Archives de 15 octobre 2015

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 Ferloo.com-

L’ancien magistrat espagnol Baltasar Garzón, connu dans le monde entier pour son combat contre l’impunité, se rendra ce lundi 19 octobre au procès de Hissène Habré devant les Chambres africaines extraordinaires pour montrer son soutien à ce qu’il appelle « une avancée importante pour la justice dans le monde».

Baltasar Garzón est devenu un symbole de la justice internationale pour avoir fait arrêter l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet en 1998 à Londres au nom de la compétence universelle. Sa démarche a inspiré de nombreuses victimes à travers le monde, notamment les survivants tchadiens du régime de Hissène Habré – souvent surnommé le « Pinochet africain » – qui ont débuté en 1999 leur long combat pour le traduire en justice.

Lorsqu’il était juge, il a traité d’affaires ayant eu des répercussions mondiales comme les opérations contre le narcotrafic international, le terrorisme de l’Etat espagnol (GAL) et des indépendantistes basques d’ETA, et la répression sous la dictature des militaires argentins.

Il a également enquêté, en 2009, sur les accusations portées contre l’administration Bush par quatre détenus espagnols de Guantanamo. Dans ses conclusions préliminaires, Baltasar Garzón avait estimé qu’il existait « un plan autorisé et systématique de tortures et de mauvais traitements sur des personnes détenues sans preuves ».

En 2008, il ouvre une instruction sur le sort de plus de cent mille personnes portées disparues pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) et le franquisme (1939-1975). Cette instruction lui attira les foudres du pouvoir en place qui mena une véritable chasse aux sorcières contre lui. En 2012, il est suspendu de la magistrature malgré les protestations internationales.

Actuellement, il conseille de nombreux Etats en matière de droits humains. Il est également l’avocat du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Son action pour la justice a été reconnue par 25 titres de docteur honoris causa dans des universités du monde entier.

Baltasar Garzón tiendra une conférence de presse le lundi 19 octobre prochain. Ce sera en présence en présence de Alioune Tine – Amnesty International, Reed Brody – Human Rights Watch et Clément Abaifouta – Association de Victimes (Tchad)

http://www.ferloo.com/2015/10/15/en-visite-aux-cae-baltasar-garzon-organise-une-conference-de-presse-le-lundi-19-octobre-a10640.html

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Le député-maire de Levallois-Perret a cette fois été mis en examen pour fraude fiscale dans l’enquête sur son patrimoine.

Source AFP

Publié le 15/10/2015 à 17:49 – Modifié le 15/10/2015 à 19:14 | Le Point.fr
Le député-maire de Levallois-Perret Patrick Balkany (Les Républicains) a été mis en examen jeudi pour fraude fiscale dans l'enquête sur son patrimoine.

Le député-maire de Levallois-Perret Patrick Balkany (Les Républicains) a été mis en examen jeudi pour fraude fiscale dans l’enquête sur son patrimoine.AFP©PIERRE ANDRIEU
Patrick Balkany a de nouveau été mis en examen jeudi, cette fois pour fraude fiscale, dans l’enquête sur le patrimoine de son couple, notamment des villas à Saint-Martin aux Antilles et à Marrakech, a appris l’AFP de source judiciaire. L’élu était déjà mis en examen notamment pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. Jeudi matin, accompagné de son avocat, il est arrivé pour se voir signifier ce nouveau chef, conséquence d’une plainte de l’administration fiscale.

Sur Europe 1, Patrick Balkany a expliqué être engagé dans « une discussion de marchand de tapis avec le fisc », jugeant « scandaleuse » la plainte de Bercy. Il a donc demandé à la juge de « ne pas (le) mettre en examen ». « Je lui ai dit que si elle me mettait en examen, je m’en allais, ce que j’ai fait », a-t-il raconté. Si son avocat a dénoncé un « acharnement démesuré confinant à la mise à mort », les ennuis de Patrick Balkany ne sont peut-être pas terminés.

lire plus sur http://www.lepoint.fr/justice/patrick-balkany-mis-en-examen-pour-fraude-fiscale-15-10-2015-1973985_2386.php

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International

18:41 15.10.2015(mis à jour 19:01 15.10.2015)

Les Etats-Unis sont « un peuple qui a sans cesse détruit l’autre », a rappelé l’acteur Gérard Depardieu, ajoutant qu’il préférait « être Russe ».

 Le comédien français et détenteur d’un passeport russe Gérard Depardieu a taclé les Américains devant les journalistes à Moscou où il se trouvait avec sa grande amie Fanny Ardant pour jouer une pièce de Marguerite Duras.

« Les Etats-Unis? C’est un peuple qui a sans arrêt détruit l’autre. Ils se sont battus entre eux, ils ont détruit les Indiens, après ils ont fait l’esclavage, puis il y a eu la guerre de Sécession », a déclaré l’acteur, ajoutant qu’il préférait « être Russe ».

Le comédien a fait remarquer que c’étaient les Américains qui avaient utilisé les premiers la bombe atomique.

« Et puis si les Européens arrêtent d’écouter ces Américains, eh bien je serai plus heureux, voilà », a-t-il conclu.

