bien « scotchée », une situation inconfortable du point de vue tactique. Mais, explique un responsable gouvernemental, « si l’Elysée a décidé de préserver des effectifs et d’augmenter le budget de la Défense, c’est pour faire Sentinelle et pas des missions de sécurité intérieure que l’armée s’inventerait », comme la protection des frontières avec les migrants ou le « contrôle de zones » dans les quartiers sensibles.

Rapport au Premier ministre. Une réflexion gouvernementale sur l’engagement de l’armée en France, pilotée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), est en cours. Elle devait aboutir en janvier à la remise d’un rapport au Premier ministre, fixant le nouveau cadre d’emploi de l’armée sur le territoire national. La nouvelle donne terroriste risque de compliquer encore les choses.

Dix mois après le déclenchement de l’opération Sentinelle, on ne connaît toujours pas les grands principes qui doivent guider l’action militaire sur le sol national, c’est-à-dire face à des Français dans le cadre d’un Etat de droit. « Pour un militaire, un citoyen ne peut pas devenir un adversaire », explique-t-on à l’état-major des armées. « Nous pouvons être engagés pour faire face à la menace terroriste, mais pas dans des missions d’ordre public ». Des généraux ont, un temps, réclamé que les militaires reçoivent certains pouvoirs de police… ce qui revenait à les transformer en gendarmes. L’état d’urgence décrété et la « guerre » dont parle le chef de l’Etat vont-ils faire évoluer les choses dans ce sens ? On se retrouverait alors dans une situation proche de celle des débuts de la guerre d’Algérie, quand les socialistes étaient déjà au pouvoir.

Pour le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, « plutôt que de suppléer les forces de sécurité, les armées doivent apporter des savoir-faire complémentaires ». Reste à savoir lesquels ? Personne n’a encore fourni de réponses définitives et convaincantes. « La capacité de travailler jour et nuit, une grande mobilité, un savoir-faire en matière de renseignement – tant humain que via des drones », expliquait récemment le patron de l’armée de terre. Tout ou presque, sauf des gardes statiques permanentes…

L’armée de terre n’est pourtant pas prête à renoncer à cette mission Sentinelle. Par conviction, comme l’exprime le général de Villiers : « La mission des armées, en temps de crise comme en temps de paix, est de protéger tous les Français où qu’ils se trouvent. » Mais aussi par intérêt bien compris. Car Sentinelle lui a permis de sauver ce qui fait le cœur de son identité : ses effectifs.

Afficher l'image d'origineLe Monde.fr avec AFP | 08.10.2012 à 10h59 • Mis à jour le 08.10.2012 à 11h12

L’ancien chef de la DST (Direction de la surveillance du territoire) Yves Bonnet a mis en cause, lundi 8 octobre, l’argent de la drogue, mais aussi celui de l’Arabie saoudite et du Qatar dans le financement de réseaux islamistes radicaux.Dans un entretien publié lundi par La Dépêche du Midi, M. Bonnet estime que ces réseaux posent la question du trafic de drogue, mais, selon lui, « il y aussi le problème de l’argent qui est alloué par des pays salafistes ». « On n’ose pas parler de l’Arabie saoudite et du Qatar, mais il faudrait peut-être aussi que ces braves gens cessent d’alimenter de leurs fonds un certain nombre d’actions préoccupantes, déclare-t-il. Il va falloir un jour ouvrir le dossier du Qatar, car, là, il y a un vrai problème. Et je me fiche des résultats du Paris-Saint-Germain. »

Les projets du Qatar en France suscitent des interrogations dans la classe politique. Après avoir investi au Paris-Saint-Germain, dans l’achat de droits de diffusion télévisuels puis sur le marché de l’art, le Qatar pourrait consacrer un fonds d’investissement de 50 à 100 millions d’euros aux banlieues françaises.

Une cellule islamiste radicale a été démantelée samedi et l’un de ses membres, un Français de 33 ans de la communauté antillaise, a été tué à Strasbourg après avoir ouvert le feu sur des policiers venus l’interpeller. Onze personnes, toutes françaises, étaient en garde à vue lundi. « Côté renseignement, ce type de réseau est beaucoup plus difficile à identifier, car là on a affaire à des gens qui sont des convertis (…). Ils sont beaucoup plus difficiles à cerner », commente M. Bonnet.