M.Depardieu a reçu un passeport russe en 2013, mais il a conservé la citoyenneté française. La vedette du cinéma français a l’intention d’obtenir la citoyenneté de sept autres pays. Selon Depardieu, plus il aura de passeports, plus il pourra visiter de pays sans avoir à demander un visa.

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Hongrie : la clôture anti-clandestins à la frontière avec la Croatie achevée

Les travaux de construction par Budapest d’une clôture anti-migrants à la frontière croato-hongroise sont « achevés » et la fermeture effective de la frontière ne dépend plus que d’une décision politique, a annoncé aujourd’hui un porte-parole du gouvernement hongrois.

« La clôture de sécurité est achevée à la frontière croato-hongroise, le gouvernement et les autorités sont à même de fermer la frontière », a-t-il déclaré, soulignant qu’une décision pourrait être prise dans les prochains jours.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/15/97001-20151015FILWWW00180-budapest-la-cloture-anti-migrants-achevee.php

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Par AFP, AP, Reuters Agences , lefigaro.fr
Mis à jour le 17/09/2015 à 12:05

INFOGRAPHIE/VIDÉOS – Alors que Budapest sanctionne depuis mardi le moindre franchissement illégal de sa frontière avec la Serbie, plusieurs centaines de migrants ont déjà passé ce mercredi matin la frontière croate.

C’est l’une des premières conséquences de la fermeture de la frontière serbo-hongroise. «La route des Balkans», cet itinéraire emprunté depuis plusieurs mois par des dizaines de milliers de migrants, est en train de se décaler vers l’ouest. Un premier bus, transportant une vingtaine de passagers, a passé ce mardi matin la frontière croate. Ils étaient partis de Presevo, un centre d’accueil du sud de la Serbie proche de la frontière avec la Macédoine. Une dizaine d’autres autocars ont suivi, et quelques heures plus tard les autorités croates faisaient déjà état de près de 300 passages.

En réaction, la présidente croate Kolinda Grabar Kitarovic a convoqué le Conseil de sécurité nationale pour la fin de semaine. «Alors que la crise est encore plus complexe avec chaque jour qui passe, je dois mettre en garde contre les conséquences de la vague des migrants et ses potentielles conséquences sociales, économiques et sécuritaires. Ainsi […] il est nécessaire de convoquer une réunion du Conseil de sécurité nationale sur cette question», indique un communiqué de la présidence.

De son côté, le premier ministre Zoran Milanovic, répondant aux élus croates lors d’une session du parlement, a assuré que son pays allait permettre le passage sans encombre des migrants vers l’Europe occidentale: «Ils pourront passer par la Croatie et nous travaillons à ce propos […]. Nous sommes prêts à accepter ces gens, quelles que soient leur religion et la couleur de leur peau, et à les diriger vers les destinations où ils souhaitent se rendre, l’Allemagne et la Scandinavie».
Une nouvelle route vers l’ouest

La Serbie, zone de transit pour les migrants qui tentent de gagner le nord de l’Europe, affrétait depuis des mois des convois en direction de la Hongrie. Mais le blocage ce mardi de la frontière a obligé les autorités à se tourner vers le voisin croate, entré dans l’UE en 2013. La plupart des migrants arrivés tôt ce mercredi à Sid, sur la frontière serbo-croate, étaient des Syriens ou des Afghans, hommes, femmes et enfants de tous âges. Ils avaient payé leur trajet 35 euros, et ont été finalement interpellés par la police croate peu après avoir franchi la «frontière verte», à travers les champs, et conduits dans la ville de Tovarnik pour y être enregistrés et y recevoir des soins si besoin. Ces nouveaux arrivants pourront ensuite espérer atteindre l’Autriche et l’Allemagne via la Slovénie.

L’un d’eux, Amadou, 35 ans, a déclaré venir de Mauritanie. «Nous avons entendu dire que la Hongrie était fermée, alors la police nous a dit que nous devrions venir par ici», a-t-il dit. Comme d’autres migrants arrivés en même temps que lui, Amadou n’avait auparavant jamais entendu parler de la Croatie et ne savait pas que ce pays faisait partie de l’UE.

La Hongrie, désormais inaccessible

Mardi, la Hongrie a parachevé l’installation d’une clôture de barbelés, haute de 4 mètres et qui court sur 175 kilomètres. Une mesure destinée à stopper net l’afflux de migrants en provenance de Serbie, et qui s’est doublée d’un arsenal législatif entré en vigueur dans la nuit de lundi à mardi. Désormais des procédures pénales seront lancées à l’encontre de ceux qui franchissent illégalement la limite entre les deux pays.

Lundi, la police hongroise avait enregistré 9380 entrées avant la fermeture des points de passage, mardi 367 personnes ont encore voulu tenter leur chance. Toutes ont été arrêtées; 316 migrants sont poursuivis pour avoir endommagé la clôture barbelée érigée, et 51 pour l’avoir simplement franchie, des délits passibles de respectivement cinq et trois ans de prison. Mercredi, la police a tiré des gazs lacrymogène et de canons à eau.

Budapest, qui a considérablement durci sa ligne politique face aux réfugiés et qui cherche à limiter le nombre de demandes d’asile, a lancé mardi le chantier préparatoire à l’extension de sa clôture en direction de la Roumanie, et ce en prévision d’un éventuel reflux migratoire vers l’est. Depuis le début de l’année, ce sont quelques 200.000 migrants qui sont passés par la Hongrie.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/09/16/01003-20150916ARTFIG00140-face-a-une-hongrie-barricadee-les-migrants-se-tournent-vers-la-croatie.php

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15:08 15.10.2015(mis à jour 15:22 15.10.2015)

L’éditeur Fayard, qui compte publier une réédition critique du livre d’Adolf Hitler en France, devrait fournir plus de détails concernant la sortie de l’ouvrage en janvier prochain.

La maison d’édition française Fayard publiera en 2016 l’ouvrage manifeste d’Adolf Hitler, Mein Kampf (Mon combat), accompagné de commentaires critiques de chercheurs, a annoncé Fayard dans un communiqué.

« Les éditions Fayard entendent mener à bien comme prévu la publication de Mein Kampf (…). La publication de ce livre central dans l’histoire du XXe siècle sera accompagnée d’un appareil critique, établi par un comité scientifique d’historiens français et étrangers », a indiqué Fayard dans un communiqué.

La nouvelle traduction française du livre, initialement paru en allemand en 1925, a été réalisée par le germaniste de renom Olivier Mannoni.

En janvier prochain, Fayard communiquera plus de détails « sur le dispositif scientifique et académique encadrant cette publication, les partenaires associés à cette entreprise ainsi que sur l’institution destinataire des éventuels bénéfices », lit-on dans le communiqué.

Fayard a envisagé dès 2011 de rééditer Mein Kampf en français dès qu’il tombera dans le domaine public. Le propriétaire actuel des droits du livre est le Land de Bavière.Il s’agit de la troisième réédition de Mein Kampf en France depuis 1934 et de sa deuxième réédition par Fayard qui a publié en 1938 une version validée par Adolf Hitler et intitulée Ma doctrine (plutôt que Mon combat). Les deux livres sont toujours disponibles en France, précédés d’un court avertissement, et sur Internet, sans aucun appareil critique.

Selon la maison d’édition les Nouvelles éditions latines (NEL), qui a publié la première traduction française de Mein Kampf en 1934, près de 700 exemplaires de ce livre par an sont vendus dans l’Hexagone. L’institut spécialisé GfK estime, quant à lui, qu’environ 2.500 exemplaires de Mein Kampf sont vendus chaque année en France.

L’Institut d’histoire contemporaine de Munich a aussi l’intention de publier une édition critique de Mein Kampf en 2016. Ce sera la première édition en allemand depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Le livre demeure pour l’instant interdit de commercialisation en Allemagne, aux Pays-Bas et en Russie, car il contient l’idéologie raciste, antisémite et belliqueuse du nazisme. Toutefois, sa commercialisation est autorisée en France, à condition de l’accompagner d’un avertissement et de ne pas l’exposer dans la vitrine d’une librairie ou d’un commerce.

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Le Monde.fr | 15.10.2015 à 11h01 • Mis à jour le 15.10.2015 à 15h47 | Par Jade Grandin de l’Eprevier

Christine Lagarde, en 2015. La directrice du FMI était ministre de l'économie et des finances à l'époque de l'affaire Kerviel.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/10/15/534×0/4789877_6_54a4_christine-lagarde-en-2015-la-directrice-du_26800424e672b27e2e353d0a5d702895.jpg

Un cadeau fiscal que certains ont encore en travers de la gorge. Jeudi 15 octobre, le tribunal administratif de Paris a ajouté sa pierre à la polémique des 2 milliards d’euros de deniers publics reçus par la Société générale dans l’affaire Kerviel. Une somme qui a compensé presque la moitié de ses pertes.

En 2008, la banque déclare 4,9 milliards d’euros de pertes dues à la fraude commise par l’ex-trader Jérôme Kerviel. La loi veut que dans ce cas, une entreprise bénéficie d’une créance d’impôt sur les montants perdus. Aussi l’Etat verse-t-il à la Société générale d’abord 1,7 milliard d’euros en 2009, puis 500 millions d’euros en 2010, pour un total de 2,197 milliards d’euros.
Demandes sans réponse

Depuis, le flou sur la responsabilité de la banque remet en question la légitimité de cette déduction fiscale. En effet, il faut que la fraude ait été commise à l’insu des dirigeants, et que ces derniers n’aient pas été, directement ou indirectement, à l’origine de la perte. Or, si en octobre 2010, Jérôme Kerviel est reconnu seul coupable au pénal et condamné à cinq ans de prison pour « abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système automatisé et de faux et usage de faux », de leur côté le Trésor et la Commission bancaire (devenue Autorité de contrôle prudentiel) pointent chez la banque de graves défaillances du système de contrôle et de hiérarchie.

Résultat, en mars 2014, la Cour de cassation casse le volet civil du jugement, renvoyé à janvier 2016. Elle annule ainsi les dommages et intérêts de 4,9 milliards d’euros dus par Jérôme Kerviel et rappelle « l’existence de fautes commises par la Société Générale [qui ont] concouru au développement de la fraude et à ses conséquences financières ». Enfin, en mai 2015, Nathalie Le Roy, qui était commandante de police à la brigade financière chargée des investigations sur l’affaire Kerviel assure avoir « la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier », dans des déclarations relayées par le site Mediapart.