Selon lui, il faut « s’intéresser à ces milieux de jeunes délinquants qui sont à la marge. (…) Si la police veut être efficace, elle va devoir travailler en profondeur ces milieux, liés principalement à la drogue. Cela passera essentiellement par l’infiltration ». L’ancienne DST a fusionné avec la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

En savoir plussur http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/08/financement-de-l-islamisme-radical-un-ex-chef-de-la-dst-met-en-cause-le-qatar-et-l-arabie-saoudite_1771633_3224.html#ICfJDI0wZ5gUkjAw.99

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Intervention de Yves Bonnet, ancien préfet et ancien chef de la DST dans les années 80 sur le plateau de C dans l’air le 8 octobre 2012.

Il explique d’une part les modes opératoires pour quadriller les foyers terroristes, puis d’autre part l’alliance trilatérale entre les USA, l’Arabie et le Qatar dans le financement massif des groupes djihadistes en Afrique, au Proche-Orient et en Occident.

LIRE aussi:

NARCO-TERRORISME: le Captagon, la drogue de Daech et des princes saoudiens

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Enquêtes & révélations

Ceux qui s’intéressent au Moyen-Orient ont tous été interpelés ou choqués par l’attitude ou le désintérêt de l’Arabie saoudite envers la souffrance du Peuple Palestinien.

roi abdullah d'arabie saoudite

Si chacun reconnaît que cette monarchie absolue est sanguinaire et qu’elle prône un islam radical cruel, profondément archaïque et criminel en imposant ses doctrines wahhabites qui sortent de nulle part et qui sont contraires aux véritables valeurs de l’Islam, les islamophobes et les arabophones juifs sionistes vont s’arracher les cheveux en apprenant que ces derniers sont des leurs.
Tout s’explique à lueur de cette vérité savamment cachée et connue de peu d’Occidentaux. La pièce du puzzle manquant s’imbrique ainsi avec aisance pour expliquer l’origine du terrorisme( Ben Laden Saoudien) et particulièrement celui des salafistes à la solde de la famille Saoud pour le compte des juifs sionistes. Cela explique aussi pourquoi désormais Paris reçoit ces tueurs barbares saoudiens en leur déroulant le tapis rouge alors qu’ils représentent ce que la France dit combattre en Libye, Côte d’Ivoire et ailleurs. Mais un Kadhafi…

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Deux convois militaires de 5 EBRC  croisés ce matin

entre

Vitry le François et Saint Dizier sur la RN 4

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À ÉCOUTER !! Question de salubrité d’esprit !!

de Villepin à propos de l’Etat islamique : 6… par ULESKI

de Villepin à propos de l’Etat islamique : 6 minutes d’intelligence et de lucidité
de Villepin pour nous rappeler les responsabilité d’une politique américaine dans laquelle il n’y a rien à sauver depuis 15 ans, et un suivisme français contre nature : la guerre n’est pas notre vocation ; notre vocation c’est la paix et la diplomatie car nous n’avons aucunement besoin d’ennemis pour exister et nous imposer.

Pour notre malheur, le quai d’Orsay est occupé par un homme incapable de penser l’après Pax Americana et la nécessité aujourd’hui de nous en éloigner… pour mieux retrouver au plus vite notre indépendance et notre tradition diplomatique de recherche d’équilibre.

D »autant plus que Védrine a « retourné » sa veste voilà quelques années ; lui aussi n’est plus capable d’anticiper sur l’échec à venir et sur les dangers d’une France incapable de faire entendre une voix indépendante.

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreUnion sacrée et devoir de vérité ne doivent pas être opposés. Hier dans Paris vide, les rues et le métro désertés, nous étions en temps de guerre. L’heure est au chagrin, à une immense peine que nous partageons avec les familles des victimes et les blessés. Dans le métro où il n’y avait presque personne, mais des jeunes gens et filles qui avaient les yeux rougis par les larmes. Les Français n’ont pas peur mais ils sont portés par un immense sentiment de compassion, d’unité et de solidarité. Notre premier devoir de Français, en temps de guerre, est celui de l’Union sacrée. Aujourd’hui, le soutien au gouvernement dans les mesures qu’il a adoptées, l’Etat d’urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières doit être total, inconditionnel, résolu. Mais nous sommes en démocratie. L’émotion ne doit pas interdire la raison. 130 tués et des centaines de blessés, en plein Paris, c’est un événement monstrueux, sans…

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