L’administration fiscale a-t-elle mal ou trop vite agi ? La réponse pourrait se trouver dans un rapport interne réalisé en 2012, à Bercy, par la direction des Vérifications nationales et internationales (DVNI). Depuis deux ans, le conseiller régional EELV d’Ile-de-France Julien Bayou réclame sa publication. « Si ce rapport disculpe l’administration, très bien. Si, au contraire, il dit on n’aurait pas dû payer» explique ce jeune élu qui a saisi le juge administratif après des demandes restées sans réponse auprès de Bercy et de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Cité par l’AFP, Michel Sapin a estimé mercredi que ce n’était « pas à l’administration fiscale de reconsidérer elle-même sa position ». Le ministre des finances a invité à attendre le procès civil en appel de Jérôme Kerviel, qui doit se dérouler du 20 au 22 janvier 2016, expliquant qu’on pouvait « reconsidérer [ce crédit d’impôt] mais dans le cadre d’une décision de justice ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/15/affaire-kerviel-bercy-a-t-il-eu-tort-de-verser-2-milliards-d-euros-a-la-societe-generale_4789878_3234.html#6pq3lg4T4f3jDcMk.99

Lire aussi : Affaire Kerviel : sept ans de mystères

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Des élus du parti d’opposition, Alliance pour l’avenir du Kosovo, ont lancé des gaz lacrymogènes à l’intérieur du parlement, le deuxième incident de ce type en une semaine, pour protester contre l’accord avec la Serbie patronné par l’UE.

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Aviseur International

VIDÉO. Le tribunal dominicain a en partie justifié la sévérité de la peine du fait de l’origine des accusés. Un scandale ? Par Marc Leplongeon
Publié le 02/10/2015 à 12:49 – Modifié le 02/10/2015 à 13:27 | Le Point.fr

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Aviseur International

Pasquale Claudio Locatelli, condannato a 26 anni per traffico internazionale di stupefacenti: mai avvisato del procedimento. Il suo avvocato: così può tornare libero

Nel 1994 l’inchiesta portò a maxi sequestri di cocaina anche su una flotta navale gestita da LocatelliNel 1994 l’inchiesta portò a maxi sequestri di cocaina anche su una flotta navale gestita da Locatelli

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Angela Merkel fait face à une grogne sans précédent en près de dix ans de pouvoir en Allemagne du fait de sa politique d'ouverture aux réfugiés.

La chancelière, qui a rejeté jeudi l’idée d’une fermeture de l’Europe face au flux de migrants, affronte dans son pays une grogne sans précédent.

Source AFP
Publié le 15/10/2015 à 12:16 – Modifié le 15/10/2015 à 12:22 | Le Point.fr

Angela Merkel fait face à une grogne sans précédent en près de dix ans de pouvoir en Allemagne du fait de sa politique d’ouverture aux réfugiés.Boness©IPON-BONESS

La chancelière Angela Merkel a rejeté jeudi l’idée d’une fermeture de l’Europe face au flux de migrants, estimant qu’elle devait rester « solidaire », tout en appelant à un meilleur contrôle à la frontière entre la Turquie et la Grèce. S’exprimant devant les députés allemands à Berlin avant un sommet européen sur le sujet devant commencer en début de soirée à Bruxelles, la chancelière allemande a estimé que l’UE devait en particulier aider la Turquie à mieux surveiller ses frontières car l’espace maritime entre la Turquie et la Grèce est actuellement « aux mains des passeurs ».

De manière générale face à la crise migratoire, « il faut une Europe de la solidarité, toute autre option est condamnée à l’échec », a déclaré Angela Merkel, alors que les pays d’Europe de l’Est en particulier, par lesquels les migrants transitent depuis les Balkans, ont nettement renforcé leurs contrôles ces dernières semaines. « Une fermeture (des frontières de l’Europe) est une illusion au XXIe siècle, qui est celui de l’Internet », a lancé la chancelière allemande, en réponse aussi aux critiques de plus en plus virulentes dont elle fait l’objet en Allemagne du fait de sa politique d’ouverture, avec une mini-rébellion au sein de sa famille politique conservatrice en particulier. « Il n’est pas exagéré de parler d’un défi d’ampleur historique » pour l’Europe à propos de la réponse à la vague de migrants actuelle, a encore dit Angela Merkel. Plus de 710 000 migrants sont entrés dans l’Union européenne entre le 1er janvier et le 30 septembre, selon des chiffres publiés mardi par l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex. À elle seule, l’Allemagne en attend jusqu’à un million pour l’ensemble de l’année et les capacités d’accueil du pays sont mises à rude épreuve.
« Prendre soin des réfugiés »

La chancelière a par ailleurs réaffirmé que la solution passait par un soutien renforcé à la Turquie, pays par lequel passent un grand nombre de migrants fuyant guerres et persécutions. L’UE doit aider la Turquie « à prendre soin des réfugiés » et à parvenir à « une meilleure surveillance des frontières maritimes » du pays avec la Grèce. Il n’est pas acceptable que l’espace maritime entre la Turquie et la Grèce soit actuellement « aux mains des passeurs », a martelé Angela Merkel. Dans le même temps, elle a prévenu que…

Lire sur http://www.lepoint.fr/monde/refugies-merkel-dans-la-tourmente-15-10-2015-1973803_24.php

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Pour agir: http://abattoir-made-in-france.com
L’association L214 dévoile une enquête vidéo accablante sur l’abattoir régional d’Alès. Jamais en France, la mise à mort des animaux dans un abattoir n’avait été montrée de façon aussi transparente et détaillée.

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media Ces élections doivent mettre fin à la transition au Burkina Faso.
Photo : Michel Kafando, le président de transition, le 23 septembre 2015. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le gouvernement burkinabè a confirmé mercredi la nouvelle date des élections présidentielle et législatives. Les Burkinabè sont appelés aux urnes le 29 novembre prochain. Il a aussi annoncé que des mesures avaient été prises pour assurer la sécurité du scrutin.

Après le choix de la date par tous les signataires de la transition, le gouvernement burkinabè convoque le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle et les législatives le 29 novembre prochain. « Le gouvernement a adopté la date du 29 novembre 2015. En conséquence de cela, il y a deux décrets qui ont été adoptés convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle et pour les élections législatives le même jour, indique Youssouf Ouattara, ministre de l’Administration territoriale. On est largement dans les délais pour prendre le décret ouvrant la campagne. »

Initialement prévues le 11 octobre, ces élections doivent mettre fin à la transition politique mise en place après l’insurrection populaire ayant chassé fin 2014 l’ex-président Blaise Compaoré, après 27 ans au pouvoir.

Interdiction des véhicules aux vitres teintées 

Afin de permettre une bonne tenue de ces élections après le coup d’Etat manqué de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle le 17 septembre dernier, les forces de défense et de sécurité mènent des opérations de sécurisation du territoire national. « Des dispositions sont prises pour que les élections puissent se dérouler dans des conditions acceptables, assure le ministre. Ce sont des dispositions qu’il faut prendre non seulement avant et pendant, mais aussi après les élections. »

Les ministères de la Sécurité et de la Défense viennent d’interdire la circulation de tout véhicule ne disposant pas de plaque d’immatriculation ainsi que ceux ayant des vitres teintées, sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement menace de sanctions toute personne ne respectant pas ces nouvelles dispositions.

http://www.rfi.fr/afrique/20151015-elections-burkina-faso-date-29-novembre-confirmee-legislatives-presidentielle

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Aviseur International

FRANCE (narcotrafic aérien): un douanier placé en garde à vue pour importation de cocaïne

Publié: 13 octobre 2015

Image d’illustration des services des douanes, à Roissy. Photo © AFP

Trafic de cocaïne. Un fonctionnaire des douanes est soupçonné d’avoir été une pièce maîtresse d’un réseau de trafiquants de cocaïne entre la République Dominicaine et la France. Il vient d’être arrêté.

lire sur FRANCE (narcotrafic aérien): un douanier placé en garde à vue pour importation de cocaïne

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L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre
À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997. ©
archives maxppp

L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.

lire sur http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

Voir l’article original 244 mots de plus

Le président français François Hollande s'adresse au Parlement européen Source: Reuters
Le président français François Hollande s’adresse au Parlement européen

L’économiste français Jacques Sapir analyse l’intervention du président français devant les députés européens.

François Hollande a donc prononcé, ces jours derniers, un discours devant le Parlement européen. De ce non-événement, il y aurait peu à dire, si ce discours n’était pas en réalité révélateur du personnage. Car, si notre président à cru que la commémoration de l’historique duo Mitterrand-Kohl pouvait passer pour un discours politique, il s’est en réalité, et comme l’on dit «à l’insu de son plein gré», déshabillé dans ce discours. Ce dernier met à nu le vide de sa pensée. Ce discours nous en apprend bien plus sur l’homme que sur l’Europe. Et c’est en cela qu’il est sans doute, si ce n’est important, du moins révélateur.

La crise comme catastrophe naturelle

Le premier point qui frappe l’esprit du lecteur, ou de l’auditeur, outre les répétitions appuyées des références faites aux discours, eux historiques, de Mitterrand et Kohl, c’est la sombre énumération des crises. Car, ces crises apparaissent dans le langage utilisé par François Hollande comme autant de catastrophes naturelles, comme une tornade ou de la grêle, contre lesquelles seule l’Europe permettrait de se protéger. Que l’on en juge : «A dire vrai, voilà des années que l’Europe affronte une série de crises : la crise financière, née en dehors de notre continent mais qui s’est propagée et qui a provoqué une crise économique dont nous sortons à peine, et une crise sociale avec des millions de jeunes sans travail. Et maintenant c’est une crise humanitaire à laquelle nous faisons face avec un afflux de réfugiés provoqué par la déstabilisation de régions entières, au Moyen-Orient, en Afrique, issus des conflits armés, et avec la résurgence des haines religieuses. Et je n’oublie pas la crise sécuritaire avec une guerre qui n’est pas si lointaine, aux frontières de l’Europe, en Ukraine. Et puis aussi des attaques terroristes qui ont concerné plusieurs pays de notre continent, dont le mien».

Les crises et les conflits ne sont pas des phénomènes naturels. Ils ont des causes, ils mettent en œuvre des intérêts politiques divergents

Cette naturalisation de l’environnement politique traduit l’impuissance politique auquel notre président est réduit. Bien sûr, il y a des crises, des conflits internationaux. Mais, ces crises sont toutes le produits de forces sociales et politiques qu’il faut nommer si l’on veut agir. Ces crises doivent être analysées. Ici, elles ne donnent lieu qu’à une longue énumération de misères et de catastrophes. Prenons le cas de la «déstabilisation de régions entières, (…), en Afrique, issus des conflits armés…». Peut-être serait-il bon de préciser que cette déstabilisation est le produit de la destruction du régime, certes tyrannique, de Kadhafi par les puissances occidentales, dont la France, et de leur incapacité à trouver une solution pérenne de remplacement. Les crises et les conflits ne sont pas des phénomènes naturels. Ils ont des causes, ils mettent en œuvre des intérêts politiques divergents. Mais, de cela nulle mention. Au contraire, ce que François Hollande tente de faire passer comme idée à son auditoire c’est que ces crises sont des événements hors de notre contrôle, comme des catastrophes naturelles. Les Nations européennes, telles des poussins sous l’orage, doivent aller au plus vite chercher refuge sous l’aile de la mère-poule OTAN ou UE. Cette vision, c’est le niveau zéro de la politique internationale.

Quand François Hollande parle du souverainisme et se décrit lui même

Mais, il y eut dans ce discours un passage encore plus révélateur sur le caractère de notre président. Vers la fin de sa péroraison, il a ce passage étonnant : «Et je vais ajouter, si je puis dire, un codicille ou un complément : le souverainisme, c’est le déclinisme. Et c’est aussi dangereux de ne pas donner d’espoir à une population, de ne rien construire ensemble au nom d’un repli national sans avenir. Face aux épreuves, je suis convaincu que si nous n’allons pas plus loin, alors non seulement nous nous arrêterons, mais nous reculerons. Et ce sera la fin du projet européen».

Quand on n’a rien à dire, mais que l’on veut tout de même parler, il arrive parfois que l’on dise des choses stupides et parfois aussi que l’on en dise plus que ce que l’on voulait. C’est ce qui s’est passé avec ce discours de François Hollande. Le terme de «déclinisme» est certes à la mode mais que décrit-il si ce n’est une forme de pessimisme ? La réalité de la situation de la France est marquée par un déclin incontestable depuis plus de vingt ans, et de manière accélérée dans les dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy et dans celui de François Hollande. C’est un fait. Mais ce déclin n’est pas inéluctable, et quand on connait les forces immenses des Français et les capacités des producteurs en France, on peut légitimement penser qu’avec une autre politique il en irait tout autrement.

C’est bien la politique européenne menée par nos deux derniers présidents, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, qui s’inscrit dans la filiation de la politique de renoncement de Vichy

Le véritable «déclinisme», sous la forme d’un pessimisme profond qu’exprime justement François Hollande ou Nicolas Sarkozy, c’est celui qui pense que sans l’Union européenne il n’y aurait plus de France, et que la France ne peut faire face au monde qu’en disparaissant dans une entité plus vaste. Ce discours, nous l’avons déjà entendu dans notre histoire, et en particulier de 1940 à 1944. Ce fut le discours du régime de Vichy, et en particulier ceux de Philippe Pétain, théorisant la défaite de juin 1940 défaite dans laquelle sa propre responsabilité était pourtant lourdement engagée. Ce fut aussi le discours de Pierre Laval, ancien socialiste et partisan de la déflation quand il fut Président du Conseil en 1935, deux points qui le rapprochent de François Hollande. En fait c’est bien la politique européenne menée par nos deux derniers présidents, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, qui s’inscrit dans la filiation de la politique de renoncement de Vichy.

Il est frappant que François Hollande ait eu ces mots devant le Parlement européen, lui qui vient, en partie, d’une famille marquée par l’extrême-droite.

Le souverainisme et l’espoir dans la société française

Mais, il faut aussi noter l’attaque haineuse contre le souverainisme à l’occasion de ce discours. Or, qu’est-ce que le souverainisme ?

Le souverainisme se définit étymologiquement comme l’attachement de quelqu’un à la souveraineté de son pays. Cela pourrait en faire un équivalent de patriotisme. Mais, dans sa signification actuelle, il définit un attachement et une défense de la souveraineté du peuple, qui est le fondement principal de la démocratie. Le souverainisme est donc l’expression de la volonté d’une communauté politique (le peuple) à pouvoir décider de lui-même, par lui-même et pour lui-même sur les questions importantes. C’est donc une notion qui s’enracine profondément dans une vision de gauche de la société.

La crise grecque a montré que les institutions européennes piétinaient ouvertement la souveraineté d’un peuple

Le souverainisme, et plus encore la notion de souveraineté, sont devenus aujourd’hui des thèmes centraux de la vie politique française. Il en est ainsi car, après des années de petits empiètement et de gros dénis de démocratie (comme le fait d’avoir fait adopter par le Traité de Lisbonne ce que les Français avaient rejeté lors du référendum de 2005), la crise grecque a montré que les institutions européennes piétinaient ouvertement la souveraineté d’un peuple. La crise grecque de l’été 2015, avec comme double point d’orgue le référendum du 5 juillet et la capitulation d’Alexis Tsipras le 13 juillet sous la contrainte financière exercée par la BCE, a mis la question de la souveraineté sur le devant de la scène. La crise grecque a donc fait office de révélateur et des Français, de plus en plus nombreux, comprennent que la somme des petits empiètements du passé a donné naissance à une rupture qualitative en matière de souveraineté.

La frontière est en réalité la condition nécessaire à la démocratie

Le souverainisme c’est reconnaître la vertu des frontières. Car, la frontière est en réalité la condition nécessaire à la démocratie. C’est elle qui met l’étranger voulant vivre dans un autre pays devant le choix de s’intégrer ou d’être privé de droits politiques. Elle est une séparation entre l’intérieur et l’extérieur, séparation sans laquelle aucune organisation, et je rappelle qu’un Etat est une organisation, ne saurait – tout comme tout être vivant – exister. Même les protozoaires ont une membrane qui les isole de leur environnement. Elle est, comme l’a si bien dit Régis Debray, une condition et un produit, de la civilisation. Nier les frontières, et donc nier la souveraineté, c’est vouloir nous ramener à l’état de tribu et d’ethnies.

Une frontière doit donc jouer le rôle d’un filtre laissant passer certaines choses, et bloquant certaines autres. La question des frontières pose alors très directement celle du protectionnisme. Mais, quand François Hollande, président de la République, appelle à «manger français», ne fait-il pas, lui aussi du protectionnisme ? Sa formule relève même d’une étape supérieure, qui s’appelle l’autarcie et qu’aucun économiste ne peut recommander. En réalité, des formes de protectionnisme, égalisant les conditions tant sociales qu’écologiques dans lesquelles les biens sont produits, sont absolument nécessaire. Ces formes de protectionnisme seraient plus efficaces si nous pouvions arriver à un accord commun avec certains de nos partenaires. Mais, même sans cet accord, elles seraient incontestablement efficaces.

Les Français, de plus en plus nombreux, reconnaissent comme leur la notion de souveraineté populaire et se disent souverainistes

Le souverainisme, dans les deux définitions qui ont été données plus haut, que ce soit celle – ancienne – de patriotisme ou celle, plus actuelle, d’attachement à la souveraineté du peuple, s’oppose donc radicalement à cette forme de pessimisme qu’est le déclinisme.

Le souverainisme, c’est l’espoir, c’est la volonté consciente d’une communauté politique de créer un monde meilleur et de faire face aux crises diverses qu’elle peut rencontrer. Et c’est peut-être pour cela que les Français, de plus en plus nombreux, reconnaissent comme leur la notion de souveraineté populaire et se disent souverainistes.

Source : russeurope.hypotheses.org

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Moukhtar AbliazovUn oligarque déchu s’envole enfin vers la Russie

© Sputnik. Vladimir Tretyakov

International

15:44 12.10.2015(mis à jour 15:45 12.10.2015)

La France a donné son feu vert à l’extradition vers la Russie de Moukhtar Abliazov, oligarque et opposant kazakh qui avait détourné plusieurs milliards de dollars à la Russie, à l’Ukraine et au Kazakhstan.

Le 17 septembre, le premier ministre français Manuel Valls signait le dernier décret d’extradition vers la Russie de l’ancien dirigeant de la banque kazakhe BTA Moukhtar Abliazov.

Moukhtar Abliazov est détenu en France depuis son arrestation sur la Côte d’Azur, le 31 juillet 2013. Trois pays en même temps, soit la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan, l’accusent d’avoir détourné des milliards de dollars.Les autorités kazakhes affirment qu’il a volé 6 milliards de dollars, la Russie estime le montant de ses manigances financières à 5 milliards de dollars, et l’Ukraine le soupçonne de détournements à hauteur de 400 millions de dollars.

Jusqu’à présent, M.Abliazov l’a échappé belle: il cherchait à convaincre les autorités françaises d’être contraint de fuir des poursuites politiques, voire une menace à sa vie, et avait même demandé de se faire accorder l’asile.

Cependant, de toute évidence, Moukhtar Abliazov n’est pas du tout tenté par l’idée de mettre le pied hors d’Europe. Il entend contester la décision d’extradition du gouvernement français devant le Conseil d’Etat, a déclaré son avocat.

Moukhtar Abliazov a fui le Kazakhstan en 2009, au moment où sa banque a été nationalisée et où elle a déclaré faillite. Les premiers temps, il se cachait en Angleterre où il a obtenu l’asile politique. Néanmoins, condamné par les autorités britanniques, en 2012, à 22 mois de prison pour outrage et parjure à l’encontre d’un magistrat, M.Abliazov s’est empressé de quitter le pays.

L’oligarque est incarcéré en France depuis son arrestation en 2013.

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15oct
Par Danielle Bleitrach

Ça y est j’ai découvert pourquoi ma mère qui a 97 ans doit désormais payer des impôts et le pourquoi de la révolte généralisée devant l’injustice dont j’ai fait état dans un précédent article dans un centre des impôts à Marseille. La mesure vient de Sarkozy, mais les socialistes n’ont rien fait pour la remettre en cause, résultat elle va fonctionner comme une grenade dégoupillée contre eux et au-delà accroître la colère généralisée contre ces députés « tous pareils » qui ne pensent qu’à donner aux riches et à tondre la veuve et l’orphelin Tandis que le sieur Macron est prêt à rétablir la taille et la gabelle au profit du grand capital, on laisse se perpétuer la plus terrible des injustices. Ces députés ont raison, mais seront-ils entendus? (Danielle Bleitrach)

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Suppression de la demi-part fiscale des veuves : la gauche doit réparer les dommages de l’époque Sarkozy

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Danielle Bleitrach a interpellé, avec 28 autres parlementaires de gauche, socialistes, communistes et écologistes, le Gouvernement pour réclamer le rétablissement de la demi-part fiscale pour les personnes veuves.

Retrouvez ci-dessous la tribune publiée par le magazine Marianne.

En 2008, la majorité parlementaire précédente avait voté la fin de la demi-part fiscale pour les personnes veuves, avec une réduction progressive jusqu’à sa disparition totale en 2014 [1]. A cette suppression s’est ajoutée la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, jusqu’ici non taxée, décidée dans le Projet de loi de finances pour 2014.

Inévitablement, ces mesures pèsent lourd sur le budget des personnes concernées, dont beaucoup ont découvert avec effarement leur avis d’imposition cette année. Pour elles, c’est une double injustice : non seulement le montant des impôts augmente, mais en plus il augmente de façon démesurée, du fait de l’existence de paliers en fonction des revenus. En augmentant son revenu fiscal de référence de quelques dizaines d’euros seulement, on risque de passer le palier supérieur, et de payer – énormément – plus d’impôts. Si notre système d’imposition était plus juste et proportionnel, de telles situations ne risqueraient pas d’arriver.

Les retombées négatives se conjuguent et s’enchaînent : en effet, la suppression de la demi-part affecte également la non-imposition aux autres contributions. Car l’existence d’un tel avantage fiscal pouvait exonérer ses bénéficiaires de la taxe d’habitation, de la taxe foncière et de certains prélèvements sociaux. C’est ainsi qu’une personne veuve peut se voir contrainte de payer non plus 147 mais 845 euros de taxe foncière cette année. Cet exemple est tiré d’un cas réel.

Si le Gouvernement et la majorité actuels ont hérité de cette mesure d’austérité et absolument anti-solidaire, rien ne nous forçait pourtant à la mettre en œuvre. A plusieurs reprises, des parlementaires sont intervenus pour réclamer le rétablissement de la demi-part fiscale. Notre Gouvernement de gauche doit faire ce geste de solidarité envers nos aînés, qui ont souvent cotisé toute leur vie pour hériter d’une bien maigre pension de retraite.

C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé, comme plusieurs de nos collègues de gauche, de déposer des amendements rétablissant la demi-part fiscale supplémentaire attribuée aux personnes veuves ayant élevé des enfants. Il sera examiné dans le cadre du Projet de loi de finances pour 2016, dans l’examen en séance publique qui débute la semaine prochaine.

Ne nous trompons pas de combat : rétablissons la demi-part, et soyons plus offensif au niveau de la lutte contre l’évasion fiscale. Alors que la pétrolière Total, première entreprise française en termes de chiffre d’affaires en 2014 [2], a été exonérée du paiement de l’impôt sur les sociétés jusqu’en 2015, des personnes âgées vont devoir payer 6 fois plus d’impôts en taxe foncière cette année.

Nous pensons, nous, que le rassemblement de toutes les forces de gauche passe également par des combats comme celui du rétablissement de la demi-part fiscale.

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Les signataires

Hervé Féron (député), Laurent Baumel (député), Philippe Noguès (député), Mathieu Hanotin (député), Régis Juanico (député), Jean-Pierre Dufau (député), Jacqueline Fraysse (députée), Sergio Coronado (député), Nathalie Chabanne (députée), Aurélie Filippetti (députée), Kheira Bouziane-Laroussi (députée), Pouria Amirshahi (député), Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice), Christian Paul (député), Henri Emmanuelli (député), Barbara Romagnan (députée), Benoît Hamon (député), Edith Gueugneau (députée), Patrice Prat (député), Fanélie Carrey-Conte (députée), Pascal Cherki (député), Serge Bardy (député), Noël Mamère (député), Yves Daniel (député), Gaby Charroux (député), Nicolas Sansu (député), André Chassaigne (député), Marie-George Buffet, Jean-Pierre Blazy (député)

[1]  Seules les personnes ayant élevé seules leurs enfants pendant au moins cinq ans en ont conservé le bénéfice.
[2] Près de 178 milliards d’euros !

https://histoireetsociete.wordpress.com/2015/10/15/la-droite-et-le-ps-sen-prennent-a-la-veuve-et-lorphelin/

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